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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 17:10

Par Djamal Benmerad < le.brasier@yahooo.fr >

 

« Tant que nous détestions l’Afrique, nous nous détestions nous-mêmes. Tant que nous détestions les prétendues caractéristiques africaines, nous détestions notre propre aspect. Et vous m’appelez le prédicateur de la haine. Mais c’est vous qui avez appris au monde à haïr une race toute entière et, maintenant vous avez l’audace de nous reprocher de vous détester pour la simple raison que nous n’aimons pas la corde que vous avez mis à notre cou ».

Malcom X

 

Les Etats-Unis, un premier temps déstabilisés par ces mouvements qui partirent de la Tunisie suite à l’immolation du jeune Mohamed Bouazizi (de son vrai prénom Tarek) en janvier 2010 pour rejoindre l’Egypte, touchant à peine le Maroc puisque le roi de ce pays règne au nom l’islam, ne mirent pas longtemps à réagir.

Le maillon fort de l’Afrique du Nord était, sans conteste, la Libye qui, lui, n’a pas connu de « Printemps arabe ». Maillon fort parce qu’électron libre. Ce qui a de déterminé l’intervention américaine en Libye – avant le Printemps arabe - à travers ses servants européens de prime abord, ce fut le sous-sol de ce pays recelant l’obsession américaine, objet de toutes les guerres étasuniennes de ces dernières décennies : le pétrole. La Libye disposait de réserves estimées, en 2011, à 46,4 milliards de barils, ce qui fut loin d’échapper aux think thanks étatsuniens, ni à la France qui fut en pointe dans l’agression d’un pays souverain, en l’occurrence la Libye. Les Etats-Unis d’Amérique décideront donc  par commencer par ce pays leur conquête par ce pays longtemps demeuré l’électron libre de l’Afrique.

Mais le poids de la dette américaine, plus de 10.000 milliards de dollars en 2010, ne permettait pas matériellement à ce pays d’entreprendre aucune guerre que ce soit. Obama décida donc de la faire par procuration en actionnant ses harems traditionnels : l’Union européenne et les pays du Golfe.

Il fit donc appel à ses favorites des deux harems : l’Union européenne où se distingua la France qui a toujours tenté de remplacer la Grande Bretagne en tant que partenaire privilégié des USA, d’où son zèle durant la question libyenne.

Et dans le Golfe, il y avait une autre courtisane des Etats-Unis qui voulait aussi le rôle de sa favorite et ce,  au détriment de l’Arabie saoudite : le Qatar.

 

Le Qatar récolte ce qu’a semé l’Arabie saoudite

Les collusions des partis islamistes avec le Qatar, la Turquie, les puissances américaine et européenne ne sont pas qu’une vue de l’esprit, soutient Amel Boubkeur, chercheur en sociologie à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS, France). Ce sera cet émirat islamiste, aux ambitions inversement proportionnelle à la superficie de son territoire, qui se chargera du « gros œuvre » en Libye en parachutant en Cyrénaïque, fief de l’islamisme libyen, plus de 5.000 membres de ses Forces spéciales (formées, bien sûr, à West point, aux Etats-Unis) un mois avant « l’insurrection ». Ces Forces spéciales étaient chargées d’instruire militairement et d’encadrer les djihadistes de cette région.

Par ailleurs, L’argent n’est pas seulement « le nerf de la guerre », il est aussi le nerf électoral. Et c’est les millions de dollars du Qatar, massivement injectés dans les partis islamistes d’Afrique du Nord, qui a permis de financer la campagne électorale des Frères musulmans en Tunisie, au Maroc où nous eûmes droit de la part de M. Benkirane (du Parti de la Justice et du développement PJD) lors du discours qu’il prononça à l’occasion de sa nomination comme Premier ministre, à cette phrase pour le moins ahurissante : « Nous disons à nos concitoyens que nous ne pouvons rien faire contre le chômage. Seuls Dieu le peut. Nous vous appelons donc à redoubler de prières ». Le Qatar a également financé, ave succès, la campagne électorale des Frères musulmans en Egypte.

L’Algérie ne tomba pas dans le piège épargnée car les citoyens de ce pays ne voulurent pas rééditer l’expérience qui leur a coûté près de 3.000 morts.

Mais avant d’aller plus loin,  il nous faut préciser quelque chose d’essentiel : le qualificatif de révolutions accolé à ces révoltes par des occidentaux observateurs autoproclamés, est impropre parce qu’elles ne furent, justement, que des révoltes comme nous l’allons voir plus loin.

En Afrique du Nord, la réaction des USA fut presque un jeu d’infant : Toujours déstabilisés par les révoltes arabes, les Etats-Unis se focalisant sur la Tunisie turbulente et l’Egypte, actionnèrent donc le joker islamiste qui, de tout temps, a servi de paillasson aux différents gouvernements des Etats-Unis. Nous parlons ici de l’islamisme contemporain qui, inventée en 1979 en Afghanistan, fit tâche d’huile en se rependant dans les pays arabes à travers les anciens « volontaires » arabes d’Afghanistan. Cet islamisme fonctionna dans les pays arabes avec le consentement des régimes en place qui, voulant les domestiquer parce qu’il leur servait dans leur lutte contre le communisme, lui donnèrent accès aux différentes institutions nationales. L’islamisme sunnite, qui est une doctrine réactionnaire, est, depuis sa création soumis aux Etats-Unis avec qui il partage l’idéologie ultralibérale, c’est-à-dire un capitalisme sans sécurité sociale ni syndicats. Il se manifesta dans un premier temps dans le début des années 1980 avec ledit « Groupe Bouyali ». Les services secrets algériens, encore sous l’empreinte de Boumediene empoisonné une année auparavant, écrasèrent ce mouvement. Mais, comme dirait l’autre, le ventre de la bête était encore fécond. Il ressuscitera au début des années 1990 en commençant par l’Algérie où durant toute une décennie,  appelée en Algérie « La décennie rouge » il fit plus de 300.000 morts à commencer par les intellectuels.

L’islamisme chiite, qui est opposé à l’islamisme sunnite est un islamisme de résistance comme nous le démontre l’Histoire contemporaine avec, notamment, le Hezbollah.

Pendant que des adolescents tombaient sous les balles des dictatures d’Afrique du Nord, les islamistes ont bien évité de s’impliquer dans ces extraordinaires mouvements de contestation citoyenne, les plus fabuleux de ce début du 21ème siècle. Ils sont demeurés en embuscade, attendant les instructions de  Washington via Doha, qui se sont entendus comme les compères, dans les  des western, s’entendaient pour attaquer la diligence. Il s’agit là, en l’occurrence, de la diligence démocratique.

 

La fascination d’Israël

Il faut rappeler que dès l’arrivée au pouvoir des Frères musulmans en Egypte, leur leader Mohamed Morsi déclara, dans sa première allocution publique, que « Nous respecterons les engagements égyptiens antérieurs sur le plan international ». C’est-à-dire maintenir les accords israélo-égyptiens appelés « Les accords de Camp David ».

Il faut aussi rappeler qu’en Tunisie les relations avec Israël qu’entretenait Ben Ali de manière officieuse perpétuèrent par le pouvoir Ghannouchi. Ainsi qu’au Maroc.

De même pour l’Algérie de Bouteflika qui, à propos d’Israël, se fendit de cette phrase : « Quand mon médecin me prescrit un médicament, je ne veux pas connaitre la nationalité du pharmacien qui me le fournit ».

Que s’est-il passé entretemps entre l’Arabie saoudite et les Etats-Unis pour que ce dernier change de manière aussi impromptue de maîtresse ? Divergences tactiques ou divergences structurelles ? Le Qatar voulait désormais jouer dans le cour des grands et, surtout, comme nous l’écrivions plus haut, le rôle de favorite des USA dans le monde arabe. Il lui fallait donner donc des gages supérieurs à ceux de sa rivale l’Arabie saoudite.

Le premier gage du Qatar offert aux USA sera la Libye, bien avant les « révolutions arabes ».

 

 

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 13:21

M. Djamal Benmerad, journaliste, écrivain

A

Bernard Henri-Levy, imposteur

 

C’est après avoir cherché en vain vos coordonnées sur Internet que je me résolu à publier cette missive que je vous destinais sous forme de lettre ouverte, en espérant qu’un des internautes destinataires aura plus de chance que moi et aura l’amabilité de vous la transférer.

