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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 22:31

 

Ou comment l'eurocratie assassine la démocratie

 

 

L’eurocratie profite dettes de la crise des publiques pour opérer un véritable coup d’état. L’opération dite de sauvetage de la Grèce – en fait d’étranglement du peuple grec condamné à payer les pots cassés de la spéculation financière – est en train de se transformer en quelque chose de beaucoup plus grave encore. Les ministres des finances et les gouvernements européens veulent mettre en place ce que les socialistes réclament depuis si longtemps, un gouvernement économique de l’UE. Mais comme toujours, le rêve des partis socialistes se réalise en cauchemar.


 

 

Par La Sociale

Mis en ligne par Suzannah Horowitz

Depuis les révolutions de la fin du XVIIIe siècle – mais la revendication est encore plus ancienne – le droit pour les citoyens de voter le budget de la nation est considéré comme le concentré de ce pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple. Ce que mijotent les gouvernements de l’UE, c’est ni plus ni moins que la suppression de ce droit fondamental en imposant un contrôle a priori des budgets de chaque nation qui pourraient être soumis aux parlements seulement après reçu l’imprimatur de la commission et des instances européennes.

Autrement dit, les ministres de l’UE sont en train d’organiser un véritable coup d’État vidant d’un seul coup la démocratie de toute signification. On pourra dire que ce n’est qu’un nouveau pas dans un processus engagé depuis les accords de Maastricht et l’imposition des clauses de convergence. C’est incontestable. Mais ici, la quantité se transforme en qualité et le nouveau saut dans le vide organisé par les cliques européistes et les intérêts financiers qu’elles représentent n’est pas seulement fort symboliquement. Il s’agit de la suppression d’un des attributs et peut être même de l’attribut essentiel de la souveraineté politique. Ce que proposent les ministres des finances de l'UE avec l'accord de Mme Lagarde et donc du président de la République, c’est tout simplement la violation de deux articles essentiels de notre socle constitutionnel qui inclut la déclaration des droits de 1789 :

Article III - Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

Article XIV - Chaque citoyen a le droit, par lui-même ou par ses représentants, de constater la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.

En approuvant cet accord, dont l’inspiratrice est l’Allemagne de Mme Merkel, le gouvernement français et le président de la République commettent une véritable forfaiture.

 

 


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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 17:13


En juin 2009, l'Afghanistan comptait 74.000 contractors (mercenaires) pour 55.000 soldats américains. La nouvelle politique impulsée par Obama ne va faire qu'accroître leur nombre. A mesure que le marché irakien se ralentit, les sociétés militaires privées basculent leurs activités en Afghanistan.


contractor 2.png

 

 

Par Georges-Henri BRICET DES VALLONS*

 Un phénomène de migration qui apparaît clairement à la lecture des statistiques. Si l'on s'en tient aux projections actuelles, le contingent privé pourrait atteindre un volume compris entre 120.000 et 140.000 privés pour 120.000 à 130.000 militaires réguliers (dont 100.000 Américains) d'ici à la fin 2010, soit un pic démographique analogue à celui qu'a connu l'Irak en 2007-2008, au plus fort des violences.

La formation des forces de police et de l'armée nationale afghane (ANA) reste le principal marché pour les sociétés militaires privées (SMP). En 2009, le volume des instructeurs de la police accusait un déficit de 67% par rapport aux objectifs initiaux et de 30% dans le cas de l'ANA. 15 milliards de dollars (11,2 milliards d'euros) ont déjà été consacrés à cet effort depuis 2001 (23 milliards pour l'Irak), avec des résultats pour le moins mitigés.

L'administration Obama prévoyait de dégager une enveloppe supplémentaire de 2 milliards de dollars pour l'année fiscale 2009 afin de renforcer l'assise des forces de sécurité et augmenter leur volume à 400.000 hommes (une somme qui représente le double du budget du gouvernement afghan). Une part substantielle de ce montant a été déjà été aspirée par le secteur militaire privé, alors que les capacités de projection de l'armée américaine ont depuis longtemps atteint leur point de rupture.



Contractor (lieu et firme indéterminés).jpgDyncorp, qui comptait, il y a deux ans, 600 instructeurs et 1.000 conseillers détachés auprès du ministre afghan de l'Intérieur, est très actif sur cette niche. Blackwater - qui s'est rebaptisé Xe Services pour se refaire une virginité -, est sur les rangs pour décrocher un contrat de formation de 693 millions de dollars. Aegis gère, comme en Irak, la coordination des sociétés de sécurité privée, des entreprises civiles et des forces du génie américain sur le champ de bataille.

