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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 17:49
 Par Djamal Benmerad - <le.brasier@yahoo.fr>  

Le wahabisme, doctrine puis idéologie
 
Le wahhabisme fut fondé en jour 1745 dans l’actuel Arabie saoudite et prit le nom de son créateur : Mohammed Abd el-Wahhâb Ibn Saoud né en 1703. Cette doctrine, qui sera plus tard, la doctrine de l’Etat saoudien et qui lui donnera, pour les besoin de son exportation, le nom générique de Salafisme, du mot salaf désignant les origines de l’Islam. C’est donc un mouvement fondamentaliste qui doit être propagé par la prédication et/ ou la violence, c’est-à-dire le jihad compris dans sa version armée.
L’un des premiers adeptes de Mohammed Abd el-Wahhâb fut un petit chef local de la petite ville de Dâriya, nommé Muhammad Al-Saoud, qu'il convertit à ses vues théologiques et politiques et qui sera le fondateur del’Etat saoudien qui portera son nom.
 A la tête de quelques tribus et aidé par les Anglais qui financèrent ses expéditions, Muhammad Al-Saoud conquiert des territoires qui formeront l’Arabie saoudite et se proclamera roi de cet Etat en 1926, Etat auquel il donnera son nom. Il en fera un Etat théocratique basé sur le wahhabisme qui, de doctrine, se transformera en idéologie d’Etat. Les Ulémas (savants de l’Islam), organisation embryonnaire à l’époque, confortèrent son pouvoir en proclamant une fetwa (édit) qui disait qu’il était interdit de se révolter contre le détenteur du pouvoir. Cependant, quelques années plus tard, ils énoncèrent une fetwa qui déclarait « illicite toute violence commise au nom de l’Islam ».  Pour cela ils furent tous massacrés.
Toute idéologie a besoin d’expansion et le wahhabisme ne fera pas exception. La découverte d’immenses gisements de pétrole en 1938 permettra cette expansion dont l’instrument sera la Ligue Islamique Mondiale, fondée en 1962, qui sera favorisée par le Pacte de Quincy (The Quincy agreement) conclu avec les Etats Unis d’Amérique.

Le « Pacte de Quincy », c’est par cette appellation que sera désigné dans l’histoire l’accord qui sera conclu entre les Etats Unis et l’Arabie saoudite ce que notre confrère René Naba considère à juste titre comme une « relation de vassalité »(1)

C’est le 14 février 1945 qu’eut lieu, à la demande du roi Abdelaziz Ben Abdel Rahman Al Saoud, une rencontre entre celui-ci et le président Roosevelt au large des côtes saoudiennes à bord du navire Quincy qui donnera son nom au pacte conclu ce jour-là.
Ce pacte garantit, pour les Etats Unis, un accès privilégié et à un tarif préférentiel au pétrole du Royaume en échange d’une protection militaire inconditionnelle.
Ainsi fut conclu un pacte contre-nature liant une puissance qui se veut la plus grande démocratie libérale du monde à une dynastie théocratique rétrograde sans nul pareil au monde. (http://www.renenaba.com/?p=2807).
 
Ce pacte fut renouvelé et mis au goût du jour, toujours à la demande de l’Arabie saoudite alarmée par l’influence grandissante de l’Iran chiite sur la scène mondiale, le 23 septembre 2010 à l’occasion de la fête nationale saoudienne célébrant la fondation Royaume.

L'exportation du Wahhabisme

Depuis les années soixante, la famille royale saoudienne et ses alliés wahhabites s'emploient à une politique active de prosélytisme international, propageant la conception wahhabite de l’Islam au delà des frontières du royaume. Grâce aux importantes ressources financières dont elle dispose, l'Arabie saoudite favorise l'idéologisation, selon la conception wahhabite, d'Etats tels que le Pakistan et le Soudan. Ainsi, l'Arabie Saoudite a financé directement ou indirectement la création et le développement de mouvements islamistes radicaux poussant parallèlement certains autres mouvements islamistes à une radicalisation dogmatique et/ou politique. Du Daghestan à l'Algérie en passant par l'Afghanistan, de nombreux groupes islamistes ont pu bénéficier des largesses saoudiennes, et ceux qui ont effectivement adopté les préceptes du wahhabisme sont des mouvements importants ou influents dans les sphères religieuses et politiques des Etats musulmans.

Le salafisme djihadiste

Cette mouvance du salafisme se refuse à limiter l'action religieuse à la prédication et fait du djihad le cœur de son activité [1]. Les salafistes de cette tendance sont ainsi favorables au combat armé, afin de renverser les régimes des pays musulmans qu'ils jugent impies pour instaurer un État authentiquement islamique.
Cette tendance salafiste est née, dans les années 1980, en Afghanistan, à l'occasion de la guerre contre l'occupation soviétique. Durant cette guerre, des salafistes venus d'Arabie saoudite ont rencontré des Frères musulmans. Cela les a conduit à intégrer au discours politique des Frères musulmans la prédication littéraliste traditionnelle des salafistes, centrée sur la piété et la moralité[5]. Pour ces salafistes, les salafistes traditionalistes, favorables à la seule prédication de, en particulier, des Cheikhs proches des autorités saoudiennes, comme Ibn Baz et Ibn 'Uthaymin, sont alors apparus comme des hypocrites. D'autre part, ces salafistes critiquent plus encore les Frères musulmans qui sont condamnés en raison de leur foi jugée insuffisamment littéraliste et, pour les plus modérés des Frères, pour leur engagement dans le jeu politique d'État jugés impies et devant être éliminés par la force[6].
Cette tendance poursuit donc une stratégie de la violence qui vise à renverser les États des pays musulmans pour instaurer un État islamique par la force.
Ce pacte de partenariat est en fait, selon notre confrère René Naba, « une relation de vassalité » -
 
Ce Pacte fut revu et co-signé avec les même partenaires (lire http://fr.wikipedia.org/wiki/Pacte_du_Quincy) le 3 septembre 2010 à l’occasion de la fête nationale saoudienne, le 23 septembre, célébrant la fondation du Royaume,
 
La Ligue Islamiste Mondiale relève des services secrets saoudiens, alors que le bon sens voudrait  qu’elle dépende des Affaires religieuses.
 
L’IIRO, bras armé de la Ligue islamique mondiale
Le régime saoudien a fondé là un instrument au service de l’islamisme et non pas au service de l’Islah (réforme islamique). 
 
La Ligue Islamiste Mondiale
 
La Ligue islamique mondiale (LIM) (arabe : رابطة العالم الإسلامي  , Al Rabita al-alam el-islami ou Al Rabita ; anglais : World Muslim League ou WML) est une ONG musulmane fondée en 1962 à La Mecque par le prince Fayçal d'Arabie saoudite avec le concours de représentants de 22 pays censée promouvoir le panislamisme en opposition au panarabisme nassérien qui était d’essence nationaliste.[1].
La Ligue Islamique Mondiale est basée à La Mecque. Le secrétaire général doit être saoudien. Le titulaire du poste est en 2007 Abdallah ben Abd Al Muhsin Atturki (Abdallah Turki), ancien ministre des Affaires religieuses et prince du royaume. Bien qu’elle ait toujours affirmé être indépendante de l’État, selon une audition de la Commission judiciaire du Sénat américain, on peut déduire sans aucun doute des sources saoudiennes que la LIM est contrôlée étroitement par le gouvernement, de même que l'IIRO en dépend. Par ailleurs, depuis 1993, une loi dispose que tous les fonds humanitaires musulmans doivent être placés sous le contrôle d’un prince.[5
La prédication islamique et l’éclaircissement des doutes en matière doctrinale sont les deux premières missions citées dans la liste des objectifs de la Ligue. James Woolsey, ancien directeur de la CIA, estime que les Saoudiens ont depuis le milieu des années 70 dépensé près de 90 milliards de USD pour exporter l’idéologie islamique dans le monde.[6] Le royaume des Saoud tient particulièrement à ce que l’islam mondial conserve sa « pureté non entachée d’innovations ».[7
La Ligue Islamiste Mondiale relève des services secrets saoudiens alors que le bon sens voudrait  qu’elle dépende des Affaires religieuses. Cette organisation sera l’instrument d’un impérialisme religieux. Dans les pays récalcitrants à l’idéologie wahhabite, elle fera appel à L’IIRO.