Par ailleurs, je signale que je vous interpelle à travers votre nom public et non de votre nom inscrit au registre d’Etat-civil : Bernard Henri, que vous avez enjuivé en y accolant « Levy », ce qui, au vu vos positions, n’honore pas les juifs du monde. Mais vous n’avez pas fait cela pour revendiquer une juiveté, mais après avoir pris conscience qu’Israël, pour qui la Torah n’est plus un texte mais un prétexte, est un Etat fort. Car vous êtes, comme nous le démontrerons dans ce qui suit, omnibulé par la force, d'autant plus qu'il s'agit de la barbarie sioniste. Lire http://oumma.com/12986/bernard-henri-levy-representant-tribu-israel?utm_source=Oumma+Media&utm_campaign=677a8488ae-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email 

J’aurais, bien sûr, préféré vous appeler « le con à la chemise blanche », mais d’aucuns de vos détracteurs l’ont déjà fait… Nous n’allons pas enlever à nos camarades leur trouvaille !

Mais auparavant, nous allons conter une anecdote pour signifier votre salissure :

Cela se passait, ou pourrait se passer, dans un village de n’importe quel pays.

Chaque soir, après avoir effectué les labours et honoré leur femme, les paysans se rassemblaient dans la place du village et se racontaient des anecdotes vécues, au passage, mais ils n’oubliaient jamais d’évoquer tel habitant du village absent. Sauf un. Fat et insignifiant, les anciens du village ne parlaient jamais de lui.

Alors, un matin, il s’en alla jusqu’à l’unique fontaine du village, s’y accroupit et fait ses besoins.

Le soir venu, tout le village parlait de lui.

C’est ce que vous faites.

Votre nombrilisme vous a mené là où vous êtes : un supplétif de l’OTAN. Votre nombrilisme s’est aggravé au fil des ans à tel point que si vous étiez bottier vous ne vendriez que des chaussures à votre pointure.

Avant la disparition de Jean-Paul Sartre, disparition désespérément attendue par l’establishment français, il lui fallait à tout prix et d’urgence lui trouver un ou des remplaçants, mais des remplaçant plus dociles que ce géant de la pensée, pensée devenue universelle.

Ce même establishment a donc ramassé tout ce qu’il y avait d’invendus, comme Alain Finkielkraut, André Glucksmann et d’autres dont vous-même - idiots alphabétisés qui ont 2 points communs : le premier étant leur allégeance à Israël, le second étant leur rancune contre les pays décolonisés - et lancé une factice durable appelée « Les nouveaux philosophes ». On aurait dû vous appeler « Les nouveaux chiens de garde » de la pensée unique, vu que vous assumez la fonction de Pitt bull de l’idéologie dominante, alors que vous n’êtes que des caniches.
Les médias français vous ont donc échangés contre les vrais philosophes désormais  relégués dans l’anonymat. Cela fait des décennies, mais vous demeurez toujours les « nouveaux » car les médias n’ont pas trouvé entretemps d’autres idiots utiles. Mais depuis le temps, on attend toujours ce que vous auriez produit de « nouveau » en philosophie. Il n’en fut rie, c’st pour cela  un a-philosophe, d’où une usurpation de statut.

Vos débuts dans la bassesse ne furent pas, comme on le croirait, la Yougoslavie mais en faveur des Contras du Nicaragua,  lorsque Reagan les finançait contre le gouvernement FLSN de Daniel Ortega démocratiquement élu. Vous vous êtes agité, formés des « commissions », lancé des pétitions.

Mais l’Histoire est cruelle : de nouveau, le FLSN est au pouvoir.

Puis ce fut la Yougoslavie.

Je me rappelle de cette journée à Evere (Belgique), en 1998 au siège de l’OTAN, lorsque son porte-parole nous a invités à faire le voyage en Yougoslavie…à bord d’un C130 de l’OTAN. Rares furent les journalistes qui ont accepté. Mais le premier à lever la main, ce fut vous, non journaliste accrédité mais chouchou de l’OTAN. Vous êtes donc parti en Yougoslavie escorté par l’OTAN, comme vous étiez escorté par la même OTAN lors de votre « reportage » en Libye où vous ne vous êtes pas inquiété du fait que ce soit l’OTAN, une armée privée composée des seuls pays occidentaux, intervienne en Libye. Où est l’ONU ? Où sont les Casques bleus ?...Come plus tard, suite à l’agression de la Libye par l’OTAN vous ne vous êtes pas posé de questions quant au génocide pratiqué contre les Noirs de Libye où les immigrés Noirs d’Afrique sub-saharienne.

Voici ce qu’en pense un intellectuel libre, libre comme se doit de l’être un intellectuel :

http://www.generation-online.org/p/fpdeleuze9.htm

Palestine

Vous vous êtes rendu en Palestine après la meurtrière « Opération Plomb durci ». Après une longue promenade à Gaza, juché sur un char de l’armée israélienne,  vous avez déclaré que « Tsahal est l’armée la plus démocratique au monde ». Tant de cynisme sidère les esprits les plus blasés.

Libye

Ainsi que vous l’avait enjoint l’OTAN, vous êtes parti en guerre contre « le dictateur libyen », bien sûr contre monnaie sonnante et trébuchante, et vous avez entrepris campagne dans les journaux complaisants qui ont oublié leur fonction : dire la vérité.

A ces journaux nous rappellerons quelques évidences de ce qu’était la Libye avant sa destruction par les forces de l’OTAN, évidences constaté par M. Yves Bonnet, ex-patron du contre-espionnage français - qui a oublié d’être aussi idiot que vous - et par mon amie Saïda Benhabylès dans le livre du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R2) et le Centre international de recherche et d’études sur le terrorisme et d’aide aux victimes du terrorisme (CIRET-AVT1) et du Centre Français de RechercheR2) :  

Le niveau de vie moyen du citoyen libyen, avant l’intervention « humanitaire » de l’OTAN,  était, selon les chiffres de l’Onu, le plu s élevé d’Afrique au niveau de la population le plus élevé d’Afrique et même au-dessus de celui de certains pays hautement industrialisés comme la France ou la Russie. Par ailleurs, et toujours avant l’intervention de l’OTAN le système de santé publique, gratuit, était le meilleur dans le monde arabe, de même que le système de l’éducation, largement ouvert aux femmes. Hôpitaux et dispensaires sont aux normes européennes et les prestations sollicitées de et à l’étranger prises en charge par l’Etat. Ainsi, même dans le contexte douloureux de l’affaire des 475 enfants infectés par le Sida - dite « des infirmières bulgares » - le gouvernement libyen avait payé la totalité des frais d’hospitalisation des enfants et les frais de déplacement des familles (voyages à l’étranger, médicaments, etc.).

Aujourd’hui, celles-ci disent n’avoir plus les moyens de soigner leurs enfants. Pour le cancer, les traitements étaient gratuits et ne le sont plus.

Avant l’intervention « humanitaire », la plupart des familles libyennes étaient propriétaires de leur domicile et la plupart possédaient une voiture, ce qui n’est malheureusement pas le cas dans les pays membres de l’Otan.

Fin de citation.

Les pays occidentaux, dirigés par des personnes « démocratiquement élues », ne peuvent en dire autant. En France, par exemple, 29 % des personnes malades ne vont pas chez le médecin vu le coût des soins.

Or, voilà qu’un an après l’intervention « toujours « humanitaire » de l’OTAN, le 8 février 2012, l’ONU - cette même ONU qui a validé la guerre contre la Libye - lance, à travers son Programme alimentaire mondial (Pam), un appel à l’aide internationale pour prévenir une crise alimentaire en Libye, où les stocks de nourriture s’épuisent. Voilà ce que dit une dépêche de l’ONU :

« En attendant les aides de la communauté internationale, le PAM a lancé mardi un projet de distribution de coupons alimentaires afin d’aider les familles vulnérables dans la ville portuaire de Benghazi, en Libye, suite au conflit qui a dévasté le pays l’année dernière.