Le ciel est pourtant loin d'être au beau fixe pour les Anglo-Saxons, à mesure que les sociétés de sécurité afghanes se développent et prolifèrent. En effet, le modèle américain de privatisation de la guerre a fait des émules parmi les seigneurs de guerre, fraîchement reconvertis en commandants de police. Comme au Nigeria, où l'armée et la police sous-louent leurs services aux multinationales (phénomène des "policiers fantômes"), les firmes occidentales doivent désormais faire face à une concurrence féroce de la part des sociétés locales, dirigées par des Afghans et répondant au seul droit local.

 

Un coup de filet retentissant avait eu lieu en 2007 et abouti à l'arrestation de plusieurs dirigeants occidentaux. L'objectif officiel du gouvernement Karzaï était alors d'écarter les moutons noirs, mais la réalité est bien plus triviale : prendre des parts de marché aux Américains et aux Anglais. L'intervention de l'ambassadeur William Wood avait permis de conjurer la crise qui menaçait de dégénérer. Plusieurs SMP afghanes ont émergé depuis. On citera entre autres Asian Security Group, détenue par un cousin de Karzaï, forte de 10.000 miliciens et dont le capital est à 100% national ; Khawar, fondée par Din Muhammad Jorat, ancien directeur de la sécurité du ministère afghan de l'Intérieur ; ou encore Sherzai (qui a signé 39 contrats avec l'armée canadienne), dirigé par l'ancien gouverneur de la province de Kandahar, Gul Agha Sherzai, un des plus vieux soutiens de Karzaï. Difficile de ne pas voir les collusions fécondes de ces firmes avec le pouvoir en place de la République islamique et les responsables du narcotrafic.

L'Irak va suivre une trajectoire similaire, puisqu'à partir de 2011, seules les sociétés sous licence irakienne seront autorisées à opérer. Les Anglo-Saxons contourneront le problème en créant des joint-ventures avec leurs collègues irakiens, court-circuitant l'application des réformes juridiques promues à partir de 2007 aux Etats-Unis pour mieux encadrer les mercenaires (notamment celle de l'Uniform Code of Military Justice). Mais les gains devront désormais être partagés. En quelque sorte la fin de l'âge d'or irakien pour l'industrie néomercenaire.

Un contexte qui rappelle une autre histoire, terriblement proche, celle de l'opération Cyclone. La fantasmagorie du Grand Moyen-Orient, reprise par Obama, a sa propre tératologie et les Américains recréent à nouveau des monstres avec lesquels les forces de l'Otan devront composer.

Dans les années 1980, la CIA et le MI6 avaient ainsi formé et soutenu militairement le Hezb-e-Islami d'Hekmatyar et le Maktab al-Khadamat de Ben Laden et d'Abdallah Azzam contre l'Union soviétique. Un financement des moudjahidin pakistano-afghans qui avait servi de marchepied à Ben Laden pour consolider le futur mouvement Al-Qaeda. La société Keany Meany Services, antenne du MI6, avait joué un rôle actif dans l'armement des milices. Ce n'est donc pas un hasard de retrouver aujourd'hui son héritière, Saladin Security, en Afghanistan.

Sachant que l'armée américaine ignore ce qu'il est advenu de près de 87.000 armes sur les 242.000 livrées à l'ANA entre 2004 et 2008, probablement passées directement dans les mains des talibans, la "guerre juste" d'Obama est loin de promettre des lendemains enchanteurs aux forces supplétives de l'Otan, françaises au premier chef.


*Expert en questions de défense, auteur de l'ouvrage : "Irak, terre mercenaire"

Institut Choiseul


 

Source du texte : LIBÉRATION

 

 


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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 11:06

Par Canaille Le Rouge - http://canaille-le-rouge.over-blog.com/

Sans attendre le détail des attendus du jugement, une info et quelques colères devant la décision de la Cour d'Appel de Paris qui donne droit aux voleurs de s'approprier les locaux qu'ils n'ont ni payé ni entretenu pour y installé un fantoche inconnu des adhérents historiques anciens et actuels du PCF dans les 1er et 2ème arrdt de Paris.


La direction du PCF en produisant des faux avérés et en s'asseyant sur ses propres statut a obtenu des juges  la bourgeoisie la validation de ses trafics immobiliers.

Comment les dirigeants d'un parti né du rejet d'un système, de sa bourgeoisie, de ses lois peuvent-ils s'abriter derrière les lois de cette bourgeoisie chargées de protéger le système pour se comporter comme le premier requin de l'immobilier venu ?

