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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 06:27
Par Amazighnews 
Dans un communiqué publié par l’Observatoire amazigh des Droit et des Libertés, le bureau exécutif de cette association tire la sonnette d’alarme et appelle à une mobilisation massive de toutes les tendances du mouvement amazigh au Maroc pour faire face à un complot dangereux qui se prépare dans les coulisses du Conseil supérieur de l’Enseignement pour enterrer l’enseignement de la langue amazighe entamé depuis 2003. 
  • En fait, depuis quelques mois, le Conseil supérieur de l’Enseignement mène une réflexion sur les méthodes adéquates pour renforcer la maîtrise des langues chez les élèves marocains. Ce Conseil se compose des représentants des partis politiques, des Syndicats et des institutions concernées par le dossier de l’Enseignement au Maroc. Devant l’exclusion des représentants de la société civile amazighe, tamazight est représentée par une seule personne représentant l’Institut royal de la Culture amazighe (IRCAM).

    Après plusieurs réunions, il s’est avéré, à partir des positions exprimées par les représentants des partis politiques et des Syndicats, que la tendance générale s’oriente vers le renforcement de l’enseignement de la langue arabe et les langues étrangères. En revanche, la langue amazighe, dont l’expérience d’enseignement commença en 2003 après la création de l’IRCAM, sera la seule victime de la nouvelle stratégie envisagée.
  • Selon le communiqué de l’Observatoire, le Conseil supérieur de l’Enseignement, qui doit présenter son avis au Roi à ce sujet le mois de juillet 2010, remet en cause les principes et les méthodes de l’enseignement de la langue amazighe mis en place en coordination entre  l’IRCAM et le ministère de l’Education nationale depuis 2003. Il s’agit des quatre principes suivants :
  • L’enseignement de tamazight est obligatoire. Il a sa note d’évaluation à titre d’égalité avec toutes les autres matières.
  • La généralisation progressive de l’enseignement de tamazight sur tous les niveaux et dans toutes les régions du Maroc et pour tous les Marocains.
  • La standardisation de la langue amazighe.
  • L’enseignement de tamazight avec son alphabet tifinagh.
  • Ce sont ces quatre principes que les tendances dominantes au sein du Conseil demandent à revoir et les remplacer par ce qui suit :
  • l’enseignement de tamazight doit être facultatif, dans quelques régions et pour les enfants amazighophones.
  • L’enseignement des dialectes au lieu de la langue amazighe standard.
  • L’enseignement de tamazight en alphabet arabe.
Vu que la prochaine réunion du Conseil aura lieu, les 22-23 février 2010, le mouvement amazigh doit se mobiliser pour faire face à ces nouvelles orientations qui visent l’enterrement définitif de l’enseignement de tamazight, qui est déjà classée par l’UNESCO parmi les langues menacée de disparition d’ici 2050.


D'après un communiqué de l'Observatoire amazigh des Droit et des Libertés

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 20:47
Par Abdelkader Zitouni
Une  grande manifestation de jeunes diplômes en chômage a sillonné la ville de SKHIRA le 1/2/2010. Si les causes de ce mouvement ne sont pas encore connues, il s'agit vraisemblablement d'évènements semblables à ceux du bassin minier de  GAFSA.

La police a chargé violemment les manifestants  en utilisant les matraques et les bombes lacrymogènes. Il y  a des dizaines de blessés parmi les jeunes et les élèves qui ont suivi la manifestation. 60 jeunes et manifestants sont arrêtés et emmenés le jour même à SFAX. Seul un dirigeant syndicaliste a été relâché et a déclaré qu'il a été sauvagement tabassé dans les locaux de la police. Quelques autres élèves ont été relâchés.
Entre 47 et 50 jeunes  vont passer en jugement et ce d'après les avocats de SFAX qui se sont  mobilisés pour les défendre. Il s'agit maintenant  de nous mobiliser pour les libérer .
Il est à noter que le pouvoir a mis l'année 2010  SOUS LE SIGNE  " ANNÉE DE LA JEUNESSE"!!!!!
Par ailleurs nous signalons, que malgré  la mobilisation en TUNISIE et dans le monde, l'écrivain TAOUFIK  BEN BRIK, le journaliste  ZOUHAIR MAKLOUF sont maintenus en prison. Le journaliste  FAHEM  KADDOUS a été condamné à QUATRE ANNÉES DE PRISON.
Le tribunal de SFAX a confirmé les peines de prison de 2 mois à l'encontre de 2 militants de l’U.G.E.T, 17 étudiants à des peines de prison de 2 à 37 mois et ce après l'occupation d'un foyer d 'étudiants  à  MANNOUBA pour demander d'être logé.