Le PAM estime pouvoir aider jusqu’à 10.000 personnes pendant les trois mois que devrait durer le projet, qui pourrait ensuite être reproduit dans la capitale Tripoli ainsi que dans d’autres villes du pays.

" Les systèmes de coupons alimentaires permettent au PAM d’atteindre les personnes qui se trouvent dans des zones où les aliments sont disponibles mais qui n’ont pas les moyens de les acheter en quantités suffisantes ", a expliqué le Représentant du PAM en Libye.

Dans ce système, les familles bénéficiaires pourront échanger leurs coupons du PAM contre de la nourriture de leur choix dans des boutiques sélectionnées. Quelques 4.000 familles de la région de Benghazi recevront environ 30.000 coupons d’une valeur totale de 443.000dollars ».

Les bénéficiaires ont été, bien sûr, choisis par les nouvelles autorités libyennes et des organisations « non gouvernementales » locales.

Traduite en statistiques et résumée, la situation en Libye est la suivante : sous la monarchie, elle était, malgré ses richesses pétrolières, l’un des pays les plus pauvres du monde, avec un revenu par habitant de 6 dollars US par an. Avant « l’insurrection », elle se classait devant France et la Russie pour l’indice de développement humain.

En Tunisie et en Egypte, la jeunesse s’est révoltée car, entre autres, elle ne trouvait pas de travail ; la Libye, en revanche, vu la pénurie de main d’œuvre, faisait appel à 3 millions d’immigrés.
Signalons, au passage, que ces derniers percevaient, à travail égal, les mêmes salaires que les travailleurs libyens.

Nous pouvons, dès lors, éliminer les raisons socio-économiques comme motifs de l’ « insurrection ».

Il a également lancé de grands programmes structurants dans les domaines agricole et industrielle jusqu’au gigantesque projet de « Grande rivière *».

*La grande rivière artificielle (en anglais GMR, de Great Manmade River, en arabe النهر الصناعي العظيم) est un projet réalisé en Libye qui consiste à pomper les nappes aquifères situées à grande profondeur (entre 500 et 800 mètres) sous le désert libyen et de répartir cette eau sur le parcours d'une rivière artificielle constituée d'une canalisation souterraine géante qui traverse le pays de part en part du Nord au Sud sur plus de 3000 km. Ce projet, programmé sur 25 ans, et fruit de la volonté de Mouammar Kadhafi, dirigeant de facto de la Libye de 1969 à 2011, absorbe la moitié du budget libyen et est mené avec l'aide de technologies importées de Corée. Ce serait actuellement le second chantier au niveau mondial par son importance et son coût. La première phase représente 85 millions de m³ d'excavation et a été mise en eau le 28 août 1991. La seconde phase est intervenue en septembre 1996. En Libye, les besoins en eau sont très importants, il est donc indispensable d’exploiter les ressources en eau du pays. (Wikipédia).

Le régime de Kadhafi est également à l’origine de l’industrie pétrolière qui, sous la monarchie, était aux mains des multinationales qui n’y investissaient qu’en fonction de leurs profits.

Le pays dispose d’équipements publics et urbains d’excellente qualité, répondant aux normes internationales. Les routes sont bien entretenues et la Libye était en construction permanente ainsi qu’en attestent les nombreux chantiers interrompus.

 

Sur le plan international, Kadhafi fut, après Boumediene, le seul dirigeant arabe à n’avoir jamais failli dans le soutien à la cause palestinienne, allant même, selon certaines sources, jusqu’à soutenir certains groupes extrémistes tels le groupe dit « Abou Nidal ».

Ceci sachant que out un chacun sait que nul n’a intérêt à se faire ennemi d’Israël. La preuve en est le « pragmatisme du Qatar et des autres monarchies arabes..

Au niveau continental, Kadhafi a permis à l’Afrique de connaître une véritable révolution technologique grâce au financement du premier satellite africain de télécommunications. Cet outil a permis de relier l’ensemble du continent, par téléphone, d’assurer la diffusion  des programmes de télévision et de radiodiffusion, ainsi que plusieurs autres applications technologiques dont la télémédecine et l’enseignement à distance ne sont pas les moindres.  Grâce au système de transmission radio WMAX, une connexion à faible coût a été mise à disposition à travers le continent, y compris dans les zones rurales.

Tout a commencé en 1992, lorsque 45 pays africains ont crée Orascom (Organisation régionale africaine de télécommunication) pour que le continent ait son propre satellite afin de réduire les coûts de télécommunication dans le continent.

Auparavant, les appels téléphoniques à destination et en provenance d’Afrique étaient les plus chers au monde, car ils transitaient par les satellites de télécommunications européens, essentiellement français, qui facturaient au prix fort.

Après14 ans de tentatives infructueuses des Etats africains auprès de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international, des Etats-Unis et de l’Europe afin d’obtenir un prêt, le dirigeant libyen a pris ce projet à sa charge et a mis 300 millions de dollars pour débloquer le projet. La Banque africaine de développement a ajouté 50 millions et la Banque de développement d’Afrique de l’Ouest 27 millions.

C’est ainsi que l’Afrique a obtenu son premier satellite de télécommunications le 27 décembre 2007.

Et cela, les opérateurs européens, notamment les opérateurs français, ne le lui ont jamais pardonné, comme on l’imagine aisément.

La Chine et la Russie ont alors accepté de partager leur technologie, ce qui a permis de lancer des satellites pour l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Angola, l’Algérie.

Toujours sur le plan africain, le budget de l’Union africaine (UA) est financé à hauteur de 15 % par la Libye.

En observant ce que Kadhafi a fait pour l’Afrique, on comprend  le peu d’empressement de cette organisation à le condamner, à la différence de la Ligue arabe dont les dirigeants, qui subissent ses critiques les accusant d’avoir abandonné la cause palestinienne, le haïssent.

Au cours de son règne, les largesses du dirigeant libyen se sont étendues de l’Afrique du Sud au Libéria, en passant par Madagascar et les pays de la zone sahélienne.

Il a aussi financé nombres de manifestations ludiques comme le Festival du désert au Mali. Dans ce pays, la télévision malienne a été financée en grande partie, dans les années 1980, par la Libye qui, plus récemment, a aussi construit les infrastructures gouvernementales, tout en soutenant discrètement la rébellion touarègue, de même qu’il soutient la cause autonomiste touarègue au Niger et en Algérie.

Le régime libyen s’est fait, par ailleurs, une spécialité de l’organisation de négociations entre ennemis ou adversaires et du jeu de « bons offices » comme dans la libération de Françoise Claustre (1977) ou celle des otages de l’Ile de Jolo (Philippines) détenus par le groupe islamiste d’Abou Sayyaf en l’an 2000.

Ainsi, le régime de Tripoli a-t-il été activement soutenu par ses nombreux débiteurs et par tous ceux qui par le passé ont bénéficié de ses soutiens politiques, financiers et militaires.

Une de ses plus belles réussites réside dans son « alliance » avec les Touaregs, maliens notamment,  qu’il a  activement protégés et financés durant la répression de leurs mouvement par le Mali dans les années 1990.

la région du Fezzan, en Libye, qui fonde les relations entre les différents mouvements politico-militaires touaregs et la Libye. L’une des décisions annoncées lors de ce discours fut l’ouverture de camps militaires libyens aux jeunes Touaregs afin de les initier au maniement des armes.

Ce soutien à la rébellion touarègue est à l’origine de nombreux différends avec le Mali, le Niger et l’Algérie.

Kadhafi fait de nouveau parler de lui en 2005, lorsqu’il décide d’accorder aux Touaregs maliens et nigériens présents sur son territoire une carte de séjour à durée illimitée.

Pus, l’année suivante il appelle l’ensemble des tribus du Sahara à se constituer en une entité commune afin de s’opposer au terrorisme et au trafic de drogue.

C’est la raison pour laquelle des centaines de combattants, ceux-là que les médias occidentaux appellent « mercenaires », sont venus apporter porter assistance à Kadhafi lors de l’intervention de l’Otan, considérant avoir une dette de sang à son égard.

Vos sentiments droitsdel’hommistes se sont-ils inquiété du génocide perpétré contre les Noirs de Libye et les immigrés sub-sahariens ? Non, parce que vous vous alignez bassement du coté du plus fort. Cest comme chez les prostituées : elle choisissent le souteneur le plus fort.

