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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 21:27

 

 

Par Suzannah Horowitz

Le harki Mahmoud Abbas a a approuvé (sur proposition de qui ?) samedi le lancement de pourparlers indirects avec ses maîtres Israéliens.

"La direction palestinienne a approuvé les pourparlers de proximité", a déclaré le porte-parole de l'Organisation de la Libération de la Palestine, M. Rajoub, à l'AFP à l'issue d'une réunion du comité exécutif de l'OLP à Ramallah, en Cisjordanie.

 

Cette décision, qui n'a surpris aucun observateur, survient quelques heures avant - ô coïncidence ! - une nouvelle rencontre prévue entre  Mahmoud Abbas et l'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell. Pour ce dernier, sa présence dans la région relevait plus du tourisme que de la diplomatie, tant il était évident que Mahmoud Abbas renouvellerait son allégeance aux Etats Unis et - comme dirait un confrère - son à-plat-ventrisme envers l'Etat sioniste.

Il faut signaler, en passant, que ces "négociations" laissent dans une quasi indifférence tant les citoyens Palestiniens qu'Israéliens, qui savent que la "paix" ne relève ni de la volonté des uns ni des autres, mais du rapport de forces militaire.


S. H.

 

 


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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 13:22

 


Des schekels contre la patrie*

Par Stéphane AMAR - Bilin.Correspondance

L'aube pointe à peine et ils sont déjà plusieurs centaines à attendre, alignés en file indienne. Bilin, à l'ouest de la Cisjordanie, est un point de passage dans la barrière de séparation entre Israéliens et Palestiniens, que l'armée israélienne réserve aux travailleurs journaliers palestiniens. « Tous les gens que vous voyez ici vont travailler dans la colonie de Kyriat Sefer, juste à côté, explique Ahmed, un plombier de Ramallah. Cela nous fait mal au coeur, mais il faut bien que l'on fasse vivre nos familles. »

Pour 30 € par jour

Après s'être soumis aux contrôles de sécurité, les Palestiniens passent côté israélien. Des dizaines d'entrepreneurs, juifs et arabes israéliens, les y attendent, ravis d'emmener sur leurs chantiers cette main-d'oeuvre abondante, donc bon marché. « On peut en prendre un seul, cinq, dix ou vingt. On peut choisir un plombier, un électricien ou un simple manoeuvre. Les Juifs ne veulent pas faire ce genre de travail. Pour les Palestiniens, c'est une source vitale de revenus », affirme Yossi, qui dirige une petite société de plomberie.

La trentaine d'euros que ces Palestiniens vont toucher après leur journée de travail justifie, à leurs yeux, d'assumer un choix cruel : gagner sa vie en trahissant les intérêts nationaux palestiniens. « C'est mal vu chez nous de travailler dans une colonie, reconnaît Hamid, qui asphalte une rue de Kiryat Sefer. Des cousins considèrent que je commets un pêché. Si les Palestiniens me donnaient la moitié de ce que gagne ici, je ne mettrais plus les pieds dans les colonies. »

Récemment, l'Autorité palestinienne a pris une série de mesures pour dissuader ses ressortissants d'aller travailler dans les colonies. « Nous sommes conscients que beaucoup de Palestiniens n'ont pas le choix; alors nous essayons de créer des emplois sur place pour permettre aux ouvriers d'en finir avec ce dilemme. Nous avons baptisé cette série de mesures ' le programme Dignité ' », nous apprend Abed Rafiv Nofal, le ministre palestinien délégué à l'Économie.

Malgré le programme Dignité et malgré le vent de prospérité qui souffle sur le territoire palestinien, la plupart des journaliers de Bilin doutent de l'efficacité de ces mesures. « Chez nous, il n'y a pas assez de travail. Et malgré ce qu'ils disent, les juifs, eux, ne cessent de construire dans leurs colonies. Malheureusement, j'ai l'impression qu'on a encore du travail pour longtemps ici », soupire Hamid.

 


* Le sous-titre est de Djamal Benmerad


Djamal Benmerad
Journaliste, écrivain
Bruxelles
Portable: 00 32 (0) 471 30 11 01
http://barricades.over-blog.com
/
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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 12:47

 

 

Des schekels contre la patrie*

 

 

 

L'aube pointe à peine et ils sont déjà plusieurs centaines à attendre, alignés en file indienne. Bilin, à l'ouest de la Cisjordanie, est un point de passage dans la barrière de séparation entre Israéliens et Palestiniens, que l'armée israélienne réserve aux travailleurs journaliers palestiniens. « Tous les gens que vous voyez ici vont travailler dans la colonie de Kyriat Sefer, juste à côté, explique Ahmed, un plombier de Ramallah. Cela nous fait mal au coeur, mais il faut bien que l'on fasse vivre nos familles. »

Par Stéphane AMAR - Bilin.Correspondance


Après s'être soumis aux contrôles de sécurité, les Palestiniens passent côté israélien. Des dizaines d'entrepreneurs, juifs et arabes israéliens, les y attendent, ravis d'emmener sur leurs chantiers cette main-d'oeuvre abondante, donc bon marché. « On peut en prendre un seul, cinq, dix ou vingt. On peut choisir un plombier, un électricien ou un simple manoeuvre. Les Juifs ne veulent pas faire ce genre de travail. Pour les Palestiniens, c'est une source vitale de revenus », affirme Yossi, qui dirige une petite société de plomberie.

La trentaine d'euros que ces Palestiniens vont toucher après leur journée de travail justifie, à leurs yeux, d'assumer un choix cruel : gagner sa vie en trahissant les intérêts nationaux palestiniens. « C'est mal vu chez nous de travailler dans une colonie, reconnaît Hamid, qui asphalte une rue de Kiryat Sefer. Des cousins considèrent que je commets un pêché. Si les Palestiniens me donnaient la moitié de ce que gagne ici, je ne mettrais plus les pieds dans les colonies. »

Récemment, l'Autorité palestinienne a pris une série de mesures pour dissuader ses ressortissants d'aller travailler dans les colonies. « Nous sommes conscients que beaucoup de Palestiniens n'ont pas le choix; alors nous essayons de créer des emplois sur place pour permettre aux ouvriers d'en finir avec ce dilemme. Nous avons baptisé cette série de mesures ' le programme Dignité ' », nous apprend Abed Rafiv Nofal, le ministre palestinien délégué à l'Économie.

Malgré le programme Dignité et malgré le vent de prospérité qui souffle sur le territoire palestinien, la plupart des journaliers de Bilin doutent de l'efficacité de ces mesures. « Chez nous, il n'y a pas assez de travail. Et malgré ce qu'ils disent, les juifs, eux, ne cessent de construire dans leurs colonies. Malheureusement, j'ai l'impression qu'on a encore du travail pour longtemps ici », soupire Hamid.

 

* Le sous-titre est de Djamal Benmerad

 


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