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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 01:28

 

 

Les syndicats dénoncent le déménagement de 4.000 salariés à Massy (Essonne). Un "plan social masqué",qui pourrait concerner cinq cents d’entre eux.

 

Par Le Journal Du Dimanche

Le ton monte entre la direction de Carrefour et les syndicats maison. Premier sujet de discorde: le regroupement de 4.000 salariés des sièges de Levallois-Perret, Les Ulis et Evry sur un site unique à Massy (Essonne). Pour les syndicats, ce déménagement à grande échelle qui s’échelonnera jusqu’en 2013 est un "plan social masqué". Selon une estimation obtenue par le JDD, environ 500 salariés devraient quitter le groupe.

Carrefour qui ne commente pas ce nombre évoque la nécessité de rapprocher les équipes dispersées sur plusieurs lieux. L’enseigne qui souffre de la crise veut aussi réduire les coûts d’infrastructures. Selon le cabinet AOS Studley, le déménagement à Massy générera 10 millions d’euros d’économies.

A défaut de contrer le projet, les syndicats négocient des compensations : prime de regroupement, aides à la vente du logement, développement de crèches, covoiturage… 

Il reste encore trois réunions jusqu’au mois de juin pour se mettre d’accord alors que la méfiance divise les interlocuteurs. "Carrefour devra construire des bureaux à Massy. La coïncidence est frappante : Colony Capital, actionnaire de Carrefour, gère justement des terrains à Massy", s’insurge un syndicaliste de l’enseigne.


Un proche du fonds Colony Capital (13% de Carrefour via Blue Capital avec Groupe Arnault) met cartes sur table: "Entre 40.000 et 80.000 m2 de bureaux sont en cours de développement sur un espace de 6 hectares. Le site pourrait accueillir Carrefour. Rien n’est encore décidé et encore moins signé."

En plus du déménagement, Carrefour doit gérer le dossier explosif des salaires. Mardi 13 avril, une ultime réunion est prévue entre partenaires sociaux et direction. La proposition d’augmentation de 1% est jugée "misérable" par la CGT. Et la nouvelle "prime d’absentéisme" suscite un tollé. Carrefour propose de verser 100 euros brut à chaque salarié à condition que le taux d’absentéisme diminue dans son équipe. "Un tel système incite les salariés à dénoncer celui qui fait perdre la prime aux autres en raison de son absence. C’est un pur scandale", dénonce la CGT. La direction s’exprimera à la fin des négociations.

A défaut de consensus, Dejan Terglav, secrétaire fédéral FO, brandit la menace de la grève: "Nous allons tout droit vers une situation du type Ikea. Le contexte actuel ne doit pas tout excuser. Il ne faut pas que la direction prenne l’habitude de pénaliser les salariés." La politique sociale de Carrefour a longtemps été considérée comme exemplaire. Plus maintenant. Jeudi, quelque 1.500 salariés ont réclamé le paiement de leur temps de pause devant les prud’hommes. Selon la CFDT, 4,5 millions d’euros sont en jeu. 

 

 

 


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