Question d’ordre médical, monsieur Henri-Levy : depuis le temps que vous exécutez cette danse du ventre, n’avez-vous pas mal aux reins ?

Pour un profiler-stagiaire, cette fascination pour la force a un ressort psychologique : elle provient de l’époque où, lycéen, vous receviez des raclées de la part de vos camarades sans avoir le courage physique de vous défendre.

Vos débuts d’écrivaillon relèvent aussi de cala : vous venger des camarades du lycée. Cela tomabiait fort à propos : l’establishment français,  dirigé par les gros et puants capitalistes, prévoyant cette disparition (la biologie aidant), ont ramassé ce qu’ils pouvaient, c’est-à-dire les Finkiernaut, Glucksman et autres écrivaillons sans envergure En fait, ce qu’il y a de commun entre ces « nouveaux » philosophes est leur pro-sionisme et leur métier de chien de garde de la pensée unique.

Un philosophes est un producteur de pensée(s) à même de provoquer le débat et la réflexion, mais à vous lire on s’aperçoit que vous êtes à la philosophie ce que la pornographie est à l’érotisme.

Syrie

 Vous vous êtes réjoui, comme un fat, qu’en Syrie « même si ce serait mon plus cher désir, je ne peux certainement pas espérer répéter à Damas ce que j'ai fait à Benghazi ou Misrata. En revanche, ce qui est en train de se passer en Libye aura un effet mécanique en Syrie, ça, j'en suis convaincu » Vous avez appelé, dans les médias du « consensus », à une intervention militaire.

L’Histoire a fait que le mot « intellectuel » rime avec « résistance », mais vous avez voulu aller à l’encontre de cette Histoire en faisant rimer ce mot avec « à-plat-ventrisme ».

Mais vous n’êtes pas un intellectuel, vous êtes, aux yeux des intellectuels, un histrion, un histrion qui n’amuse même pas les foules qui, après avoir regardé votre spectacle, demanderaient à ce qu’on leur rembourse le ticket d’entrée.

Dans les années 1990, vous vous êtes rendu dans une Algérie aux temps forts du combat entre les islamistes et la société civile, accompagné comme toujours, des services des forces de sécurité. Entre la soviété civile et les islamo-fiscites,  vous avez choisi les généraux au pouvoir auxquels, à votre retour en France, vous avez accordé un satisfecit alors qu’un intellectuel digne de ce statut aurait tout de suite compris que les généraux algériens combattaient pour leurs privilèges et non contre l’intégrisme. Mais vous étiez conséquent avec votre démarche : toujours être du côté des puissants.

Vous vous êtes fièrement fait photographier avec le dirigeant d’un parti politique algérien (Saîd Sadi) qui, avant de quitter la présidence de son parti, a pris le soin d’envoyer une lettre d’allégeance au CNT illégitime  libyen.

Logique.

 

Puis vint une autre occasion où les sous-officiers de l’Otan vous demandèrent d’exécuter, à nouveau, votre désormais célèbre, danse du ventre : la Libye.

Au Cluny, rendez-vous des intellectuels français ou de passage, vous vous êtes plaint de qu’on vous ait mal servi. Je ne vous connaissais pas physiquement, alors croyant qu’il s’agissait de discrimination ; j’ai interpellé le patron qui m’a répondu : « je tiens à la réputation de cet établissement ». Alors vous vous êtes mis ensuite à fréquenter le Café de Flore, lieu des snobs, des arrivistes et des intellectuels en mal de reconnaissance.

Il nous importe peu que vous vous vantiez de votre amitié avec le sieur Dominique Strauss-Kahn, violeur de femmes sans défense - Nafissatou Diallo n’est pas la première et Tristan Banon ne sera pas la dernière - mais certains lecteurs ont reconnu-là votre fascination pour les puissances d’argent. Ce qu’ils savent moins, c’est votre fascination pour la puissance tout court, dont l’Otan n’est pas la moindre. Vous avez commencé à le prouver en cautionnant et vous en en faisant le propagandiste de l’OTAN lorsque cette organisation terroriste a agressé puis occupé la Yougoslavie souveraine, au tout début des souffrances dans ce pays devenu ex. Mais nous pensions, à l’époque, que c’était une erreur de jugement de votre part.

Mais, depuis, à chaque fois que l’occasion se présente, vous ne manquez pas de jouer la danseuse du ventre sous les yeux admiratifs des fantassins de l’Otan.

Non, vous ne me faites pas vomir, monsieur (sans majuscules) Bernard Henri-Lévy, vous me faites pitié : comment osez regarder vote compagne (ou votre femme) dans les yeux ?

Nous n’allons pas rajouter en informant nos lecteurs que vous êtes propriétaire d’une des plus grosses entreprises françaises, celle-là qui s’occupe de l’exploitation (et c’est le mot) du bois africain.

*J’allais titrer cette charmante missive « Lettre à un imposteur », mais cette expression a déjà utilisé par mon confrère Pascal Boniface à votre encontre et à l’encontre du troupeau dont vous faites partie.. 

** Au cas où vous voudriez entamer contre moi des poursuites judiciaires, ce que je souhaiterais car cela donnera plus de publicité à cette lettre,  vous transmets ici les nom et n° de téléphone de mon avocat-conseil : Jean Robert KAKIESE : 00 32 (0) 2 538 99 84

 


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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 14:43

Par Djamal Benmerad < le.brasier@yaoo?fr>

 

Non, nous n’allons pas évoquer l’affaire Coupat qui ne fait pas honneur au criminel de guerre en Algérie, M. François Mitterrand, ni celle des « terroristes » de Vincennes, qui est encore plus loin de lui faire honneur, ni celle de Khaled Kelkal, pour étayer ce que nous avançons dans les lignes qui suivent. Nous préférons entamer notre propos par cette citation de notre confrère, Christophe Barbier, directeur de L’Express : « La seule chance pour Sarkozy de remporter cette élection réside dans un événement exogène à la campagne électoral, un  événement exceptionnel ou traumatisant » (Chistophe Barbier dans C dans l’air (France 5) du 12 mars 2O12.)

Cette phrase qui pourrait paraître, pour certains, prémonitoire, et pour d’autres une prophétie, signifie en fait l’abandon de Sarkozy par ses alliés et, surtout, par l’intelligentsia de droite.  Mais cela ne suffit point à notre argumentation. Allons chercher ailleurs le pourquoi et le comment de la manipulation que nous allons traiter ici.

 

Le parcours de Mohamed Merah, jusqu’au jour de son assassinat par le Raid français, ne fut assurément pas normal, mais logique. Nous nous proposons, dans ce texte, de déconstruire «  l’affaire Mohamed Merah » ou ce qu’il est convenu d’appeler par certains (et ils sont rares, hélas) la « CHRONIQUE D’UNE MANIPULATION ».

 

Nous avons eu droit au fameux 11 septembre où l’establishment étasunien n’a pas hésité une seconde à sacrifier 3.000 citoyens américains à l’autel du pétrole, prétexte à attaquer puis piller l’Irak poussé par de puissants lobbys dont Carlyle Group (lire http://barricades.over-blog.com/article-un-terroriste-nomme-carlyle-102009732.html).

 

Aujourd’hui nous avons droit à « l’Affaire Merah ».

 

Ces deux affaires relèvent des intérêts de l’establishment en place. La première concernait le pétrole irakien, la seconde concernant une  minable élection, cette dernière n’étant minable que pour les rares gens avertis, car l’élection de Hollande ne signifie qu’un autre habillage du capitalisme.

Autant - la CIA étant informée bien auparavant par divers services étrangers, notamment les services secrets russes et égyptiens - l’establishment US a (parce qu’il n’a rien fait pour prévenir ces attaques) interdit au FBI, seul service habilité à le faire, d’enquêter sur l’affaire des attentas du 11 septembre , autant la DCRI chez qui Mohamed Merah était dûment fiché et répertorié, n’a rien fait pour prévenir les crimes attribués à ce dernier et l’a laissé faire…Pire, elle l’a aidé à le faire.

