Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 01:56

Je soussigné Djamal Benmerad

moi qui me lève 

sans laisser le temps au soleil

d'étirer ses rayons

Moi le compagnon des Tziganes

et grand' frère des orphelins

Moi l'ami

des ouvriers

et des dockers

et des pêcheurs

de Bougie

d'Anvers

de Sicile

et porte-parole

des sans papiers

 

Je soussigné Djamal Benmerad

l'ennemi des prince

et camarade du soleil

des Cubains

des Farc

et d'autres seigneurs encore                                                                                                                            

 

Repost 0
3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 17:58

Je veux commencer par le bonheur
que vous offre un ami
quand il vous dit :
je n’ai plus peur !

Je veux poursuivre par le bonheur
de l’enfant qui retrouve son père
du prisonnier qui se libère
et de l’opprimé qui un jour dit non

Je veux finir par le bonheur
d’une émeute qui aboutit

Dj. B.


Repost 0
16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 23:56

Par Djamal Benmerad

Que dire

que dire depuis que le silence des hommes

fut a jamais rompu par nos femmes

rompues à la vie et à l'épée

et non par l'épée

Elles qui nous restituent

notre virilité perdue              


(Extrait de L'adieu aux larmes, à paraitre chez l'Harmattan)

 

Repost 0
27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 22:19

Par Djamal Benmerad

J'aime la poussière

du trottoir que foulent tes pas 

comme je m'énivre

de l'odeur que tu exhales

nue

à chaque aube

qui fait mes jours

 

Extrait de Le Chant des Hommes

à paraître chez L'Harmattan

 


Repost 0
27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 22:09

Par Djamal Benmerad

J'aime la poussière

du trottoir que tes pas foules

comme je m'énivre

de l'odeur que tu exhales

nue

à chaque aube

qui fait mes jours

 

Extrait de Le Chant des Hommes

à paraître chez L'Harmattan

 

Repost 0
12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 10:48

 

Il est de ces voix qui s’éteignent

Mis en ligne par djamal Benmerad


Par Pedro DA NOBREGA


Il est de ces voix qui s’éteignent

Qui profondément nous atteignent

Quand tant de ses mots ont traduit

Des moments forts de notre vie

Ses chansons ont accompagné

Autant de combats partagés

Sa voix en nous comme un rappel

De nos émotions les plus belles

L’amour dans toutes ses saveurs

La vie sous toutes ses couleurs

La chaleureuse sentinelle

Qui savait nous donner des ailes

Ces couplets qui nous réchauffaient

Ces refrains qui nous rapprochaient

Combien de larmes de bonheur

De ces salutaires fureurs

Tout cet amour à perdre haleine

Autant de joies autant de peines

De l’espoir toujours à chanter

Refuser de se résigner

Rêver des jours couleur d’orange

Pour la plus riche des vendanges

Celle des grappes partagées

Pour l’oiseau tout là haut perché

Quand les épaules se dénudent

La tendresse est sans latitude

La fraternité célébrée

Et l’humanité magnifiée

Pour l’obscurité rejeter

Et la lumière sublimer

Ce jour funeste est arrivé

Où il te fallait nous quitter

Mais si ces songes nous habitent

Nous ne t’en serons jamais quittes

Tu continues à vivre en nous

Comme une étoile au fond d’un trou

Celui que nous irons creuser

Pour inlassablement semer

Des graines têtues d’espérance

Qui fleuriront en ton absence

Que le parfum de ta présence

Nous redonne toute l’essence

Des bouquets que tu as semés

Pour un futur à inventer


Repost 0
23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 00:31

 

 

Par Djamal Benmerad
Il était une fois un cueilleur de mots… Chaque matin il cueillait des mots rangés dans une jarre, toute sorte de mots : des mots doux, des mots tendres, un peu insolents, des mots fous, des mots brûlants, des mots rarement sages, jamais graves ou solennels, mais des mots vrais. Il en faisait un joli bouquet, l’enveloppait d’amour frais et le portait à son amie au village voisin. Lorsqu’il lui offrait ces mots, il guettait le sourire  qui ne manquait jamais d’illuminer le visage de son aimée. En échange, elle lui donnait un peu de son miel dont il s’enivrait. Parfois… Parfois elle lui offrait sa rose. Alors c’était le trouble délicieux, puis le déchaînement des sens.

Ce matin, il s’éveilla et sa première pensée, comme tous les matins, alla à ses mots. Il se rendit devant la jarre, se pencha et mit la main à l’intérieur pour en extraire quelques uns. Sa  main rencontra le vide. Alors il prit la jarre des deux mains et la secoua. Rien n’en sortit.

Il se dit que comme ils sont un peu espiègles, ses mots ont du se cacher sous ses draps de lit. Il souleva doucement, tout doucement les draps pour ne pas les effrayer… Mais ils n’y étaient pas.

