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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 01:03

 

Lorsque ma poésie
se pare de ton prénom
la prison devient
une maison de plaisance
et les murs de cette prison
un voile de soie
cette soie que tu mettras
le jour de ma sortie

Djamal Benmerad

Extrait de
Chants d'amour et de combat

Editions
L'Harmattan


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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 19:35
ou

Les enjeux français en Afrique

Pour lire et faire connaitre "L'Afrique humiliée" d'Aminata Traoré auquel la conjoncture ajoute à ses côtés stratégiques passionnants l'intérêt d'une lecture tactique toute différente de l'agitation martiale d'une Françafrique arrivée à ses limites.  Diffusez si vous aimez, les résistances au néocolonialisme se nourrissent aussi de ces petits pas.  le luvre est disponible à Alger.

image
 

 

Par Mohamed Bouhamidi - Algérie - 29-07-2010 

L’enchantement : Une opération militaire française à nos frontières sud ne relève pas seulement du symbolique. L’Etat néocolonial français en quête d’une plus grande maîtrise de la situation au Niger, d’une plus grande influence sur les rouages de l’Etat nigérien et d’une meilleure capacité de contrer l’influence chinoise vient de recevoir un cadeau en or. Le meurtre de l’humanitaire français, de surcroît âgé, malade et en tâche de construire une école au Niger, a tout pour révulser les honnêtes gens. Exactement le genre de crime qui provoque l’envahissement émotionnel, la colère et l’envie de punir les criminels. Ce n’est pas tout à fait la même chose que d’enlever des touristes sur lesquels plane toujours le reproche d’imprudence inutile. Ni d’enlever des hommes d’affaires, somme toute en recherche de profits. Tuer un constructeur d’école ! On ne pense plus à Areva, à l’uranium du Niger, aux toutes récentes promesses pétrolières de la Mauritanie, etc. Il se trouvera même des appels à éradiquer sans pitié ce «cancer» islamiste et «ses métastases». On glisse tout doux de la réalité terroriste déjà bien complexe à de l’islamisme encore bien plus compliqué. On aura bien simplifié les choses : des barbares ont tué un humanitaire et menacent toute la région du Sahel. La France a désormais une raison personnelle d’être présente et une légitimité à être présente. Qui peut encore remettre en question l’utilité et la légitimité de cette présence après cet acte qui la visait dans ses côtés d’assistance et d’aide à des gens dans le besoin ? Qui peut discuter l’urgence de sa présence au vu des incapacités des armées africaines de la région du Sahel à conjurer les périls islamistes ? Qui peut refuser son apport technologique, technique, logistique et son savoir-faire au combat ? C’est de l’enchantement. Car il faut bien admettre, qu’après cinquante ans d’indépendance, El Qaïda nous administre la preuve d’une incapacité africaine à gérer les territoires rétrocédés par l’ancienne puissance coloniale. D’ailleurs, El Qaïda fournit si régulièrement aux puissances occidentales les bonnes raisons d’intervenir partout dans le monde qu’on la croirait de mèche ou en mission de sous-traitance. Au fond, peut-on reprocher à l’Etat français de saisir la balle au bond pour donner plus de vigueur à cette politique africaine de la France qui prenait eau de toutes parts sous les avancées de la Chine jusque dans le carré de l’uranium nigérien, pourtant légalement et militairement encadré depuis cinquante ans ? Dans la presse et sur le Net sont disponibles des dizaines d’analyses de géostratégie qui décortiquent l’action militaire française de ces derniers jours. Elles abordent les motifs, les conséquences, les aspects cachés, mais toujours du point de vue des enjeux tactiques, y compris en parlant de l’uranium et des nouvelles richesses en exploration. Le problème n’est pas l’aveu d’un intérêt économique et de mainmise sur les richesses ; le problème est de faire de ces problèmes des questions actuelles, sans origines historiques lointaines, sans lien avec la colonisation puis avec le néocolonialisme - la Françafrique – aggravé par les obligations imposées aux Etats africains par le FMI et la Banque Mondiale et qui se résument à un point essentiel : la privatisation et l’insertion dans les logiques de marché. Avec cette perspective, on oublie les questions élémentaires, les questions évidentes. Pourquoi  - diable !  -  l’Afrique a besoin d’humanitaires à son secours cinquante ans après son indépendance ? Pourquoi ses armées – pour l’Afrique anciennement française – sont incapables de gérer la sécurité de territoires et si expertes en coups d’Etat ? Pourquoi cette relation à la France est-elle restée si étroite avec à la clé cette année un sommet Françafrique élargi et une participation africaine à la parade du 14 Juillet, les deux événements placés sous le signe d’une rénovation des rapports France- Afrique ?Aminata Traoré et «L’Afrique humiliée» : Tout le contexte français contredisait cette ambition. Le débat sur l’identité nationale, la guerre des mémoires sur les guerres coloniales et sur la période coloniale montrait à l’évidence que l’Etat français ne voulait pas admettre la réalité du crime colonial et encore moins les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité qui sont ses inséparables compagnons. Le crime colonial en Afrique subsaharienne a été précédé d’une phase négrière particulièrement meurtrière et qui a vidé l’Afrique de son sang. En France même, beaucoup de forces politiques, mais aussi beaucoup de consciences avaient réprouvé ces débats nauséabonds qui cristallisaient les peurs et les angoisses nées de la crise et leur projetaient comme menace les minorités devenus visibles : les noirs et les musulmans. Le pire étant d’être noir et musulman. Avec comme toile de fond les objectifs chiffrés d’expulsion des sans-papiers et la stigmatisation de tous les actes de solidarité humaine que la société française et les Français développaient sur la base des longues traditions de luttes sociales des ouvriers et des travailleurs. Aminata Traoré note aussi que les Français pauvres, le prolétariat français, représentait pour l’Etat bourgeois et colonial français une menace du même ordre que les indigènes des colonies. On traita d’ailleurs les indigènes comme les prolétaires avec les mêmes méthodes appliquées par les mêmes généraux, les Cavaignac et les Bugeaud. Quelle schizophrénie avait pu saisir les dirigeants français pour parler de destin commun - de co-développement, etc.  - et en même temps désigner à la vindicte publique ces migrants «illégaux», ces «sans-papiers», ces délinquants du voyage ? C’est que nous avons l’impression, sous l’effet des changements de noms et de procédures, d’être tout le temps face à un phénomène nouveau. Nous avons l’impression d’être face à un phénomène nouveau à cause de la presse aussi. Les médias dominants ont l’art d’effacer les événements les plus récents et d’organiser l’oubli des faits. On oublie sous l’avalanche des infos qu’hormis le nom utilisé pour désigner les choses, nous avons affaire aux mêmes phénomènes. Par chance, Casbah Editions a publié un livre d’Aminata Traoré : L’Afrique humiliée.
La concentration des faits sur le Mali, ces derniers mois, conjuguée à toutes les remarques précédentes sur les agitations tous azimuts de l’Etat français néocolonial - inspirées ou tirées du livre d’Aminata - ont ajouté à l’intérêt de ce texte. Cela provoque-t-il la même impression de le relire après l’affaire du meurtre de l’humanitaire ? Pas du tout ! Les analyses, les aspects militaires même en liaison avec les intérêts néocoloniaux de la France prennent la semblance de l’agitation médiatique ; la semblance du traitement des «consciences» et des opinions plutôt que celui des faits. Les faits qui ont fait la une, tout en gardant leur épaisseur dramatique, deviennent un segment d’une continuité historique.Nous en sommes frappés quand Aminata  ramène les faits du passé à notre mémoire : les charters vers le Mali, les morts africains sur les barbelés de Ceuta et Melila, les primes françaises au retour. Mais c’est vrai ! Cela fait des années que c’est la même politique d’expulsion et de stigmatisation des Noirs, des Maghrébins, des migrants qui ont fui les conditions faites par la France à leur pays. Du coup, le lecteur algérien peut se rappeler que cette question est très vieille puisqu’elle a fait le thème d’une pièce de Kateb Yacine : "Mohamed prends ta valise". Elle remonte à quand cette pièce ? C’était du vivant de Boumediene ! Cela fait loin quand même ! Mais alors, comment avons-nous oublié et quel est le mécanisme de l’oubli, alors que nous pouvons avancer grâce à la lecture d’Aminata Traoré que le livre est un mécanisme du souvenir, même s’il reste un mécanisme restreint au nombre de lecteurs ? Entre l’Afrique francophone et la France, la relation reste une relation de lutte, de conflit permanent, mais autour des mêmes enjeux de dépendance et de domination. Et pour l’Africain, Aminata rappelle que c’est aussi une question d’ontologie. Du fait même du regard des autres. Quand, à Dakar, Sarkosy décide que les Africains ne sont pas suffisamment rentrés dans l’histoire, il les renvoie à la responsabilité de leur «nature», de leur «essence», de leur «caractère» et de leur culture dans la situation qu’ils vivent. Ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes et cesser de parler du passé colonial qui, toujours d’après Sarkosy, a tracé des routes, construit des chemins de fer ou ouvert des écoles ou des hôpitaux. Au prix de combien de morts, de quelles souffrances, de quels déplacements de populations ? Aminata s’attache dans ce livre à déconstruire le mythe néocolonial. Elle est obligée d’aller du détail économique au détail humain ou social. Les montagnes des mensonges coloniaux puis néocoloniaux sont tellement hautes et compactes qu’elle livre là un travail de titan intellectuel. Et elle déconstruit avec talent, avec brio, avec une sensibilité que ne peut développer qu’une femme qui est restée profondément militante au-delà des consécrations qu’elle a connues. Et elle démontre dans son livre comment et combien se sont acharnés la France, le FMI, la Banque mondiale à désarmer le Mali sur le plan industriel pour l’obliger à rester sous leurs fourches caudines.
L’Etat malien devait renoncer sous les orientations libérales, sous la domination des logiques marchandes étrangères et se faire à l’idée de rester un Etat croupion. Il devait renoncer à régler les grands problèmes économiques et sociaux des Maliens, privatiser les moyens qu’il s’était donnés au lendemain de l’indépendance, laisser des secteurs entiers de la population, notamment les femmes et les jeunes, au chômage, casser ses filières agricoles. Bref, plonger le pays dans le dénuement et dans la nécessité. L’unité nationale et la cohésion sociale ne peuvent pas résister dans de telles conditions et tous les ingrédients des dissensions ethniques se conjuguent au désespoir social. Voilà pour quelles raisons les pays de la région ont besoin d’humanitaires et voilà pourquoi leurs armées ne peuvent contrôler le territoire ; outre qu’elles ne se sont pas construites autour de cette mission mais autour de la préservation, sous commandement d’officiers français, des pouvoirs installés par les autorités coloniales au lendemain des indépendances ou plus tard par des coups d’Etat qu’elles ont fomentés. Voici un livre à lire en urgence ; il nous ouvre toutes grandes quelques portes d’une stimulante intelligence de notre monde. 
 M. B.

