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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 14:02
La ville d’Avignon impose l’inhumation des musulmans dans des « cuves bétonnées »
L'Hôtel de Ville d'Avignon (DR)
L'Hôtel de Ville d'Avignon (DR)

Par  Mediaterrannée   
Les musulmans d’Avignon sont sous le choc devant une décision municipale imposant l’inhumation dans des cuves en béton entreposées sur les carrés réservés aux citoyens de cette confession.
Le texte daté du 1 février 2012 du Bureau des Cimetières qui fixe les tarifs applicables suite à ces aménagements "de cuves bétonnées des carrés 30 et 31", soit un minimum de 1332,15 euros pour une «place » et 894 euros pour enfant sur la concession décennale, suscite indignation et colère dans la communauté.
Président de l’association « Amitiés et entraide Françe Algérie », Benyoucef Hamroun se dit consterné devant cette pratique. «Ces concessions sont accordées depuis 1977. Nous nous sommes conformés la règle d’inhumation dans un cercueil prévu par la législation française de la santé, mais pourquoi imposer subitement une cuve en béton en plus ? », s’interroge-t-il, rappelant que « le rite musulman préconise que le corps soit inhumé en pleine terre ».
Aucunement sollicitées pour donner leur avis, ni même informées de la décision, les associations cultuelles et autres ont fait cette découverte lors de cérémonies d’inhumation. Elles ont alors tapé à toutes les portes de l’Administration à la recherche des fondements légaux de cette décision.
De la préfecture au Ministère de l’Intérieur et du Culte, aucune trace d’un texte de loi justifiant ce bétonnage des corps enfermés dans des cercueils réglementaires. Les dirigeants associatifs s’entendent dire en revanche que dans tous les cas, la mesure doit faire l’objet d’un arrêté municipal rendu public par affichage. Démarche qui fait curieusement défaut.
Concernée pourtant au premier chef, la maire d’Avignon, Marie-Josée Roig (UMP, droite) renvoie quant à elle tout simplement sur l’élu délégué aux cimetières.

Vécue comme une provocation...

« Nous sommes finalement confrontés à ce qui serait une initiative d’un fonctionnaire, qui aurait décidé des aménagements de cuves en béton et de fixation de nouveaux tarifs passant de 162 euros à 1332,15 euros ! Mais personne n’y croit vraiment », résume Benyoucef Hamroun.
De son côté, incapable de justifier la mesure, l’élu zélé, et qui plus est d’origine marocaine, donne le sentiment d’être manipulé dans le contexte électoral des législatives.
« Cette décision est vécue comme un rejet et une provocation autour du thème sensible des rites funéraires. Elle a été prise dans le contexte de stigmatisation sur le thème de la viande halal et autre et a été maintenue », commente le dirigeant associatif.
Résultat : la tension monte dans la communauté musulmane d’une ville « très très à droite », où le Front National caracole régulièrement avec des scores record (20,51% pour Marine Le Pen au premier tour des présidentielles 2012).
Ainsi, dans la « cité des Papes », décorée aux couleurs de la droite et de son extrême, le bétonnage funéraire au prix fort de corps de musulmans n’est sûrement pas sans lien avec la politique… de bas étage.


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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 17:13

Pour avoir accusé Claude Guéant de nous ramener « à des idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration », le député Serge Letchimy pourrait être exclu temporairement de l’Assemblée nationale. Face à une droite française revenant vers ses tropismes racistes fondateurs, l’heure ne doit plus être à la réprobation silencieuse mais à la mobilisation résolue contre le racisme et toutes ses déclinaisons.


 

Par Mireille Fanon-Mendès France, présidente de la Fondation Frantz-Fanon

La polémique autour des propos de Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, sur la hiérarchie des civilisations est l’expression de la grave crise morale traversée par la classe politique française. Face à une déclaration scandaleuse, il ne s’est trouvé qu’un seul député pour crier son indignation. Serge Letchimy, député de la Martinique, est cloué au pilori parce qu’il aurait évoqué les camps de concentration, lieu ultime de la barbarie, en tant que conséquence tragique d’une idéologie européenne. Pourtant, qu’y a-t-il de choquant dans la déclaration du député ? Le fait qu’il ait osé évoquer le génocide des juifs d’Europe perpétré par des Européens pour illustrer la continuité et la prégnance d’une certaine idéologie occidentale ? Ou qu’il ait accusé le ministre de l’Intérieur de racolage des voix d’extrême droite ?

