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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 21:31

ISLAMPLURIEL

 

Article extrait d'Al Ahram Hebdo 09 mai 2012


Dans son dernier ouvrage, Talaat Radwan revient sur les fondements de la notion de laïcité. Il s’insurge contre l’islam politique, tout en restant optimiste sur l’avenir de l’Egypte.

Il est certainement légitime pour Talaat Radwan, vu les données actuelles, de se demander dans son dernier ouvrage, A propos de la laïcité, et la relation entre la religion et la politique, si la révolution du 25 janvier peut se transformer en échec. Surtout après la percée des groupes de l’islam politique qui ont raflé la majorité aux élections parlementaires. Le livre, publié par l’organisme général des palais de la culture, fait partie d’une série de livres de poche ayant pour vocation la sensibilisation politique.

Bien que l’Egypte se trouve à la croisée des chemins, Radwan demeure néanmoins optimiste quant à la possibilité d’éviter un échec par l’établissement d’un Etat moderne et non discriminatoire. Un Etat qui évaluerait l’individu selon l’unique critère du travail et non pas selon un arrière-plan confessionnel. Selon lui, c’est là que réside la voie du développement et du progrès.

Aux yeux de Radwan, l’autre voie mènerait à un retour aux époques de la préhistoire, où les fils d’un seul peuple s’entretuaient à cause d’un quelconque problème résultant d’une culture générale dominante négligeant totalement les valeurs et les droits de la citoyenneté.

Radwan estime que tout doit commencer par une lutte contre le radicalisme religieux avec ses deux volets islamo-chrétien. Il devient donc impératif d’effacer tout ce qui véhicule le racisme dans nos programmes médiatiques et éducatifs et d’inculquer aux Egyptiens qu’ils font tous partie d’un même tissu social. Il faut donc cesser de ressasser le refrain qui émerge à chaque fois qu’un accident d’ordre confessionnel survient, et selon lequel musulmans et chrétiens sont les deux composantes de la société.

L’auteur s’érige contre les méthodes d’affrontements sécuritaires adoptées pour mettre fin à la sédition confessionnelle. « Qu’est-il arrivé après l’exécution de Sayed Qotb en 1966 ? Cette exécution a-t-elle mis fin à la série d’accusations d’apostasie ? Ou bien at- elle entraîné l’émergence d’autres groupes ? », se demande l’auteur dans une allusion à Al-takfir wal-hijra (le groupe de l’excommunication et de l’exil), ayant commis des crimes qui ont secoué l’opinion publique en Egypte, dont l’enlèvement en 1977 du cheikh AlZahabi, alors ministre des Waqfs.

Mettant en garde contre l’emprise du langage religieux et le kidnapping de la révolution, Radwan tient à noter des témoignages entendus sur la place emblématique Tahrir. Il dit avoir vu un jeune chrétien aidant un musulman à faire ses ablutions. Et avoir vu un jeune homme brandissant une pancarte où l’on pouvait lire :   « Le nom : citoyen. La religion : Egyptien. La date de naissance : le 25 janvier. Le lieu de naissance : la place Tahrir ».

 

Contre l’islam politique

Radwan écrit :« A la place Tahrir, des groupes salafistes se sont mobilisés le vendredi 29 juillet 2011, scandant des slogans comme : Le peuple veut appliquer la charia, ou bien : Islamiya … islamiya ». Quelques-uns ont même suspendu une photo de Ben Laden, leader d’al- Qaëda. L’auteur incrimine les Etats Unis et ne les innocente pas du soutien apporté aux organisations ou régimes dits rigoristes. Pour étayer ses propos, il rapporte des déclarations de l’intellectuel et éminent linguiste américain, Noam Chomsky : « Les Etats Unis ont intentionnellement, et de manière régulière, soutenu des islamistes radicaux afin d’obstruer le danger des tendances nationalistes et laïques. La réelle menace guettant l’Amérique est l’indépendance. Elle soutient les islamistes rigoristes afin d’empêcher l’établissement de tout Etat national laïque ».

Il saisit dans ce contexte l’occasion de rappeler que la laïcité ne veut pas dire bâtir une vie sans religion, tel qu’argumenté par les fondamentalistes. Elle est uniquement contre l’instrumentalisation de la religion à des fins politiques.

Beaucoup de philosophes laïques ont refusé l’option de la guerre, dont Bertrand Russel, JeanPaul Sartre et Sigmund Freud. Ce dernier a contesté « l’idée de la mise en place d’un Etat israélien, parce qu’il n’était pas convaincu de l’idée de créer une patrie pour les juifs sur le sol d’un autre peuple. Arthur Miller, quant à lui, a refusé le prix de Jérusalem que lui a décerné le gouvernement israélien affichant ainsi, à sa manière, sa désolation vis-à-vis de la politique de Sharon contre les Palestiniens ».