 

Après les disparitions très regrettées de seigneurs du grand écran français tels que Jean-François Truffaut, Yves Boisset et autres, le cinéma a français a atteint le fond (mais il continue à creuser !), réduit à réaliser des feuilletons à l’eau de rose et autres mièvreries que ne regardent que les concierges, quelques rares retraités et surtout, les lecteurs duFigaro et autres fans de Secret Story. C’est probablement pour combler pour combler ce bide cinématographique que la Direction Centrale du Renseignement Intérieur française (DCRI) a décidé d’écrire, et de produire le Film « Merah », après en avoir elle-même écrit le scénario...Car tout est dans le scénario.

 

Le projet était bien ficelé pour le français moyen, ce français qui vote à droite ou, par dépit, pour l’extrême droite, mais imparfait pour les rares (de plus en plus rares, hélas) français qui s’interrogent. Mais il ne fait pas oublier le rôle central et anesthésiste de la presse française dont le rôle est, comme toute presse qui se respecte, de répondre aux interrogations de son public, qui a failli, non pas par ignorance, mais à cause de ce lien pervers qui l’unit au pouvoir. Cette relation presse-pouvoir existe (re-hélas) en d’autres contrées, mais limitons-nous à l’ « l’affaire » qui nous intéresse présentement.

 

Les faits

Le 11 mars 2012, « un parachutiste a été abattu par un mystérieux motard » à Toulouse.

Quatre (4) jours plus tard, « deux parachutistes ont été assassinés de la même manière » à Montauban. Quatre autres jours plus tard, trois enfants et un enseignant sont abattus à l’entrée et dans la cour de l’école confessionnelle juive Otzar Hatorah à Toulouse

Ce sont là des faits absolument condamnables par tous les êtres humains, aussi  insensibles soient-ils.

C’est ce qu’a raconté la presse française, en omettant ce qui fait en partie l’honneur de la presse : aller au-delà des faits. Mais hélas, cette même presse n’est pas allée au-delà de la consultation des PV de police et des déclarations de la DCRI. Etrangement, la presse à-plat-ventriste française n’a pas relevé que ces parachutistes étaient TOUS d’origine étrangère. Enfin, et ce n’est pas peu dans le conditionnement du français lambda, de la même manière cocardière que la presse française approuva honteusement l’intervention militaire française en Côte d’Ivoire puis en Libye, elle emboita allégrement la version officielle française quant à l’affaire Merah et ce au mépris de la vérité. 

 

Qui est Mohamed Merah ?

Ce jeune que l’on dit extraordinaire, n’a pas une enfance ordinaire. Et pour cause.

Né le 10 octobre 1988 à Toulouse, d’une famille algéro-française, Mohamed Merah est le cadet d’une fratrie composée de deux sœurs dont Souad voilée, dit-on, à la demande de son mari, Aïcha,  et de deux frères, Abdelghani, et Abdelkader. Ce dernier fut condamné en 2005 à eux ans d’emprisonnement dont vingt mois de sursis pour des faits de violence et interpellé le 25 mars de la même année pour « complicité d’assassinats en et associations de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes terroriste ». Il fut inculpé 4 jours plus tard.

Entretemps, Mohamed s’inscrit dans une classe de 5ème du collège Anatole France où un de ses professeurs note « de réelles capacités »; un autre professeur remarque « un réel talent ».

Après la 4ème, il  devient élève, de 2004 à 2005, au CFA des Arènes pour préparer un CAP de carrossier. Son patron le considère «comme « un bon élément, d’une habileté hors du commun au travail et d’une grande amabilité ».

 

Le père, Ben Allal Merah, arrive en France en 1966. Il avait déjà à son « actif » deux divorces et sept (7) enfants. Il épouse Zoulikha Azzi et tous deux passent quelques semaines de bonheur, mais cette nouvelle union ne tient pas. Le couple divorce en 1994, alors que Mohamed Merah n’avait que cinq (5) ans. Après son divorce avec Zoulikha, Mohamed Merah et ses frères et sœurs sont sans père. Durant les années qui suivront, le père indigne passe son temps entre remariages (deux), divers trafics illégaux, et la prison.

Libéré de prison, il retourne définitivement Algérie en 2004. Là, il se remariera encore deux (2) fois.

 

Durant l’été 2011, la mère de Mohamed Merah, Zoulikha Aziri, épouse en seconde noces - mais hélas pour quelques mois seulement - Mohamed Essid, né à Monastir, en Tunisie. Déjà marié et divorcé, Mohamed Essid avait un fils, Sabri Essid, qui aurait appartenu à un groupe appartenant à l’islamisme radical de l’Ariège (France) dont les membres ont été condamné pour « Association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » en 2009.

Sans père ni mère présents, Mohamed Merah, après avoir passé son CAP, obtient un emploi d’apprenti à la carrosserie de Clarauto d’Aucamville. Son patron le considère comme « un bon élément, d’une habileté hors du commun au travail et d’une grande amabilité ».

Passionné de football,  il affiche  sur les murs de sa chambre des posters de joueurs français. En 1995 il obtient sa première licence au club du Mirail, puis passe au club des Izards et enfin au club J. S. Toulouse Pradette. Cependant il commet quelques délits  dont des jets de pierres contre un autobus, vol d’un téléphone portable…. Désormais majeur, Mohamed Merah se voit infliger diverses inculpations dont l’essentiel des chefs d’inculpations est « manquements à l’autorité ».

Voilà aussi un environnement familial qui ne favorise aucunement l’épanouissement de l’enfance et la jeunesse de Mohamed Merah, comme on le verra plus loin.

 

A partir de là, Mohamed Merah commettra quelques délits, qui relèvent plus de la petite délinquance que de la grande criminalité.

 

En décembre 2008, alors qu’il travaille à mi-temps dans diverses entreprises toulousaines, il refusa, à, sa sortie de travail, d’obtempérer (selon les services de police) à « un contrôle policier forcé » selon les services de police (c’est quoi « contrôle forcé » dans le vocabulaire juridique ?). Pour cela il est pour six (6) mois incarcéré à la prison d’arrêt de Seysses, en  Haute Garonne. Il est libéré, grâce à un « placement extérieur ».

Mais en décembre du même mois, Mr Squarcini, patron depuis le 2 juillet 2008 de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur) exige sa condamnation en prison ferme - expliquant sans crainte du ridicule que « c’est sa conduite sans permis qui le fait basculer » (dans quoi ? NDR) - et obtient un emprisonnement de M. Merah pour dix-huit (18) mois. , que le sieur ci-dessus cité avait d’autres projets concernant ce « justiciable. Et nous qui croyant qu’un réquisitoire était affaire de procureur !

 

Durant son incarcération, le soir de Noël 2008, Mohamed Merah tente de suicider par pendaison. Il passe quinze (15) jours à l’hôpital psychiatrique de Gérard Marchant de Toulouse du 25 décembre au 8 janvier 2009.

Quelques jours après sa sortie de l’hôpital, il est arrêté et jugé, une nouvelle fois, pour « conduite sans permis » et condamné à 1 mois de prison.

Il faut dire que l’islamophobie - engendrée, en général par les faits et pratiques des islamistes, en général, et par l’extrême droite française en particulier - arrange l’islamisme radical car lui permettant un recrutement chaque fois plus nombreux de musulmans déçus par la « démocratie » occidentale.

 

Voici donc le profil idéal pour un indic potentiel.

Et c’est à cette occasion que Mohamed Merah fut recruté par la DCRI en tant qu’informateur par le biais d’un officier de confession musulmane. « Informateur », c’est le terme prude de la DCRI qui ne veut pas employer celui d’ « indicateur » en usage chez les polices « ordinaires ».

Et c’est ce que confirme M. Yves Bonnet, précédent patron du contre-espionnage français (qui oublié d’être idiot comme le sera son successeur M. Squarcini, patron de la DCRI) au Journal du Midi : « Ce qui interpelle quand même, c’est qu’il était connu  de la DCRI (…) parce qu’il avait  - avant les faits - un « correspondant » (comprendre « un officier traitant », ajouté par nous DJ. B.), avoir un correspondant n’est pas du tout anodin (…) Je ne sais pas jusqu’où allaient ces relations, voire cette collaboration avec les « services » mais on peut effectivement s’interroger sur ce point ».