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 23:56

 


De [projets_algerie] - Mardi 6 juillet 2010 

Premier Colloque International de Baghdad sur la traduction

Du 29 juin au 01 juillet 2010 

Brahim Tazaghart

Poète et traducteur

Algérie

 

C’était un rêve que de présenter une conférence sur la langue amazigh dans une ville d’Orient, rêve dont je voyais la réalisation très lointaine à obtenir. Votre invitation est venue m’ouvrir grandes les portes pour entrer en Orient par la plus prestigieuse et la plus ancienne de ses capitales : Baghdad de l’histoire, de l’actualité et de l’avenir radieux.

Merci à l’ami poète Mounaim El fakkir, merci pour la maison El Mamoun de traduction et d’édition, merci à la direction des relations culturelles auprès du ministère de la culture, merci au ministère de la culture pour l’excellence de l’accueil.

A la veille d’aujourd’hui, nous nous adressions à l’Occident au sujet de questions qui nous concernent avant quiconque ; et nous voici à Baghdad, ville de civilisation, pour ouvrir le débat en Orient, et avec l’Orient, et traiter de la question du pluralisme linguistique à travers une expérience personnelle d’un poète.

 

Poète et traducteur de poésies qui me plaisent et que j’aime, je ne suis pas un théoricien de la traduction.

C’est à ce titre que je viens aujourd’hui devant vous pour vous parler de ma modeste expérience dans le domaine de la traduction, mais aussi des raisons profondes qui m’ont poussé vers cette aventure littéraire et des objectifs qui lui sont assignés.

Je suis issu d’un peuple aussi ancien que cette terre accueillante qui a donné à ses enfants tout ce que l’homme peut souhaiter, un peuple qui se dit Amazigh - nom qui signifie « homme libre »- et qui a occupé un vaste territoire allant des oasis de Siwa en Egypte aux Iles Canaries en Atlantique. Une position entre l’orient et l’occident, entre flux et reflux, souvent payée de sa sécurité et sa liberté.

En dehors de l’utilisation domestique de son ancien alphabet « Tifinagh » (l’alphabet amazigh), mon peuple n’a pas utilisé sa langue pour produire une pensée écrite et élaborée ou, si l’on veut, pour la production d’une pensée instituante.

Ses élites culturelles et politiques ont souvent écrit, des siècles durant, dans d’autres langues à l’image de Saint Augustin, l’auteur de L’Ane d’Or Apulée de Madaure, le romancier Kateb Yacine et d’autres encore à l’instar de Tahar Djaout.

 

Sont utilisé aujourd’hui en Algérie trois langues : le Tamazight, l’Arabe et le Français. Les deux premières sont langues nationales tandis que la troisième est langue étrangère.