Radwan n’omet pas également de reprendre les déclarations de l’écrivain britannique Harold Pinter, décédé en 2008. Pour lui, il faut tout faire pour amener Bill Clinton, Georges Bush et Tony Blair devant le tribunal des criminels de guerre, suite à l’invasion de l’iraq en 2003.

Radwan insère toutes ces citations pour prouver que la pensée laïque se focalise sur la « conscience humaine vivante … et sur la dimension spirituelle » qui, à leur tour, sont en quête de tout ce qui est positif et réalise le bien-être des individus.

Radwan affirme avec détermination que la laïcité tient fermement à séparer les institutions religieuses des institutions politiques. Elle ne vise pas à séparer la religion de la société, mais elle accorde à l’homme le droit de se convertir aux religions et aux politiques qui lui plaisent. Les régimes de gouvernance en Europe, en Inde et au Japon autorisent la construction côte à côte des lieux de culte, à un moment où aucune église ou cathédrale n’est édifiée dans un certain pays arabe, faisant allusion bien sûr à l’Arabie saoudite

(Al Ahram Hebdo 09 mai 2012)


 

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 18:31

Les services secrets américains ont de tout temps soutenu les islamistes

Hassan al Banna, fondateur des Frères musulmans



Par Mathaba

Le fonds E 4320, conservé aux archives fédérales à Berne, concerne Saïd Ramadan, le gendre d'Hassan el-Banna, fondateur des Frères musulmans égyptiens. Poursuivi par le régime nassérien, réfugié en Suisse en 1959, Saïd Ramadan a créé le Centre islamique de Genève, le premier institut de ce genre en Europe. Il est par ailleurs l'un des fondateurs de la Ligue islamique mondiale inspirée par les Saoudiens. Une note confidentielle des services secrets suisses datant du 17 août 1966 évoque la "sympathie" de la BUPO, la police fédérale sur la protection de l'État, pour Saïd Ramadan. Elle ajoute : "Il est en excellents termes avec les Anglais et les Américains."
Un autre document, daté du 5 juillet 1967, se montre encore plus précis. Saïd Ramadan est présenté comme un "agent d'information des Anglais et des Américains. De plus, il a rendu des services - sur le plan d'informations - à la BUPO." Toujours est-il qu'une réunion, présidée par le chef du service du Ministère public fédéral, du 3 juillet 1967, décide d'accorder un permis de séjour à Saïd Ramadan, alors que ce dernier aurait dû être expulsé le 31 janvier 1967. Les raisons de cette tolérance ? La possibilité "que les amis de Saïd Ramadan prennent le pouvoir dans les mois à venir dans l'un ou l'autre État aujourd'hui qualifié de progressiste ou socialiste".

Saïd Ramadan et le président américain

Ces documents déclassés vont dans le même sens que l'ouvrage publié en septembre dernier par le journaliste américain Ian Johnson, lauréat du prix Pulitzer, Une mosquée à Munich. Les nazis, la CIA et la montée des Frères musulmans en Occident (*), on découvre que les Allemands, pendant la Seconde Guerre mondiale, ont utilisé les Tchétchènes, les Kazakhs, les Ouzbeks, les musulmans vivant en URSS contre les communistes athées. Les Américains ont ensuite pris le relais, soutenant les islamistes contre le bloc communiste et ses satellites. En juillet 1953, une délégation de musulmans est invitée aux États-Unis, et reçue à la Maison-Blanche, parmi eux Saïd Ramadan.
Le 28 octobre dernier, dans un article intitulé "Le rôle mobilisateur de Saïd Ramadan", le site francophone Oumma.com montre la photo du président Dwight Eisenhower entouré des membres de la délégation. Saïd Ramadan est à sa droite. Le président américain estime que, dans ses relations avec les dirigeants arabes, "notre foi en Dieu devrait nous donner un objectif commun : la lutte contre le communisme et son athéisme", relève Ian Johnson. Quelques années plus tard, Saïd Ramadan, réfugié en Europe, traite avec Bob Dreher, un agent de la CIA installé à Munich.