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 02:32

Statut de la pétition

Nous, signataires de cette pétition, nous exprimons notre solidarité avec les militants de la Centrale syndicale tunisienne (UGET) et nous appelons à :
- La libération de tous les militants emprisonnés.
- L’arrêt de toutes les poursuites judiciaires engagées contre les militants de l’UGET.
- La réintégration dans leurs universités de tous les étudiants exclus.
- La satisfaction des revendications syndicales et pédagogiques des étudiants.
- L’arrêt de toute forme de répression contre l’UGET et lui permettre de tenir son congrès en toute liberté et de fonctionner en toute indépendanc

                               Signez

 

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 08:04
represion-a-la-prensa-golpe-estado-honduras.jpg




Repris de http://jacques.tourtaux.over-blog.com/

 

Le 29 décembre dernier, César Silva, journaliste engagé dans la lutte du peuple hondurien contre le coup d’Etat, a été victime d’un enlèvement et sauvagement torturé par des inconnus qui, selon lui, étaient des militaires ou des policiers en civil. Selon plusieurs organisations des droits de l’Homme présentes au Honduras, ce fait relève d’une stratégie répressive mise en place par le gouvernement de facto en connivence avec les forces répressives du pays, pour semer la terreur parmi la population et les médias qui ne se sont pas soumis aux forces responsables du coup d’Etat.

Par Giorgio Trucchi Rel-UITA

César Silva et Edwin Renán Fajardo, le jeune homme de 22 ans assassiné le 22 décembre dernier, sont les auteurs d’un grand nombre de documents audiovisuels qui on été indispensables pour raconter au monde la tragédie que vit le peuple hondurien depuis le 28 juin, et pour organiser des activités de formation et de prise de conscience pour la résistance dans différents quartiers et bidonvilles de la capitale et dans le reste du pays.

Au cours de son enlèvement, il a été emmené dans la banlieue de Tegucigalpa, la tête recouverte d’un sac, et a subi un interrogatoire pendant toute une journée pour qu’il livre des informations sur de supposés dépôts d’armes de la Résistance dans le pays. Il a été sauvagement roué de coups, torturé, dévêtu, et presque asphyxié. Mais il a finalement été libéré, ce qui n’a pas été le cas de Walter Tróchez, le défenseur des droits de l’Homme assassiné quelques jours après sa séquestration.

Sirel a pu rencontrer César Silva quelque part en Amérique Centrale, dans un lieu dont nous ne mentionnerons pas le nom, à la demande de l’interviewé, pour des raisons de sécurité. Tout de suite après son enlèvement et sa libération, celui-ci a décidé de suivre les conseils des ses amis et d’abandonner le pays pour préserver sa vie.


Comment s’est déroulé l’enlèvement ?

Je revenais du sud du pays où nous avions distribué du matériel audiovisuel à des réseaux de paysans. En arrivant à la capitale, j’ai arrêté un taxi pour rentrer chez moi. Je ne m’imaginais pas que mon téléphone portable avait été mis sur écoute et que toutes mes conversations étaient enregistrées, de sorte que l’on pouvait connaître tous mes déplacements.

Alors que l’on arrivait au périphérique, une camionnette s’est approchée du taxi et les personnes qui s’y trouvaient ont sorti des pistolets et nous ont arrêtés. Pensant qu’il s’agissait d’un braquage, je leur ai dit d’emporter mon équipement, mais ils ont répondu sans détours : « ces merdes ne nous intéressent pas, connard, c’est toi qu’on est venus chercher. »

Ils m’ont fait monter dans la camionnette, ont menacé le taxi en lui disant d’oublier ce qu’il venait de voir, et ils ont démarré. D’abord ils m’ont obligé à me baisser et à garder ma tête entre mes genoux, et quand je ne pouvais plus supporter la position, ils m’ont frappé au visage et l’ont recouvert d’un sac. Une heure plus tard nous nous sommes arrêtés à la campagne et on m’a enfermé dans une pièce plongée dans une obscurité totale. C’est alors que l’interrogatoire a commencé.