Si le Français est présent dans l’administration, l’économie, et d’autres secteurs comme les mass médias, si la langue arabe a retrouvé son statut de langue nationale et officielle à l’indépendance en 1962 après la plus grande guerre de libération que le monde a connu, tamazight a vécu, sous le règne du parti unique, des moments d’extrême difficulté, avant que l’Etat ne s’en occupe, graduellement, ces derniers temps.

30 années après le soulèvement du printemps amazigh du 20 avril 1980, soulèvement qui avait posé le problème de l’identité nationale dans le cadre de l’exigence des libertés démocratiques et des droits de l’homme, tamazight est reconnue comme langue nationale lors de la révision constitutionnelle de l’année 2002. Elle dispose d’un enseignement universitaire qui remonte à 1990 avec la création des instituts de langue et de culture amazighe. Elle est enseignée dans les écoles primaires, dans les collèges et les lycées, surtout dans les régions amazighophones à leur tête la Kabylie, les Aurès, .les Mzabs, Chenoua et les Touareg.

L’école a produit depuis le passage à la voie démocratique en 1988, des lecteurs et des écrivains qui ont permis à la société, essentiellement d’expression amazigh, de passer de l’étape de la transmission exclusivement orale au monde de l’écriture et de la transcription.

L’écriture nous a ouvert les portes de l’édition qui, de son coté, nous a permis de nous lancer dans la traduction, la découverte de l’autre et le dialogue avec lui, en toute intelligence, dans le cadre du respect des intérêts respectifs et de l’échange mutuellement profitable

Beaucoup d’expériences ont réussi dans ce domaine, essentiellement celle du poète et grand homme du théâtre Mohend U Yehia, dit Mohia, qui a traduit et adapté vers tamazight les œuvres de Samuel Beckett, Bertolt Brecht, Molière et autres grands écrivains. Aussi, il a été procédé à la publication de la traduction des sens du saint Coran accompli par le docteur Kamal Nait Zerrad, sans oublier les traductions de tamazight vers l’arabe que réalise le docteur Mhemed Djellaoui.

 

La marginalisation des langues et leur privation de leurs droits institutionnels au développement constitue l’un des piliers des systèmes totalitaires fondés sur l’expropriation et l’exclusion. L’exclusion est en même temps un produit de ces systèmes et, à un certain niveau, un obstacle permanent aussi bien à la circulation saine et pacifique des idées qu’à une coexistence fertile entre les langues et les cultures.

Cette conception est malheureusement encore présente dans quelques écrits et déclarations politiques qui tentent désespérément d’entraver la marche vers une coexistence intelligente entre les humains. Une conception fondée sur une perception imaginative du réel et le refus de considérer la réalité palpable qui se réalise chaque jour sous leurs yeux aveuglés.

Nous avons longtemps souffert, comme usagers de la langue Tamazight, de cette volonté de réduire notre langue jusqu'à disparition, sous prétexte que l’unicité linguistique est seule à même d’exprimer notre personnalité et de permettre la construction d’un Etat fort et cohérent.

Cette situation vécue dans la douleur a crée un fort sentiment de pessimisme, d’injustice et d’exclusion. Nous travaillons aujourd’hui à créer les conditions du dépassement de ce sentiment négatif et destructeur, ainsi qu’à réduire son influence dans un monde où quelques unes de ses élites culturelles et politiques s’efforcent de pousser vers les confrontations d’ordre ethnique et religieux.

L’humanité fait actuellement face au danger de l’homme renfermé, replié sur soi et refusant l’autre. Le refus de l’autre conduit à chercher son élimination et sa disparition par le moyen de la violence et de la destruction.

C’est là un danger de l’époque à prendre sérieusement en compte. Le pluralisme linguistique dans nos pays réclame une gestion démocratique sincère qui enrichit tout le monde sans appauvrir personne.

 

J’arrive ainsi aux motivations de ma traduction à partir de l’Arabe vers Tamazight.

Avant de rencontrer mon amie la poétesse Maram Al-Masri, à l’occasion d’un festival international de poésie tenu du 04 au 08 juin 2006 à Alger, en hommage au grand poète et moudjahid Djamal Amrani, j’avais en tête de traduire les meilleurs textes de la poésie Arabe vers Tamazight. Cette idée me tient toujours à cœur et j’ai associé ces derniers temps des poètes maitrisant les deux langues afin de la concrétiser. En plus d’être poète et traducteur, je dirige la maison d’édition Tira. « Tira » veut dire écriture en Tamazight.

De la rencontre avec Maram Al-Masri s’est dégagé le projet de traduire son recueil de poésie « Karaza Hamra Ala Ballat Abyedh » ( Cerise rouge sur carrelage blanc) édité en mars 2008.

Après plusieurs lectures du recueil de poésie, j’ai décidé de garder la construction formelle des textes et la traduction de chaque vers par un vers équivalent. Je peux dire que la traduction a été jusqu’à un certain point littérale. Je ne voulais pas que le sens prenne le pas sur la structure des poèmes. C’est que la poésie Amazighe continue, dans sa majorité, à être conforme aux structures traditionnelles où la rime trône. La présentation de poésies libres dans une langue aussi poétique que la langue Arabe est en mesure d’appuyer les efforts tendant à délier la poésie Amazighe des pesanteurs de l’oralité, sachant que la rime est un moyen facilitant la mémorisation.

Aussi, les caractéristiques de la poésie de Maram Al-Masri sont l’austérité sur le plan rhétorique, et l’absence de figures de style ampoulé. De plus, sa poésie plonge dans la profondeur de l’intimité humaine au point de perturber le lecteur. Ceci m’a aussi encouragé à réaliser cette traduction.

Enfin, j’ai assigné trois objectifs essentiels à cette traduction :

 

— La langue Tamazight qui sortait d’une situation critique, caractérisée par une négation juridique et institutionnelle préjudiciable, a besoin de contacts féconds avec d’autres langues pour se ressourcer et se renouveler. Je pense que toute traduction est, d’une certaine façon, une appropriation par la langue d’arrivé des atouts de la langue de départ.

— Faire rencontrer, dans un livre de poésie ou autre, la langue Arabe et la langue Tamazight, est un moyen d’enrichissement de la culture nationale et un facteur stratégique de renforcement de la culture démocratique qui nous permettra d’accéder et d’assumer toutes les dimensions de notre personnalité sans déni ni exclusion aucun.

— Œuvrer à asseoir la communication et le dialogue que permet la traduction qui, à son tour, rend possible la culture de la paix et de la non violence en vue de se consacrer à la formation des raisons du bonheur et d’une vie de dignité.

 

Merci de votre bon suivi et de votre attentive écoute.

 .

 

Baghdad, Salle de conférence de l’Hôtel El-Mansour, le 01 juillet 2010.

2010

 

إبراهيم تزاغارت

شاعرٌ و مترجمٌ

من الجزائر

 

أزول فلاون. صباح الخير

كان حلما أن أقدم محاضرة حول اللغة الأمازيغية في مدينة من مدن المشرق. كنت أراه حلما بعيد المنال. فدعوتكم جاءت لتفتح لي الأبواب كبيرةً لدخول المشرق عبر أعظم و أعرق عواصمه و هي بغداد الماضي و الحاضر و المستقبل المشرق.