Cette institution donnera naissance à une organisation terroriste à vocation planétaire :                         l « ’
International Islamic Relief Organization » (IIRO).  

 
Le soir du 11 février 1979, l'Ayatollah Khomeini accède au pouvoir 
 

L’IIRO, bras armé de l’islamisme mondial
 
Après avoir fondé la Ligue Islamique Mondiale, chargée de la propagation du wahabisme et de l’endoctrinement, et installé des antennes de celle-ci dans différents points de la planète, les services secrets saoudiens lui créeront en 1978 une branche armée internationale. Elle sera officialisée par décret royal un an plus tard, le 29 janvier 1979, sous l’appellation-écran de International Islamic Relief Organisation (IIRO), en français Organisation Internationale de Secours Islamique et en arabe هيئة الإغاثة الإسلامية العالمية. Son siège est à Djeddah et aura comme premier dirigeant Farid Yasin al Quraychi et Adnan Khalil Basha comme secrétaire général.
Une de ses branches les plus actives élira domicile à Peshawar, au Pakistan, chez Maktab al-Khadamāt (le Bureau des services) une structure mise en place par un certain Abdallah Azzam.
 Le Maktab al-Khadamāt (MAK), créé par Abdullah Azzam en 1980, organise et entraîne les moudjahiddins avant de les envoyer en Afghanistan. Le MAK est soutenu par d'autres organisations islamistes, d'organisations caritatives et de la CIA qui déploie dans cette période une politique interventionniste dans le souci d'enrayer et d'abattre la puissance de l'URSS, conçue comme « Empire du Mal » par l'administration Reagan, notamment par le soutien aux groupes de toute nature qui peuvent déstabiliser les régimes supposés proches de Moscou. En 1986, Oussama Ben Laden, ancien étudiant de Abdullah Azzam, qui finançait depuis 1982 l'activité du groupe, rejoint le front. En 1989, Oussama Ben Laden prend le contrôle du Maktab al-Khadamāt suite à la mort d'Abdullah Azzam. Après la prise de Kaboul par les Talibans en 1996, Ben Laden finance la formation des moudjahiddins arabes, développant ainsi les réseaux de la mouvance Al-Qaida [10].
Le nom de l'organisation vient du nom arabe qā'idah qui signifie la « base », en particulier militaire. Contrairement à une légende, il n'a pas été donné par la CIA. Osama Ben Laden a expliqué l'origine de ce terme dans une videocassette avec le journaliste Tayseer Alouni, pour Al Jazeera, en octobre 2001 : « Le nom d'al-Qaeda fut établi il y a longtemps et par hasard.
L'International Islamic Relief Organization (IIRO, français : Organisation Internationale de Secours islamique, arabe : هيئة الإغاثة الإسلامية العالمية, al-Ighata al-Islamiya al-'alamiya) est une organisation caritative créée en 1978 et dont le siège est à Jeddah en Arabie saoudite[1]. Son secrétaire général est Adnan Khalil Basha[1].

Dénominations

Cette organisation est connu sous les noms suivant : هيئة الإغاثة الإسلامية العالمية, al-Ighata al-Islamiya al-'alamiya, Al Igatha Al-Islamiya , Hayat al-Aghatha al-Islamia al-Alamiya, Organisation internationale islamique de secours, International Islamic Relief Agency, International Islamic Relief Organization, International Relief Organization, Islamic Relief Organization, Islamic World Relief, International Islamic Aid Organization, Islamic Salvation Committee, The Human Relief Committee of the Muslim World League, World Islamic Relief Organization.

Historique

L'IIRO fut fondée par un décret royal du 29 janvier 1979, Farid Yasin al-Qurashi la mit en place et en fut le directeur jusqu'en 1993.
Cette structure est directement placée sous la tutelle de la Ligue islamique mondiale, elle-même considérée comme l'instrument politique des oulémas d'Arabie saoudite.
Cela lui permet d'échapper au contrôle budgétaire du ministère des Affaires religieuses et du waqf en Arabie saoudite.
Les fonds que rapportent la zakat et les dons sont gérés par la Fondation Sanabil Al Khair[1].
De 1991 à 1996, l'IIRO a publié quelques rapports d'activités. Jusqu'en 1998, elle distribuait également un bulletin trimestriel en anglais. Depuis, l'opacité de l'organisation a beaucoup contribué à sa mauvaise réputation. Sur son site Internet réactualisé en 2007, l’IIRO donnait simplement des informations sur le montant de ses dépenses et non sur l’origine de ses ressources. Les chiffres publiés en rials saoudiens portent sur la somme, revus à la baisse, de 1,9 milliard d’euros en 2005-2006.

Activités humanitaires

Coïncidemment, cette organisation s’implantera dès 1982 dans les pays qui verront naître un terrorisme sanglant, comme les Talibans au Pakistan, puis en Afghanistan, et les Shebabs en Somalie, et en Algérie avec les Groupes Islamistes Armés (GIA) qui causeront pas moins de 300.000 morts.
L'IIRO a envoyé de la nourriture aux victimes du tremblement de terre du 26 décembre 2004 dans l'océan Indien et des colis à celles du tremblement de terre du 8 octobre 2005 dans le Cachemire.
Mais ces activités sont couplées avec un prosélytisme militant d'un islam wahhabite.

Activités politiques et soutien au terrorisme

Cependant, l'IIRO est aussi accusée par les Nations unies, les États-Unis d'Amérique et d'autres pays comme les Philippines, l'Indonésie et la Croatie, de soutenir le terrorisme islamiste.
Présent aux Philippines depuis septembre 1991, le beau-frère d'Oussama ben Laden et directeur de l'IIRO à Manille, Mohamed Jamal Khalifah, est expulsé par les autorités en novembre 1994 après avoir été accusé d'avoir financé des camps d'entraînement du groupe Abu Sayyaf. Sur la cinquantaine d'orphelinats prétendument construits par cet organisme dans ce pays, un seul le fut effectivement.
Durant les guerres de Bosnie et du Kosovo, l'IIRO a contribué au financement des forces musulmanes.
Une note de la DGSE du 24 juillet 2000 mentionne notamment un virement de 4,5 millions de dollars en provenance du gouvernement des Etats-Unis au profit du chef d'Al-Qaida, Oussama Ben Laden. Selon le Réseau Voltaire, ce dernier exercerait d'ailleurs son autorité spirituelle sur l'IIRO.
Le bureau américain de l'IIRO a été perquisitionné en 2002 sur la base de soupçons d'apports financiers importants à l'organisation Al-Qaida.
Le 22 septembre 2005, un juge fédéral new-yorkais, Richard Casey, reçoit la plainte déposée contre l'IIRO par des victimes des attentats du 11 septembre 2001[4].
Depuis le 3 août 2006, des bureaux de l'IIRO figurent sur la liste officielle des organisations de financement du terrorisme du département du Trésor. Mais cela n’a pas empêché les Etats-Unis de maintenir des relations privilégiées avec l’Arabie saoudite.
Une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies classe les branches philippine et indonésienne de l'IIRO comme faisant partie des organisations soutenant Al-Qaida en 2006 [5],[6] et elle depuis sur la liste du Comité créé par la résolution 1267 (1999).
L'auteur Abdel-Rahman Gandour écrit dans son enquête Jihad humanitaire que l'IIRO semble accorder davantage d'importance à la diffusion du wahhabisme qu'à l'apport effectif de secours.
Plusieurs de ses membres ou anciens employés ont été soupçonnés d'être en rapport direct avec des activités terroristes :
  • Les opérations de l’IIRO à Peshawar ont été dirigées par Talaat Fouad Abdul Qasim, un membre du Gamaa al-Islamiya, un groupe islamique égyptien[7], qui, condamné à mort par contumace dans son pays, sera capturé par les États-Unis en Croatie en septembre 1995 et exécuté au Caire en 1998 [8].
  • le Bangladais Syed Abou Nasir, qui travailla pour l'IIRO jusqu'en 1992, est arrêté en Inde en janvier 1999 avec des explosifs alors qu'il s'apprêtait à poser des bombes devant trois représentations diplomatiques américaines;