Comment des communistes attachés aux valeurs de leur parti peuvent-ils majoritairement laisser ce forfait se réaliser sans exiger le départ des responsabilités celles et ceux qui ont monté, porté, couvert cette opération ?

Comment, alors qu'en leur sein une minorité, diverse mais réelle a informé les structures du PCF  de ces pratiques, la majorité des adhérents et des directions laissent-ils perdurer ces pratiques qui ramène sur le devant de la scène à Paris ce qu'ils dénoncent dans le Moscou d'il y a une soixantaine d'années ? Ils n'ont même pas l'excuse de craindre pour leur vie ou leur liberté.

L'arrêt de la cour est rendu le même jour où à l'hôtel de Ville de Paris un hommage public à partir de travaux d'historien était rendu aux 8 conseillers de Paris et de la Seine fusillés par les nazis. Le débat a mis en évidence l'ancrage de classe de l'anticommunisme d'alors, la mobilisation de l'appareil juridique et judiciaire, celui de police de la bourgeoisie parisienne et de ceux qui ont à l'époque accepté de lécher son écuelle pour parvenir à leur fin.

Comment peut-on célébrer Losserand, Frot, Cariou et leurs camarades et s'acharner pour des raisons spéculatives à chasser ceux qui assurent au quotidien, sur le terrain, la continuité de leur combat à partir des valeurs de l'engagement communiste ?

Il est vrai, si on en croit la presse et sans aucun démenti depuis, que quand la secrétaire nationale va négocier seule le périmètre de sa circonscription avec le pouvoir sur le dos de ses propres collègues de parti (le terme de camarades devient là totalement caduc) nous n'en sommes plus  à des dérapages mais à l'affirmation d'une ligne. Celle du reniement des valeurs qui vont permettre après les régionales de passer au stade suivant: la liquidation de l'héritage communiste (du moins la part que le PCF cherche à sanctuariser), la fusion dans le machin de Mélanchon et préparer les conditions d'un accrochage derrière une candidature DSK et la "FMIsation" des peuples pour sauver le système capitaliste.

Ceux qui hors du cénacle restent persuadés que le communisme à de l'avenir, ceux qui ont encore quelques valeurs progressistes et anticapitaliste dans ce qui reste du "C" de PCF iront-ils rejoindre la cohorte de ceux qui cherchent à reconstruire l'outil politique dont notre peuple à besoin pour s'affranchir de ce système et des pratiques dont vient de se servir les gens de peu qui moralement squattent le nom de la place du colonel Fabien ?
  Permettez à la Canaille d'exprimer aux spoliés des 1
er et 2ème sa solidarité et, même si ses liens organisationnels n'existent plus, de ressentir comme un affront à la mémoire communiste les pratiques en particulier le recours à la justice et l'administration de la bourgeoisie pour se débarrasser de ses opposants.


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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 22:20


Par Jean-Guy Allard - L'AUT'JOURNAL - Quebec

Tandis que les autorités nord-américaines soumettent à des fouilles dites intégrales les voyageurs en provenance de quatorze pays y compris - sans justification aucune - Cuba, les terroristes liés à l’extrême droite d’Amérique latine continuent à trouver refuge en territoire nord-américain.

Le dernier représentant de cette mafia d’entrepreneurs putschistes latino-américains à se présenter à Miami est l’opposant bolivien de la région de Santa Cruz, Branko Marinkovic, que la justice de ce pays des Andes vient de dénoncer comme principal appui financier et complice de la bande terroriste désarticulée dans ce département en 2009.

Le service bolivien de l’Immigration a confirmé au ministère public que Marinkovic a quitté le pays le 26 juin 2009, de l’aéroport international de Viru Viru Santa Cruz sur un vol dont la destination était Miami, États-Unis.

Le 16 avril 2009, un groupe de l’Unité tactique de la résolution de crise de la police bolivienne a fait irruption dans l’hôtel Las Américas, de Santa Cruz et a surpris un commando paramilitaire recruté et financé par Marinkovic et d’autres conspirateur

Les mercenaires européens Eduardo Rózsa Flores (croate), Michael Dwyer (irlandais) et Árpád Magyarosi (roumano-hongrois) ont péri dans l’opération policière. Les terroristes préparaient un attentat pour assassiner le président bolivien, Evo Morales.

Le ministère public bolivien vient d’annoncer que les preuves réunies au cours des derniers mois démontrent la responsabilité de Marinkovic et d’autres entrepreneurs également liés à la trame terroristae.