Une thèse sur la charia
Saïd Ramadan vient d'obtenir en 1959 un doctorat en droit de l'université de Cologne pour sa thèse La charia, le droit islamique, son envergure et son équité. Il brûle d'envie d'étendre son influence à l'Europe entière. "Installé à Genève, il considérait Munich, à une journée de route de son domicile, comme l'endroit idéal où établir une sorte de base avancée", lit-on dans Une mosquée à Munich. La CIA finançait directement Saïd Ramadan et les Frères musulmans en Europe.
Ian Johnson reste prudent, dans la mesure où une partie des archives de l'agence de renseignements ne peut être consultée. "Tout indique que Dreher et l'Amcomlib eurent recours aux moyens financiers et politiques à leur disposition pour donner un coup de pouce au principal représentant des Frères musulmans en Europe", écrit-il. L'Amcomlib, ou American Committee for Liberation from Bolshevism, était un faux nez des services américains.

Il roulait en Cadillac

René Naba, ancien responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l'AFP, penche davantage pour une sous-traitance par la Jordanie et l'Arabie saoudite. Pour preuve, Saïd Ramadan, de nationalité égyptienne, voyageait à cette époque avec un passeport diplomatique jordanien. Apparemment, le gendre d'Hassan el-Banna ne manquait pas de subsides, Une mosquée à Munich raconte ainsi qu'il roulait en Cadillac...
Décédé en 1995 à Genève, Saïd Ramadan est notamment le père de Tariq Ramadan, et de Hani Ramadan, qui lui a succédé à la tête du Centre islamique de Genève. Interrogé sur les liens éventuels de son père avec les services secrets américains et européens, ce dernier n'a pas souhaité nous répondre.

(*) Ian Johnson, Une mosquée à Munich. Les nazis, la CIA et la montée des Frères musulmans en Occident, JC Lattès.
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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 20:25

Le wahabisme, doctrine puis idéologie


Le wahhabisme fut fondé en jour 1745 dans l’actuel Arabie saoudite et prit le nom de son créateur : Mohammed Abd el-Wahhâb né en 1703. Cette doctrine, qui sera plus tard, la doctrine de l’Etat saoudien et qui lui donnera, pour les besoin de son exportation, le nom générique de Salafisme, du mot salaf désignant les origines de l’Islam. C’est donc un mouvement fondamentaliste qui doit être propagé par la prédication et/ ou la violence, c’est-à-dire le jihad compris dans sa version armée.
L’un des premiers adeptes de Mohammed Abd el-Wahhâb fut un petit chef local de la petite ville de Dâriya, nommé Muhammad Al-Saoud, qu'il convertit à ses vues théologiques et politiques et qui sera le fondateur del’Etat saoudien qui portera son nom.
 A la tête de quelques tribus et aidé par les Anglais qui financèrent ses expéditions, Muhammad Al-Saoud conquiert des territoires qui formeront l’Arabie saoudite et se proclamera roi de cet Etat en 1926, Etat auquel il donnera son nom. Il en fera un Etat théocratique basé sur le wahhabisme qui, de doctrine, se transformera en idéologie d’Etat. Les Ulémas (savants de l’Islam), organisation embryonnaire à l’époque, confortèrent son pouvoir en proclamant une fetwa (édit) qui disait qu’il était interdit de se révolter contre le détenteur du pouvoir. Cependant, quelques années plus tard, ils énoncèrent une fetwa qui déclarait « illicite toute violence commise au nom de l’Islam ».  Pour cela ils furent tous massacrés.
Toute idéologie a besoin d’expansion et le wahhabisme ne fera pas exception. La découverte d’immenses gisements de pétrole en 1938 permettra cette expansion dont l’instrument sera la Ligue Islamique Mondiale, fondée en 1962, qui sera favorisée par le Pacte de Quincy (The Quincy agreement) conclu avec les Etats Unis d’Amérique.
Le « Pacte de Quincy », c’est par cette appellation que sera désigné dans l’histoire l’accord qui sera conclu entre les Etats Unis et l’Arabie saoudite ce que notre confrère René Naba considère à juste titre comme une « relation de vassalité »(1)
C’est le 14 février 1945 qu’eut lieu, à la demande du roi Abdelaziz Ben Abdel Rahman Al Saoud, une rencontre entre celui-ci et le président Roosevelt au large des côtes saoudiennes à bord du navire Quincy qui donnera son nom au pacte conclu ce jour-là.
Ce pacte garantit, pour les Etats Unis, un accès privilégié et à un tarif préférentiel au pétrole du Royaume en échange d’une protection militaire inconditionnelle.
Ainsi fut conclu un pacte contre-nature liant une puissance qui se veut la plus grande démocratie libérale du monde à une dynastie théocratique rétrograde sans nul pareil au monde. (http://www.renenaba.com/?p=2807).