De ce village partaient plusieurs chemins. Il en prit un, comme ça, au hasard, car le hasard était parfois son ami de jeux. Il se mit à marcher. Il marcha pendant des siècles. Un jour, un matin, il se retrouva à l’orée d’une forêt. Il y a pénétra. Le premier arbre rencontré était un olivier. Il lui demanda : « N’aurais-tu pas vu mes mots ? » L’olivier souleva très haut ses branches dans la lumière et lui répondit : « Tes mots ? Quels mots ? » Le cueilleur de mots baissa la tête et se remit à marcher.

Pendant ces siècles, son amie attendait les mots au haut d’une colline qui dominait le village, en scrutant l’horizon.

Il marcha pendant des siècles et siècles. Un matin, fatigué, il arriva devant une belle rivière où le ciel se mirait.  Il posa son bâton par terre et s’assit au bord de la rivière pour se reposer. Mais il lui vient une pensée et se dit : « Comme c’est le printemps et q’il commence à faire chaud, peut-être sont-ils allés se rafraîchir dans la rivière ? » Il y courut et souleva un à un les reflets dorés de la rivière. Les mots n’y étaient pas.

Il se remit à marcher. Il marcha encore pendant des siècles et des siècles, jusqu’à ce qu’un matin il arrive devant un grand, un immense jardin fait de toute sorte de fleurs colorées. Il se dit que ses mots ont peut-être été humer les parfums matinaux du jardin… Il souleva un à un les pétales des fleurs, puis caressa le parterre de menthe…Ils n’y étaient pas.

Il se remit un marcher, gravissant des monts, dévalant des vallées, pendant des siècles. Un jour,  il rencontra un bel et immense oiseau aux ailes d’iris. Il lui dit : « Bonjour, oiseau ! Aurais-tu aperçu mes mots quelque part dans ton ciel ? » L’oiseau déploya ses grands ailes et lui dit : « Tes mots ? Quels mots ? » Le cueilleur de mots reprit son chemin, puis, soudain il lui vint une idée : comme ses mots aiment la liberté et qu’ils en avaient assez d’être enfermés dans la jarre, peut-être sont-ils partis au sahara, le seul lieu où existe la liberté ? Quelques siècles plus tard, il arriva au milieu d’un erg immense. Il descendit les crevasses, grimpa sur des pions rocheux et acérés, traversa des oued secs,  pour enfin rencontrer un être, un scarabée, un tout mignon scarabée qui peinait a escalader une dune. Il lui dit : « Joli scarabée, n’aurais-tu pas vu mes mots ? » Le scarabée lui répondit : « Les seuls mots que je vois sont ceux qu’on n’entend pas ».  Alors le cueilleur de mots voulut l’aider à grimper. Il le prit pour le mettre au sommet de la dune, lorsque le scarabée lui : « Non, laisse-moi. C’est ma vie de grimper au sommet des dunes et d’en redescendre, éternellement ».

Fatigué, le cueilleur de mots revint sur ses pas et fit de sa quête un conte qu’il offrit à son amie qui lui offrit..

 

 

Repost 0
5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 07:00

 

 

pablo.jpg

 

 

 

ALMERIA 

 

 

Un plat pour l'évêque, un plat trituré et amer,

un plat avec des débris de fer,

avec des cendres, avec des larmes,

un plat submergé,

avec des sanglots et des murs écroulés,

un plat pour l'évêque,

un plat de sang d'Almeria.

 


Un plat pour le banquier,

un plat de joues

d'enfants du Sud heureux,

un plat dee détonations, d'eaux en folie, de ruines, de terreur,

un plat d'essieux brisés, de têtes piétinées,

un plat noir, un plat de sang d'Almeria.

 

Chaque matin, chaque matin trouble de votre vie

vous l'aurez fumant et brûlant sur votre table :

vous l'écarterez un peu de vos mains délicates

afin  de ne pas le voir, afin de n'avoir pas à le digérer tant de fois :

vous l'écarterez un peu entre le pain et les raisins,

ce plat de sang silencieux

qui sera là chaque matin, chaque matin.

 

Un plat pour le colonel et l'épouse du colonel,

à une fête de la garnison, à chaque fête,

sur les serments et les crachats,

avec la lumière du vin de l'aube

afin que vous l'aperceviez tremblant et froid sur le monde.

O

ui, un plat pour vous tous, riches d'ici et de là-bas,

ambassadeurs, ministres, commensaux atroces,

dames au fauteuil et au thé confortables :

un plat déchiqueté, débordant, sale de sang pauvre,

pour chaque matin, pour chaque semaine, pour toujours

et à jamais

un plat de sang d'Almeria,

devant vous,

pour toujours.

 


Pablo Neruda ( Résidence sur la terre)

 

 


Repost 0

Présentation

  • : Barricades
  • Barricades
  • : C'est l'espace (un de plus mais il n'y en a jamais assez) des sans-voix, des opprimés, mais aussi celui des femmes et des hommes qui agissent pour le plus grand bien de la Révolution.
  • Contact

Recherche

Archives

Pages