Sources

Références a, b et c Antoine Sfeir (dir.), Dictionnaire mondial de l'islamisme, Plon, 2002, 518 p. (ISBN 2259197604), p. 67

  1. (en)Liste des Nations Unies de personnes et d'entité liés aux Talibans [archive]
  2. [pdf](en) Organisations considérées comme terroristes par le département du Trésor des États-Unis [archive]
  3. (en) U.S. District Court Rules Saudi Charity to Remain in 9-11 Terrorist Law [archive], 22 septembre 2005
  4. (fr) Comité du Conseil de sécurité mis en place conformément à la résolution 1267 concernant Al-Qaida, les Taliban et les individus et entités associés [archive]
  5. (en) Ajout du bureau indonésien à la liste de la résolution 1267 [archive]
  6. (fr) Gama'a al-Islamiyya (Groupe Islamique) [archive] sur http://www.terrorwatch.ch [archive], Terrorwacth. Consulté le 9 août 2009
  7. (en) Peter Bergen, Katherine Tiedemann, « Disappearing Act: Rendition by the Numbe [archive] » sur http://www.newamerica.net/ [archive], The New America Foundation, 3 mars 2008. Consulté le 9 août 2009
  8. Met top al-Qaeda figure just for tea, Egyptian says [archive], Globe and Mail, 26 mai 2006
 
La Ligue Islamique Mondiale finança dès 1882 tous les partis officiels et organisations islamo-terroristes clandestines dans le monde, jusqu’aux Philippines où elle avait comme « client » le mouvement armée d’Abu Sayyaf.
L’action de la Ligue Islamique Mondiale eut un premier succès dans la décennie 180 Elle eut plus de succès en Algérie avec les groupes de Bouyali.( http://www.multilingualarchive.com/ma/enwiki/fr/Mustafa_Bouyali ), puis dans les années 199O, période que les algériens appellent la « décennie rouge » et .au cours de laquelle le terrorisme islamiste fit près de 300.000 morts. 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 00:40

Un nouveau "machin" européen, l’ACAA, "accord de reconnaissance mutuelle qui permettra d’harmoniser les systèmes législatifs de l’UE et Israël, contribuer à des éliminations de barrières techniques au commerce", et donc d’augmenter l’accessibilité des marchés de l’UE à Israël et vice-versa, est en passe d’être approuvé par le parlement européen début juin. Contactez les eurodéputés !

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Avantager les médicaments israéliens alors qu’Israël refuse l’accès de ces derniers aux Palestiniens de Gaza, laisse accoucher les femmes aux check-points en Cisjordanie, bombarde des populations civiles au phosphore, tire sur les ambulances palestiniennes, et détruit les dépôts de médicaments à Gaza, serait une honte !

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 00:36

Un nouveau "machin" européen, l’ACAA, "accord de reconnaissance mutuelle qui permettra d’harmoniser les systèmes législatifs de l’UE et Israël, contribuer à des éliminations de barrières techniques au commerce", et donc d’augmenter l’accessibilité des marchés de l’UE à Israël et vice-versa, est en passe d’être approuvé par le parlement européen début juin. Contactez les eurodéputés !

L’accord couvre les produits industriels en général, mais plus précisément les produits pharmaceutiques, dans un premier temps. Ce qui est particulièrement scandaleux.

Avantager les médicaments israéliens alors qu’Israël refuse l’accès de ces derniers aux Palestiniens de Gaza, laisse accoucher les femmes aux check-points en Cisjordanie, bombarde des populations civiles au phosphore, tire sur les ambulances palestiniennes, et détruit les dépôts de médicaments à Gaza, serait une honte !

Demandez à vos eurodéputés à rejeter ce nouvel accord UE-ISRAEL :

Petition : http://www.change.org/petitions/vot...

Parlement européen


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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 14:10

Signe extérieur de richesse dans un eldorado qui est une mine d’or, la rutilance de Porsche Panamera et Cayenne rouges équipe une police de nantis, qui ne rechigne pas à exposer au grand jour sa flamboyante flotte de voitures estimée à 100 000 dollars pièce. Une bagatelle pour cet Etat miraculeusement doté, qui n’a guère de petits que sa superficie et le nombre de ses habitants.


 

Qatar oblige – Doha possède 20% du capital de Porsche - les patrouilles de police se transforment en écuries de luxe pour assurer la protection du territoire, et surveiller, non sans les impressionner, le million et demi d'expatriés asiatiques et occidentaux dont l’huile de coude fait tourner les rouages de l’économie.

L’opulence n’est pas taboue à Doha, elle s’exhibe dans une ostentation aussi naturelle que le sont les richesses de son sous-sol, et c’est sous les objectifs des caméras que des gardiens de la paix très privilégiés ont défilé, le jour de la Fête nationale le 18 décembre, au volant de leurs bolides.


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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 13:44

 Qu’est-ce qui se cache derrière Eugendfor et son droit d'occupation

 

Par Comité Valmy

La troupe policière de l’UE existe depuis longtemps – et elle dispose de larges pouvoirs ! Actuellement, c’est une « troupe d’intervention spéciale » forte de 3000hommes( !) sous le sigle difficile à prononcer « Eurogend­for » (European Gendarmerie Force/troupes de police européennes). Le commandement se trouve à Vincenza en Italie, loin du siège de l’UE !

 

Ce corps de police a été créé à l’initia­tive de l’ancienne ministre de la Défense française Michèle Alliot-Marie, pour réprimer à l’avenir plus facilement les manifestations qui dégénèrent toujours à nouveau dans les villes françaises.

 

Le grand problème est le suivant : Eurogendfor va à l’avenir réduire au niveau européen le droit national et la souveraineté natio­nale des Etats-membres de l’UE !

 

Un « conseil de guerre », qui se compose des ministères de la Défense et de la Sécurité des pays de l’UE participant à l’Eurogendfor et du pays concerné, décidera de l’intervention dans un Etat-membre de l’UE – voilà comment est réglementée la nouvelle troupe policière de l’UE dans le « document constitutif » dénommé Accord de Velsen (NL).

 

Cela représente pour les observateurs un droit d’occupation par l’UE. Car, si une intervention à l’intérieur d’un pays « ami », membre de l’UE, est une fois décidée, tous les bâtiments et zones occupés par des unités d’Eurogendfor, jouissent de l’immu­nité et ne sont plus accessibles pour les autorités du pays concerné.

 

En fait, il s’agit d’un droit d’occupation par l’UE.

 

Mais il y a pire : l’Eurogendfor ne dispose pas seulement dans le cas particulier de compétences policières mais aussi de compétences qu’ont les ser­vices secrets et elle a le devoir de réinstaller l’ordre et le calme dans la zone d’intervention concernée en collaboration étroite avec l’armée( !). En cas de besoin, les troupes doivent avoir à disposition toutes les autorisations et tous les moyens pour remplir leur mandat.

