Manifestation à Jérusalem-Est contre la colonisation
du quartier Cheikh Jarrah (AFP)
Environ 2.000 manifestants israéliens se sont rassemblés samedi 6 mars en début de soirée dans le quartier arabe de Cheikh
Jarrah à Jérusalem-Est pour dénoncer la colonisation israélienne dans cette partie de la ville. Les manifestants, organisés au sein d'un collectif de mouvements
pacifistes et d'extrême-gauche, brandissaient des drapeaux rouges ou Israéliens portant l'inscription "Shalom" (paix en hébreu) en criant "Non à l'épuration
ethnique". Plusieurs familles palestiniennes du quartier de Cheikh Jarrah ont été expulsées ces derniers mois au profit de colons israéliens. Ces expulsions ont provoqué des manifestations
réprimées par la police et mené à l'interpellation de pacifistes israéliens et de militants pro-palestiniens étrangers.
Tensions après les affrontements de vendredi
De très importantes forces de l'ordre étaient déployées pour cette manifestation que les responsables de la police avaient voulu interdire. Elle a été finalement été autorisée à la suite d'un
appel présenté des mouvements d'extrême-gauche. De vives tensions règnent dans la Vieille ville à la suite d'affrontements vendredi entre manifestants palestiniens et policiers israéliens dans
et autour de l'esplanade des Mosquées.
Depuis 1967
Jérusalem-Est a été conquis par Israël lors de la guerre de juin 1967. L'Etat hébreu a ensuite annexé cette partie de la ville et y a construit une douzaine de nouveaux
quartiers où résident plus de 200.000 Israéliens. Cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale. Les Palestiniens dénoncent la colonisation de Jérusalem-Est dont ils
veulent faire la capitale de leur futur Etat. Début février, le quotidien Haaretz avait révélé que les autorités israéliennes avaient donné leur feu vert à un projet de construction de 600
logements dans un quartier de colonisation dans le secteur oriental. La construction de logements à Jérusalem-Est n'est pas concernée par le moratoire de 10 mois des mises en chantier de
logements décrété par le gouvernement de Benjamin Netanyahu
dans les colonies de Cisjordanie occupée.
Nouvelobs avec AFP