Ce pacte fut renouvelé et mis au goût du jour, toujours à la demande de l’Arabie saoudite alarmée par l’influence grandissante de l’Iran chiite sur la scène mondiale, le 23 septembre 2010 à l’occasion de la fête nationale saoudienne célébrant la fondation Royaume.
Il prévoit…

L'exportation du Wahhabisme

Depuis les années soixante, la famille royale saoudienne et ses alliés wahhabites s'emploient à une politique active de prosélytisme international, propageant la conception wahhabite au delà des frontières du royaume. Grâce aux importantes ressources financières dont elle dispose, l'Arabie saoudite favorise l'idéologisation, selon la conception wahhabite, d'Etats tels que le Pakistan et le Soudan. Ainsi, l'Arabie Saoudite a financé directement ou indirectement la création et le développement de mouvements islamistes radicaux poussant parallèlement certains autres mouvements islamistes à une radicalisation dogmatique et/ou politique. Du Daghestan à l'Algérie en passant par l'Afghanistan, de nombreux groupes islamistes ont pu bénéficier des largesses saoudiennes, et ceux qui ont effectivement adopté les préceptes du wahhabisme sont des mouvements importants ou influents dans les sphères religieuses et politiques des Etats musulmans.
Le salafisme djihadiste
Cette mouvance du salafisme se refuse à limiter l'action religieuse à la prédication et fait du djihad le cœur de son activité [1]. Les salafistes de cette tendance sont ainsi favorables au combat armé, afin de renverser les régimes des pays musulmans qu'ils jugent impies pour instaurer un État authentiquement islamique.
Cette tendance salafiste est née, dans les années 1980, en Afghanistan, à l'occasion de la guerre contre l'occupation soviétique. Durant cette guerre, des salafistes venus d'Arabie saoudite ont rencontré des Frères musulmans. Cela les a conduit à intégrer au discours politique des Frères musulmans la prédication littéraliste traditionnelle des salafistes, centrée sur la piété et la moralité[5]. Pour ces salafistes, les salafistes traditionalistes, favorables à la seule prédication, en particulier les Cheikhs proches des autorités saoudiennes, comme Ibn Baz et Ibn 'Uthaymin, sont alors apparus comme des hypocrites. D'autre part, ces salafistes critiquent plus encore les Frères musulmans qui sont condamnés en raison de leur foi jugée insuffisamment littéraliste et, pour les plus modérés des Frères, pour leur engagement dans le jeu politique d'État jugés impies et devant être éliminés par la force[6].
Cette tendance poursuit donc une stratégie de la violence qui vise à renverser les États des pays musulmans pour instaurer un État islamique par la force.
Ce pacte de partenariat est en fait, selon notre confrère René Naba, « une relation de vassalité » -

Il qui sera renouvelé le 3 septembre 2010 à l’occasion de la fête nationale saoudienne, le 23 septembre, célébrant la fondation du Royaume, fut revu et co-signé avec les même partenaires (lire http://fr.wikipedia.org/wiki/Pacte_du_Quincy).

La Ligue Islamiste Mondiale relève des services secrets saoudiens, alors que le bon sens voudrait  qu’elle dépende des Affaires religieuses.
L’IIRO, bras armé de la Ligue islamique mondiale
Le régime saoudien a fondé là un instrument au service de l’islamisme et non pas au service de l’Islah (réforme islamique).

La Ligue Islamiste Mondiale

La Ligue islamique mondiale (LIM) (arabe : رابطة العالم الإسلامي, Al Rabita al-alam el-islami ou Al Rabita ; anglais : World Muslim League ou WML) est une ONG musulmane fondée en 1962 à La Mecque par le prince Fayçal d'Arabie saoudite avec le concours de représentants de 22 pays pour promouvoir le panislamisme en opposition au panarabisme nassérien qui était d’essence nationaliste.[1].
La LIM est basée à La Mecque. Le secrétaire général doit être saoudien. Le titulaire du poste est en 2007 Abdallah ben Abd Al Muhsin Atturki (Abdallah Turki), ancien ministre des Affaires religieuses et prince du s.Bien qu’elle ait toujours affirmé être indépendante de l’État, selon une audition de la Commission judiciaire du Sénat américain, on peut déduire sans aucun doute des sources saoudiennes que la LIM est contrôlée étroitement par le gouvernement, de même que l'IIRO en dépend. Par ailleurs, depuis 1993, une loi dispose que tous les fonds humanitaires musulmans doivent être placés sous le contrôle d’un prince.[5
La prédication islamique et l’éclaircissement des doutes en matière doctrinale sont les deux premières missions citées dans la liste des objectifs de la Ligue. James Woolsey, ancien directeur de la CIA, estime que les Saoudiens ont depuis le milieu des années 70 dépensé près de 90 milliards de USD pour exporter l’idéologie islamique dans le monde.[6] Le royaume des Saoud tient particulièrement à ce que l’islam mondial conserve sa « pureté non entachée d’innovations ».[7
La Ligue Islamiste Mondiale relève des services secrets saoudiens alors que le bon sens voudrait  qu’elle dépende des Affaires religieuses. Cette organisation sera l’instrument d’un impérialisme religieux. Dans les pays récalcitrants à l’idéologie wahhabite, elle fera appel à L’IIRO.
Cette institution donnera naissance à une organisation terroriste à vocation planétaire :                         l « ’International Islamic Relief Organization » (IIRO). 