 

Eurogendfor résout divers problèmes pour les gouvernements européens. A l’avenir, ils pourront, lors de troubles sociaux ou de manifestations majeures de longue durée, utiliser des armes à feu contre leurs populations, mettre des zones entières sous quarantaine militaire et retirer les meneurs de la circulation sans avoir à engager leurs propres forces militaires ou policières qui pourraient éventuellement se solidariser avec les manifestants.

Comme en 1789,  le "Royal allemand" et les Gardes suisses, engagés contre le peuple de Paris en révolution

 

L’Eurogendfor de son côté, ne pourra pas être poursuivi en justice grâce à ses autorisations exceptionnelles, civiles et militaires.

 

Notons que ce n’est que grâce au Traité de Lisbonne – qui n’est rien d’autre que l’ancienne « Constitution européenne » controversée sous un nouveau titre – qu’une telle situation incroyable à pu être instaurée.

Grâce au jugement du Tribunal constitutionnel su­prême, les politiques allemands, qui ont soutenu ce traité douteux à la quasi-unanimité au Bundestag, auront à l’avenir le droit d’être entendus.

Un homme politique allemand, ramené à la réalité, déclare lors d’un entretien privé :

« On s’amusera bien au sein de l’Eurogendfor quand à l’avenir l’état d’urgence sera imposé dans les centres chauds de Bottrop ou Neukölln en Allemagne fédérale ».

 

Source : Vertraulicher Schweizer Brief 

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 23:09

Pour la première fois, Russo le directeur d'Hollywood, parle à n'en plus finir en détail des aveux abasourdissants de Nick Rockefeller, avec sa prédiction du 911 et du canular de la guerre contre le terrorisme, la création par Rockefeller de la libération des femmes, et l'ultime plan de l'élite pour la diminution de la population mondiale et pour une société pucée.


 

Aaron Russo, le directeur et fabricant de films documentaires d'Hollywood a parlé en détail des reconnaissances renversantes de Nick Rockefeller, qui lui a personnellement dit que le but final de l'élite était de créer une population pucée et que la guerre contre le terrorisme était un canular, Rockefeller ayant prévu un « événement » qui déclencherait les invasions de l'Irak et de l'Afghanistan onze mois avant le 11 septembre.


Rockefeller a aussi dit à Russo que la fondation de sa famille avait créé et financé le mouvement de libération des femmes afin de détruire la famille et que la réduction de la population était un objectif fondamental de l'élite mondiale.


Russo est peut-être plus connu pour la réalisation de Trading Places, mettant en scène Eddie Murphy, mais il était plus récemment sous les projecteurs pour son exposé de la course criminelle au profit du système de la réserve fédérale, le documentaire America From Freedom to Fascism.


Suivant encore actuellement un traitement de sa lutte contre le cancer, Russo a trouvé le temps d'une entrevue assise avec l'animateur radio et camarade fabricant de films Alex Jones, sur lequel il a laissé tomber la bombe de ce que Rockefeller lui avait dit au sujet de la direction du monde conduite par l'élite mondiale.


Après que sa populaire vidéo Fou comme l'Enfer ait été diffusée et qu'il ait commencé sa campagne pour devenir gouverneur du Nevada, Russo a été remarqué par Rockefeller et présenté à lui par une avocate. Voyant la passion et la capacité de Russo d'influer sur le changement, Rockefeller s'est attelé à la subtile mission de le recruter dans l'élite.


Lors d'une conversation, Rockefeller a demandé à Russo s'il s'intéresserait à rejoindre le Conseil sur les Relations Étrangères (CFR), mais Russo a rejeté l'invitation en disant qu'il n'avait aucun intérêt dans « l'asservissement du peuple », sur quoi Rockefeller lui a froidement demandé pourquoi il s'inquiétait des « serfs. »


« Je disais quelle est la raison de tout ceci, » déclare Russo, « vous avoir tout l'argent du monde dont vous avez besoin, vous avez tout le pouvoir dont vous avez besoin, quelle est la raison, quel est le but final ? » Sur quoi Rockefeller a répondu (paraphrasant), « L'objectif final est d'arriver à ce que tout le monde soit pucé, pour contrôler la société entière, afin d'avoir les banquiers et les gens de l'élite contrôlant le monde. »


Rockefeller a même assuré à Russo que s'il se joignait à l'élite sa puce serait spécialement marquée afin d'éviter les inspections excessives des autorités.


Russo déclare que Rockefeller lui a dit, « Il était planifié que le 91 sseptembre se produise ,qu'il y aurait là un événement et que grâce à cet événement nous allons envahir l'Afghanistan pour faire courir des pipelines à travers la mer Caspienne, que nous allions envahir l'Irak pour prendre la direction des gisements pétroliers et pour établir une base au Moyen-Orient, et nous courrons après Chavez au Venezuela. »


Rockefeller a aussi dit à Russo qu'il verra des soldats regarder dans les cavernes en Afghanistan et au Pakistan pour Oussama Ben Laden et qu'il y aura « une guerre sans fin contre le terrorisme là où il n'y a aucun ennemi réel, la chose entière étant un canular géant », de sorte que « le gouvernement puisse prendre le pouvoir des étasuniens, » selon Russo, qui a dit que Rockefeller était cynique, riant et plaisantant pendant qu'il faisait des prévisions abasourdissantes.


Lors d'une conversation ultérieure, Rockefeller a demandé à Russo ce qu'il pensait à propos de la libération des femmes. La réponse de Russo qu'il pensait que c'était le droit de travailler et de recevoir un salaire égal à celui des hommes, exactement comme elles avaient obtenu le droit de vote a fait rétorquer à Rockefeller en riant, « Vous êtes un idiot ! Laissez-moi vous dire ce qu'il en était à ce sujet, nous les Rockefeller l'avons financé, nous avons financé la libération des femmes, nous sommes ceux qui avons obtenu tous les journaux et les télévisions - la fondation Rockefeller. »


Rockefeller a dit Russo les deux raisons originelles pour lesquelles l'élite finançait la libération des femmes, l'une parce qu'avant la libération des femmes les banquiers ne pouvaient pas imposer la moitié de la population, et la deuxième parce cela leur a permis de recevoir des enfants plus jeunes à l'école, permettant leur endoctrinement dans l'acceptation de l'État comme première famille, démolissant le modèle traditionnel de la famille.


Cette révélation s'accorde aux confessions antérieures de la pionnière féministe Gloria Steinem, selon lesquelles la CIA finançait Mme. Magazine en tant qu'élément du même programme de démolition des modèles familiaux traditionnels.


Rockefeller était souvent passionné à souligner son idée que « le peuple devait être gouverné  par une élite » et que l'un des outils d'un tel pouvoir était la réduction de la population, l'actuelle ayant     « trop de gens dans le monde », le chiffre de la population mondiale devant être réduits au moins de moitié.


Une question qui s'est développée en spirales hors du contrôle de l'élite, selon les conversations de Rockefeller avec Russo, est le conflit israélo-palestinien, avec la pensée sérieuse d'une étape tournant autour de l'idée bizarre de donner à chaque citoyen israélien un million de dollars et de les réimplanter tous dans l'État de l'Arizona.


Original : Prison Planet, le 29 janvier 2007

Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info

 


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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 12:21

Une campagne internationale tente d’empêcher l’exécution, prévue à Philadelphie, le 17 août, de M. Mumia Abu-Jamal, journaliste et ancien membre des Panthères noires. Elle relance le débat sur la peine de mort aux Etats-Unis. Un débat d’autant plus nécessaire que l’application de ce châtiment frappe principalement les minorités raciales. L’affaire Abu-Jamal incite aussi à s’interroger sur les procédés employés par les autorités du pays, de 1968 à aujourd’hui, pour liquider les mouvements révolutionnaires américains et leurs militants.

