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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 10:30

 

 

COMMUNIQUE D’ETA A EUSKAL HERRIA

Euskadi Ta Askatasuna, organisation basque socialiste révolutionnaire de libération nationale, dans ce communiqué du Jour de la Patrie de 2010 (Aberri Eguna 2010) souhaite accorder la première place à la mention du souvenir du compagnon combattant pour l’indépendance Jon Anza. Tout en souhaitant rendre publique la peine profonde que nous a causée la confirmation de la mort de ce modèle de cohérence et d’engagement absolu qu’est pour nous tous Jon Anza, nous voulons faire part de nos plus sincères condoléances à ses camarades et à ses proches. Son engagement et son combat ne resteront pas vains. Nous vaincrons ! Vive Jon !

Par ailleurs, à propos de l’affrontement du 16 mars entre la police française et des combattants d’ETA, voici  les précisions que souhaite donner ETA à l’occasion de l’Aberri Eguna 2010 :


L’affrontement entre la police française et les combattants d’ETA. Les faits :

Le 16 mars, la police française a capturé quatre membres d’ETA dans un bois de Dammarie-lès-Lys. Au cours de l’opération, alors qu’ils les avaient neutralisés, un policier a fait feu par deux fois en direction d’un membre de l’organisation qui était à terre, sans arme. Même si l’intention n’était pas d’atteindre la cible, cela a eu pour effet de déclencher les incidents qui ont suivi.

Ensuite, trois autres compagnons qui se trouvaient à proximité de ce lieu se sont approchés, inquiets à cause des tirs qu’ils venaient d’entendre. Aussitôt arrivés, ils ont clairement intimé l’ordre aux policiers français de jeter leurs armes et de s’en aller, ceci afin d’éviter tout affrontement.  Alors que deux policiers reculaient, les autres se sont mis en position de faire face, visant avec leurs armes les nouveaux arrivants et déclenchant la fusillade.

C’est ainsi qu’a commencé la fusillade, alors que ceux qui avaient d’abord fait feu par deux fois mettaient en joue les combattants d’ETA. Les combattants d’ETA ont tiré au total à neuf reprises. Les policiers français assez nettement plus.

Par suite de l’affrontement, un citoyen basque a été capturé et le policier français Jean-Serge Nérin a trouvé la mort.


Explication et réflexion :

Avant tout, nous voulons clarifier un point : c’est contre la volonté d’ETA qu’a eu lieu l’affrontement inopiné qui a provoqué la mort du policier français et la capture du citoyen basque. Ceci étant, la position d’ETA, que nous avons récemment réaffirmée, est bien connue.

C’est l’attaque menée par la police française contre nos compagnons qui a été à l’origine de l’affrontement, donc, et non pas l’inverse. Ce sont les policiers qui se sont approchés pour procéder à l’arrestation des combattants d’ETA et qui ont tiré les premiers.

Le gouvernement et les citoyens français devraient se livrer à une réflexion approfondie, et voir sur quel terrain veut les conduire l’ivresse répressive de l’Espagne.

Les réactions qu’il y a eu en Espagne suite à ces évènements sont éclairants. Après des témoignages mensongers de solidarité et des condamnations fermes, une joie impossible à cacher à l’idée que cet accident va induire de la part du gouvernement français de nouvelles avancées dans la répression. Il lui a été suggéré un renouvellement de son engagement et de son action, avec la demande, pour la Garde Civile, d’un chèque en blanc renforcé.

ETA a déjà révélé à quel point sont nombreux ces derniers temps les gardes civils qui se trouvent dans l’Etat français, depuis sa partie méridionale jusqu’à sa partie septentrionale. Et a fait savoir que la Garde Civile évolue de manière incontrôlée avec l’aval protecteur du gouvernement français.

