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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 12:57

Urgent !

Par Pascale Arraou - vendredi 2 avril 2010.
Un vingtaine de militants RESF se sont rassemblés à l'aéroport de Marignane ce matin pour tenter d'émpêcher l'expulsion de M. Kapan, qui vit à Avignon avec sa femme et ses 3 enfants.
Il a été sorti du CRA de Marseille mais il semblerait que ce soit par voie terrestre qu'il aille jusqu'à Lyon ou Paris.

Un départ est possible de Roissy pour Istanbul sur Turkish Airlines à 17h35.
Nous n'avons pas plus d'infos pour l'instant...
Merci à ceux qui pourront faire suivre.


Contact : Pascale Arraou : 06 59 20 65 22
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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 00:48




Par

 


MARDI 23 MARS

A Lille 3  à15h (hall du bât. A):

Les migrants à Calais.

Projection de "In this world", un film de Michael Winterbottom 2002-Angleterre-88minutes.

Enayatullah et Jamal rejoignent tous les deux le

million de réfugiés qui chaque année remettent leur

vie entre les mains des passeurs. Leur voyage sera

long et périlleux...



+



Discussion sur la situation des migrants à Calais après la destruction de la "jungle" ordonnée par leministre de l'immigration.

Par les associations de soutiens aux migrants SalamTerre d'Errance et par des militants No Border et de SOS Sans-Papiers.

 

MERCREDI 24 MARS

A Lille 3 à 16h (hall du bât. A):

Les luttes des Sans-Papiers !

Projection de "Apprentis Utopistes"

Un film de Nadia Bouferkas, Mehmet Arikan 2001-France-49minutes.

L'Institut d'Etudes Politiques de Lille est occupé par le comité des sans papiers de Lille. Cette emblématique initiative transforme cette pépinière de l'aristocratie républicaine en un microcosme, une chambre d'écho où résonne comme une

polyphonie dissonante.



+



DÉBAT SUR LES POLITIQUES D'IMMIGRATION et   LES LUTTES DES SANS-PAPIERS, 

animé par  le Comité des Sans Papiers 59, la LDH et le MRAP.

18h : départ collectif à la manifestation des Sans Papiers Place de la République.

 

JEUDI 25 MARS

A la Maison de la Culture ,  de Lille 1 à 14h :

Projection de "Corvéables", documentaire de Matthieu Quillet, 25minutes sur l'exploitation des travailleurs Sans Papiers.


+



Discussion sur les luttes menées à Paris par les travailleurs Sans Papiers pour obtenir leur régularisation et de meilleures conditions de travail.

par l'ULCNT Lille, la section ISS du syndicat CNT-Nettoyage.

le Ministère de la Régularisation Globale de Tous les Sans Papiers

 

Collectif organisateur : CSP59, AMAL, CNT, GDALE, No Border, en partenariat avec : Compagnie TOP'! Théâtre de l'opprimé, Compagnie Générale d'Imaginaire, Cimade, MRAP, LDH, Tribu, SALAM, CNT-Nettoyage, le MRGTSP, SOS Soutien Sans-Papiers, Terre d'Errance.

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 19:42




Jeudi 11 mars 2010

detenidos-10marzo.jpg


LIMA, Pérou.- Ce lundi, des représentants d’organisations sociales et de soutien aux émigrés se sont donné rendez-vous devant le siège de l’ambassade d’Italie, dans cette capitale, pour protester contre les violations des droits des migrants et les abus commis à l’encontre de ces personnes dans la plupart des pays membres de l’Union européenne.

Convoqué par le Comité des Péruviens à l’étranger et la Coordinatrice politico-sociale, ce rassemblement avait pour but d’exiger le respect des droits fondamentaux des migrants, et de dénoncer le durcissement des politiques migratoires en Europe. En 2008, le Conseil européen a approuvé des mesures qui violent les normes internationales et établissent une législation, des tribunaux et des prisons pour les émigrés en situation irrégulière.