 شكرا للصديق الشاعر منعم الفقير، شكرا لدار المأمون للترجمة و النشر، شكرا لدائرة العلاقات الثقافية في وزارة الثقافة، شكرا لوزارة الثقافة علي الكرم و حسن الاستقبال.

كنا قبل اليوم نخاطب الغرب وحده في مسائل تعنينا قبل الآخرين، و ها نحن في بغداد الحضارة نفتح الحوار في الشرق و مع الشرق لنتناول مسألة التعدد اللغوي و كيفية تسييرها عبر تجربة شخصية لشاعر.

فأنا شاعرٌ و مترجمٌ لأشعارٍ أعجبتني و أحببتُها. ولستُ مختصًا في نظرياتِ الترجمةِ.

بهذه الصفةِ جئتُ أمامَكم اليوم لسردِ تجريبتى المتواضعةِ في هذا المجالِ. أريدُ أيضا أنْ أعرّفَكُمْ بالأسبابِ العميقة الّتي دفعتني إلى هذه المغامرةِ الأدبيةِ و الأهدافِ المنتظرةِ منها.

فأنا أنحدرُ مِنْ شعبٍ قديمٍ قِدَمَ الإنسانِ على وجهِ هذه الأرضِ الْمِضْيَافَةِ التي أعطتْ أبناءَها كلَّ ما يرجوه الإنسانُ. شعبٌ يُسَمَّى الأمازيغ- اسْمٌ يعني الرّجالِ الأحرارَ- الّذينَ سَكَنُوا أرضاً شاسعة ً تمتَدُّ من واحات سوئ بمصرَ إلى جزرِ الكناري بالمحيطِ الأطلسيِّ . مَوْقِعٌ بينَ الشّرقِ و الغربِ، بين الْمَدِّ و الجزر،ِ دفعوا بسببه بحريّتِهم و أمانيهِم...

فعـَدَا الاستعمالَ اليوميَّ المحدودَ لحروفِ – الـتّـفـناغ -   أى الحروف الأمازيغية  - لم يستعملْ شعبي لغتَهُ لإنتاجٍ فكريٍ مُدوَّنٍ و مكتوبٍ، أو إن أردنا القول، لإنتاج فكر مؤسس.

إنَّ معظم نُخَبَهُ الأدبيَّةَ و الفكريَّةَ و السياسية استعملتْ أساسا و عبر الأزمنة، لغاتٍ الآخرين، كالقديس أوغسطين، صاحب رواية الحمار الدهبى أبوليوس، الرّوائي كاتب ياسين، إضافة إلى آخرين كالطاهر جاعوت.

 

تُستعملُ اليومَ في الجزائرِ ثلاثُ لغاتٍ هي : الأمازيغية ، العربية و الفرنسية. .تُعتبر الأولى والثانية وطنيتيْن و الثالثة لغة أجنبية.

 إنْ كان للفرنسيةِ حضورٌ في الإدارةِ و الاقتصادِ و مجالاتٍ أخرى كالإعلام،. و إنْ استرجعتِ اللغةُ العربيةُ مكانتَها كلغةٍ وطنيةٍ و رسميةٍ بعد الاستقلالِ سنة 1962 بعد أكبر حرب تحريرية عرفها العالم، فالأمازيغيةُ مرّتْ، في ظلِّ نظامِ الحزبِ الواحدِ ، بظروفٍ صعبةٍ للغاية، قبل أنْ تتكفَّلَ بها الدّولةُ، تدريجيًا، في السّنواتِ الأخيرةِ

فبعدَ مرورِ 30 سنة عن انتفاضةِ الرّبيعِ الأمازيغيِّ في20 أفريل 1980 التي طَرحتْ بقوَّةٍ مسالةَ الْهُوِيَّةِ الوطنية في إطار مطلبِ الحريّاتِ الدّيمقراطيةِ و حقوقَ الإنسانِ، أُدرجتِ الأمازيغيةُ كلغةٍ وطنيةٍ في التّعديلِ الدُّستوريِّ لسنةِ 2002 ، كما دخلتِ الْمنظومةَ الجامعيةَ منذ 1990 بإنشاء معاهد اللغة و الثقافة الأمازيغية و هي اليومَ تُدَرَّسُ في المدارسِ و المتوسّطاتِ والثانوياتِ خاصّةً في المناطقِ الناطقةِ بالأمازيغيةِ على رأسها منطقة القبائل، لأوراس، منطقة ميزاب ، الشنوى، و التّوارق .

إنَّ المدرسةَ أنتجتْ مند التحول إلى المنهج الديمقراطي سنة 1988 قراءً و كتاباً مَكَّنوا المجتمعَ- المتكلم منه بالامازيغية- من الانتقالِ من مرحلةِ التّواصلِ المُقتصرِ على الشفويّةِ إلى عالمِ الكتابةِ و التّدوينِ.

فالكتابةُ فتحتْ لنا أبوابَ النّشرِ الذي بدورِهِ مَكّنَنَا منَ الخوضِ في التّرجمةِ و اكتشافِ الْغَيْرِ والتّواصلِ معه بذكاء في ضل المنفعة المتبادلة و الاحتكاك المثمر.

تَجَارِبٌ عديدةٌ نَجَحَتْ في هذا الميدانِ أهَمُّها أعمال الشاعرِ و المسرحيِّ الكبيرِ مُحَنْد أويَحيَ المدعو -موحي- الذي تَرجمَ واقتبسَ إلى اللغةِ الأمازيغيةِ أعمالَ صامويل بيكت، برتولد بريخت ، موليير وغيرهم من المبدعين الكبار. كما تم نشر ترجمة معاني القرآن الكريم التي أنجزها الدكتور كمال نايت زراد. بدون أن ننسى الترجمات من الأمازيغية إلى العرابية التي يقوم بها الدكتور امحمد جلاوى.

 

إنَّ تهميشَ اللغاتِ و حرمانَها من حقوقِها المؤسساتيَّةِ في التّطورِ يُعَدُّ أحد ركائز الأنظمةِ الشموليةِ المبنية على الاستحواذ و الإقصاء. فهدا الإقصاء اللغوي - الركيزة-  يعد في الوقتِ داته منتوج هده الأنظمة، و هو ،الى حد كبير، يفرز العوائق التي تعرقل دوما التداول السليم و السلمي للأفكار و التعايش المثمر بين اللغات و الثقافات.

 إنَّ هذه النظرةَ لاتزال ،للأسف، حاضرةً إلى يومنا هذا في بعضِ الكتاباتِ و التصريحات السياسية التي تحاولُ يائسة ًعرقلةَ عجلةِ التغييرِ و السّيرِ نحوَ الديمقراطيةِ و التَّعايشِ الذكيّ بين البشر. نظرة مبنية على تخيل الواقع و التجاهل الفكري و الوجداني لواقع ملموس يتجسد كل يوم أمام عيونها الرافضة للحياة.