Au-delà des contorsions rhétoriques et des manœuvres électoralistes, ce que révèle la polémique autour des déclarations du ministre de l’Intérieur est la nature réelle d’une élite de pouvoir qui n’hésite plus à exprimer un discours de haine dont la cible prioritaire est l’islam et les musulmans. Face à une crise qu’elle est bien incapable de juguler et au creusement, sans précédent, des inégalités dont elle est responsable, une partie non négligeable de la droite française revient vers ses tropismes racistes fondateurs. Le calcul électoraliste, froid, qui consiste à tout faire pour capter un électorat sensibilisé par des années de matraquage médiatique au discours de peur et de haine du populisme démagogique n’est pas la seule explication.

Une seule civilisation, celle de l’humanité toute entière

Les élites politiques françaises, et la droite n’est pas seule en cause – tant est engagée la responsabilité du Parti socialiste –, n’ont jamais reconnu l’héritage raciste et colonial de la République. Et qu’on ne vienne pas parler de repentance ou d’autoflagellation ! Il s’agit du courage de regarder l’histoire en face, sans faux-fuyants ni mystification politicienne. Le déni et l’occultation expliquent pour une large part la renaissance du discours essentialiste et les tentatives de réécriture d’une histoire mythifiée. Les soubassements de l’idéologie raciste et suprématiste, dont le nazisme a été une évolution naturelle, sont intacts.

C’est sur ces bases que se construit méthodiquement le discours de l’islamophobie. La stigmatisation de l’islam et des musulmans derrière des proclamations lénifiantes est assumée au nom de la lutte contre les intégrismes et une instrumentalisation de la laïcité comme moyen d’exclusion. Personne n’est dupe et tous lisent clairement les intentions de dirigeants politiques dont le cynisme n’a d’égal que l’irresponsabilité. De dérapages calculés en petites phrases lourdes de sens, le ministre de l’Intérieur, avec d’autres figures de ce courant, assume la dérive du sarkozysme – déclinaison locale du néo-conservatisme américain – vers les régions les plus sinistres d’une idéologie à l’exact opposé des valeurs universelles proclamées par la République. En réactualisant l’inepte théorie de la guerre des civilisations, ce ministre réinjecte effectivement dans le débat politique des notions en vigueur au cours des heures les plus sombres de l’histoire de France.

Devant ces attaques frontales contre les plus hautes valeurs de l’universalisme et contre l’esprit de ce que fut la Résistance française, l’heure n’est plus aux atermoiements ni à la réprobation silencieuse. La mobilisation résolue contre le racisme et toutes ses déclinaisons est plus que jamais la priorité pour tous ceux qui veulent une France en paix avec elle-même et dans laquelle l’ensemble des citoyens, athées ou de toutes confessions, peuvent se reconnaitre dans le respect, l’égalité et le droit. L’islam et les musulmans autant que les autres. Les esprits retors au service du racolage politique le plus éhonté peuvent vociférer et occuper le champ médiatique, ils ne parviendront pas à modifier le cours de l’histoire. Il n’y a pas de civilisation supérieure ou de civilisation inférieure, il n’y a qu’une seule civilisation, c’est celle de l’humanité tout entière.

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Mireille Fanon-Mendès France - dans Racisme - Xénophobie
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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 18:07

Le président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer a indiqué qu’il réunira le bureau de l’Assemblée suite à la demande de sanctions de l'UMP contre Serge Letchimy, député de Martinique, qui a refusé le petit arrangement des excuses, après sa question au gouvernement du 7 février dernier.