Dans un communiqué signé par les organisations présentes à la manifestation, il y aurait actuellement 180 prisons pour émigrés irréguliers dans l’Union européenne. Les traitements réservés à environ 100 000 de ces personnes est inhumain, pour le seul crime de ne pas avoir de papiers en règle.

Le meeting a également permis aux membres d’organisations sociales et de défense du droit d’asile d’échanger des vues, de renforcer le combat en faveur du respect des droits de tous les émigrés, et de dénoncer les violations en la matière commises en Europe. Les manifestants ont aussi exprimé leur soutien aux manifestations d’émigrés qui ont eu lieu récemment en Espagne, en Italie, en Grèce et en France.



 

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 21:13



Enquête

Info signalée par un internaute

A Epinal, un noir a eu la surprise de se retrouver en illustration d'un article de Vosges Matin consacré à la vidéo-surveillance.

La une de Vosges Matin du 16 février (Vosges Matin/DR)

Photo : la une de Vosges Matin du 16 février (Vosges Matin/DR)

C'était mercredi. Un habitant d'Epinal, Bem's, [le prénom a été modifié, ndlr] a eu la surprise de recevoir de nombreux mails et appels de ses amis. Tous étaient heureux de lui annoncer qu'il avait fait la une de Vosges Matin. Sous le gros titre « Attention, vous êtes vidéoprotégés ! » Sa photo, flanquée d'un encadré : « Les Vosgiens se méfient ».

On le voit marchant tranquillement dans la rue. Bem's n'a pas apprécié :

« Ma photo n'a pas été choisie par hasard, il y a un rapprochement fait entre la couleur de ma peau et l'insécurité. Je suis tout seul dans la rue, noir, ce n'est pas comme si j'étais dans une foule ».

Il accuse les médias d'être en partie responsables de l'amalgame effectué entre insécurité et personnes de couleur :

« Le rôle des médias est d'éduquer les masses et de détruire les stéréotypes. En agissant de la sorte, ils ne font que les renforcer ».

 

Une stigmatisation


Pour Patrick Lozès, président du Conseil représentatif des associations noires de France (Cran), cet incident prouve que l'association « étranger-danger » est ancrée dans l'imaginaire de toute la société française. Selon lui, les dérapages de ce genre peuvent être commis par n'importe quel habitant.

« Ces amalgames sont révélateurs des représentations qu'a la société française. Il faut être vigilant et réfléchir ensemble, associations, politiques et médias réunis. Nous avions déjà remarqué que des associations similaires avaient été faites par différents journaux ».

Capture d'écran du site de l'UMPLa polémique suscitée par la diffusion d'une image du même type sur le site de l'UMP le prouve. Voulant illustrer le phénomène de la délinquance, l'UMP avait choisi de mettre en ligne une image représentant un groupe de jeunes noirs :  «Pour le site UMP comme pour Vosges-matin, les images choisies ont été sorties de leur contexte et accolées à un tout autre sujet. C'est ce procédé qui doit être banni ».

Dans un communiqué, le Cran appelle ainsi les journaux et agences de presse à faire attention aux images qu'ils utilisent.


En attendant, Bem's a l'intention de contacter Vosges-Matin pour demander un droit de réponse.



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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 01:34


 


En soutien aux sans-papiers du 17ème arrondissement de Paris, en grève depuis le 12 octobre dernier, une initiative originale, ce samedi 20 février, de 10 H à 15 H...


 
 
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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 06:21

Par Robert Maggiori 

 

L’Italie est-elle un pays normal ? L’anomalie que représente Berlusconi - le fait qu’il concentre le pouvoir politique et médiatique, qu’il utilise le Parlement comme «usine» à fabriquer des lois destinées à le sauver des tribunaux, qu’il vomisse sur la magistrature, qu’il critique sans arrêt la Constitution, qu’il réduise la politique à des blagues et des déclamations histrionesques, qu’il traîne derrière lui les casseroles de ses scandales sexuels - inciterait à répondre non.