Tandis que les autorités nord-américaines soumettent à des fouilles dites intégrales les voyageurs en provenance de quatorze pays y compris - sans justification aucune - Cuba, les terroristes liés à l’extrême droite d’Amérique latine continuent à trouver refuge en territoire nord-américain.

Le dernier représentant de cette mafia d’entrepreneurs putschistes latino-américains à se présenter à Miami est l’opposant bolivien de la région de Santa Cruz, Branko Marinkovic, que la justice de ce pays des Andes vient de dénoncer comme principal appui financier et complice de la bande terroriste désarticulée dans ce département en 2009.

Le service bolivien de l’Immigration a confirmé au ministère public que Marinkovic a quitté le pays le 26 juin 2009, de l’aéroport international de Viru Viru Santa Cruz sur un vol dont la destination était Miami, États-Unis.

Le 16 avril 2009, un groupe de l’Unité tactique de la résolution de crise de la police bolivienne a fait irruption dans l’hôtel Las Américas, de Santa Cruz et a surpris un commando paramilitaire recruté et financé par Marinkovic et d’autres conspirateurs.

Les mercenaires européens Eduardo Rózsa Flores (croate), Michael Dwyer (irlandais) et Árpád Magyarosi (roumano-hongrois) ont péri dans l’opération policière. Les terroristes préparaient un attentat pour assassiner le président bolivien, Evo Morales.

Le ministère public bolivien vient d’annoncer que les preuves réunies au cours des derniers mois démontrent la responsabilité de Marinkovic et d’autres entrepreneurs également liés à la trame terroriste.

Selon les enquëteurs, Marinkovic a financé la cellule terroriste composée de Rózsa Flores, Dwyer, Magyarosi ainsi que Mario Tadic, détenu dans l’opération avec le Hongrois Elod Tóasó. Il est prouvé que Marinkovic a remis 200 000 dollars aux terroristes pour l’achat d’armes.

Considéré comme étant l’un des grands propriétaires de terres agricoles de Bolivie, Branko Marinkovic, est né le 21 août 1967 à Santa Cruz de la Sierra. Il est fils d’un nazi oustachi réfugié en Bolivie et a étudié à l’Université du Texas, aux USA.

Marinkovic a aussi financé les éléments sécessionnistes opposés au gouvernement du président Evo Morales, qui ont provoqué de graves incidents en septembre 2006 à Santa Cruz de la Sierra et autres villes de l’est de la Bolivie.

D’origie croate, Rosza Flores, le chef du groupe de mercenaires financé par Marinkovic, a apartenu, en Hongrie où il a résidé, à des cercles liés au parti néonazi Jobbik.

Par ailleurs, on a observé comment une organisation séparatiste dirigée par Marinkovic, le groupe FULIDE, appartient au Réseau libéral d’Amérique latine (RELIAL), financé et orienté par la fondation allemande Friedrich Naumann Stiftung (FNS).

Tandis que les autorités nord-américaines soumettent à des fouilles dites intégrales les voyageurs en provenance de quatorze pays y compris - sans justification aucune - Cuba, les terroristes liés à l’extrême droite d’Amérique latine continuent à trouver refuge en territoire nord-américain.

Le dernier représentant de cette mafia d’entrepreneurs putschistes latino-américains à se résenter à Miami est l’opposant bolivien de la région de Santa Cruz, Branko Marinkovic, que la justice de ce pays des Andes vient de dénoncer comme principal appui financier et complice de la bande terroriste désarticulée dans ce département en 2009.

FULIDE a la particularité d’exhiber des croix gammées dans ses manifestations. On sait aussi que le groupe terroriste de Rosza Flores a été conseillé par Jorge Mones Ruiz, capo de UnoAmérica, fondation fasciste associée à la CIA.

De telles organisations d’extrême droite font partie de la toile d’araignée qui réunit divers groupes qui sont apparus au grand jour au cours des derniers mois, aux côtés des putschistes du Honduras, dirigé par l’entrepreneur Roberto Micheletti.

Entre autres appuis du régime de Tegucigalpa, on a retrouvé le terroriste d’origine cubaine Armando Valladares, associé aux activités de déstabilisation de Marinkovic.

En Bolivie, où il a séjourné, Valladares a agi sous le couvert de l’organisation nord-américaine Human Rights Foundation dont le représentant bolivien, Hugo Achá Melgar, s’est aussi réfugié aux États-Unis après avoir été dénoncé pour sa complicité avec la bande de Rosza Flores.

Au Venezuela, la FNS s’est jointe à l’énorme choeur des organisations de droite alignées sur le Département d’État qui prêchent en faveur de politiques néo-libérales, avec d’énormes budgets fournis par la USAID et la National Endowment for Democracy (NED).