Les sanctions du bureau peuvent être importantes : censure (condamnation publique des propos), suspension plus ou moins longue des indemnités parlementaires et, au maximum, exclusion temporaire de l’Assemblée...
J'adhère au discours de Serge Letchimy et trouve sa réaction parfaitement appropriée suite aux déclarations du ministre Guéant. Serge Letchimy n'a pas à s'excuser. Je demande que toute sanction soit abandonnée et que sa liberté de parole soit respectée.


 

Serge Letchimy, interroge le premier ministre, sur les propos de C. Guéant (séance des questions au gouvernement, Assemblée Nationale, 7 février 2012)...


M. le Premier ministre,

Nous savions que pour M. Guéant, la distance entre « immigration » et « invasion » est totalement inexistante, et qu’il peut savamment entretenir la confusion entre civilisation et régime politique.
Ce n’est pas un dérapage !
C’est une constante parfaitement volontaire !
En clair : c’est un état d’esprit et c’est presque une croisade!
M. Guéant, vous déclarez, du fond de votre abîme, sans remords ni regrets, que «toutes les civilisations ne se valent pas». Que certaines seraient plus « avancées » ou « supérieures » à d’autres.

Non, M. Guéant, ce n est pas du bon sens» !
C’est simplement une injure faite à l’homme !
C’est une négation de la richesse des aventures humaines !
Et c’est un attentat contre le concert des peuples, des cultures et des civilisations !

Aucune civilisation ne détient l’apanage des ténèbres ou de l’auguste éclat !
Aucun peuple n’a le monopole de la beauté, de la science, du progrès, et de l’intelligence !

Montaigne disait que « Chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition ».
J’y souscris.
Mais vous M. Guéant, vous privilégiez l’ombre !
Vous nous ramenez, jour après jour, à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration, au bout du long chapelet esclavagiste et colonial.
M. Guéant le régime nazi, si soucieux de purification, si hostile à toutes les différences, était-ce une civilisation ? La barbarie de l’esclavage et de la colonisation, était-ce une mission civilisatrice ?
Il existe, M. le Premier Ministre, une France obscure qui cultive la nostalgie de cette époque que vous tentez de récupérer sur les terrains du Front National.

C’est un jeu dangereux et une démagogie inacceptable.
Mais, il en existe une autre vision : celle de Montaigne, de Montesquieu, de Condorcet, de Voltaire, de Schœlcher, de Hugo, de Césaire, de Fanon, et de bien d’autres encore !
Une France qui nous invite à la reconnaissance que chaque homme,...

M. Letchimy est alors censuré par le président de l’Assemblée.

Voici la fin de son intervention...

Une France qui nous invite à la reconnaissance que chaque homme,dans son identité et dans sa différence, porte l’humaine condition, et que c’est dans la différence que nous devons chercher le grand moteur de nos alliances !

Alors M. le premier ministre : Quand, mais quand donc votre ministre de l’intérieur cessera t-il de porter outrageusement atteinte à l’image de votre gouvernement et à l’honneur de la France ?


Premier(e)s signataires:
Veronika Daae (Association des Communistes Unitaires), Jean-François Lafontaine ( Directeur de cabinet du Président du Conseil Régional de Martinique) , Martine Rainaud ( Militante FASE 33310 Lormont), Raoul Marc Jennar ( Essayiste, Mosset (66)), Myriam Martin (NPA), Olivier Le Cour Grandmaison ( Universitaire), Elodie Vieille-Blanchard ( Les Alternatifs), Patrick Braouezec ( Député), Francine Bavay (conseillère régionale IDF), Roland Mérieux ( Les Alternatifs), Janie Arneguy (Les Alternatifs Nîmes), François Simon ( vice-président région Midi-Pyrénées, EELV), Jacqueline Fraysse (Députée), Etienne Adam ( FASE Basse Normandie), Françoise Diehlmann (Conseillère régionale EELV, Ile de France), Jean-Marie Harribey (Professeur, Economiste atterré), Geneviève Azam (ATTAC), Patrick Le Hyaric ( directeur de L'Humanité, Député européen, Vice président du groupe Gauche unitaire européenne au parlement européen), Pénélope Komites (PS, maire-Adjointe en charge des solidarités, Paris), Mathieu Colloghan (Artiste peintre, Montreuil), Yannis Youlountas (écrivain, journaliste Siné-Mensuel), Xavier Marchand ( FASE Languedoc-Roussillon)

 

Soutien total à M. Letchimy


 

Signer la pétition   -   Voir les signataires

 



Secrétariat signatures : contact@soutenirsergeletchimy.fr

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 08:48

Ce lundi à Marseille, près de 70 personnes - pieds-noirs, élus et militants FN - ont manifesté contre le film de Rachid Bouchareb.