L’IIRO, bras armé de l’islamisme mondial

Après avoir fondé la Ligue Islamique Mondiale, chargée de la propagation du wahabisme et de l’endoctrinement, et installé des antennes de celle-ci dans différents points de la planète, les services secrets saoudiens lui créeront en 1978 - c’est-à-dire 2 ans avant l’intervention soviétique en Afghanistan - une branche armée internationale. Elle sera officialisée par décret royal un an plus tard, le 29 janvier 1979, sous l’appellation-écran de International Islamic Relief Organisation (IIRO), en français Organisation Internationale de Secours Islamique et en arabe هيئة الإغاثة الإسلامية العالمية. Son siège est à Djeddah et aura comme premier dirigeant Farid Yasin al Quraychi et Adnan Khalil Basha comme secrétaire général.
Une de ses branches les plus actives élira domicile à Peshawar, au Pakistan, chez Maktab al-Khadamāt (le Bureau des services) une structure mise en place par un certain Abdallah Azzam.
 Le Maktab al-Khadamāt (MAK), créé par Abdullah Azzam en 1980, organise et entraîne les moudjahiddins avant de les envoyer en Afghanistan. Le MAK est soutenu par d'autres organisations islamistes, d'organisations caritatives et de la CIA qui déploie dans cette période une politique interventionniste dans le souci d'enrayer et d'abattre la puissance de l'URSS, conçue comme « Empire du Mal » par l'administration Reagan, notamment par le soutien aux groupes de toute nature qui peuvent déstabiliser les régimes supposés proches de Moscou.