 

 

 

 

 


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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 12:41
Par Sylvain

Le président  Evo Morales, a critiqué aujourd’hui certaines organisations non-gouvernementales (ONG) qui se trouvent en Bolivie avec le prétexte d’aider, mais qui selon lui, sont la "cinquième roue d’espionnage du capitalisme".

Lors d’une cérémonie dans la région de Tarija, au sud du pays, Morales a affirmé qu’en Bolivie les interlocuteurs valables de la société civile pour l’État sont les syndicats, à la différence de ce qui se passe en Europe, où, selon lui, les ONG et les fondations ont plus de force : "Certaines d’entre elles (ONG et fondations) viennent ici avec le prétexte d’aider les pauvres, mais sont en réalité la cinquième roue d’espionnage de l’empire, du capitalisme. Et j’ai aussi vécu ça en tant que dirigeant syndical, à savoir que certaines fondations, certaines ONG, sont les meilleurs instruments du capitalisme ou de l’empire" a-t-il soutenu.

Selon Morales, certains pays ont créé des "mécanismes" pour effectuer des recherches au sein des nations en voie de développement par le biais de programmes d’études supérieures financées par les États. "J’ai le sentiment que ces recherches ont un but, un objectif qui obéit à certains monopoles" a-t-il ajouté.

Morales avait critiqué, en 2009, les ONG qui convertissent les pauvres, les indigènes et l’environnement en un "grand commerce", en allusion aux critiques de certaines organisations concernant les projets gouvernementaux d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures dans le nord de La Paz, dans une zone amazonienne d’une grande richesse environnementale.

D’autre part, le président a justifié aujourd’hui les liens de son gouvernement avec les syndicats, en assurant que son parti, le Mouvement Vers le Socialisme (MAS) gouverne "grâce aux luttes syndicales".

Le mandataire a ainsi répondu à certains dirigeants qui souhaitent couper le dialogue entre les syndicats et le gouvernement.

La Paz, EFE [1]

Source : La Razón [2], de EFE - Morales dice que algunas ONG son "quinta rueda de espionaje del capitalismo"

Traduction : Sylvain

Notes

[1] agence de presse espagnole

[2] journal d’opposition de La Paz, en Bolivie

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 08:38
 
 Par Ignacio Ramonet
- janvier 2010

L’entrée en fonctions, le 2 février 1999, au Venezuela, du président Hugo Chávez a pratiquement coïncidé avec un événement militaire très traumatisant pour les Etats-Unis : l’évacuation de leur principale installation militaire dans la région, la base Howard, située au Panama, fermée en vertu des traités Torrijos-Carter signés en 1977.

Les troupes de Howard furent d’abord déplacées à Porto Rico. Mais, là encore, un massif mouvement populaire de refus contraignit très vite le Pentagone à les retirer, à fermer la gigantesque base de Roosevelt Roads et à les transférer au Texas et en Floride. Tandis que le quartier général du Commando Sud (SouthCom [1]) était lui-même déplacé à Miami [2].

Pour remplacer ces installations et accroître son emprise sur Amérique Latine, le Pentagone choisit quatre localités stratégiquement situées et y installa (ou renforça) des bases militaires : à Manta en Equateur, à Comalapa au Salvador et dans les îles d’Aruba et Curaçao (Royaume des Pays-Bas). En plus de leurs "traditionnelles" missions d’espionnage, ces installations se virent confier de nouvelles fonctions officielles : surveiller les trafics de drogue et combattre l’immigration clandestine vers les Etats-Unis. Ainsi que d’autres tâches occultes : contrôler les flux de pétrole et de minerais, avoir l’œil sur les immenses ressources en eau douce et inventorier la biodiversité. Mais dès le début, leurs objectifs principaux étaient clairs : il s’agissait surtout de surveiller le Venezuela et d’aider à déstabiliser la révolution bolivarienne.

Après les attentats du 11 septembre 2001, le Secrétaire d’Etat américain à la défense, M. Donald Rumsfeld, définit une nouvelle doctrine militaire pour affronter le "terrorisme international". Il décide de modifier la stratégie de déploiement militaire à l’étranger fondée jusqu’alors sur l’existence d’un nombre réduit de très grandes bases dotées d’équipements lourds et de personnels fort nombreux. Il remplace ces mégabases par un nombre beaucoup plus élevé de Foreign Operating Locations (FOL, Site opérationnel prépositionné) et de Cooperative Security Locations (CSL, Site de sécurité en coopération) avec très peu d’effectifs militaires mais équipés de technologies les plus avancées en matière de détection (radars de dernière génération, antennes paraboliques sophistiquées, avions espions Orion et Awacs, drones de surveillance, etc.).