Des manifestants contre le film "Hors la loi", à Marseille le 20 septembre 2010 (Jean-Paul Pelissier/Reuters).

 

(De Marseille) Plus de 70 militants nostalgiques de l'Algérie française étaient présents dans la soirée du lundi 20 septembre devant le cinéma Pathé Madeleine à Marseille, dans le IVe arrondissement.

Rassemblés sous une banderole « Financement français pour film anti-Français », pieds-noirs et militants d'extrême droite - dont six élus locaux du Front national - ont manifesté contre l'avant-première nationale du film de Rachid Bouchareb « Hors-la-loi », à l'aide de drapeaux tricolores et de pancartes.

Mais c'était sans compter la participation surprise du Parti des Indigènes de la République (PIR), la seule organisation ayant décidé de contremanifester et de brandir les affiches « France libérée, Algérie massacrée » en référence au massacre de Sétif, mais aussi « Coloniser = Exterminer ». Provoquant l'ire et les sifflets des anti-Bouchareb, ces derniers ont alors fondu sur les militants du PIR en provoquant bousculades et invectives musclées.

Un conseiller FN : « Ce ne sont que des Français de papier »

Commencent alors cinq minutes surréalistes à l'ambiance de pogrom, durant lesquelles la dizaine de policiers gardant l'entrée du cinéma s'interpose entre les groupes afin de maîtriser la situation. Puis la foule scande « OAS ! OAS ! » et « FLN, assassins ». Et d'autres renforts de police arrivent.

À cet instant, la petite rue du Bosquet incarne à elle seule la plaie mémorielle béante de la guerre d'Algérie. « Regardez ce qu'on nourrit », lâche dédaigneusement une vieille femme peroxydée portant une pancarte autour du coup sur laquelle sont imprimées d'atroces photos de tortures attribuées au FLN, en pointant un militant du PIR.

« Ce ne sont que des Français de papier », dit Stéphane Ravier, conseiller municipal FN de la ville de Marseille. « Sans les policiers, on les aurait bousillés », se vante encore un militant du Bloc identitaire auprès de ses camarades.

Dans le groupe, les propos racistes s'enchaînent, avant que ne soit entonné « Le Chant des Africains ».

Les Indigènes : « Nous nous devions d'être là »

Tarek Klabi, porte-parole marseillais du PIR, s'explique :

« Nous étions déjà venus pacifiquement à Cannes alors que des membres de l'UMP défilaient avec ceux du FN. Nous sommes revenus pour soutenir ce film. Ce sont les partisans de l'Algérie française qui sont venus nous charger et nous insulter en premiers.

Tout ce que nous voulons, c'est que les faits historiques réels soient la seule base d'échange et non pas les interprétations politiques. Nous sommes un parti anticolonialiste et nous nous devions d'être là. »

L'événement avait été annoncé et organisé par Patrick Mennucci, vice-président PS de la région Paca, délégué à la culture.

Mennucci à un pied-noir ultra : » Je vous emmerde »

C'est l'arrivée de l'ancien directeur adjoint de la campagne de Ségolène Royal qui provoquera la deuxième vague d'agitation. Accueilli sous les cris de « Mennucci, fellagha », il se retrouve, à l'entrée du cinéma, face à Hervé Lacolonge-Naas, un ancien détenu de l'OAS affirmant avoir connu, avec Jean Bastien-Thiry et Roger Degueldre, les couloirs de la mort.