Mais il y a plus. Ce qui frappe, par exemple, c’est qu’après avoir été qualifiée de laboratoire avant-gardiste de l’Europe, l’Italie, aujourd’hui, régresse à un statut «provincial». Sa classe politique elle-même est provinciale, voyage peu. Le rôle central encore attribué à la télévision demeure «années 80». On va «en» télévision endimanché, tout est entertainment, pub, talk shows hurlés, fesses et dentelles, les émissions d’enquête sont rarissimes, celles, de réflexion, auxquelles participeraient philosophes, historiens, sociologues, psychanalystes ou hommes de sciences n’existent pratiquement pas. Un soir sur deux, sur Rai Uno, animée par un inamovible journaliste doucereux et caudataire, il y a Porta a porta, sorte de messe à laquelle participent toujours les mêmes leaders politiques, et qui n’est pas loin de remplacer Chambre et Sénat. Très rarement, dans le public des émissions politiques, sportives ou de variété, on voit un Noir ou un Métis.

Nouvelle province, l’Italie perd des points dans à peu près tous les classements, qu’ils concernent l’école, la santé, l’écologie, les droits, la culture (budget massacré) et même la technologie. Encore récemment, après Bob Geldof, reprochant au gouvernement d’équilibrer son budget sur le dos des pauvres, c’est Bill Gates en personne qui est intervenu pour accuser Berlusconi («Les gens riches dépensent beaucoup plus d’argent pour régler leurs problèmes personnels, comme la calvitie, qu’ils ne le font pour combattre le paludisme») de réduire de moitié les aides publiques au développement promises devant les caméras, faisant de l’Italie «le pays européen le plus avare».

Même régression au niveau informatique. Sait-on qu’en raison du décret Pisanu la connexion wireless à Internet dans un lieu public, un aéroport ou un cybercafé est soumise à la présentation d’une carte d’identité ? Que les crédits pour le développement du haut débit sont gelés depuis 2008, que du côté de la majorité, des voix se lèvent pour demander le contrôle de social networks tels que Facebook ? Que des pétitions sont signées partout, demandant au gouvernement d’«émanciper Internet» de normes législatives pénalisant le futur du pays, lequel, pour l’accès à la Toile, est déjà «arriéré et sous-développé par rapport au reste de l’Europe» ? Il est vrai que Berlusconi est homme de télévision old style, pour qui Internet est dangereux, parce que «liquide», incontrôlable - et hors de son empire.