 

Par Marie-Agnès Combesque

Depuis le 3 juillet 1982, Mumia Abu-Jamal est devenu un intouchable. Il survit dans une prison de Philadelphie, derrière une vitre en Plexiglas, retranché du monde des vivants en attendant une exécution par injection létale, prévue le 17 août à 22 heures (1). Un mort en sursis pour ceux qui, il y a environ quinze ans, l’ont condamné pour le meurtre d’un policier, et muré. Mais un mort qui bouge, se bat (lire « Un lynchage judiciaire ») et déclare à ses visiteurs : « Je suis un prisonnier politique. » De tous les condamnés qui peuplent aujourd’hui les couloirs de la mort du système carcéral américain (2), il est le seul à revendiquer ce statut. En revanche, parmi ceux qui vivent dans les prisons de haute sécurité, en isolement complet ou au sein de la population carcérale - soit 1 500 000 personnes environ (3) -, une centaine clament comme lui le droit de bénéficier du statut de prisonnier politique. Ou de celui de prisonnier de guerre.

Anciens militants du Black Panther Party (BPP) et de la Black Liberation Army (BLA), de l’American Indian Movement (AIM), indépendantistes portoricains, militants issus de la gauche radicale blanche (Weather Underground), tous ou presque ont en commun un combat qui a trouvé sa première expression dans les luttes contre la guerre du Vietnam au milieu des années 60 et dans celles du mouvement des droits civiques. L’opposition à la guerre, les assassinats de Malcolm X (1965) et de Martin Luther King (1968), ont radicalisé une génération de militants. Mais, à l’image des autres démocraties occidentales, l’Etat américain ne reconnaît pas le statut de « détenu politique ». Et les militants qui réclament celui de « prisonnier de guerre », énoncé dans les conventions de Genève, sont logés à la même enseigne (4).

Par exemple, MM. Geronimo Pratt (BPP) ou Leonard Peltier (IM) se considèrent comme les combattants de peuples minoritaires en lutte pour leur droit à l’autodétermination contre un régime colonial. Leur reconnaître le statut qu’ils demandent reviendrait pour les Etats-Unis à reconnaître le bien-fondé de leur combat. Ce serait d’autant plus impensable que tous ont été reconnus coupables de chefs d’inculpation relevant du droit commun : assassinats, vols à main armée, attentats. Les policiers, procureurs, juges et journalistes ne les ont jamais décrits autrement que comme des terroristes et des criminels. Et contre eux, le pouvoir politique aura employé quasiment tous les moyens, depuis l’utilisation d’une loi anti-Mafia jusqu’à des campagnes répressives dont le Congrès a par la suite reconnu le danger (5).

Premières victimes de cet arsenal répressif : les Black Panthers. Ils forment le groupe de prisonniers politiques le plus nombreux, environ une cinquantaine de personnes. Créé à Oakland, en Californie, en octobre 1966, par deux étudiants en droit, Huey P. Newton et M. Bobby Seale, le BPP s’inspirait en partie du discours de Malcolm X. Utilisant une rhétorique marxiste, il chercha à organiser les ghettos. Son programme en dix points comportait une série de revendications politiques et sociales et réclamait le droit à l’autodéfense. Se voulant une avant-garde révolutionnaire, les Black Panthers ne cherchaient pas seulement à libérer les Noirs de leur environnement répressif : « Pour nous, il s’agit d’une lutte de classes entre la classe ouvrière prolétarienne, qui regroupe les masses, et la minuscule minorité qu’est la classe dirigeante. Les membres de la classe ouvrière, quelle que soit leur couleur, doivent s’unir contre la classe dirigeante qui les opprime et les exploite. (...) Nous croyons que nous menons une lutte de classe, pas un combat racial (6). »

Les Panthères organisèrent des cantines scolaires pour les enfants des ghettos, des associations de locataires, des dispensaires, des distributions de vêtements. Ils éditaient un journal, enrôlaient les plus motivés et impressionnaient les autres. Le BPP n’a probablement jamais compté plus de 5 000 militants entre 1967 et 1971, mais son aura dépassa alors largement sa puissance numérique dans les centres-villes déshérités.

Dès l’été 1967, le FBI s’alarme et recentre l’un de ses programmes de contre-espionnage, le Cointelpro, en direction des mouvements nationalistes noirs (7) : « Le but est de démasquer, briser, fourvoyer, discréditer, ou au moins neutraliser les activités des organisations nationalistes noires qui prêchent la haine (8). » Avec l’aide vigilante des services locaux de police, ces instructions seront appliquées à la lettre. Dans un entretien accordé au New York Times, le 8 septembre 1968, John Edgar Hoover déclarait que le BPP « constitue la plus grande menace qui soit contre la sécurité interne du pays ».

Pour les Black Panthers, les trois années qui suivent seront dévastatrices. A l’utilisation des techniques de répression classiques (filatures, écoutes téléphoniques, lettres anonymes, agents doubles), le FBI, via le Cointelpro, ajoutera en effet l’assassinat. Pour la seule année 1970, trente-huit militants sont tués lors de raids organisés par les polices locales contre les bureaux du BPP. Le 4 décembre 1969, le leader des Panthères de Chicago, Fred Hampton, est exécuté dans son lit. Son garde du corps, William O’Neal (qui s’est depuis suicidé), avait été recruté par le FBI de Chicago deux ans plus tôt : c’est lui qui fournit aux policiers le plan de l’appartement, leur permettant de viser juste (9).

Victime d’une machination

Quelques mois plus tard, M Geronimo Pratt, un des membres les plus en vue du BPP de Los Angeles, est arrêté pour le meurtre d’une femme blanche, commis dans une banlieue de Los Angeles alors que, selon de multiples témoignages - confirmés par les comptes-rendus des agents infiltrés du FBI -, il assistait à Oakland à une réunion de son organisation. Au moment du procès, ces éléments du dossier disparurent mystérieusement. Condamné à perpétuité, M. Geronimo Pratt est toujours emprisonné, même si, aujourd’hui, les représentants du système judiciaire californien et les médias américains s’accordent à dire qu’il a été victime d’une machination.

Les querelles et dissensions fomentées par le Cointelpro au sein même du BPP amplifient les divergences internes nées de l’affrontement politique entre, à Oakland, le « ministre de la défense », Huey Newton, et, en exil à Alger, M. Eldridge Cleaver, « ministre de l’information » et responsable de la section internationale du BPP (10). Fin 1970, les militants noirs, divisés, de moins en moins soutenus par la gauche libérale blanche (elle aussi soumise aux attaques du Cointelpro), en viennent à s’entre-tuer. Certains des partisans de M. Eldrige Cleaver fondent alors la Black Liberation Army (BLA), clandestine. Fin 1971, le BPP se retrouve décimé par la répression, son audience diminue inexorablement et ses dirigeants replient leur action sur leur base d’Oakland, en même temps qu’ils décident de réintégrer le jeu politique normal en soutenant des candidats démocrates aux élections locales. Les militants radicaux les plus chevronnés sont soit en exil, soit en prison. Ils vont y être rejoints par les soldats de la BLA en butte à un nouveau programme de contre-espionnage : Newkill (11), directement mis au point, à la Maison Blanche, par le président Richard Nixon, le ministre de la justice John Mitchell, et Edgar Hoover, l’inamovible directeur du FBI. MM. Anthony Jalil Bottom, Albert Nuh Washington, Herman Bell, en font toujours les frais, détenus à vie dans des pénitenciers de haute sécurité de l’Etat de New York.