Le pied-noir ultra interpelle le socialiste. Patrick Mennucci lui répond : « Je vous emmerde. » Il est à noter que, sur place, Marie-Claude Aucouturier, Elisabeth Philippe et Hubert de Mesmay, trois conseillers régionaux FN, ont été unanimes pour condamner durement le film. Mais ils ont également déclaré tous trois… ne l'avoir jamais vu.

Un contremanifestant isolé n'appartenant pas au PIR conclut :

« Moi, tout ce que je souhaite, c'est qu'en France on puisse librement aller voir un film au cinéma, qu'il soit bon ou mauvais. »

Photo : des manifestants contre le film « Hors la loi », à Marseille le 20 septembre 2010 (Jean-Paul Pelissier/Reuters).

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

 

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 19:33
Mis en ligne par Suzannah Horowitz - Dimanche 11 juillet 2010 

La politique anti-roms,a destruction du quartier du Hanul à Saint-Denis (6 juillet 2010),un rassemblement explosé par les "forces de l'ordre qui règne" et de l'arrestation de 24 soutiens, amenés de Saint-Denis à Bobigny dans la nuit du 8 au 9 juillet 2010.Un des interpellés s'est fait tabasser et embarqué inconscient par les flics alors qu'il photographiait les personnes embarquées dans la "bétaillère". Mis en garde-à-vue, il a été inculpé pour "entrave" (!!!) et passera en procès en septembre...

Ci-après, un tract distribué par des habitant-e-s du Hanul et leurs soutiens dimanche matin au marché de Saint-Denis :
Hanul-St-Denis-juillet-2010.JPG

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 21:13

 

 

À presque un mois du coup d'envoi de la Coupe du monde de football, la police sud-africaine a a déjoué un projet d'attentat de l'extrême droite blanche contre des quartiers noirs. Cinq personnes ont été arrêtées.

 

 

Par AFP

Mis en ligne par Suzannah Horowitz sur procuration de Djamal Benmerad

La police sud-africaine a annoncé vendredi l'inculpation pour terrorisme de cinq extrémistes blancs soupçonnés d'avoir projeté des attentats à la bombe contre des townships noirs.

Sept hommes ont été arrêtés fin avril à Phalaborwa, aux portes du parc national Kruger (nord-est), après la profanation de la tombe d'un haut responsable noir, a indiqué à l'AFP Musa Zondi, porte-parole des Hawks (Faucons), l'unité d'élite de la police criminelle.

Lors de l'interrogatoire, "ils nous ont orientés vers leurs autres activités et vers une cache d'armes et d'explosifs", a-t-il précisé. "Ils voulaient notamment poser des bombes dans des zones où vivent des Noirs."

"Les sept ont été inculpés pour terrorisme mercredi de la semaine dernière, mais les charges ont été retirées aujourd'hui (vendredi) contre deux d'entre eux", a-t-il précisé.

Jeudi, le ministre et le chef de la Police avaient annoncé l'arrestation de plusieurs extrémistes, liés à des projets d'attentats contre des Noirs, dans trois provinces du pays, dont celle du Limpopo où se situe Phalaborwa.

"A ce stade de l'enquête, nous n'avons pas établi de liens" entre les suspects du Limpopo et d'autres groupes, a précisé le porte-parole des Hawks. "Ils travaillaient de leur côté".

M. Zondi a assuré ne pas savoir si le projet d'attentat était à un stade avancé. "Mais nous prenons au sérieux toute menace", a-t-il dit.

De son côté, le chef de la police nationale Bheki Cele a précisé lors d'un point-presse au Cap, qu'un individu arrêté à Pretoria dans ce cadre avait été libéré sous caution.

"Nous avons aussi arrêté des hommes de la ville du Cap qui sont suspectés de faire partie de commandos", a-t-il ajouté.


Ces arrestations ont lieu dans un contexte très délicat, un mois après le meurtre de l'extrémiste blanc Eugène Terre'Blanche qui avait exacerbé les tensions raciales en Afrique du Sud, seize ans après la chute de l'apartheid.

Ce fondateur de la formation d'extrême droite, le Mouvement de résistance afrikaner (AWB), a été battu à mort sur sa ferme le 3 avril. Deux ouvriers agricoles, qui s'étaient immédiatement rendus à la police ont été inculpés pour meurtre le 6 avril.