Résultat : très rapidement, la quantité d’installations militaires américaines à l’étranger atteint le nombre insolite de 865 bases de type FOL ou CSL déployées dans quelque 46 pays [3]. Jamais dans l’histoire, une puissance a multiplié de telle sorte ses positions militaires de contrôle pour s’implanter à travers le monde.

En Amérique Latine, ce redéploiement va permettre à la base de Manta (Equateur) de participer au coup d’Etat raté du 11 avril 2002 contre le président Chávez. La pression sur le Venezuela s’accentue. Washington orchestre notamment une campagne médiatique et lance de fausses informations sur une présumée présence dans ce pays de cellules appartenant à des organisations comme Hamas, Hezbollah et même Al-Qaeda qui disposeraient de "camps d’entraînement sur l’île Margarita [4]".

Sous le prétexte de surveiller ces "cellules terroristes" et en représailles contre le gouvernement de Caracas qui a mis fin, en mai 2004, à un demi siècle de présence militaire américaine au Venezuela, le Pentagone renouvelle, en 2005, l’accord avec le gouvernement des Pays Bas pour développer ses bases militaires dans les îles d’Aruba et de Curaçao, situées à quelques encablures des côtes vénézuéliennes. L’activité militaire au sein de ces bases redouble et s’intensifie [5], ce qui a été récemment dénoncé par le président Chávez : "Il est bon que l’Europe sache que l’empire américain est en train d’armer jusqu’aux dents et de remplir d’avions et de vaisseaux de guerre les îles d’Aruba et de CuraçaoJ’accuse le Royaume des Pays Bas, membre de l’Union européenne - et j’aimerais à cet égard savoir ce qu’en dit l’Union européenne -, de préparer, avec les Etats-Unis, une agression contre le Venezuela [6]."
(...)

L’Alliance Bolivarienne pour les Amériques (ALBA) est créée en 2005, Hugo Chávez est réélu l’année suivante et on commence à parler, à Caracas, de "socialisme du XXIe siècle". Washington réagit en imposant un embargo sur la vente d’armes et de matériels militaires au Venezuela, sous le fallacieux prétexte que Caracas "ne collabore pas suffisamment dans la guerre contre le terrorisme". Les avions F-16 des forces aériennes vénézuéliennes se retrouvent sans pièces de rechange. Devant une telle situation, le gouvernement bolivarien se tourne vers la Russie et signe un accord pour équiper son aviation de chasseurs Sukhoï. Washington dénonce un soi-disant "réarmement massif" du Venezuela, oubliant de rappeler que les principaux budgets militaires d’Amérique Latine sont ceux du Brésil, de la Colombie et du Chili. Et que, chaque année, la Colombie reçoit une aide militaire américaine de quelque 630 millions de dollars (environ 420 millions d’euros).

A partir de là, les choses s’accélèrent. Le 1° mars 2008, grâce à l’aide logistique fournie par la base de Manta, des troupes colombiennes attaquent un camp des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) situé à l’intérieur du territoire équatorien. Quito riposte en décidant de ne pas renouveler l’accord de location de la base de Manta qui arrive à terme en novembre 2009. Washington répond, le mois suivant, en réactivant la IVe Flotte (démantelée il y a soixante ans, en 1948...) dont la mission sera de surveiller et de contrôler la côte atlantique de l’Amérique du Sud. Un mois plus tard, les Etats sud-américains, réunis à Brasilia, décident de créer l’Union des nations sud-américaines (UNASUR) puis, en mars 2009, le Conseil de défense sud-américain.

Quelques semaines plus tard, l’ambassadeur des Etats-Unis à Bogota annonce que la base de Manta sera remplacée par celle de Palanquero en Colombie. En juin, avec le soutien technique de la base américaine de Soto Cano (Palmerola), un coup d’Etat au Honduras renverse le président Manuel Zelaya, coupable d’avoir fait adhérer son pays à l’ALBA. En août, le Pentagone révèle qu’il disposera, en Colombie, de sept nouvelles bases militaires... Et, en octobre, le président conservateur du Panama, Ricardo Martinelli, admet que son gouvernement a cédé aux Etats-Unis l’usage de quatre autres bases.

Le Venezuela et la révolution bolivarienne se retrouvent donc encerclées par pas moins de treize bases américaines situées en Colombie, Panama, Aruba et Curaçao, ainsi que par les porte-avions et les vaisseaux de la IVe Flotte. Le président Barack Obama semble avoir donné carte blanche au Pentagone. Tout paraît annoncer une agression militaire. Les peuples du monde accepteront-ils que soit commis un nouveau crime contre la démocratie en Amérique latine ?