Que s’est-il ensuite passé ?

Ceux qui m’interrogeaient étaient de plus en plus agressifs à mesure que le temps passait, même si l’un d’entre eux tentait d’être plus aimable avec moi. Je savais qu’il s’agissait bien évidemment d’une stratégie. Ils m’ont demandé où étaient les armes, par où on faisait entrer les troupes dans le pays, combien de cellules étaient à ma charge et quels étaient mes contacts internationaux.

Je ne comprenais pas ce qu’ils voulaient et je leur répétais que j’étais journaliste et que je ne savais rien aux sujets de ces armes. Ensuite ils ont commencé à s’énerver et à me frapper violemment au visage, dans le ventre, dans le dos et dans les testicules. Ils m’ont enlevé mes habits et m’ont jeté à terre, m’ont mis de l’eau dans le nez et ont appuyé une chaise sur ma trachée pour me faire suffoquer.

Ils savaient parfaitement qui j’étais, et qu’à un moment donné je me mettrais à parler du matériel audiovisuel que je produisais avec Renán Fajardo. Ils en ont même fait mention explicite. Au petit matin, ils ont à nouveau essayé de me faire peur et se sont mis à planifier mon assassinat à voix haute. Mais ils ont finalement décidé de me libérer. Ils m’ont fait monter dans un véhicule et quand ils se sont arrêtés la personne qui étaient à côté de moi m’a donné un coup de pied dans le dos et m’a jeté dans la rue.

Je me suis relevé et j’ai décidé de dénoncer ce qui venait de se passer au COFADEH (Comité des familles des Détenus Disparus au Honduras) pour que l’on conserve une trace écrite de ce qui est en train de se passer dans le pays.


T’es-tu demandé quelles étaient les raisons pour lesquelles tu as été séquestré ?

Quand la répression n’a plus lieu au quotidien à l’occasion des mobilisations, ce sont les enlèvements sélectifs qui commencent à se mettre en place. En ce qui me concerne, je crois que le travail que j’ai accompli avec Renán pendant la fermeture de Radio Globo y Cholusat Sur-Canal 36 a été assez néfaste aux responsables du coup d’Etat. C’est un travail qui était diffusé partout et qui d’une certaine manière permettait de briser l’isolement et la désinformation, objectifs du gouvernement de fait.

Le matériel audiovisuel que nous produisions se penchait sur tout ce qui se passait dans le pays. Il racontait la répression, les assassinats, la violence, et nous le distribuions pour qu’il soit utilisé par la Résistance, afin d’informer les gens qui ne pouvaient avoir accès aux informations dans les milieux fermés.

Nous avons finalement décidé d’arrêter ce travail quand ont commencé les violations de domicile et la répression au cours des activités organisées dans les quartiers et les bidonvilles par les chefs de la résistance. Plusieurs assassinats ont eu lieu parmi ceux-ci.


D’après toi, pourquoi a-t-on décidé de ne pas t’assassiner ?

Je crois qu’ils n’avaient jamais reçu l’ordre de le faire, et surtout parce qu’ils voulaient utiliser mon cas pour semer la terreur parmi mes collègues nationaux dont le travail est véritablement préjudiciable aux responsables du coup d’Etat. Le message se dirige aux autres : s’ils ont pu faire cela avec moi, ils peuvent le faire à n’importe quel moment et avec n’importe quel autre journaliste. Ce qu’ils veulent, c’est que nous nous taisions.

Par contre, ce qui me préoccupe vraiment, c’est qu’il y a déjà un grand nombre de collègues qui se sont pliés aux ordres du pouvoir de facto, qui se sont vendus pour quelques billets et qui vendent le sang du peuple pour un boulot.


Pourquoi as-tu décidé de quitter le pays ?

Après mon enlèvement je savais qu’ils pouvaient débarquer chez moi à tout moment pour m’assassiner. De plus, les organisations de droits de l’Homme et plusieurs amis m’ont dit qu’ils ne voulaient plus voir de nouvelles photos de victimes et m’ont conseillé de quitter le pays. J’espère que ce ne sera que temporaire, car mon désir est de revenir et de pouvoir continuer à faire mon travail.