Une seconde vague répressive aura lieu au début des années 80 et visera de nouveaux activistes du mouvement noir, mais aussi des militants indépendantistes portoricains et des radicaux blancs. A l’automne 1981, dans l’Etat de New York, des militants de la BLA et des radicaux blancs du Weather Underground (12) attaquent un fourgon de transport de fonds de la Brinks pour s’emparer d’argent destiné à alimenter leur lutte ; le braquage, raté, se termine par une fusillade, au cours de laquelle trois policiers sont tués. Dans les mois et les années qui suivent, une fantastique opération de répression aboutit à l’arrestation de dizaines de militants, clandestins ou non, dont certains vont être jugés en vertu de la loi RICO (Racketeer Influenced Corrupt Organizations) votée par le Congrès en 1970.

La loi RICO avait été élaborée pour lutter contre le crime organisé. Son but était de fournir aux procureurs les moyens de poursuivre en justice les membres de gangs criminels accusés d’avoir participé à deux actes répréhensibles sur une période de temps donné. Et permettant de les condamner automatiquement à vingt ans de prison. Sous la présidence de M. Ronald Reagan, la loi RICO servit plusieurs fois à condamner des membres d’organisations politiques, notamment après l’attaque de la Brinks. Ainsi MM. Sekou Odinga (BLA), David Gilbert (ex-SDS) et Mme Marilyn Buck (ex-SDS-BLA) purgent d’extravagantes peines de prison sans possibilité de libération sur parole : quatre-vingts ans pour Mme Buck, soixante-quinze ans pour M. Gilbert, quarante ans pour M. Odinga. Aux vingt années de la loi RICO s’ajoutent, en effet, des condamnations encore supérieures pour ceux qui furent reconnus coupables d’avoir participé à l’évasion, réussie, de Mme Assata Shakur en 1979 (13). A titre de comparaison, un militant anti-avortement accusé, en 1986, d’avoir perpétré une dizaine d’attentats à l’explosif contre des cliniques pratiquant l’interruption volontaire de grossesse a été condamné à dix ans de prison, et libéré sur parole quarante-six mois plus tard (14).

Ainsi, depuis un quart de siècle, les mouvements nationalistes noirs et leurs alliés ont payé le plus lourd tribut à la répression et continuent de la subir. Si le programme Cointelpro a officiellement été abandonné en 1971, lorsque son existence fut fortuitement découverte par un commando étudiant parti fureter dans un bureau du FBI (15), ses effets se prolongent. La note envoyée par Edgar Hoover à l’ensemble de ses agents, le 25 mars 1968, fut exécutée à la lettre. Le Cointelpro devait « empêcher la coalition des groupes nationalistes noirs (...), empêcher la naissance d’un “messie” qui pourrait unifier et électriser le mouvement nationaliste noir. (...) Il faut faire comprendre aux jeunes Noirs modérés que, s’ils succombent à l’enseignement révolutionnaire, ils seront des révolutionnaires morts ».

Une autre note, datée du 3 avril, expose précisément les termes de l’alternative : « Ne vaut-il pas mieux être une vedette sportive, un athlète bien payé ou un artiste, un employé ou un ouvrier (...) plutôt qu’un Noir qui ne pense qu’à détruire l’establishment et qui, ce faisant, détruit sa propre maison, ne gagnant pour lui et son peuple que la haine et le soupçon des Blancs ? »

M-A C. (1) Le 1er octobre 1990, la Cour suprême des Etats-Unis a refusé de revenir sur la sentence. Le 2 mai 1995, après une interruption de trente-trois ans, la Pennsylvanie a procédé à l’exécution d’un condamné à mort. Le 1er juin 1995, M. Thomas Ridge, gouverneur de Pennsylvanie, a signé l’ordre d’exécution de M. Mumia Abu-Jamal. Un appel international vient d’être lancé en sa faveur (cf. L’Humanité, 7 et 8 juillet 1995).

(2) En octobre 1994, les Etats-Unis comptaient 2 948 condamés à mort. La Californie (396 condamnés) arrivait en tête de ce palmarès, suivie du Texas (390), de la Floride (349) et de la Pennsylvanie. Mais, pour les exécutions, le Texas l’emporte largement. Après l’élection d’un gouverneur républicain, M. George Pataki, succédant à M. Mario Cuomo, abolitionniste déclaré, l’Etat de New York vient de rétablir la peine de mort, désormais en vigueur dans trente-huit Etats sur cinquante.  

(3) Cf. Jean-Paul Jean, « En Europe et aux Etats-Unis, la prison, machine à gérer l’exclusion », Le Monde diplomatique, juillet 1995.  

(4) Convention de Genève relative au traitement des prisonners de guerre, 12 août 1949. Résolution 3 103 de l’Assemblée générale. En France, lors du second procès d’Action directe (qui vient de se dérouler dans un grand silence médiatique), les accusés ont également réclamé en vain le bénéfice du statut de prisonnier politique.  

(5) United States Senate, Final Report of the Select Commitee to Study Governmental Operations With Respect To Intelligence Activities, US Government Printing Office, Washington, 1976 (plus connu sous l’appellation Rapport Church, du nom du sénateur qui présidait cette commission d’enquête sénatoriale).

(6) Bobby Seale, A l’affût : Histoire du parti des Panthère noires et de Huey Newton, Gallimard, Paris, 1972.  

(7) Cointelpro, Counter Intelligence Program, créé en 1956 par Edgar Hoover (directeur du FBI de 1924 à 1972) pour surveiller les activités des membres et sympathisants du Parti communiste américain.  

(8) Counter Intelligence Program-Black Nationalist-Hate Grops-Racial Intelligence, from Director, FBI (100-448006), 4 mars 1968.

(9) Clayborne Carson et al., The Eyes On The Prize Civil Rights Reader, Penguin Books, New York, 1991. (

10) Huey Newton mourra en août 1989 au cours d’un règlement de comptes entre dealers de drogue. Après son retour d’Alger, M. Cleaver rejoindra la secte Moon, soutiendra M. Ronald Reagan et fréquentera les milieux fondamentalistes chrétiens. Sur sa période de militant révolutionnaire, cf. le film de William Klein, Eldridge Cleaver, Black Panther (1969). (11) New York Killing of Police Officers.

(12) Weather Underground, ou Weathermen, ou Weatherpeople, militants du SDS (Students for a Democratic Society) qui se constituent en fraction lors de la neuvième convention natioale du SDS à Chicago en juin 1969. Les Weatherpeople mettent en avant la lutte armée et s’organisent clandestinement. Parmi leurs chefs, Mme Bernardine Dohrn, qui restera clandestine jusqu’au début des années 80, et Mme Kathy Boudin, toujours emprisonnée.

(13) Mme Assata Shakur, BPP/BLA, arrêtée le 2 mai 1973 dans le New Jersey après une fusillade avec la police. Maintenue en détention préventive jusqu’à ce qu’elle s’évade en 1979. Depuis, Mme Assata Shakur vit réfugiée à Cuba. (14) Special International Tribunal on the Violation of Human Rights of Political Prisoners and Prisoners of War in United States Prisons and Jails, 7-10 décembre 1990, Hunter College New York.

(15) Dans la nuit du 8 mars 1971, des étudiants de l’univerité de Swarthmore (Penn.) s’introduisent dans le bureau du FBI de Media (Penn.) et saisissent l’intégralité des dossiers. Dans son numéro du 2 avril 1971, le Phoenix, journal du campus de Swarthmore, publie quelques-uns d’entre eux. Ils concernent Cointelpro.


 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 22:52


 

De Tahar Hamadache

 

Dans ses livres qui ont marqué l’opinion, Jean Ziegler n’a cessé de dénoncer le caractère absurde et criminel des politiques du capitalisme envers les peuples du tiers monde. Il a été le rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation du Conseil des droits de l’homme aux Nations unies de 2000 à 2008. Michel Collon l'a interrogé à Genève sur la crise, la Bourse, la faim, Obama, Israël…

 

 

 

 

Interview réalisée par Michel Collon

La crise t’a surpris ?