Notes

[1] Le United States Southern Command (SouthCom) dirige toutes les activités militaires des Etats-Unis en Amérique Centrale, Amérique du Sud y la Caraïbe.

[2] John Lindsay-Poland, "US Military Bases in Latin America and the Caribbean", Foreign Policy in Focus, New York, août 2004.

[3]  Chalmers Johnson, "Tenmeasures to liquidate theU.S. military bases", Asia Times, 4 août 2009. http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/KH04Ak01.html

[4] Martin Arostegui, "From Venezuela, A Counterplot", Insight Magazine, 3 avril 2003.

[5] Eva Golinger, "Más de 100 buques de guerra de EEUU han "visitado" Curazao en un año", Rebelión, 20 décembre 2009.

[6] Discours prononcé à l’occasion de la rencontre de l’ ALBA avec les Mouvements Sociaux du Danemark, Copenhague, 17 décembre 2009.

 


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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 00:01

Pétition au gouvernement fédéral belge

Date de lancement de la pétition : mercredi 11 novembre 2009

 

Cette pétition a actuellement reçu 726 signatures

dont 692 signatures électroniques et 34 dans la version papier


Le 18 août 1950. Deux hommes frappent à la porte du domicile de Julien Lahaut. Ils demandent à « parler au Camarade Lahaut ». Le député communiste s’avance vers eux. En bras de chemise. La main tendue. Fraternel. Des coups de feu claquent. Julien, no’s Julien comme l’appellent les travailleurs du bassin de Liège, tombe. Assassiné.

Les funérailles rassemblent quelque 100.000 personnes. Des arrêts de travail ont lieu partout en Wallonie. L’industrie liégeoise est à l’arrêt. L’émotion populaire témoigne de l’immense charisme de ce dirigeant ouvrier hors du commun.

Quelques jours avant le crime, lors de la cérémonie d’investiture du jeune Baudouin, les députés communistes s’étaient manifestés en criant un vibrant « Vive la République ! ». Il s’agissait là d’une ultime protestation suite à ce que l’on appelle « l’Affaire royale », provoquée par le retour de Léopold III, le roi collabo, qui déchira le pays et déboucha sur l’abdication de ce dernier, au profit de son fils aîné, Baudouin.

Les assassins de Julien ne furent jamais retrouvés. Le crime reste impuni.

À la même époque, le secrétaire général du Parti communiste japonais était assassiné ; les dirigeants communistes français et italien, Jacques Duclos et Palmiro Togliatti avaient été eux aussi la cible d’attentats, vraisemblablement orchestrés par la CIA. Dès lors, l’assassinat de Julien Lahaut avait-il été le fait de la répression anticommuniste qui sévissait partout dans le monde à la fin des années 40, avec la montée de la guerre froide ?

Autre hypothèse : la droite léopoldiste rendit Julien Lahaut responsable du crime de lèse-majesté commis lors de l’investiture de Baudouin. Cet assassinat était-il donc l’acte de revanchards léopoldistes ? Isolés ou bien commandités par la Sécurité, voire le Palais ?

Longtemps, l’on se perdit en conjectures. Et ce n’est que plusieurs décennies plus tard, dans les années 80, que deux historiens flamands, Etienne Verhoyen et Rudi Van Doorslaer reconstituent la trame de ce meurtre ignoble dans un ouvrage dense et très documenté, L’assassinat de Julien Lahaut. Une histoire de l’anticommunisme en Belgique (EPO) et révèlent connaître l’identité de l’assassin depuis décédé. Le nom est cependant tu pour ne pas nuire à la famille.

Tous les éléments sont alors sur la table pour rouvrir l’enquête, démasquer les assassins et leurs éventuels commanditaires et enfin rendre la justice pour cet ignoble assassinat politique. Ce que réclament depuis 1950, avec les communistes, de très nombreux démocrates. En vain. Malgré l’évidence, la justice va rester sourde, aveugle et muette et la classe politique — à de rares exceptions près — va se retrancher dans un refus obstiné de connaître la vérité. Pour quelle raison ? Raison d’Etat ? Crainte de voir éclaboussée la Couronne ? Si tel est le cas, il s’agit là d’un déni de justice, un déni de démocratie. Indigne !