لقد عانينا الكثيرَ كناطقينَ بالأمازيغيةِ من محاولاتِ طمسِ لغتِنا و تهميشِها إلى حدِّ الاندثارِ، اعتقادًا خاطئاً بأنَّ الأحادية اللغويةَ وحدها القادرةُ على بلورةِ شخصيتِنا الوطنيةِ وبناءِ دولةٍ قويةٍ و منسجمةٍ .

 إنَّ هذه الحالةَ التي عـِشْناها في ألمٍ وغُبْنٍ أنتجت الإحساسِ الفظيع بالتّشاؤمِ والظّلمِ والتّهميشِ. هدا الإحساس السلبي و الهدام نعملُ اليومَ جاهدين على تجاوزِهِ والحدِّ من سلبياتِه في عالمٍ تعمل بعضُ نُخَبِهِ الفكرية و السياسية على فتحِ عهدٍ يتّسمُ بالتّطاحنِ العِرقيّ و الدّينيّ.

إن الإنسانية تواجه اليوم خطر الإنسان المنغلق و المنكمش على نفسه و الرافض للأخر. رفض للغير يؤدي حتما إلي إرادة إلغائه و تغيبه بوسيلة العنف و التدمير.

إنها مخاطر مستقبلية يجب أخدها مأخذ الجد. و التعددية اللغوية في بلداننا تستلزم تسييرًا ديمقراطيًا نزيها يغنى الجميع و لا يفقر احدًا.

 

هكذا أصلُ إلى الدَّواعي التي جعلتني أقومُ بالتَّرجمةِ من اللّغةِ العربيةِ إلى اللّغةِ الامازيغيةِ.

فقبلَ التقائي بصديقتي الشاعرة مرام المِصري في الجزائرِ العاصمةِ بمناسبةِ المهرجانِ الدُّوليِّ للشِّعرِ أيَّامَ 04 إلى 08 جوان 2006 تخليدًا لروحِ الشاعرِ الكبيرِ و المجاهدِ جمال عمرانى كانت تسكُنُني فكرةُ ترجمةِ مُختاراتٍ و روائعَ الشّعرِ العربيِّ إلى الأمازيغية.  

مازالتْ هذه الفكرةُ تستهويني و قد أَشْرَكْتُ في المدّةِ الأخيرةِ بعضَ الشُّعراءِ المُتَمَكّنينَ من اللغتين لبلورتها في الواقعِ. فزيادة عن كوني روائياً و شاعرًا فأنا أُديرُ دارًا للنشرِ هى تيرا للنشر. و تيرا تعنى بالامازيغية الكتابة .

من الالتقاءِ و التواصلِ بمرام المصري تبلورَ مشروعَ ترجمةِ ديوانِها الشّعري : كرازة حمراءَ على بلاطٍ أبيضَ و الدي تم نشره في مارس 2008.

فبعد قراءاتٍ عديدةٍ للمجموعةِ الشعريةِ قبلَ البدءِ في ترجمتِها، قرّرْتُ أنْ أُبْقِيَ على البنيةِ الشكليةِ للنصوصِ و العملَ على ترجمةِ كلِّ بيتٍ شعريٍ ببيت شعر مقابل. أستطيع القول بأن الترجمة كانت إلى حد ما ترجمة لفظية. لم أكنْ أريدُ أن تعتو ترجمةَ المعاني على الرسمِ الهيكليِّ للقصائدِ. فالشعرُ الأمازيغيُّ لا يزالُ في أغلبيتِهِ على النمطِ التَّقليديِّ الذي تَطغى عليهِ القافيةُ . فتقديمُ قصائدَ مِنَ الشّعرِ الحُرّ المكتوبِ بلغةٍ شاعريةٍ كاللغةِ العربيةِ بإمكانِهِ دعمَ مجهوداتِ تحريرِ هذا الشعرِ من قيودِ الشّفويّةِ، إدراكًا مِنَّا بأنَّ البناءَ على القافيةِ هو لتسهيلٌ عمليةِ الحفظِ و التذكُّر.

أيضا، إنّ خصوصيةَ شعرِ مرام المصري أنّهُ مجرّدٌ من التضخيماتِ و البلاغةِ الزائدةِ إضافةً إلى كونِهِ يَغُوصُ في ذاتيَةِ الإنسانِ إلى حدّ إرباكِ القارئ ِ. هذا أيضا شجّعني على إنجازِ هذه الترجمة.

 

أخيرًا، كانت لي وراءَ هذه الترجمةِ ثلاثة أهداف أساسية هي :

إنَّ اللغة الأمازيغيةَ التي خرجتْ من حالةٍ عصيبةٍ جرَّاءَ التّنكّرَ القانونيِّ و المؤسّساتيِّ هي بحاجةٍ اليومَ إلى التواصلِ و التّبادلِ والاحتكاكِ مع لغاتٍ أُخرى تجعلُها تستعيدُ حيويّـتَها.  في هدا الصدد، أعتقدُ أنَّ كلَّ ترجمةٍ هي امتلاك لغة المترجم إليها لتمكن و قدرات اللغة المترجم منها.

 — إنَّ التقاءَ اللغةِ العربيةِ و اللغة الأمازيغيةِ في مجموعةٍ شعريةٍ أو غيرِ ذلك من أنواعِ الأدبِ يُعَدُّ وسيلةً لتقويةِ الثّقافةِ الوطنيةِ وعاملا استراتيجيًا لتعزيزِ الثقافةِ الديمقراطيةِ التي تُمَكِنُنَا من بلوغِ وتكريسِ كلِّ أبعادِ شخصيتِنا من دون تنكر وإقصاء.

— العمل علي تكريس التواصل و الحوار الذي تتحه الترجمة و الدى بدوره يمكننا من غرس ثقافة السلم و للأعنف من أجل التفرغ إلي بناء أسباب لسعادة و العيش الكريم

و شكرا على حسن متابعتكم وكرم إصغائكم.

بغداد، قاعة نزل المنصور، يوم 01 جويلية 2010

 


 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 21:14

 



Dix jours après le rassemblement du 16 mai, le Mouvement Citoyen des Aarchs et Parents des Victimes et blessés du Printemps Noir marchaient pour la deuxième fois. Leur objectif était de mobiliser les différentes coordinations un mercredi devant la Préfecture de Tizi-Ouzou,  jour où se rassemblent les différents conseillers du préfet.

 

Par Stéphane ARRAMI

Mis en ligne par Suzannah Horowitz

Les services d'ordre ont fait 12 blessés parmi les manifestants éparpillés à coup de matraque et au gaz lacrimogène. Ils seront admis aux urgence du CHU de Tizi-Ouzou. Le père de Massinissa Guermah, venu lui aussi réclamer justice aurait subi une fracture à la jambe d'après nos derniers éléments d'information.

Les délégations régionales bloquées aux portes de la ville par des escadrons de police, deux cent militants furent ensuite stoppés dans leur marche à quelques mètres du siège de la wilaya.