Dans sa violence, oui. Je ne pensais pas que les truands de la finance allaient ruiner l’économie mondiale à une telle vitesse : 1.800 milliards de valeurs patrimoniales ont été détruites. Pour les pays du tiers-monde, c’est une catastrophe totale. Mais aussi pour les pays industrialisés.

 

 

Ce sont encore les pauvres qui paient ?
Oui. Le 22 octobre 2008, les quinze pays de l’euro se sont réunis à Paris. Sur le perron de l’Elysée, Merkel et Sarkozy ont dit : « Nous avons libéré 1.500 milliards d’euro  pour le crédit et pour  augmenter le  plafond d’autofinancement de 3 à 5% ». La même année, les mêmes pays européens ont réduit leurs subventions pour le programme alimentaire mondial (qui ne vit que de ces subventions) de 40 %. De six milliards de dollars à moins de quatre milliards.
Ce qui fait qu’au Bangladesh, on a supprimé les repas scolaires. Un million d’enfants  sont gravement et en permanence sous-alimenté s. Ces enfants meurent donc à cause des gangsters de la Bourse. Il y a là des morts véridiques. Les spéculateurs, aujourd’hui, devraient être jugés au tribunal de Nuremberg.


Quelle leçon les puissants ont-ils tiré de la crise ?
Aucune. Prenons l’exemple de la Suisse. Le contribuable suisse y a payé 61 milliards de dollars pour le sauvetage de la plus grande banque : UBS. L’an dernier, en 2009, les dirigeants d’UBS, toujours proche de la  faillite, se sont distribués entre eux des bonus pour quatre milliards de francs suisses ! Le pillage est total et l’impuissance des gouvernements qui se comportent comme des mercenaires est totale aussi. En tous les cas, en Suisse, en France, en Allemagne où j’ai quelques renseignements. C’est un scandale permanent.
Le masque néolibéral est tombé évidemment, avec sa prétendue légitimité. Mais le cynisme et  l’arrogance des banquiers triomphent totalement.


 

Et du côté du public, sens-tu une évolution ?
Non, si tu regardes les chiffres, ils sont catastrophiques. Toutes les cinq secondes, un enfant meurt de faim. 47.000 personnes meurent de faim tous les jours. Un milliards de personnes (c’est-à-dire un homme sur six) sont gravement et en permanence  sous-alimenté s. Alors que l’agriculture mondiale dans l’état actuel de son développement pourrait nourrir sans problème douze milliards d’êtres humains avec 2.700 calories par individu par jour ! Donc, au début de ce siècle, il n’y a plus aucune fatalité. Un enfant qui meurt de faim, au moment où nous parlons, est assassiné. C’est catastrophique.
L’ordre mondial du capital financier globalisé est meurtrier - épidémie, décès par la pollution de l'eau , etc… - et en même temps absurde : il tue sans nécessité. C’est l’ordre des oligarchies et du capital financier mondialisé. Sur le plan de la lutte contre la faim, l’échec est total.

 

 


Tu as été, de 2000 à 2008, le rapporteur des Nations-Unies sur le problème de la faim dans le monde. Quel bilan tires-tu ? As-tu servi à quelque chose ?

Oui. La conscience a augmenté. Plus personne aujourd’hui, ne considère ce massacre quotidien comme un fait de la nature. On va en Europe, je crois, et en tout cas dans les pays de la périphérie vers une insurrection des consciences. Il faut une rupture radicale avec ce monde cannibale.
 

 


Alors que le problème de la faim n’est pas résolu, on dépense de plus en plus pour faire la guerre.

En 2005, pour la première fois, les dépenses mondiales d’armement (pas les budgets militaires, juste les dépenses  d’armement) ont dépassé mille milliards de dollar par an. Nous vivons dans un monde d’une absurdité totale.

 

 

 

Obama avait pourtant fait de belles promesses…
Il est vrai qu’Obama suit totalement la surdétermination de l’Empire. Je ne l’ai jamais rencontré, c’est sûrement quelqu’un de bien, mais la réalité qu’il affronte est effrayante. Les Etats-Unis restent la plus grande puissance industrielle au monde : 25 % des marchandises industrielles sont produites  par eux, avec pour matière première le pétrole : 20 millions de baril par jour dont 61% sont importés. On peut l’importer de régions comme le Moyen-Orient ou l’Asie centrale, ce qui les force à maintenir une force armée totalement hypertrophiée, et le budget fédéral est donc complètement parasité par les crédits militaires… Mais telle est la logique de l’Empire.

 


Quel est ton sentiment sur ce qui se passe maintenant en Israël et comment cela peut-il évoluer ?
Je pense que Tel-Aviv dicte la politique étrangère des Etats-Unis avec le lobby de l’AIPAC, comme puissance déterminante.
 

 

 

 

Avant les politiciens, ce sont quand même d’abord les multinationales pétrolières qui décident d’armer Israël.
Oui, la logique fondamentale est que pour les intérêts pétroliers, il faut un porte-avion stable. Et l’Etat d’Israël mène - ce n’est pas moi qui le dit, c’est un rapporteur spécial des territoires occupés - une politique permanente de terrorisme d’Etat. Tant que ce terrorisme continue, il n’y aura pas de paix au Moyen-Orient, il n’y aura pas de fin au conflit Iran - Irak, ni rien du tout. Tout est sans issue sauf si enfin l’Union européenne se réveillait, tu comprends ?
 

 

 

 

Que pouvons-nous faire, nous Européens, pour la réveiller ?
Depuis juin 2002, existe un accord de  libre échange entre Israël et les 27 pays de l’Union européenne qui absorbent 62% des exportations  israéliennes. Dans cet accord, l’article 2 (c’est le même dans tous les traités de libre échange) dit : le respect des droits de l’homme par les partis contractantes est  la condition pour la validité de l’accord. Mais les violences faites aux Palestiniens - vol de la terre, torture permanente, éliminations extrajudiciaires, assassinats, organisation de la sous-alimentation comme punition collective – tout cela, ce sont des violations permanentes des droits de l’homme les plus élémentaires. Si la Commission européenne suspendait pendant 15 jours l’accord de libre-échange, les généraux israéliens reviendraient à la raison immédiatement. Or, l’Europe des 27, ce sont des démocraties, c’est à nous de jouer, nous opinions publiques.
 

 

 


Comment ?

Il faut forcer nos gouvernements. Nous ne sommes pas impuissants. En Belgique, il y a beaucoup de problèmes, en Suisse et en France aussi. Mais une chose est certaine : les libertés publiques existent. Il faut se saisir de ces libertés publiques pour imposer à nos gouvernements un changement radical de politique, c’est tout. S’ils ne le font pas, alors il ne faut plus voter pour eux, tu comprends, c’est aussi simple que ça !
 

 

 

 

Mais tous ces gouvernements sont d’accord de soutenir Israël. En France, par exemple, que ce soit l’UMP ou le PS, ils soutiennent Israël.
Soutenir la sécurité et la permanence d’Israël, c’est une chose. Mais cette complicité avec le terrorisme d’Etat et la politique de colonisation, ce n’est pas possible. C’est la négation de nos valeurs, c’est « du fascisme extérieur » : c’est-à-dire que nos valeurs sont démocratiques à l’intérieur de nos frontières et à l’extérieur, nous pratiquons le fascisme par alliance.

 

 


Et enfin, le rôle des médias dans tout ça ?
Ils sont complètement soumis. Notamment en période de crise, les journalistes ont peur pour leur  emploi. L’agressivité du lobby israélien est terrible. Moi, j’ai subi la diffamation la plus effroyable, et ça continue aux Nations-Unies d’ailleurs, c’est grâce à Kofi Annan que j’ai survécu. Israël est un danger pour la paix du monde, Israël cause d’effroyables souffrances. Et dans ce pays, les opposants comme Warschawski sont complètement marginalisés. Mais si l’opposition israélienne anticoloniale et anti-impérialiste n’a pas la parole, n’a pas d’influence, eh bien, nous allons vers la catastrophe. Il faut soutenir les opposants.