Mais c’est au niveau sociétal que la régression est la plus nette. Berlusconi mobilise tellement l’attention qu’à l’étranger on ne voit pas très bien que le fait majeur est plutôt une «liguisation» de la société, entraînant une dégradation morale et civique, sinon une «barbarisation» de l’Italie. La Ligue du Nord d’Umberto Bossi - dont l’organe, La Padania, écrivait : «Quand allez-vous nous libérer des nègres, des putes, des voleurs extracommunautaires, des violeurs couleur noisette et des gitans qui infestent nos maisons, nos plages, nos vies, nos esprits ? Foutez-les dehors, ces maudits !» -, alliée décisive du parti de Berlusconi, a fait élire ses hommes, dont plusieurs sont ministres, dans un nombre considérable d’administrations, a diffusé partout ses valeurs et son langage, dédouané et rendu normal le discours xénophobe. Il faudrait une bibliothèque vaticane pour énumérer les discours d’incitation à la haine raciale, d’homophobie, d’«anti-méridionalisme», prononcés par ses leaders. Qu’on regarde sur YouTube des vidéos de Monsieur Mario Borghezio, ou qu’on écoute quelques extraits d’émissions de Radio Padania : dans aucun pays on tolérerait un tel déchaînement de haine, et de bêtise, xénophobe ! On défend les valeurs chrétiennes, la famille, le travail, on veut la croix sur le drapeau italien et le crucifix dans les écoles, mais le ministre de l’Education prévoit d’imposer un quota d’étrangers dans les classes, le ministre de l’Intérieur a voulu instituer des rondes de surveillance (bide colossal, heureusement, personne ne s’étant présenté pour les constituer), a instauré comme délit le seul fait d’être un étranger sans papiers. Une petite star de la politique, chef d’entreprise à la droite de l’extrême droite, pressentie pour être sous-secrétaire au Welfare parce que bien aimée de Berlusconi (à propos duquel elle avait dit : «il est obsédé par moi, mais il n’aura pas mon…», ou «il n’aime les femmes qu’à l’horizontale»), s’est distinguée finement en déclarant que «Mahomet était un pédophile». Un fanatique (un élu) tenait à désinfecter les trains empruntés par des Nigérianes, un autre (élu aussi) voulait «éliminer tous les enfants (rom) qui volent les personnes âgées» et, interrompu par les applaudissements du «peuple de Padanie», invitait les musulmans à aller «pisser dans leurs mosquées». D’autres encore ont mis le feu à des baraquements d’immigrés, proposé des wagons de trains ou des lignes de bus séparés pour Italiens et étrangers… Discriminations en tous genres, agressions, ratonnades, crimes parfois, banderoles et cris racistes dans les rassemblements de la Ligue, véritable chasse à l’homme noir, avec bâtons et fusils, qui évoque, pour la presse internationale, le Ku Klux Klan, et qui, au ministre de l’Intérieur, fait dire : «Nous avons fait preuve de trop de tolérance envers les immigrés.»

Cela suscite peu de réactions en Europe. Et c’est sans doute en ce sens que l’Italie est le plus «provincialisée» : on la regarde de loin et de haut, tout en l’aimant pour sa cuisine, son art et ses paysages, on ne la prend guère au sérieux, ni dans le bien, ni dans le mal. Qu’on imagine ce qui se passerait dans les rues de Londres, de Paris, de Berlin ou d’ailleurs si la Ligue du Nord était un parti, disons, autrichien, ou français, et si Umberto Bossi s’appelait Jörg Haider !

 

 

 


 

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 15:33


IMMIGRATION
NOUVELOBS | 13.02.2010 | 18:18

Ils réclament l'appui de l'organisation patronale pour obtenir la régularisation des travailleurs sans-papiers.

Lors de la manifestation ce samedi 13 février. (AFP)

Lors de la manifestation ce samedi 13 février. (AFP)

Entre 850 personnes selon la police, 3.000 selon la CGT, ont manifesté samedi 13 février à Paris jusqu'au siège du Medef (patronat) pour réclamer son appui afin d'obtenir la régularisation de travailleurs sans-papiers. "Il est probable que le gouvernement ne veuille pas s'engager sur le sujet sensible des sans-papiers à un mois des élections régionales", pouvait-on lire sur un tract des organisateurs (CGT, Solidaires, FSU, Ligue des droits de l'Homme, RESF, Femmes Egalité, Cimade, Droits devant).

"Que le patronat prenne ses responsabilités"


"On bosse ici, on vit ici, on reste ici", ont scandé les sans-papiers présents en masse gare Montparnasse d'où est partie la manifestation en début d'après-midi, derrière une banderole "Régularisez les travailleuses et travailleurs sans-papiers". Selon Raymond Chauveau coordonnateur CGT, "il faut que le patronat prenne ses responsabilités, qu'il pousse la régularisation et que le gouvernement se saisisse de la question".
"Les discussions avancent avec les employeurs et groupements d'employeurs, dans l'idée que nous fassions des propositions communes au ministère du Travail. Nos intérêts se rejoignent, arrêtons l'idéologie et traitons cette question économique", a renchéri Francine Blanche, dirigeante confédérale de la CGT.