Cela a pour conséquence ce qui s’est produit avec le camarade Jon Anza, quand son corps a été récemment retrouvé. Mort et objet de nombreuses interrogations sans réponse. A la question : « Où est Jon ? » s’est substituée au Pays Basque la question : « Qu’avez-vous fait à Jon ? » Car, par-delà tous les mensonges et toutes les nouvelles tentatives d’intoxication, nous, les citoyens basques, nous avons une bonne connaissance des procédures criminelles de la Garde Civile ; les versions officielles qu’ils ont divulguées après avoir tué Lasa et Zabala, Mikel Zabaltza, Basajaun, Geresta et tant d’autres. Cette fois-ci également la version que Perez Rubalcaba s’est efforcé de répandre, démentie par les faits qui ont été portés à la connaissance de tous.

Le gouvernement français est-il prêt à accepter de telles choses sur le territoire sur lequel s’exerce son autorité ? Est-ce là un exemple de ce que l’offre de collaboration du gouvernement français est destinée à soutenir ?


L’appel d’ETA

ETA lance un appel aux gouvernements français et espagnol : qu’ils abandonnent la voie de la répression, qui est une impasse, et qu’ils adoptent, en privilégiant le dialogue et la négociation, une position favorable à un accord démocratique, fondée sur le respect de notre volonté à nous, les citoyens basques.

Aberri Eguna 2010

 

Le Pays Basque arrive à cet Aberri Eguna en tant que réalité niée, morcelée, et dans un contexte où l’agression répressive des gouvernements français et espagnol est la plus brutale depuis longtemps.

Au cours de cette dernière année, la photographie politique du Pays Basque a gagné en netteté. Il est plus évident que jamais qu’il n’y a plus le choix qu’entre deux projets, au Pays Basque. L’un, le modèle actuel qui nie notre réalité, en nous condamnant à rester enchaînés sous domination espagnole et française. Qui asphyxie le Pays Basque dans la non-reconnaissance des régions sous domination de la France et dans le modèle autonomique de l’Etat espagnol.

L’autre, c’est l’option de l’indépendance, qui ouvre la porte du développement social, politique, culturel et économique du Pays Basque. Le projet populaire qui veut s’abriter dans un Etat basque. Le seul qui assure la survie du Pays Basque.

C’est par une initiative politique que l’indépendantisme a répondu à l’activation de tous les moyens juridico-politiques mis en œuvre par le gouvernement espagnol pour détruire le Pays Basque. Avec audace et avec passion, sachant que c’est la survie du pays qui est en jeu.

L’intention d’ETA, c’est de dépasser l’opposition entre les deux projets au moyen de la confrontation démocratique, sans violence, sans restriction et sans ingérence, avec l’engagement et la garantie de toutes les parties prêtes à accueillir respectueusement notre décision à nous, les Basques.

Dans les priorités internationales, la nécessité de résoudre le conflit basque apparaît en bonne place. Bien qu’ETA sache que la clé de la résolution du conflit se trouve au Pays Basque, elle considère qu’est importante l’implication internationale et a collecté pour de prochaines réflexions les opinions et les apports des personnalités internationales. De toute façon, la désactivation de la réponse armée n’est pas de nature à apporter un règlement au conflit, nous tenons à le dire. Comme dans les autres processus de résolution de conflits de par le monde, dans le nôtre aussi, il faut des engagements et des garanties de la part de toutes les parties, la construction d’une scène démocratique qui assurera une solution saine et durable.

Pour terminer, Euskadi Ta Askatasuna vous envoie ses salutations les plus chaleureuses, à vous tous, qui êtes en train de prendre part aux festivités de l’Aberri Eguna 2010 afin de montrer votre engagement et votre affection pour le Pays Basque. Nous sommes une nation et nous aurons un Etat !

 


Vive le Pays Basque libre ! Vive le Pays Basque socialiste ! En avant jusqu’à l’obtention de l’indépendance et du socialisme !

 


En Euskal Herri, le Jour de la Patrie 2010

Euskadi Ta Askatasuna

E.T.A.

 


 

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