En 1986, Oussama Ben Laden, ancien étudiant de Abdullah Azzam, qui finançait depuis 1982 l'activité du groupe, rejoint le front. En 1989, Oussama Ben Laden prend le contrôle du Maktab al-Khadamāt suite à la mort d'Abdullah Azzam. Après la prise de Kaboul par les Talibans en 1996, Ben Laden finance la formation des moudjahiddins arabes, développant ainsi les réseaux de la mouvance Al-Qaida [10].
Le nom de l'organisation vient du nom arabe qā'idah qui signifie la « base », en particulier militaire. Contrairement à une légende, il n'a pas été donné par la CIA. Osama Ben Laden a expliqué l'origine de ce terme dans une videocassette avec le journaliste Tayseer Alouni, pour Al Jazeera, en octobre 2001 : « Le nom d'al-Qaeda fut établi il y a longtemps et par hasard.
L'International Islamic Relief Organization (IIRO, français : Organisation Internationale de Secours islamique, arabe : هيئة الإغاثة الإسلامية العالمية, al-Ighata al-Islamiya al-'alamiya) est une organisation caritative créée en 1978 et dont le siège est à Jeddah en Arabie saoudite[1]. Son secrétaire général est Adnan Khalil Basha[1].
L'organisation est placée sur la liste officielle des organisations et personnes considérées par l'ONU comme proches d'al-Qaida ou des talibans[2] depuis le 9 novembre 2006 et des organisations considérées comme terroristes par les États-Unis[3]
Dénominations
Cette organisation est connu sous les noms suivant : هيئة الإغاثة الإسلامية العالمية, al-Ighata al-Islamiya al-'alamiya, Al Igatha Al-Islamiya , Hayat al-Aghatha al-Islamia al-Alamiya, Organisation internationale islamique de secours, International Islamic Relief Agency, International Islamic Relief Organization, International Relief Organization, Islamic Relief Organization, Islamic World Relief, International Islamic Aid Organization, Islamic Salvation Committee, The Human Relief Committee of the Muslim World League, World Islamic Relief Organization.
Historique
L'IIRO fut fondée par un décret royal du 29 janvier 1979, Farid Yasin al-Qurashi la mit en place et en fut le directeur jusqu'en 1993.
Cette structure est directement placée sous la tutelle de la Ligue islamique mondiale, elle-même considérée comme l'instrument politique des oulémas d'Arabie saoudite.
Cela lui permet d'échapper au contrôle budgétaire du ministère des Affaires religieuses et du waqf en Arabie saoudite.
Les fonds que rapportent la zakat et les dons sont gérés par la Fondation Sanabil Al Khair[1].
De 1991 à 1996, l'IIRO a publié quelques rapports d'activités. Jusqu'en 1998, elle distribuait également un bulletin trimestriel en anglais. Depuis, l'opacité de l'organisation a beaucoup contribué à sa mauvaise réputation. Sur son site Internet réactualisé en 2007, l’IIRO donnait simplement des informations sur le montant de ses dépenses et non sur l’origine de ses ressources. Les chiffres publiés en rials saoudiens portent sur la somme, revus à la baisse, de 1,9 milliard d’euros en 2005-2006.
Activités humanitaires
Coïncidemment, cette organisation s’implantera dès 1982 dans les pays qui verront naître un terrorisme sanglant, comme les Talibans au Pakistan, puis en Afghanistan et les Shebabs en Somalie, et en Algérie avec les Groupes Islamistes Armés (GIA)..
L'IIRO a envoyé de la nourriture aux victimes du tremblement de terre du 26 décembre 2004 dans l'océan Indien et des colis à celles du tremblement de terre du 8 octobre 2005 dans le Cachemire.
Mais ces activités sont couplées avec un prosélytisme militant d'un islam wahhabite.
Activités politiques et soutien au terrorisme
Cependant, l'IIRO est aussi accusée par les Nations unies, les États-Unis d'Amérique et d'autres pays comme les Philippines, l'Indonésie et la Croatie, de soutenir le terrorisme islamiste.
Présent aux Philippines depuis septembre 1991, le beau-frère d'Oussama ben Laden et directeur de l'IIRO à Manille, Mohamed Jamal Khalifah, est expulsé par les autorités en novembre 1994 après avoir été accusé d'avoir financé des camps d'entraînement du groupe Abu Sayyaf. Sur la cinquantaine d'orphelinats prétendument construits par cet organisme dans ce pays, un seul le fut effectivement.
Durant les guerres de Bosnie et du Kosovo, l'IIRO a contribué au financement des forces musulmanes.
Une note de la DGSE du 24 juillet 2000 mentionne notamment un virement de 4,5 millions de dollars en provenance du gouvernement des Etats-Unis au profit du chef d'Al-Qaida, Oussama Ben Laden. Selon le Réseau Voltaire, ce dernier exercerait d'ailleurs son autorité spirituelle sur l'IIRO.
Le bureau américain de l'IIRO a été perquisitionné en 2002 sur la base de soupçons d'apports financiers importants à l'organisation Al-Qaida.
Le 22 septembre 2005, un juge fédéral new-yorkais, Richard Casey, reçoit la plainte déposée contre l'IIRO par des victimes des attentats du 11 septembre 2001[4].
Depuis le 3 août 2006, des bureaux de l'IIRO figurent sur la liste officielle des organisations de financement du terrorisme du département du Trésor.
Une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies classe les branches philippine et indonésienne de l'IIRO comme faisant partie des organisations soutenant Al-Qaida en 2006 [5],[6] et elle depuis sur la liste du Comité créé par la résolution 1267 (1999).
L'auteur Abdel-Rahman Gandour écrit dans son enquête Jihad humanitaire que l'IIRO semble accorder davantage d'importance à la diffusion du wahhabisme qu'à l'apport effectif de secours.
Plusieurs de ses membres ou anciens employés ont été soupçonnés d'être en rapport direct avec des activités terroristes :
•    Les opérations de l’IIRO à Peshawar ont été dirigées par Talaat Fouad Abdul Qasim, un membre du Gamaa al-Islamiya, un groupe islamique égyptien[7], qui, condamné à mort par contumace dans son pays, sera capturé par les États-Unis en Croatie en septembre 1995 et exécuté au Caire en 1998 [8].
•    le Bangladais Syed Abou Nasir, qui travailla pour l'IIRO jusqu'en 1992, est arrêté en Inde en janvier 1999 avec des explosifs alors qu'il s'apprêtait à poser des bombes devant trois représentations diplomatiques américaines;
•    l´Égyptien Mahmoud Jaballah arrêté au Canada sous un certificat de sécurité depuis août 2001[9].
•    l'Émirati Fayez Banihammad qui se trouvait à bord du vol 175 United Airlines qui s'écrasa contre la Tour sud du World Trade Center lors des attentats du 11 septembre 2001;
•    l'Algérien Mustafa Ahmed Hamlily, qui a été arrêté par la police pakistanaise le 25 mai 2002, incarcéré à la prison de Guantanamo et rapatrié le 2 juillet 2008 [10].
Sources
•    11 septembre 2001 : les Français en savaient long, article du Monde, 17 avril 2007
•    Abdel-Rahman Ghandour, Jihad humanitaire : Enquête sur les ONG islamiques, Paris, Flammarion, 2002.
•    Jürgen Elsässer, Comment le djihad est arrivé en Europe, Xenia, 2006.
Références ↑ a, b et c Antoine Sfeir (dir.), Dictionnaire mondial de l'islamisme, Plon, 2002, 518 p. (ISBN 2259197604), p. 67
1.    ↑ (en)Liste des Nations Unies de personnes et d'entité liés aux Talibans [archive]
2.    ↑ [pdf](en) Organisations considérées comme terroristes par le département du Trésor des États-Unis [archive]
3.    ↑ (en) U.S. District Court Rules Saudi Charity to Remain in 9-11 Terrorist Law [archive], 22 septembre 2005
4.    ↑ (fr) Comité du Conseil de sécurité mis en place conformément à la résolution 1267 concernant Al-Qaida, les Taliban et les individus et entités associés [archive]
5.    ↑ (en) Ajout du bureau indonésien à la liste de la résolution 1267 [archive]
6.    ↑ (fr) Gama'a al-Islamiyya (Groupe Islamique) [archive] sur http://www.terrorwatch.ch [archive], Terrorwacth. Consulté le 9 août 2009
7.    ↑ (en) Peter Bergen, Katherine Tiedemann, « Disappearing Act: Rendition by the Numbe [archive] » sur http://www.newamerica.net/ [archive], The New America Foundation, 3 mars 2008. Consulté le 9 août 2009
8.    ↑ Met top al-Qaeda figure just for tea, Egyptian says [archive], Globe and Mail, 26 mai 2006