En grèves depuis mi-octobre


Depuis mi-octobre, un total de 6.000 sans-papiers de plus de 2.100 entreprises, d'après le syndicat, se sont mis en grève pour exiger leur régularisation. "Plutôt gréver que céder" et "Non à l'immigration jetable", pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants.
"Je suis en grève depuis quatre mois et n'ai plus de quoi payer mon loyer, j'attends une réponse du gouvernement", a témoigné Dram, 27 ans, arrivé du Mali il y a cinq ans et employé dans une imprimerie à Paris.
De nombreux occupants des locaux du Fonds d'assurance formation des salariés de l'artisanat du BTP (FAF-SAB), rue du Regard (VIe arrondissement), étaient présents dans le cortège. Ils s'y sont installés depuis le 15 décembre et sont sous la menace d'une expulsion, après l'ordre d'évacuation du tribunal de grande instance de Paris du 2 février.

(Nouvelobs avec AFP)







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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 17:01

AFP - PARIS Plus de 120 personnalités, issues notamment des milieux artistiques, ont déclaré "prendre sous leur protection" des travailleurs sans papiers en grève pour leur régularisation, qui occupent actuellement un immeuble du VIe arrondissement de Paris, rue du Regard

20080506CGTSansPap1

Quelque 250 sans-papiers, des Africains en écrasante majorité, occupent depuis le 15 décembre 2009 les locaux du Fonds d'assurance formation des salariés de l'artisanat du BTP (FAF-SAB), malgré l'ordre d'évacuer les lieux donné mardi dernier par le tribunal de grande instance de Paris.

"Nous déclarons prendre ce piquet de grève et les grévistes eux-mêmes sous notre protection comme nous l'avions fait pour les familles sans papiers. L'idée qu'ils puissent être jetés à la rue nous indigne. Nous demandons qu'ils puissent exercer leurs droits légitimes de travailleurs, la grève", déclare un texte soumis à signature.

Ont déjà signé les cinéastes Chantal Ackerman, Yvan Attal, Jacques Audiard, Jean-Jacques Beineix, Lucas Belvaux, Laurent Cantet, Catherine Corsini, Costas Costa-Gavras, Arnaud Desplechin, Pascale Ferran, Robert Guédiguian, Romain Goupil, Cédric Klapisch, Vincent Lindon, Philippe Lioret, Claude Miller, Bertrand Tavernier, Eric Zonca, entre autres.

Figurent aussi les signatures des comédiennes et comédiens Josiane Balasko, Charles Berling, Juliette Binoche, Isabelle Carré, Marina Foïs, entre autres, de même que les écrivains Azouz Begag, Dan Franck et Atiq Rahimi.

Côté politique, on relève la présence sur la liste de Pouria Amirshahi et Harlem Désir, secrétaires nationaux du PS, Olivier Besancenot, José Bové, Anne Hidalgo, 1ère adjointe (PS) à la mairie de Paris, Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), Pierre Laurent, dirigeant du PCF, Noël Mamère et Dominique Voynet (Verts).

Sont aussi signataires les syndicalistes Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, Francine Blanche, secrétaire confédérale de la CGT, Annick Coupé, porte-parole de Solidaires.


Source : http://camarade.over-blog.org/




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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 22:07
Salma et Salima Boulazhar ont eu 18 ans au mois d’Avril. Comme des milliers de jeunes majeurs qui ont dû quitter leur pays étant enfants Salima et Salma vivent sous la menace d’une expulsion depuis leur majorité. Elles sont jumelles, accueillies en France à l’âge de 13 ans chez leur tante. Leur grand-mère qui les élevait venait de décéder.

Depuis leur arrivée, elles se sont battues pour reconstruire leur vie en France. Elles ont été scolarisées au collège puis au lycée et ont ensuite signé toutes deux un contrat d’apprentissage qui se déroulait à la satisfaction de tous. Tous ceux qui les connaissent témoignent de leur courage et de leur volonté.