Belaïd Abrika sera violemment matraqué et blessé. Le père de Massinissa s'effondrera de douleur touché à la jambe.  On verra de nombreuses personnes âgées gisant sur le sol parmi eux le délégué Da Boualem qui lui aussi a perdu son fils durant les événements du Printemps Noir. A noter la présence de militants connus dans la région dont  Farroudja Moussaoui du Collectif des Femmes du Printemps Noir, le compagnon de Mohand Haroun Ahcene Cherifi ou la chanteuse Ferroudja...

Les Aarchs cherchent à se consolider, à resserrer leurs rangs, dans un contexte où il est difficile de mobiliser en regroupant toutes les délégations de Kabylie, de Tizi, Bougie, Tuvirets.
 
La même action sera reconduite le 2 juin 2010.

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 22:17

 

 


Par la Commission pour la défense des biens communaux de la Communauté indigène de

Santa María de Ostula

Traduit par el Viejo

Vendredi 23 avril 2010

Source : http://cocomagnanville.over-blog.com/

 


 

AUX PEUPLES ET GOUVERNEMENTS DU MONDE

AU PEUPLE DU MEXIQUE

AUX MÉDIAS

 

 

 

 

La Commission pour la défense des biens communaux de la Communauté indigène de

 

Santa María de Ostula fait savoir que le 20 avril de l'année en cours, autour de 23 h 30, le compañero Francisco de Asís Manuel, président du Commissariat aux biens communaux de Santa María Ostula, a été enlevé et séquestré dans la circonscription de La Palma Sola par un groupe paramilitaire fortement armé de fusils d'assaut AK-47 ; c'est pourquoi nous craignons pour sa vie et son intégrité physique. Le compañero Francisco de Asís Manuel était à la tête de la lutte de la communauté pour la défense de ses territoires et de son autonomie. Sous la direction du compañero Francisco de Asís, notre communauté a récupéré les terres du lieudit Xayakalán, a fondé un nouveau village et a structuré son autodéfense indigène sur la base de la police communautaire et de sa gardecommunale.

 

 En ce sens, nous avons la ferme conviction que notre compañeroa pu être enlevé par le cartel de narcotrafiquants de La Placita et Aquila, articulé avec le groupe des gros propriétaires dirigé par Refugio Ventura, alias "Cuquillo" ; ce groupe de délinquants et de soi-disant "petits" propriétaires est protégé par des fonctionnaires et par la structure de sécurité publique du gouvernement municipal d'Aquila.

Cette situation s'ajoute au fait que depuis le 18 août dernier, huit comuneros d'Ostula et El Coire ont été brutalement assassinés sans que personne ne réalise d'enquête et ne détermine les responsabilités correspondantes, tandis que les médias locaux cachent l'existence en toute

impunité de puissants cartels mafieux dans la région, et signalent faussement que notre lutte communale est la cause de ces assassinats et d'autres méfaits, afin de faciliter la persécution et la répression envers notre mouvement.

De même, le 26 juillet 2008, le professeur Diego Ramírez Domínguez, comunero appartenant à notre communauté et coordinateur, jusqu'à sa mort, de la commission spéciale que notre assemblée générale a nommée pour la défense et la récupération des terres de Xayakalán, a été assassiné.

 

Devant ces faits nous exigeons l'intervention du ministère de la Justice de la République et du procureur général de l'État pour que soient éclaircis les crimes commis contre notre communauté, que soit démantelé le groupe mafieux de La Placita-Aquila et que soient satisfaites nos exigences que nous rappelons ici :

 

Présentation en vie du compañero FRANCISCO DE ASÍS MANUEL et des comuneros JAVIER MARTÍNEZ ROBLES et GERARDO VERA ORCINO ; élucidation de l'assassinat du professeur Diego Ramírez Domínguez et châtiment des auteurs intellectuels et matériels de sa mort ; enquêtes sur les assassinats aujourd'hui impunis de huit comuneros appartenant aux

communautés nahuas de la Côte.

 

1. Respect de la possession par notre communauté des terres qu'elle a récupérées le 29 juin dernier dans le lieudit Xayakalán.

 

2. IMMÉDIATE ET URGENTE création de la part des gouvernements fédéral et de l'État de mécanismes qui garantissent de façon définitive l'appartenance juridique desdites terres à notre communauté.

 

3. Démantèlement des groupes de narcotrafiquants qui agissent dans la région et CHÂTIMENT DES FONCTIONNAIRES DU GOUVERNEMENT QUI LES PROTÈGENT.

 

4. Octroi de garanties de la part des gouvernements fédéral et de l'État du Michoacán pour le fonctionnement des polices communautaires et de leur garde communale dans les communautés de Santa María Ostula, El Coire et Pómaro, c'est-à-dire sur tout le territoire nahua de la Côte du Michoacán.

 

5. Enfin, nous voulons porter à nouveau à la connaissance de tous les coordonnées du compte bancaire sur lequel peuvent réaliser des versements tous ceux et celles qui désirent se solidariser avec notre lutte :

Compte "Perfiles" BANAMEX, au nom de Víctor Selestino GRAGEDA,

trésorier de la communauté.

Compte n° 7989603, clé n° 002497044779896031.

Succursale Lázaro Cárdenas, n° 447.

 

À Santa María Ostula, Aquila, Michoacán, le 22 avril 2010.

 

Terre et liberté

 

 

 

 

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 10:30

 

 

COMMUNIQUE D’ETA A EUSKAL HERRIA

Euskadi Ta Askatasuna, organisation basque socialiste révolutionnaire de libération nationale, dans ce communiqué du Jour de la Patrie de 2010 (Aberri Eguna 2010) souhaite accorder la première place à la mention du souvenir du compagnon combattant pour l’indépendance Jon Anza. Tout en souhaitant rendre publique la peine profonde que nous a causée la confirmation de la mort de ce modèle de cohérence et d’engagement absolu qu’est pour nous tous Jon Anza, nous voulons faire part de nos plus sincères condoléances à ses camarades et à ses proches. Son engagement et son combat ne resteront pas vains. Nous vaincrons ! Vive Jon !

Par ailleurs, à propos de l’affrontement du 16 mars entre la police française et des combattants d’ETA, voici  les précisions que souhaite donner ETA à l’occasion de l’Aberri Eguna 2010 :


L’affrontement entre la police française et les combattants d’ETA. Les faits :

Le 16 mars, la police française a capturé quatre membres d’ETA dans un bois de Dammarie-lès-Lys. Au cours de l’opération, alors qu’ils les avaient neutralisés, un policier a fait feu par deux fois en direction d’un membre de l’organisation qui était à terre, sans arme. Même si l’intention n’était pas d’atteindre la cible, cela a eu pour effet de déclencher les incidents qui ont suivi.