Pour Anneli Botha, spécialiste du terrorisme à l'Institut d'études de sécurité (ISS), il est cependant improbable que le meurtre d'Eugène Terre'Blanche déclenche un attentat de l'extrême droite pendant la Coupe du monde.

"Jusqu'à présent, l'extrême droite s'est concentrée sur la politique interne et non sur les événement internationaux comme la Coupe du monde. Tous les complots ont été dirigés à l'encontre du gouvernement ou certaines franges de la société et non de la communauté internationale", a-t-elle expliqué à l'AFP.

 

 

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 12:07

 




Mannequin et actrice, Sonia Rolland a semble-t-il tout pour être heureuse. Mais la jeune femme, qui a incarné le personnage de Léa Parker dans la série télé du même nom, n'a pas toujours vu la vie en rose. Celle qui est devenue Miss France 2000, vient de révéler au magazine Paris-Match, comment elle avait été victime du racisme "franchouillard".
 

 

sonia_roland.jpg

(Photo © Angeli)


Tout commence en 1989 lorsque sa famille quitte le Rwanda pour s'installer dans un "village près de Cluny". A cette époque, Sonia Rolland est une enfant. Elle a dû abandonner l'Afrique pour la France en raison de la guerre civile qui s'annonçait. Elle arrive dans l'Hexagone avec sa mère, d'origine rwandaise, quand son père, un Béarnais, reste sur place pour tenter de sauver son affaire (il est imprimeur).

"A Paris, en découvrant dans le métro les SDF par terre, je pense que l'état de guerre touche aussi la France. La nouvelle vie en Bourgogne, c'est le passage de l'ostracisme ethnique à un certain racisme franchouillard. Dans mon village près de Cluny, on a tendance à m'appeler Bamboula" raconte Sonia Rolland.

Lorsqu'elle devient Miss France, elle reçoit même "des lettres d'insultes, certaines emplies d'excréments". "Vous n'êtes pas représentative de la France, vous êtes une merde", voilà ce que découvre Sonia Rolland en lisant ces courriers.

Mais la jeune femme ne s'apitoie pas sur son sort et va de l'avant. En 2001, elle a créé une association Maïsha Africa pour venir en aide aux orphelins du Rwanda.
 

 

 


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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 22:30

 

 

Par Djamal Benmerad

Notre cher Jean-Marie Le Pen déclare de pas vouloir se présenter  aux prochaines présidentielles. Info ou intox ? Si cela se confirme, c'est que la copie fait mieux que l'original: Le Pen a jugé que Sarkosy fait mieux que lui ! Et nous lui donnons raison.          Le Pen peut prendre sa retraite : il a fait des petits genre Zemmour.


En attendant, JeanMarie Le pen  passe ses temps de loisirs auprès d'une niche où el prépare aux français Marine, une chienne de sa chienne.

 


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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 21:38

 

 

Personnage violent sous des dehors folkloriques, l’extrémiste Eugene Terre’Blanche, tué samedi à l’âge de 69 ans, a vainement consacré sa vie à la « défense » de la « suprématie blanche » en Afrique du Sud. Souvent vêtu de kaki, parfois d’un masque qui révèle des yeux bleus perçants, le leader du « Mouvement de résistance afrikaner (AWB) » n’a jamais caché son admiration pour Adolf Hitler. L’emblème de l’« AWB », composé de trois « 7 » en étoile, évoque la croix gammée sous l’aigle « nazi ».

 


Le leader d'extrême droite sud-africain et partisan de l'« apartheid », Eugène Terre 'Blanche


Taxant les dirigeants du « régime ségrégationniste » d’« apartheid » de « libéraux », Terre’Blanche plaidait pour la création d’un « Volkstaat », un territoire autonome pour les Afrikaners, les descendants des premiers colons européens qui parlent une langue dérivée du hollandais.