La Ligue Islamique Mondiale finança dès 1882 tous les partis officiels et organisations islamo-terroristes dans le monde, jusqu’aux Philippines où elle avait comme « client » le mouvement armée d’Abu Sayyaf.
L’action de la Ligue Islamique Mondiale eut un premier succès dans la décennie 180 Elle eut plus de succès en Algérie avec les groupes de Bouyali.( http://www.multilingualarchive.com/ma/enwiki/fr/Mustafa_Bouyali ), puis dans les années 199O, période que les algériens appellent la « décennie rouge »et .au cours de laquelle le terrorisme islamiste fit près de 300.000 mort.

Mais le Qatar va bientôt dépasser l'Arabaie saousite en matière de terrorisme, comme nouus l'allons voir dans  notre prochain post.

 

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 12:26

 

 

Mais qu'est-ce que c'est que ce Français Musulman?

inv

 

 

 

 

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 11:37




url=http://www.mesopinions.com/Contre-la-barbarie-des-talibans-faite-aux-femmes-petition-petitions-28e86f7ab8a80e14b19ac8650538945c.html]Signer la petition[/url]




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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 23:01


Notre esprit doit être de tolérance, jamais de faiblesse : nous devons proclamer la liberté de conscience, pas celle de coercition. Les fanatiques de toutes les croyances (mais aussi fractions, nations, provinces ou ethnies…) se tiennent prêts. Ils n’avancent pas masqués : les talibans brandissent leur burqa, les salafistes leur niqab. Ceux-ci disent sans détour ce qu’ils feront à toutes les femmes lorsque, par notre lâcheté ou notre démission collective, nous les aurons laissés prendre le pouvoir.

Par Yves Paccalet

Les "démocrates" qui « excusent » ou « comprennent » le voile intégral, « excusent » ou « comprennent » aussi l’excision : dans un cas, on coupe aux filles leur clitoris, dans l’autre, on leur tranche (socialement) la tête. Avant de les lapider pour adultère, ou sous n’importe quel prétexte. Souvenons-nous de l’Inquisition catholique ou des « sorcières de Salem » brûlées par les protestants : obscurantistes de toutes les religions, vous êtes déjà unis !

J’écrivais ceci dans Le Grand Roman de la vie :
Il arrive que des sociétés religieuses tempèrent leur fanatisme et tolèrent les avancées de la raison. Mais toujours par opportunisme ou par faiblesse passagère : jamais par principe. Lorsque le dogme revient au pouvoir, quand la théocratie se rétablit (qu’elle soit juive, chrétienne, islamique, il n’existe aucun exemple que la société échappe à la tyrannie des idées simples ; ou plutôt simplistes : « Dieu est grand ! », « Allah o Akbar ! » On voit vite triompher l’obscurantisme, l’excommunication des pécheurs, la dénonciation des blasphémateurs, la Sainte Inquisition pour les impies, la lapidation pour la femme infidèle, le pal ou la question pour le mécréant, la décapitation ou le bûcher pour l’apostat.