Une demande de titre déposée avant leur majorité a été refusée par courrier du 27 Juillet. Après 7 mois de silence de la préfecture, le 19 Janvier, les policiers sont venus chez leur tante, ont emmené Salima et l’ont conduite au centre de rétention de Lyon. .

Salma a échappé à l’arrestation. Elle était alors hospitalisée angoissée et dépressive depuis l’annonce du refus de séjour.

Le juge des libertés a décidé de prolonger la détention de 15 jours. Nous savons que cela accorde 15 jours aux autorités pour obtenir « l’accord de réadmission » de Salima de la part des autorités marocaines.

Salima est en grand danger d’expulsion. Salma est condamnée à se cacher.


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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 09:29

Des centaines de personnes ont manifesté samedi 6 février à Paris, en banlieue et en province pour dénoncer la situation et exiger la régularisation d'étudiants ou de travailleurs sans papiers.

Manifestation à Paris pour la régularisation de plusieurs sans papiers (AFP)

Manifestation à Paris pour la régularisation de plusieurs sans papiers (AFP)

Des centaines de personnes ont manifesté samedi 6 février à Paris, en banlieue et en province pour demander la régularisation d'étudiants ou de travailleurs sans papiers.
Quelque 300 travailleurs sans papiers en grève de l'Est parisien, majoritairement africains, se sont rassemblés samedi Porte des Lilas à Paris, pour dénoncer leur situation et exiger leur régularisation.
Derrière une banderole "travailleurs sans-papiers grévistes des 19ème et 20ème arrondissements" et en scandant "on bosse ici, on vit ici, on reste ici!" ils se sont ensuite rendus jusqu'a une entreprise d'intérim en grève de Ménilmontant où 32 d'entre eux demandent à leur employeur de les régulariser, ont expliqué les organisateurs.
Toujours à Paris, un millier de manifestants, selon l'Unef, trois cents, selon la police, se sont rassemblés vers 14H00 à proximité du ministère de l'Immigration à Paris, pour demander la régularisation des étudiants sans papiers et la délivrance de titres de séjour pluriannuels.


Triple précarité

"Il y a 260.000 étudiants étrangers dans nos universités" et "la France leur réserve une triple précarité" a déclaré devant la foule Jean-Baptiste Prévost, le président de l'Unef, premier syndicat étudiant.
Les étudiants étrangers subissent selon lui une "précarité pédagogique", due au manque de cours de français, "une précarité sociale", car "les étudiants étrangers n'ont pas le droit aux bourses et aux logements du Crous" et une "précarité administrative", évoquant "un parcours du combattant" pour obtenir un visa et renouveler un titre de séjour.
A Colombes (Hauts-de-Seine), plus de cent personnes ont défilé dans les rues de pour réclamer le retour en France de Mohamed Abourar, un lycéen marocain de 18 ans scolarisé dans la commune et expulsé le 23 janvier.
Les manifestants se sont rassemblés vers 14h30 devant le lycée Valmy de Colombes, où Mohamed Abourar était inscrit en 1ère année de bac pro hygiène et environnement avant son expulsion vers le Maroc.
Il avait été arrêté le 17 janvier lors d'un contrôle de police et placé en rétention. Après le rejet de ses recours en justice, il avait été expulsé moins d'une semaine plus tard, provoquant l'émoi des enseignants et des élèves du lycée.
A Clermont-Ferrand, entre 300 et 500 personnes se sont rassemblées à l'appel du Réseau Education sans frontières (RESF) pour soutenir des soeurs jumelles marocaines de 18 ans dont l'une a été renvoyée au Maroc jeudi.
Réunies devant la préfecture face à une banderole sur laquelle ont pouvait lire "Unis contre une immigration jetable", les manifestants ont scandé : "Ils restent ici, ils vivent ici!"

Nouvelobs avec AFP

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