Je n’ai pas peur, mais je dois être plus prudent pour ne pas livrer ainsi ma vie aussi facilement.

 

Source : http://www.rel-uita.org/internacion...

Article publié par Rebelión (http://www.rebelion.org/noticia.php...).

linkLa Revolution Vive

Source : Xarlo
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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 18:25
Sous l'état d'urgence imposé en 1992, et sous la présidence d'Abdelaziz Bouteflika qui a été "réélu" sans peine pour un troisième mandat, l'Algérie a continué de connaître des violations généralisées des droits humains. Il s'agit notamment des restrictions sur la liberté des médias et d'assemblée, des sévices infligés par la police aux personnes soupçonnées de terrorisme pendant les interrogatoires, de l'impunité accordée aux membres des forces de sécurité et aux groupes armés pour les crimes passés, et de l'échec continu à rendre compte des personnes victimes de disparition forcée aux mains des agents de l'Etat pendant le conflit civil dans les années 90. Sur une échelle moindre que les années précédentes, des groupes militants ont poursuivi leurs attentats mortels, en ciblant principalement les forces de sécurité.

Liberté d'expression et d'assemblée

Les médias audiovisuels sont contrôlés par l'Etat et intègrent dans leur grille de programmes très peu d'émissions critiques ou d'opinions divergentes sur les politiques gouvernementales; cependant, ils proposent la retransmission en direct des sessions parlementaires. Les journaux privés bénéficient d'un espace considérablement plus libre, mais les lois répressives sur la presse, leur dépendance vis-à-vis des revenus de la publicité du secteur public et d'autres facteurs limitent leur liberté de critiquer le gouvernement, l'armée et les puissants.

Le code pénal et les lois de la presse imposent des peines de prison allant jusqu'à deux ans, assorties d'amendes pour diffamation, insultes, ou pour avoir offensé gravement le président, des responsables gouvernementaux et des institutions étatiques.

En mars 2009, Nadjar Hadj Daoud, le rédacteur en chef du site web d'actualités Al Waha, a commencé à purger une peine de six mois de prison pour diffamation à propos d'un article de 2005 accusant un fonctionnaire du gouvernement local de tentatives de viol contre de nombreuses collègues féminines. Selon le groupe new-yorkais Committee to Protect Journalists (CPJ), le tribunal a libéré Daoud provisoirement pour raisons médicales en raison des blessures qu'il avait subies en se faisant poignarder quelques semaines plus tôt. Daoud a informé le CPJ qu'un « lobby de la corruption » a déposé 67 plaintes pour diffamation contre lui depuis 2003.

En janvier 2009, Hafnaoui Ghoul, un journaliste indépendant et membre de la section de Djelfa de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH), a été attaqué par un agresseur armé d'un couteau. Hafnaoui a affirmé au CPJ que les autorités locales avaient fermé les yeux sur l'agression. Ghoul a souvent été l'objet de poursuites pour diffamation au cours des dernières années, en raison de ses articles accusant des fonctionnaires et des individus puissants de corruption et d'abus de pouvoir.

Les titulaires de passeports européens ou nord-américains doivent obtenir un visa d'entrée en Algérie, que les autorités refusent souvent aux journalistes et aux défenseurs des droits humains. Les citoyens du Maroc et de la Tunisie, pays voisins, n'ont pas besoin de visas. Toutefois, le 4 avril, les autorités ont refoulé Sihem Bensedrine, journaliste tunisienne et défenseure des droits humains invitée par la LADDH pour suivre la couverture par les médias locaux de l'élection présidentielle, alors qu'elle cherchait à entrer en Algérie. Le 9 avril, la police a arrêté et interrogé pendant quatre heures les journalistes marocains Hicham El Madraoui et Mahfoud Aït Bensaleh, qui étaient venus pour couvrir l'élection. Les deux hommes ont également indiqué qu'ils avaient été suivis par des policiers en civil et que leur chambre d'hôtel avait été saccagée.

Peu avant l'élection présidentielle, les autorités ont confisqué des copies des hebdomadaires français L'Express, Marianne, et Le Journal du Dimanche. Leur couverture de Bouteflika et de la campagne électorale auraient conduit à l'interdiction de ces hebdomadaires.