 

Et le rôle des médias à propos de la crise ?

La crise est présentée comme une fatalité, une catastrophe naturelle... Alors que les responsables sont identifiés !


Source: michelcollon. info

 

 


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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 19:06

 

 

Une journaliste israélienne, Anat Kam, est secrètement soumise depuis des mois à des arrêts domicilaires, et va prochainement être jugée pour espionnage et trahison, révèle l’agence de presse palestinienne Ma’an.

Anat Kam est accusée d’avoir, pendant son service militaire, réussi à soustraire de nombreux documents secrets montrant comment l’armée viole, non seulement le droit international, mais aussi la loi israélienne en matière d’exécutions sommaires de Palestiniens. Elle doit comparaître le 14 avril.

 

 

En l’occurrence, explique Ma’an, depuis un arrêt de la Haute Cour israélienne de 2006, l’armée conserve certes la faculté de procéder à des assassinats extra-judiciaires (dits « assassinats ciblés »), mais seulement s’il s’agit d’adversaires définis comme étant des « combattants ».

En pratique, ni l’armée, ni les escadrons de la mort du Shin Bet ne se sont arrêtés à de telles « broutilles juridiques », et ont continué de tuer qui ils voulaient. Les Palestiniens non armés qu’elle assassine lors de raids diurnes ou nocturnes sont invariablement mis sur le compte d’un « délit de fuite » obligeant à ouvrir le feu (de la même manière que la soldatesque française assassinait ses prisonniers algériens, dans le cadre de la procédure appelée « corvée de bois »).

Anat Kam, poursuit Ma’an, est accusée d’avoir transmis ces documents au journaliste du Haaretz Uri Blau, qui a publié un article sur le sujet en novembre 2008. Article qui avait passé le cap de la censure, affirme Ma’an, car il n’exploitait qu’une toute petite partie des documents, dévastateurs pour un système se piquant de démocratie, fournis par Anat Kam.

Mais, poursuit l’agence de presse palestinienne, la cible prioritaire de la caste militaire, au-delà de la jeune Anat Kam, reste bien le journaliste confirmé Uri Blau lui-même, qui a quitté Israël, et se trouverait actuellement au Riyaume-Uni.

Ma’an indique que l’affaire Kam est un secret de polichinelle pour la presse israélienne et les correspondants étrangers accrédités dans le pays, mais qu’aucun d’entre eux n’a osé jusqu’à présent braver la censure sur ce dossier.



Le reportage complet de Ma’an, en anglais, se trouve à :

http://www.maannews.net/eng/ViewDetails.aspx ?ID=272097

 

 

 

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 01:47

 

 

 

Par
 


 
Question:        Which country alone in the Middle East has nuclear weapons?
Answer:         Israel.

 Question:        Which country in the Middle East refuses to sign the
nuclear non-proliferation treaty and bars international inspections? ?
Answer:         Israel.

 Question:        Which country in the Middle East seized the sovereign
territory of other nations by military force and continues to occupy it 
in defiance of United Nations Security Council resolutions?
Answer:         Israel.

 
Question:        Which country in the Middle East routinely violates
the international borders of another sovereign state with warplanes and 
artillery and naval gunfire?
Answer:         Israel.

 Question:        What American ally in the Middle East has for years
sent assassins into other countries to kill its political enemies (a 
practice sometimes called exporting terrorism)?
Answer:         Israel.

 
Question:        In which country in the Middle East have high-ranking
military officers admitted publicly that unarmed prisoners of war were 
executed?
Answer:         Israel.

 
Question:        What country in the Middle East refuses to prosecute
its soldiers who have acknowledged executing prisoners of war?
Answer:         Israel.

 
Question:        What country in the Middle East created 762,000
refugees and refuses to allow them to return to their homes, farms and 
businesses?
Answer:         Israel.

 Question:        What country in the Middle East refuses to pay
compensation to people whose land, bank accounts and businesses it 
confiscated?
Answer:         Israel.

 Question:        In what country in the Middle East was a high-ranking
United Nations diplomat assassinated?
Answer:         Israel.

 Question:        In what country in the Middle East did the man who
ordered the assassination of a high-ranking U.N. diplomat become prime 
minister?
Answer:         Israel.

 
Question:        What country in the Middle East blew up an American
diplomatic facility in Egypt and attacked a U.S. ship, the USS Liberty, 
in international waters, killing 34 and wounding 171 American sailors?
Answer:         Israel.

 
Question:        What country in the Middle East employed a spy,
Jonathan Pollard, to steal classified documents and then gave some of
them to the Soviet Union?
Answer:         Israel.

Question:        What country at first denied any official connection
to Pollard, then voted to make him a citizen and has continuously 
demanded that the American president grant Pollard a full pardon?
Answer:         Israel.

 Question:        What Middle East country allows American Jewish
murderers to flee to its country to escape punishment in the United 
States and refuses to extradite them once in their custody?
Answer:         Israel.

 Question:        What Middle East country preaches against hate yet 
builds a shrine and a memorial for a murderer who killed 29 
Palestinians while they prayed in their Mosque.?
Answer:         Israel.

 
Question:        What country on Planet Earth has the second most 
powerful lobby in the United States, according to a recent Fortune 
magazine survey of Washington insiders?
Answer:         Israel.

 Question:        Which country in the Middle East deliberately targeted 
a U.N. Refugee Camp in Qana, Lebanon and killed 103 innocent men, 
women, and especially children?
Answer:         Israel.

 Question:        Which country in the Middle East is in defiance of 69 
United Nations Security Council resolutions and has been protected from 
29 more by U.S. vetoes?
Answer:         Israel.

 Question:        Which country in the Middle East receives more than 
one-third of all U.S. aid yet is the 16th richest country in the world?
Answer:         Israel.

 Question:        Which country in the Middle East receives U.S. weapons 
for free and then sells the technology to the Republic of China even at 
the objections of the U.S.?
Answer:         Israel.

 Question:        Which country in the Middle East routinely insults the 
American people by having its Prime Minister address the United States 
Congress and lecturing them like children on why they have no right to 
reduce foreign aid?
Answer:         Israel.

 Question:        Which country in the Middle East had its Prime 
Minister announce to his staff not to worry about what the United 
States says because "We control America?"
Answer:         Israel.

 Question:        What country in the Middle East was cited by Amnesty 
International for demolishing more than 4000 innocent Palestinian homes 
as a means of ethnic cleansing.
Answer:         Israel.

 
Question:        Which country in the Middle East has just recently 
used a weapon of mass destruction, a one-ton smart bomb, dropping it in 
the center of a highly populated area killing 15 civilians including 9 
children?
Answer:         Israel.

 Question:        Which country in the Middle East routinely kills young 
Palestinian children for no reason other than throwing stones at 
armored vehicles, bulldozers, or tanks?
Answer:         Israel.

 
Question:        Which country in the Middle East signed the Oslo 
Accords promising to halt any new Jewish Settlement construction, but 
instead, has built more than 270 new settlements since the signing?
Answer:         Israel.

 Question:        Which country in the Middle East has assassinated more 
than 100 political officials of its opponent in the last 2 years while 
killing hundreds of civilians in the process, including dozens of 
children?
Answer:         Israel.

 
Question:        Which country in the Middle East regularly violates 
the Geneva Convention by imposing collective punishment on entire 
towns, villages, and camps, for the acts of a few, and even goes as far 
as demolishing entire villages while people are still in their homes?
Answer:         Israel.

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