Selon la DCRI, c’est à partir de cette période que Mohamed Merah effectuera des voyages dans différents pays « suspects », dont l’Algérie en 1910 où il aurait fréquenté l’école coranique dans la ville de Mouzaya, wilaya de Blida, puis une seconde dans la ville de Tizi-Ouzou ( !).

Le 15 juillet 2010, Mohammed Merah achète avec une carte bleue un billet aller-retour Paris-Damas pour un séjour prévu du 17 juillet 2010 au 17 septembre 2010. Mais la DCRI ne nous dit pas s’il a y a été ou pas.

Voici ce qui suit dans le paragraphe suivant et qui est mis entre guillemets : la reproduction des déclarations de la DCRI :

« En novembre 2007 (donc avant l’établissement de la fameuse fiche de la DCRG - NDR) Mohamed Merah assiste aux « Journées islamiques de formation en Catalogne. Le 15 juillet 2010, il achète (avec une carte bleue) un billet aller-retour Paris-Damas-Paris pour un séjour prévu du 17 juillet 2010 au 17 septembre 2010. Le 13 novembre 2010 il débarque à Kaboul. La police locale le contrôle le 22 novembre et le remet aux forces d’occupations (c’est-à-dire américaines – NDR) qui constatent que son passeport fait état d’un passage en Turquie, Syrie, Liban, Jordanie, Israël, Irak, Egypte.XXX» Il est expulsé d’Afghanistan par les autorités américaines (souligné par nous Dj. B.) et remis dans un avion pour la France le 5 décembre ».

Comment un individu touchant le RSA, et n’appartenant à aucun réseau, pourrait-il s’offrir ces voyages, si ce n’était grâce à la généreuse caisse noire de la DCRI ?

Cependant, à chacun des retours de ses « voyages », Mohamed Merah est dûment réceptionné et interrogé par la DCRI. S’il n’était pas indic, en vertu de quel droit ou de quelle loi une institution française, aussi secrète qu’elle soit, s’arrogerait-elle le droit d’interroger un citoyen sur ses voyages ?

Après les horribles faits de Toulouse et Montauban, on se rappelle  « subitement » que l’ex-Direction centrale des Renseignements généraux (DCRG) a émis, dès 2006, une fiche à son nom, une fiche « S » comme « Sûreté de l’Etat » le désignant comme « membre de la mouvance islamiste radicale » alors que jusque là rien dans l’itinéraire de Mohamed Merah ne justifiait cette fiche. Cette fiche « disparaît » subitement, ou alors elle n’a jamais existé puisque en 2006 il est avéré que Mohamed Merah n’a eu aucune activité justifiant ladite fiche.

Entretemps, il y eut un mensonge diffusé très officiellement par le très notoirement mensonger SIRPA. Le SIRPA (Le Service d'Informations et de Relations Publiques des Armées) est le service de communication des armées françaises, lié comme de bien entendu au DCRI et à la DGSE). Le SIRPA, en bref, se charge des opérations d’enfumage, auprès de l’opinion française et étrangère, qui consiste à exagérer le rôle positif de l’armée et de gommer les conneries (nombreuses) de cette dernière, à travers notamment « le rapprochement des médias avec l’armée » et la publication de magazines militaires élogieux quant à « la grande et noble mission de l’armée » : « Merah aurait tenté, en vain, d’intégrer l’armée de terre en France ». Le même SIRPA a plus tard démenti cette affabulation, mais longtemps plus tard, trop tard. Le mal était fait.  Mais le SIRPA ne pouvait pas commettre une erreur de ce calibre : c’était une fausse information délibérément diffusée en coordination ave la DCRI.

Un islamiste en Israël !

Aucun des Etats ci-dessus cités par la DCRI, sauf Israël,  ne forme de terroristes et n’ont aucun lien avec le terrorisme. Au contraire ils le subissent. Mais le voyage de Mohamed Merah en Israël ne le fut pas pour une quelconque formation terroriste, mais pour lui donner plus de crédibilité, une « franchise », face aux groupes djihadistes qui essaiment, grâce aux USA - géniteurs d’Al Qaeda -  dans le monde musulman. Sinon, comment Israël, c’est-dire le Mossad - meilleur service secret au monde - et le Shin Beit, service israélien de contre-espionnage hyper efficace, qui ont une relation à la Love story avec leurs « partenaires » français, auraient accordé un visa à Mohamed Merah au vu de sa fiche chez la DCRI ?

Cela confirme aussi, hélas, la complicité  - passive, certes - d’Israël dans la tuerie des écoliers juifs de Toulouse. 

La manipulation

De l’état d’indic à celui d’exécutant, il n’y a qu’un pas que le DCRI a allégrement fait franchir au pigeon Mohamed Merah.

Et c’est là que la DCRI commandita donc, l’exécution des 3 parachutistes l’assassinat d’enfants juifs à Toulouse et Montauban, en lui promettant faussement l’impunité. Cette affirmation n’engage, bien entendu, que l’auteur de ces lignes).

Pourquoi ? Pourquoi ?

Les raisons sont essentiellement de cette opération criminelle sont au nombre de deux :

1- L’échéance électorale qui se rapproche dangereusement : la campagne électorale a commencé le lundi 9 avril 2012, c’est-à-dire 1 mois avant les tueries. Même un profane n’aurait pas manqué de noter la proximité de ces dates. Rappelons-nous le propos de M. Christophe Barbier, cité en début d’article : « La seule chance pour Sarkozy de remporter cette élection réside dans un événement exogène à la campagne électoral, un  événement exceptionnel ou traumatisant ».

Tout est dit, ou presque.

2- Un mois avant le lancement de la campagne électorale, la situation de Sarkozy n’était guère confortable. Les électeurs voient en le président-candidat à sa réélection celui qui n’a jamais tenu ses promesses sur des sujets aussi sensibles que le pouvoir d’achat, le chômage et la précarité, entre autres. Pour faire diversion, il se devait d’être perçu comme un chevalier en croisade contre l’insécurité et le terrorisme - terrorisme qui, comme tout le monde le sait, ne peut être qu’arabe. N’oublions par que le nabot, avant d’être président de la République, fut ministre de l’Intérieur, c’est-à-dire premier flic de France, donc au fait des mécanismes de l’appareil policier, ce qui lui permit de gérer personnellement l’opération Merah.

3- Gagner, à travers le discours sécuritaire et une « compassion » envers les juifs, l’électorat juif sioniste, d’autant mieux que Sarkozy s’est révélé, durant tout son mandat présidentiel, plus pro-sioniste que le traditionnel larbin d’Israël : le P. S.

La « négociation »

Le Raid était parti pour tuer Merah et non pour négocier sa reddition. En effet, il était primordial qu’il se taise à jamais pour rompre définitivement les liens qui le rattachent à la  DCRI,  car :

1-     Lors d’une négociation, on doit mettre évidemment tous les atouts de son côté. Alors pourquoi le Raid n’a pas fait appel à la maman de Mohamed Merah, le lien filial étant parfois déterminant ?

2-     Si on voulait seulement « neutraliser » Mohamed Merah, pourquoi n’a-t-on pas fait usage de grenades asphyxiantes, procédé dont on use pourtant dans des cas véritablement désespérés comme lors d’une prise d’otages.

Conclusion

Résultats des courses :

1 – C’est l’extrême droite qui a le plus bénéficié de l’ « L’affaire Merah ». Ayant joué sur « La peur de l’étranger », thème traditionnel de l’extrême droite, - bien que Merah soir français,  celui-ci est de confession musulmane et d’origine algérienne - madame Le Pen a exploité cette affaire à satiété, ce qui n’est pas étranger à son ascension électorale de plus de 28 %.

2- L’électorat juif sioniste n’a pas suivi les recommandations de son lobby, le Crif (Conseil « représentatif » des Institutions juives) et a choisi la fidélité à son allié traditionnel le P. S. représenté par François Hollande.

3- Par ailleurs, pour l’Etat hébreu, plus il y a de juifs assassinés, plus elle a raison de culpabiliser les Arabes - ici en la personne de Mohamed Merah – et plus elle justifie ses crimes dans les territoires palestiniens occupés.