Ensuite, trois autres compagnons qui se trouvaient à proximité de ce lieu se sont approchés, inquiets à cause des tirs qu’ils venaient d’entendre. Aussitôt arrivés, ils ont clairement intimé l’ordre aux policiers français de jeter leurs armes et de s’en aller, ceci afin d’éviter tout affrontement.  Alors que deux policiers reculaient, les autres se sont mis en position de faire face, visant avec leurs armes les nouveaux arrivants et déclenchant la fusillade.

C’est ainsi qu’a commencé la fusillade, alors que ceux qui avaient d’abord fait feu par deux fois mettaient en joue les combattants d’ETA. Les combattants d’ETA ont tiré au total à neuf reprises. Les policiers français assez nettement plus.

Par suite de l’affrontement, un citoyen basque a été capturé et le policier français Jean-Serge Nérin a trouvé la mort.


Explication et réflexion :

Avant tout, nous voulons clarifier un point : c’est contre la volonté d’ETA qu’a eu lieu l’affrontement inopiné qui a provoqué la mort du policier français et la capture du citoyen basque. Ceci étant, la position d’ETA, que nous avons récemment réaffirmée, est bien connue.

C’est l’attaque menée par la police française contre nos compagnons qui a été à l’origine de l’affrontement, donc, et non pas l’inverse. Ce sont les policiers qui se sont approchés pour procéder à l’arrestation des combattants d’ETA et qui ont tiré les premiers.

Le gouvernement et les citoyens français devraient se livrer à une réflexion approfondie, et voir sur quel terrain veut les conduire l’ivresse répressive de l’Espagne.

Les réactions qu’il y a eu en Espagne suite à ces évènements sont éclairants. Après des témoignages mensongers de solidarité et des condamnations fermes, une joie impossible à cacher à l’idée que cet accident va induire de la part du gouvernement français de nouvelles avancées dans la répression. Il lui a été suggéré un renouvellement de son engagement et de son action, avec la demande, pour la Garde Civile, d’un chèque en blanc renforcé.

ETA a déjà révélé à quel point sont nombreux ces derniers temps les gardes civils qui se trouvent dans l’Etat français, depuis sa partie méridionale jusqu’à sa partie septentrionale. Et a fait savoir que la Garde Civile évolue de manière incontrôlée avec l’aval protecteur du gouvernement français.

Cela a pour conséquence ce qui s’est produit avec le camarade Jon Anza, quand son corps a été récemment retrouvé. Mort et objet de nombreuses interrogations sans réponse. A la question : « Où est Jon ? » s’est substituée au Pays Basque la question : « Qu’avez-vous fait à Jon ? » Car, par-delà tous les mensonges et toutes les nouvelles tentatives d’intoxication, nous, les citoyens basques, nous avons une bonne connaissance des procédures criminelles de la Garde Civile ; les versions officielles qu’ils ont divulguées après avoir tué Lasa et Zabala, Mikel Zabaltza, Basajaun, Geresta et tant d’autres. Cette fois-ci également la version que Perez Rubalcaba s’est efforcé de répandre, démentie par les faits qui ont été portés à la connaissance de tous.

Le gouvernement français est-il prêt à accepter de telles choses sur le territoire sur lequel s’exerce son autorité ? Est-ce là un exemple de ce que l’offre de collaboration du gouvernement français est destinée à soutenir ?


L’appel d’ETA

ETA lance un appel aux gouvernements français et espagnol : qu’ils abandonnent la voie de la répression, qui est une impasse, et qu’ils adoptent, en privilégiant le dialogue et la négociation, une position favorable à un accord démocratique, fondée sur le respect de notre volonté à nous, les citoyens basques.

Aberri Eguna 2010

 

Le Pays Basque arrive à cet Aberri Eguna en tant que réalité niée, morcelée, et dans un contexte où l’agression répressive des gouvernements français et espagnol est la plus brutale depuis longtemps.

Au cours de cette dernière année, la photographie politique du Pays Basque a gagné en netteté. Il est plus évident que jamais qu’il n’y a plus le choix qu’entre deux projets, au Pays Basque. L’un, le modèle actuel qui nie notre réalité, en nous condamnant à rester enchaînés sous domination espagnole et française. Qui asphyxie le Pays Basque dans la non-reconnaissance des régions sous domination de la France et dans le modèle autonomique de l’Etat espagnol.

L’autre, c’est l’option de l’indépendance, qui ouvre la porte du développement social, politique, culturel et économique du Pays Basque. Le projet populaire qui veut s’abriter dans un Etat basque. Le seul qui assure la survie du Pays Basque.

C’est par une initiative politique que l’indépendantisme a répondu à l’activation de tous les moyens juridico-politiques mis en œuvre par le gouvernement espagnol pour détruire le Pays Basque. Avec audace et avec passion, sachant que c’est la survie du pays qui est en jeu.

L’intention d’ETA, c’est de dépasser l’opposition entre les deux projets au moyen de la confrontation démocratique, sans violence, sans restriction et sans ingérence, avec l’engagement et la garantie de toutes les parties prêtes à accueillir respectueusement notre décision à nous, les Basques.

Dans les priorités internationales, la nécessité de résoudre le conflit basque apparaît en bonne place. Bien qu’ETA sache que la clé de la résolution du conflit se trouve au Pays Basque, elle considère qu’est importante l’implication internationale et a collecté pour de prochaines réflexions les opinions et les apports des personnalités internationales. De toute façon, la désactivation de la réponse armée n’est pas de nature à apporter un règlement au conflit, nous tenons à le dire. Comme dans les autres processus de résolution de conflits de par le monde, dans le nôtre aussi, il faut des engagements et des garanties de la part de toutes les parties, la construction d’une scène démocratique qui assurera une solution saine et durable.

Pour terminer, Euskadi Ta Askatasuna vous envoie ses salutations les plus chaleureuses, à vous tous, qui êtes en train de prendre part aux festivités de l’Aberri Eguna 2010 afin de montrer votre engagement et votre affection pour le Pays Basque. Nous sommes une nation et nous aurons un Etat !

 


Vive le Pays Basque libre ! Vive le Pays Basque socialiste ! En avant jusqu’à l’obtention de l’indépendance et du socialisme !

 


En Euskal Herri, le Jour de la Patrie 2010

Euskadi Ta Askatasuna

E.T.A.

 


 

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 21:39

Plus que quelques jours pour préparer l'épreuve du berbère au Bac...

J'offre une réceprion aux ganants ...et aux perdants.
Djamal Benmerad - le.brasuier@yahoo.fr

Par le Résau citoyen des associations franco-berbères (CBF)      22 Mars 2010

Ils vont bientôt plancher sur leur copie... En effet, les élèves qui se sont inscrits pour passer l'épreuve du berbère au baccalauréat sont convoqués dans plusieurs maisons d'examens, le vendredi 26 mars prochain.

L'épreuve proposée sera écrite et durera deux heures. Les candidats devront à partir d'un texte écrit en berbère - chleuh, kabyle ou rifain - (Alphabet phonétique internationale), répondre à des questions de compréhension, de traduction, et une question libre pour finir.