Je ne suis pas injuste ou moi-même intolérant en écrivant ces phrases : au contraire ! Je me sens l’âme légère, papillonne, atomique, moléculaire ou fouriéresque.






 

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 21:41

Il s'était exprimé en faveur d'une loi interdisant le port de la burqa. Aujourd'hui il accuse des islamistes d'avoir proféré des menaces de mort à son encontre et a déposé une plainte contre X.

"Ils souhaitent ma mort, quelqu'un peut me liquider", a déclaré Hassen Chalghoumi à Radio-Orient, après avoir porté plainte contre des islamistes venus lundi soir dans la mosquée où il officie. La Brigade de Répression de la Délinquance contre la Personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne a été chargée de l'enquête par le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Un des conseillers de l'imam a fait état de l'irruption d'un "commando de 80 personnes, le visage non masqué". Selon lui, les intrus "ont forcé le passage et se sont emparés du micro après une bousculade. Ils ont alors adressé des menaces et des anathèmes à l'adresse de l'imam, le traitant de mécréant, d'apostat et affirmant : on va liquider son cas à cet imam des Juifs."

Evoquant les auteurs de l'intrusion, Hassen Chalghoumi a affirmé qu'ils voulaient "l'extrémisme et la haine par rapport à mon point de vue sur la burqa et mon rapprochement avec les communautés juive ou chrétienne".

L'imam avait été mis en garde par le président de l'UOIF

Connu pour ses bonnes relations avec la communauté juive, l'imam de drancy s'était prononcé la semaine dernière en faveur d'une loi interdisant le voile intégral. Il a incriminé un groupuscule "sous obédience des Frères musulmans, manipulé par l'UOIF" (Union des Organisations islamiques de France).

Fouad Alaoui, président de l'UOIF a aussitôt démenti toute implication, s'interrogeant sur "ce qui permet à l'entourage de l'imam" de porter ses accusations. Il a également "ndiqué avoir "mis en garde à plusieurs reprises" l'imam "pour qu'il équilibre ses paroles parce qu'il risquait d'attirer les réactions des extrémistes".

André Gerin (PCF), président de la mission parlementaire qui vient de rendre son rapport sur le voile intégral a estimé que sa "prise de position en faveur d'un islam de la tolérance au sein de la République et dans le respect de ses valeurs lui a valu de voir sa mosquée envahie par une centaine d'intégristes".

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 21:22
Une femme portant le voile intégral à Paris, le 23 juillet 2009.
Une femme portant le voile intégral à Paris/LE FLOCH/SIPA


C’est la première fois qu’un imam prend publiquement la parole. Hassen Chalghoumi*, imam de Drancy (Seine-Saint-Denis), se déclare favorable à une loi interdisant le port du voile intégral dans une interview au quotidien Le Parisien/ Aujourd’hui en France, malgré les menaces qui le viseraient.
 
«Je suis pour l’interdiction par la loi de la burqa, qui n’a pas sa place en France, pays où les femmes votent depuis 1945, explique l’imam âgé de 36 ans. Mais elle doit être assortie d’un travail pédagogique, comme ce qui s’est fait pour le voile à l’école en 2004».
 
Selon lui, «le niqab n’a aucun fondement dans l’islam ni dans le Coran. Cette tradition très minoritaire renvoie à une idéologie qui saborde la religion musulmane», poursuit-il.  
 
«Que peuvent partager ces femmes avec nous?»,

L’imam se dit contre la suppression des allocations familiales, comme le préconise Frédéric Lefebvre. En revanche, le religieux s’accorde avec le patron de l’UMP Xavier Bertrand, qui propose que la nationalité puisse être retirée aux femmes portant le voile intégral.
 
«Avec un bout de tissu sur le visage, que peuvent partager ces femmes avec nous?», argue-t-il.
 
Revenant sur le processus législatif, Hassen Chalghoumi regrette la composition de la mission d’information parlementaire, à laquelle il n’a pas participée, et dénonce le dépôt d’un projet de loi par le chef de file des députés UMP Jean-François Copé avant la remise des conclusions de cette même mission.
 
*Qui publie le 4 mars «Imam républicain: pour un islam de France» (éditions du Cherche-midi)

M. N.
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