4 – Pourquoi Sarkozy, qui piétinait allégrement les institutions de la République, a-t-il refusé de fournir au Sénat - qui les a instamment demandées – les vidéos des tueries qu’aurait filmées Merah et les vidéos contenant les images de l’assaut du Raid contre le domicile de Merah. S’il n’avait rien à cacher, pourquoi ne pas livrer ces vidéos au Sénat ?

 


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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 17:58

Par Almounadil

 

Dessin antisémite ou tempête dans un verre d'eau?
Ce dessin d'un caricaturiste du journal Le Droit au Canada évoque une rentrée parlementaire délicate au parlement fédéral qui siège à Ottawa. Chacun comprend en effet aisément la symbolique du panneau de signalisation bien en évidence sur le dessin.
Pourtant, certains ont été scandalisés par ce dessin,  tel ce Frank Dimant qui a même affirmé même qu'il est "dégoûtant".
Frank Dimant n'est autre que le vice président du B'nai Brith Canada, une espèce de société maçonnique (réservée exclusivement aux Juifs) spécialisée dans l'endoctrinement et le lobbying, et ce qu'il trouve dégoûtant dans ce dessin, c'est qu'il fait selon lui appel à un stéréotype antisémite qui voudrait que les Juifs exercent un contrôle sur le parlement canadien.
On peut voir en effet, sur le cadran d'une horloge qui rappelle un peu Big Ben à Londres, quelque chose qui ressemble à une étoile de David. Cette horloge se trouve sur la Tour de la Paix qui est, on le voit sur le dessin, surmontée du drapeau canadien.

Et donc, là où tout le monde ne voyait qu'un drapeau, le B'nai Brith en a vu deux.

Le dessinateur, Guy Badeaux, s'est défendu de toute intention antisémite, expliquant qu'il représente ainsi cette horloge depuis des années: il trace rapidement en le simplifiant le motif qui orne le cadran de l'horloge de la dite Tour de la Paix.
Le Droit n'a pas l'intention de retirer le dessin du site de Cyberpresse, disant qu'il s'agit là «d'une tempête dans un verre d'eau.»
Ci-dessous, le fameux motif en question.


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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 20:00

 

La fête nationale du 14 juillet est pour chaque républicain la fête de la liberté, du renversement de la tyrannie et de l’abolition des privilèges dont le symbole est la prise de la Bastille. C’est pourquoi il est particulièrement choquant de voir Nicolas Sarkozy défigurer ce grand symbole national dans le seul but de se mettre personnellement en valeur en conviant autour de lui, lors des cérémonies du 14 juillet des chefs d’Etat africains accompagnés d’unités militaires, dont certains oppriment leurs peuples depuis des décennies et les laissent croupir dans la misère, tout en accumulant pour eux-mêmes et leurs entourages, des privilèges exorbitants.

Par Philippe Lecreux, Gilles Bachelier, Claude Beaulieu Comité Valmy 

L’Afrique est un continent riche, notamment de matières premières, avec des populations misérables qui manquent de tout. La vérité est que ce continent est victime d’un pillage éhonté de la part des multinationales occidentales avec la complicité des dirigeants de ces pays et de nos propres dirigeants.

Le Comite Valmy souhaite en cette occasion manifester sa profonde solidarité avec les peuples africains privés de démocratie et de leurs richesses, condamnés a la misère, à l’oppression et souvent a l’émigration. Il est grand temps de mettre fin au scandale de la françafrique en poursuivant et en achevant l’œuvre de décolonisation entamée à juste titre par le général de Gaulle. Il est en effet essentiel que les peuples africains des pays qui furent les anciennes colonies du capitalisme français, puissent conquérir enfin, la maîtrise totale de leur destin, de leur souveraineté et de leurs richesses naturelles. Le peuple de France est lui aussi engagé dans un combat pour la liberté, l’indépendance et la démocratie, son soutien aux peuples africains en marche vers leur émancipation est naturel et nécessaire car le combat de nos peuples est interdépendant, profondément solidaire. Il est par ailleurs, conforme aux principes de liberté, d’égalité et de fraternité que la nation développa lors de la Révolution française et qu’elle commémore chaque 14 juillet.

Selon notre comité, il est souhaitable que se renforcent des liens sincères d’amitié durable entre le peuple de France et les peuples francophones d’Afrique autrefois colonisés par la France.

 

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 16:47

 

Caricature mise en ligne par Suzannah Horowitz

 

 

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 19:35

 

 

Sur sa page FaceBook, Frédéric Lefebvre chante les louanges de Nicolas Sarkozy, en honneur du troisième anniversaire de sa présidence. «3 ans essentiels pour la France qui ont révélés (sic) un grand Président! Un Président au rendez vous de l'histoire ; Nicolas Sarkozy dès le début de son mandat a imprimé sa marque en Europe, a marqué le retour de la France sur la scène internationale et avec la crise a montré la voie permettant à notre pays de s'en sortir mieux que les autres. Efficacité, humanité et vérité. La France retrouve ses couleurs !»

Un grand président: à peine installé dans ce qui n'était encore qu'un fauteuil présidentiel, mais destiné à se muer en trône d'autocrate, Nicolas Sarkozy hume l'air des temps. Avec un flair sans pareil, il pressent le prochain éclatement d'une crise financière (que certains Cassandre économistes annonçaient déjà) et il crée le paquet fiscal, vidant substantiellement les poches de l'état au bénéfice des Français les plus riches.

Un président au rendez-vous de l'histoire: 8 août 2008 Nicolas Sarkozy assiste à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, après avoir annoncé sa participation par un communiqué honteux, publié en douce. Il s'asseyait ainsi sur la promesse de subordonner sa présence à la tenue de pourparlers sincères entre les dictateurs chinois et le Dalaï lama…

Un président qui dès le début a imprimé sa marque en Europe: aux lendemains de sa mémorable soirée au Fouquet's, ses prétentions, et son sans-gêne indisposent les dirigeants européens, avant de les faire rire.

Un président qui a marqué le retour de la France sur la scène internationale: quoi qu'il ait longtemps critiqué le président Obama, vexé du peu de cas que celui-ci faisait de lui, il a fini par obtenir à l'usure son invitation à la Maison Blanche. De même qu'ayant fourni assez de gages de servilité aux Chinois (refus de recevoir le Dalaï lama) il obtient de ceux-ci la grâce d'un séjour officiel touristique en signe de réconciliation.

Un président qui pendant la crise a montré la voie permettant à notre pays de s'en sortir mieux que les autres: après qu'il ait proclamé la mise sous contrôle de la finance, on constate que les seules mesures prises se résument à avoir légèrement égratigné quelques bonus de banquiers. Grâce aux mécanismes de protection sociale dont notre pays bénéficiait avant son élection, et qu'il n'avait pas encore eu le temps de détruire complètement, le choc de la crise a été un peu moins brutal chez nous qu'ailleurs. La France n'en est pas encore au point de la Grèce, mais Nicolas Sarkozy a bien compris le message des terroristes des marchés financiers: son gouvernement prépare la rigueur. À l'aune de ce qu'a été depuis le premier jour sa présidence, il est à prévoir que le poids en sera supporté par les couches moyennes et les gens modestes.

Efficacité: la diminution de la TVA pour les restaurateurs a permis une chute spectaculaire du chômage, chaque Français trouve désormais sa poule au pot du dimanche au restau.

Humanité: le président prend soin de sa famille, il a été très affecté de ne pouvoir faire élire son fils à la tête de l'EPAD, à cause des mauvaises langues.

Vérité: il n'a rien à cacher sur le Karachigate, qu'est-ce que vous voulez qu'il dise là-dessus?

Merci de tous ces bienfaits, M. le Président, ces trois ans inoubliables ont dû vous épuiser. Aussi, nous comprendrions parfaitement que vous nous annonciez ce soir votre démission immédiate, et nous pourrions changer de république tout de suite…

 

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 14:50

 

 

« Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance » . Abraham Lincoln

 


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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 19:26

 

 

 

Un rapport de l’ONG Greenpeace révèle que le groupe privé Koch Industries, qui exploite des raffineries et des pipelines de pétrole, a versé plusieurs dizaines de millions de dollars à des groupes afin que ceux-ci publient et disséminent des « informations erronées et destinées à tromper le public ».