Plusieurs centaines d'élèves se rendront à l'épreuve sans y avoir été dignement préparés. En effet, malgré la signature d'une
convention entre l'Inalco et l'Education Nationale engageant ce dernier à assurer aux élèves la préparation de cette épreuve, les candidats doivent encore faire appel aux associations Franco-berbères.

Samedi dernier, à l'initiative de la CBF , une trentaine de jeunes ont pu s'exercer et passer un examen blanc de berbère sur un texte de Mouloud Feraoun, extrait du livre "Jours de Kabylie". Les professeurs, Samia et Nour Ould Amara, qui ont assuré à ces élèves, durant toute l'année 2009/2010, une préparation, ont voulu mettre ces derniers en condition d'examen et évaluer leur niveau. "En proposant cet exercice, nous avons voulu donner à ces jeunes franco-berbères la même chance que leur camarades de classe qui ont choisi de passer une autre langue mais qui eux peuvent se préparer au lycée", témoigne Samia Ould Amara, professeur de berbère.

"Nous avons corrigé les copies sur place et les résultats sont excellents! En  quelques mois, ces jeunes qui sont arrivés avec comme seule connaissance le parler berbère, ont appris à écrire et lire cette langue ancestrale. Je suis très confiant pour eux mais je pense à tous ces autres jeunes qui malheureusement iront à cette épreuve sans aucune préparation... "confie Nour Ould Amara, professeur de berbère.

bac berbère

Le Réseau Citoyen des Associations Franco-Berbères (CBF) soutient et encourage tous les élèves qui ont choisi de passer l'épreuve de berbère au baccalauréat. Les caméras de Berbère Action (émission télévisée produite et réalisée par la CBF) suivra ces jeunes le 26 mars prochain.


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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 00:11



Par

Azul amghnas
Salutation de révérence à tous les martyrs de la terre, aux martyrs de la dignité amazighe.
Salutation à tous les détenus politiques de la cause légitime, la cause amazighe dans les prisons et les pénitenciers de la honte (Sidi Said, Touchka,………), salutation également à tous les opprimés du monde.

Le Mouvement Culturel Amazigh considère et demeure un cadre de lutte, de résistance qui a effilé l’état du "droit divin" au Maroc, pour cette raison et d’autres le régime fasciste ne cesse d’empêcher et d’éradiquer la voix amazigh et ceci est bien clair dans plusieurs agressions sauvages et interventions policières féroces contre tous ce qui est amazigh et aussi dans la série systématique des arrestations et des détentions de plusieurs militants et militantes du MCA.

Nous portons donc, nous militantes et militants de la cause amazigh à la connaissance de l’opinion public , que le régime fasciste au Maroc a arrêté aujourd’hui 15/02/2010 à 13 :00h au centre d’Errachidia le militant Lahcen OUKHIZOU.  Nous rappelons que ce dernier était l’un des farouches militants du MCA à Imtghren, connu par son refus absolu à l’idéologie arabo-musulmane qui tente de soumettre l’ensemble des Imazighens, né à Douar ait Aissa Oubrahim, Tamgroute – ZAGORA, le 01/08/1982 ayant obtenu une Maitrise d’excellence en Génie Industrielle en juin 2007.

Finalement, nous militantes et militants de la cause amazighe nous dénonçons :

* cette féroce détention et aussi les détentions successives qu’a connu le MCA et la censure qui se perpètrent sur nos militants.
* Le jugement injuste du cour d’appel de Tiznit contre Abdellah BOUKFOU et Boubaker LEDIB dans le cadre du soulèvement de dignité à Taghjijte et partout tous les détenus politiques.

Et nous appelons toutes les organisations des droits de l’homme d’intervenir pour soutenir les détenus politiques de la cause amazighe matériellement et immatériellement et nous réclamons aussi notre attachement absolu à la lutte engagée pour une libération immédiate de tous nos détenus.



Vive le MCA
Aghilas, Cadre militant et résistant
Imtghren Le 15/02/2010

 

 

 


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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 12:36
Le chanteur Amazigh Yuba libéré hier soir à 20h. Ils étaient nombreux à venir l'accueillir à la sortie de la prison d’INZGAN : artistes, poètes, sympathisants, et bien sûre activistes amazighs, libéré ce soir a 20 h.

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 00:01
Transmis par xarlo@aol.com

Le sénateur Louis Mermaz et le député Jean  Lassalle dénoncent la situation


Communiqué d'ASKATASUNA


La prisonnière politique basque  Lorentxa Guimon est en grève de la faim depuis 38 jours maintenant. Comme l'a  expliqué sa famille lors de la conférence de presse de samedi matin à Bayonne,  elle a perdu plus de 12 kg, elle
est très affaiblie et commence à avoir des  difficultés pour boire, mais elle reste déterminée à mener sa lutte à son terme.  La direction de la prison, qui dans un premier temps l'avait menacée  d'une hospitalisation de force au 30ème jour, lui dit maintenant qu'ils  attendent le jour où elle ne pourra plus se lever. Par ailleurs, les  persécutions continuent. Lorentxa a du subir une fouille de cellule en règle la  semaine dernière, et les surveillantes l'obligent à rester debout pendant  qu'elle appelle sa famille.

Lors de leur déclaration de samedi,  Askatasuna et Etxerat ont désigné les premiers responsables de cette situation:  Michelle Alliot-Marie, dont lesort des prisonniers politiques basques dépend  directement, et la directrice de la prison Mme Chailloux, incapable de réagir  autrement qu'en envenimant toujours plus la situation.

Des actions  de soutien ont eu lieu au cours du week-end, à Ziburu, Baiona et Hendaia. Par  ailleurs, des responsables politiques commencent également à réagir. Ainsi, M.  Louis Mermaz, Sénateur socialiste de l'Isère a dès samedi tenté de joindre la  Chancellerie par téléphone pour demander des
explications sur le cas de Lorentxa  et s'est engagé fermement à écrire aujourd'hui à Michelle Alliot-Marie dans ce  sens. De même, M. Jean Lassalle, député MODEM des Pyrénées-Atlantiques, s'est  également engagé à faire parvenir une lettre au Ministère de la  Justice.

Askatasuna réitère son appel aux partis, élus et acteurs  politiques et sociaux, à interpeller la Ministre de la Justice“ et le  gouvernement dont elle fait partie, sur la situation plus qu'inquiétante de  Lorentxa, maiségalement sur la politique appliquée en général aux  prisonniers politiques basques (dispersion, éloignement, isolement,violation  systématique de tous les droits, condamnations de plus en plus longues), qui ne  peut que mener à des décisions aussi extrêmes que celle que Lorentxa à  prise.

Euskal Herria, le 8 février  2010

ASKATASUNA
14 Bourgneuf Karrika 64100 Baiona/
14  Rue Bourgneuf 64100 Bayonne
Tel / Fax : 00 33 5 59 59 01 84
Mob: 06 21 92  57 48
askatasuna.eh@free.fr
www.askatu.org
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