Un décret de 2000 interdisant les manifestations à Alger demeure en vigueur. Les autorités exigent que les organisations obtiennent l'autorisation du gouverneur local avant la tenue de réunions publiques. Un important contingent de policiers a convergé le 17 juillet 2009 vers une salle du centre-ville d'Alger en vue d'empêcher une conférence que les organisations représentant les victimes du terrorisme avaient organisée, sous le titre « La mémoire des victimes vers la reconstruction d'une société ». Les organisateurs, qui ont dit qu'ils n'avaient reçu aucune notification écrite de l'interdiction, ont déplacé l'événement au bureau du Collectif des familles de disparus en Algérie. En octobre, la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l'Homme (LADDH) a reçu une notification écrite interdisant une réunion sur la peine de mort prévue dans un hôtel d'Alger.

Liberté de religion

L'ordonnance 06-03, une loi de 2006, prévoit des peines de prison pour prosélytisme de la part des non-musulmans et leur interdit de se rassembler pour prier, sauf dans des lieux approuvés par l'Etat. Les autorités refusent les demandes présentées par les groupes chrétiens protestants pour utiliser des bâtiments pour le culte exposant ainsi leurs membres au risque d'être persécutés s'ils prient dans des lieux non autorisés.

Impunité pour les violations du passé

Plus de 100 000 Algériens sont morts pendant le conflit civil des années 90. Des milliers d'autres ont « disparu » aux mains des forces de sécurité ou ont été enlevés par les groupes islamistes armés et n'ont jamais été retrouvés, ni morts ni vivants. Les auteurs des atrocités de cette période continuent à bénéficier de l'impunité. Le cadre juridique pour l'impunité est la loi de 2006 dite Charte pour la paix et la réconciliation nationale, qui accorde une amnistie aux membres des forces de sécurité pour les actions qu'ils ont menées au nom de la lutte contre le terrorisme et aux membres de groupes armés.

La loi promet une compensation aux familles des personnes « disparues », mais en même temps elle érige en infraction pénale les critiques des institutions de l'État ou des forces de sécurité pour la façon dont elles se sont conduites au cours de la période du conflit civil. Les organisations représentant les familles des personnes « disparues » ont condamné l'incapacité persistante de l'Etat à fournir des informations précises sur le sort de leurs proches portés disparus.

Détention au secret, torture et peine de mort

 Le Comité des Nations Unies contre la torture, dans son examen du rapport de l'Algérie à la commission de mai 2008, s'est déclaré préoccupé par les informations selon lesquelles la limite légale de 12 jours en détention préventive « peut, en pratique, être étendue à maintes reprises » et que « la loi ne garantit pas le droit à un avocat pendant la période de détention provisoire, et que le droit d'une personne en garde à vue pour avoir accès à un médecin et à communiquer avec sa famille n'est pas toujours respecté ».

Par exemple, selon des organisations algériennes des droits de l'homme, des hommes en civil ont arrêté Moussa Rahli d'Ouled Aïssa, dans le gouvernorat de Boumerdès, le 17 mars 2009. Les recherches effectuées par son père auprès des postes de police de proximité et des casernes militaires n'ont abouti à aucune information sur le sort de Rahli. La police est retournée fouiller la maison familiale le 27 mars et a confisqué la voiture de Rahli, selon son père. Ce n'est que vers le 20 avril que la famille a appris que les autorités détenaient Rahli dans la prison militaire de Blida.

Le Comité international de la Croix-Rouge visite régulièrement les prisons ordinaires en Algérie, mais pas les lieux de détention gérés par le puissant Département du renseignement et de la sécurité (DRS), un service de renseignement de l'armée.

Acteurs internationaux clés

L'Algérie a continué durant l'année 2009 à rejeter les demandes formulées de longue date dans le cadre des Procédures spéciales du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, relatives à des visites par les Rapporteurs spéciaux sur la torture, sur la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste, ainsi que sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires et arbitraires, ainsi que par le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires.

Par ailleurs, le rapport Advancing Freedom indique que les Etats-Unis « continuent d'exhorter le gouvernement à dépénaliser la diffamation de la presse ».

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