 

 

Par Gregor Seither - IES News Service

 Plus de 35 groupes proches de la droite conservatrice et du mouvement libertarien aux Etats-unis et en Europe ainsi que 20 députés et sénateurs des Etats-unis ont ainsi reçu d’importantes sommes en paiement de leurs services afin qu’ils défendent le développement des extractions de ressources fossiles et désarment la critique vis-à-vis des impacts de ces carburants fossiles sur l’environnement en particulier et le climat en général. Certains de ces groupes se sont présentés comme des « Groupes de chercheurs indépendants » alors que le plus gros de leurs « études » se contentaient de recopier les données fournies par les cabinets de conseil en communication payés par Koch.

Selon Greenpeace, entre 1997 et 2008, Koch Industries a versé près de 50 millions de dollars à des groupes mettant en doute le réchauffement climatique ou l’impact humain sur le climat. Entre 2005 et 2008, Koch a versé 25 millions de dollars à des groupes dénonçant la « menace des écologistes », le « mensonge du changement climatique » ou encore « la promotion d’une vision constructive du développement industriel dans les écoles ». C’est trois fois plus que les sommes versées par la société pétrolière ExxonMobil aux climato-sceptiques.

Koch a également versé 6 millions de dollars aux mouvements politiques US favorables à l’exploitation du pétrole dans les Réserves Naturelles en Alaska ou s’opposant au réchauffement climatique. Enfin, 40 millions de dollars ont été investis dans des actions de lobbying direct en faveur de l’industrie pétrolière et de l’usage des carburants fossiles.  Koch a ainsi financé un lobby anti-Transports en commun très actif aux Etats-unis au nom du slogan « La voiture individuelle, synonyme de liberté. »

 

 

 


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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 13:10

 

 

   

La monarchie est une institution décadente et inutile. Les discours du 21 juillet et de la Noël (des marronniers, dans le jargon journalistique), les voyages officiels à l'étranger, les visites de compassion sur les lieux des catastrophes, bref tout ce qui rend le roi des Belges et sa famille sympathiques aux yeux de leurs "sujets" n'est pas l'apanage de la monarchie : le président de la république italienne, celui de l'Allemagne ou celui de la confédération suisse, par exemple, s'acquittent tout aussi bien de ces "devoirs".


 

Par Jean-Marie Dermagne

 « Mais en cas de crise ‘à la belge’? » : selon les thuriféraires de la monarchie (dans les rangs desquels on trouve surtout des Bruxellois francophones, mais fort peu de Wallons et quasiment plus de Flamands), lorsque le gouvernement chute ou lorsque les élections révèlent des forces centrifuges, rien de tel que l'autorité morale d'un roi "au-dessus de la mêlée". Paradoxalement, tout le monde admet que cette autorité est purement symbolique et même factice : sous couvert de décisions royales, ce sont tout de même les partis politiques prêts à gouverner qui soufflent les solutions au palais. Les médias jouent les dupes, c’est tout. Quant à l’élévation par dessus de « la mêlée », cet attribut royal est loin d'être incontestable : longtemps les socialistes l'ont dénié avec virulence, avant de virer leur cuti pour des raisons dont personne n'ignore qu'elles sont tactiques. Même chose chez les écologistes qui se sont courbés par opportunisme, malgré un vote républicain d’une assemblée générale célèbre et, en théorie, souveraine chez eux. Côté flamand, n'en parlons même pas : la monarchie a toujours été considérée comme francophone et catholique. Pour assumer avec sagesse le rôle de chef de l’Etat, il y a, des deux côtés de la frontière linguistique, des femmes et des hommes dont l’envergure est telle qu'aucune des grandes communautés ne crierait au scandale si une telle personnalité était portée à la présidence de la république belge. Herman Van Rompuy est devenu président européen sans que ses concitoyens francophones n'y trouvent absolument rien à redire : pourquoi ne pas en faire un jour un président de Belgique, si celle-ci résiste encore quelques années aux poussées séparatistes. Il y a belle lurette que les Wallons et les Bruxellois francophones ont renoncé à exiger que le Premier ministre soit choisi dans leurs rangs : comme le chef de l’Etat a beaucoup moins de pouvoirs que le chef du gouvernement,  tous se plieraient sans doute à la loi de la majorité linguistique. Et si, le moment venu, on ne trouve personne à l’aura incontestable dans l'une des deux grandes communautés, il se trouvera bien un représentant de la petite communauté germanophone pour sortir le pays de l'impasse. Au moins y aura-t-il, dans tous les cas, élection  - par le parlement - et ça présente moins de risques que la filiation et la génétique ! 
 
« Si un président sage et bi(ou tri)lingue a les mêmes ‘ vertus’ qu'un roi modéré, pourquoi tout chambouler pour remplacer le second par le premier ? » objecteront les pragmatiques. C'est tout simple : parce que tous les pouvoirs émanent de la Nation, non de l'hérédité. Aussi parce que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ces deux principes, ajoutés à quelques autres du même ordre, devraient avoir enterré le régime monarchique depuis des lustres car, quoi qu’en disent certains, monarchie et démocratie sont antinomiques, comme on l’enseigne depuis Platon ! Que le roi soit ‘constitutionnel’ bride certes ses pouvoirs mais ne dissout pas l’antagonisme ! Ajoutons à cela que le régime constitutionnel  en place accorde au monarque des privilèges insensés, comme l'inviolabilité de sa personne qui l’autoriserait, par exemple, à frauder le fisc ou à pratiquer la traite des êtres humains, sans encourir le moindre risque pénal. Et cette inviolabilité du roi profite, de facto, à ses enfants qu'on n'a jamais vu comparaître devant un tribunal (sauf comme témoin) alors que, si l’on en croit la presse, ils ont pu, comme tout un chacun, faire l’objet de constats d’excès de vitesse au volant…  
 
Si l’argument démocratie doit suffire à sceller le sort d'un régime hérité de l'antiquité et du moyen-âge, l'argument prosaïque du coût du régime monarchique n'est pas à balayer d'un revers de la main comme le font tous les courtisans. Sur ce terrain, la sempiternelle comparaison avec le régime français est à éviter car la Vème république est quasi impériale et le côté « bling-bling » du  locataire actuel de l’Elisée coûte très cher aux contribuables de l’hexagone. Comparons ce qui est comparable : la monarchie belge est nettement plus coûteuse pour les finances publiques que les présidences suisse, autrichienne, allemande ou tchèque, entre autres. Le roi en exercice perçoit une colossale dotation mais aussi chacun de ses trois enfants et, cerise sur le gâteau royal, également la veuve de son prédécesseur ! 
 
Ceux qui, en Belgique, plaident pour conserver au roi son "pouvoir d'influence" ne sont pas tous indemnes du soupçon d’y avoir quelque intérêt personnel : ils ont en général l'oreille du souverain et peuvent, en cas de besoin, orienter le cours des événements. Comme les maires du palais chez les Mérovingiens,  en quelque sorte… Difficile, dans un régime qui se dit démocratique, de vanter, sans un brin d’incohérence, le caractère bénéfique d'un pouvoir d'influence c'est-à-dire, pour l'essentiel, d'un pouvoir occulte. Les politiques (ou les constitutionalistes) qui  n’ont pas leurs entrées à la cour prêchent souvent, quant à eux, pour l'avènement d'une monarchie belge  ‘à la suédoise’.  Dans l’esprit de beaucoup,  ce serait, comme le dénoncent leurs adversaires, une transition douce et diplomatique vers la république. Pourquoi cette frilosité dans le changement institutionnel, même chez ceux qui, en privé, avouent une fibre républicaine pure et dure et une crainte que le prochain roi ne soit pas aussi modéré et effacé que son père… Sans doute, par la peur, qui existait déjà en France en 1789, de subir, d'une façon ou d'une autre, un veto royal !  Qui veut rester ou devenir ministre se dit in petto qu’il est prudent de conserver une déférence de façade. Mais personne n'est dupe : la monarchie protocolaire est, pour les timides qui ont intériorisé la condition de sujets ou les ambitieux pressés, le cache-sexe de la république.  





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