Après la libération du héros de la lutte « anti-apartheid » Nelson Mandela, il a tenté de faire dérailler la transition démocratique en organisant une série d’attentats meurtriers. Il assure alors, à propos des négociateurs : « Nous allons les frapper de toutes nos forces, violemment. Nous allons leur faire mordre la poussière. » A l’époque, son style flamboyant (il se déplace à cheval, entouré de sa garde) et ses qualités d’orateur lui valent une certaine notoriété.

Mais son caractère incontrôlable et sa violence revendiquée inquiètent même les partisans de l’apartheid. L’abolition du régime ségrégationniste et une peine de prison pour tentative de meurtre achèveront de le marginaliser.

Né le 31 janvier 1944 dans le village de Ventersdorp (nord-ouest), Eugene Terre’Blanche s’engage dans la police avant de reprendre la ferme familiale près de la bourgade, à une centaine de km à l’ouest de Johannesburg. En 1973, il fonde l’« AWB » avec six amis pour contrer « l’abandon » des intérêts blancs par le régime d’apartheid. Le mouvement sort de l’ombre en 1979, lorsque certains de ses membres enduisent un historien de goudron et de plumes. Depuis sa ferme, Terre’Blanche étend son influence, se rendant surtout dans les exploitations agricoles du nord du pays où il multiplie les discours enflammés en afrikaans.

Les autorités le surveillent de près et découvrent en 1982 une cache d’armes sur la ferme de son frère, qui lui vaut une condamnation avec sursis. En 1991, le dernier président de l’« apartheid », Frederik de Klerk, se rend à Ventersdorp. Les hommes de Terre’Blanche le défient : quatre personnes sont tuées dans les affrontements. Deux ans plus tard, l’« AWB » pénètre à bord d’un véhicule blindé dans le « World Trade Center » de Johannesburg, où se tiennent des négociations pour la transition. L’attaque sera vite contenue.

Mais, deux jours avant les premières élections multiraciales, en avril 1994, un attentat à la bombe de l’« AWB » dans le centre de la capitale économique fera neuf morts. La justice ne lui permettra pas de mettre d’autres attentats à exécution. En 2002, il est condamné à cinq ans de prison pour avoir battu à coups de barre de fer un vigile noir à qui il a causé des lésions cérébrales irréversibles.

Remis en liberté conditionnelle pour bonne conduite en 2005, Terre’Blanche tombe dans un oubli relatif, jusqu’à son meurtre samedi par deux de ses ouvriers agricoles. Il aurait refusé de leur verser un salaire mensuel de 300 rands (30 euros).

Auteur de diatribes contre le « pouvoir communiste noir », Terre’Blanche aimait dire : « Si Mandela ne nous donne pas notre + Volkstaat +, nous combattrons jusqu’à conquérir l’ensemble de l’Afrique du Sud. »

 

* Le titre est de nous Suzannah Horowitz

 


 


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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 13:26

 

Par La CeriseLibertaire

Tu as six ans aujourd’hui. Comme tous les enfants tu vis dans un monde qui est le tien et tu cherches à comprendre le monde des adultes.

Tu as entendus qu’il était normal que les français qui ont la peau marron, ils ont dis noire à la télé, doivent justifier leur identité à la police.

Tu sais que c’est vrai, parce que tu vois que les gens que la police arrête à l’entrée du métro ne sont pas les blancs. La police arrête les gens qui ont fait des bêtises. La police n’arrête pas ton papa mais souvent il doit montrer ses papiers pour dire qu’il est français.

 

Quand tu auras 16 ans ou 18 ans, tu devras le faire au nom de la faute de gens qui avaient une couleur qui n’était pas celle « officielle » de ton pays. Tu devras le faire parce que les adultes avaient trouvé cela normal.

Tu ne comprends pas car à l’école ils ont mis une plaque pour que l’on se rappelle une époque odieuse où certains enfants sont devenus juifs et que les nazis les ont tués.

Tu ne comprends pas car ta maîtresse a dit , qu’il y avait un pays ou pour être citoyen il fallait être blanc et que les autres pays l’avaient condamné et que les choses avaient changé.

 

Tu as six ans aujourd’hui et tu ne veux plus grandir.

Je te prie de croire que ceux qui ont dit cela ne gagneront pas.

 


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