En 2005, à l’occasion du cinquante-cinquième anniversaire de l’assassinat, la constitution d’une commission d’enquête parlementaire est réclamée. L’époque semble être en effet plus propice à une certaine transparence et la Belgique prête à rouvrir quelques pages sombres de son histoire, comme pour l’assassinat de Patrice Lumumba… La demande est appuyée par de nombreuses personnalités politiques, syndicales et associatives, et relayée par les sénateurs Ecolo Josy Dubié, socialiste Philippe Moureaux et CD&V Pol Van Den Driessche. Si la proposition d’une commission parlementaire est rejetée par le Sénat, une étude scientifique est décidée à l’unanimité en décembre 2008. Le CEGES (Centre d’Etudes et de documentation Guerre et Sociétés contemporaines) est pressenti pour mener cette étude. Une somme de 396.000 euros étalés sur trois ans est prévue.

Las, le prétexte de la crise est passé par là. La ministre de la Politique scientifique, Madame Sabine Laruelle (MR) refuse de débloquer les budgets sans passer par l’avis du gouvernement. Exit donc l’étude scientifique. Le directeur du CEGES, Rudi Van Doorslaer apprend la nouvelle par la presse.

Cette décision est choquante. L’argument financier est fallacieux. Ainsi donc la vérité historique et la justice ne vaudraient pas une telle somme, pourtant bien dérisoire étalée sur trois ans. Celui de la priorité scientifique l’est tout autant. Alors que la décision était prise à l’unanimité, la chose est suffisamment rare pour être soulignée, l’étude commandée n’est soudain plus prioritaire. Qui croira une telle fadaise quand des milliards ont été dilapidés en quelques jours pour sauver les banques ?

Ne faut-il pas voir au contraire dans cette décision une revanche de ceux qui s’étaient vu contraints d’accepter l’étude mais qui n’ont jamais renoncé à maintenir le dossier clos ?

La décision de Madame Laruelle est une décision politique. Elle constitue un recul déplorable par rapport à l’espoir de vérité qu’offrait cette étude commandée par le Sénat. Elle rejette un voile d’opacité sur une blessure de l’histoire que le pouvoir refuse toujours lâchement de traiter.

Nous ne laisserons pas assassiner Julien Lahaut une nouvelle fois. Nous ne nous tairons jamais. Une démocratie digne de ce nom ne peut laisser béante une plaie de son histoire. Cette vérité-là n’a pas de prix, Madame Laruelle ! Faute du courage politique d’apprendre la vérité, une suspicion dommageable à maints égards subsistera toujours. Vous devez respecter la volonté du Sénat exprimée en décembre 2008 et débloquer les fonds pour permettre cette étude scientifique.

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 20:37
Il y a près d’une semaine, le 10 janvier, le journal israélien Ha’aretz publiait un article de son correspondant Yossi Melman, signalant le rôle joué par la société israélienne de sécurité, International Consultants on Targeted Security (ICTS), lors de la tentative manquée de faire exploser une bombe à bord du vol Northwest Airlines 253.
Les filiales I-SEC et PI d’ICTS sont responsables du filtrage des passagers à l’aéroport Schiphol d’Amsterdam où l’inculpé de la tentative d’attentat suicide à la bombe Umar Farouk Abdulmutallab avait embarqué à bord d’un vol à destination de Detroit. La société utilise une technologie de filtrage pour le profilage des passagers et l’identification des risques de sécurité fondée sur l’expérience des services de renseignement israéliens. Le personnel de l’ancienne compagnie El Al Airlines et de Shin Bet security avait mis en place l’ICTS en 1982 dans le but de vendre leur expertise et de nombreuses compagnies aériennes américaines utilisent ses services ou sa technologie.
Selon l’Ha’aretz, Abdulmutallab a été contrôlé par l’ICTS mais les agents de sécurité n’avaient pas réussi à l’identifier comme passager à risque malgré des preuves suffisantes.
« Même si les services de renseignement américains avaient échoué et que le nom du passager nigérien ne figurait pas sur la liste des suspects pour la compagnie aérienne, il aurait dû éveiller les soupçons des agents de sécurité, » a écrit le journal. « Son âge, son nom, son itinéraire de vol illogique, son billet d’avion cher et acheté en dernière minute, son embarquement sans bagage (avec seulement un bagage de cabine) et bien d’autres signes auraient dû suffire à alerter les agents de sécurité et justifier un examen plus approfondi du suspect. Toutefois, le responsable de la sécurité représentant I-SEC et PI lui a permis d’embarquer. »
Le lien israélien a été largement relayé dans la presse israélienne et européenne. Outre Ha’aretz, le Jerusalem Post a remarqué le rôle joué par ICTS à Amsterdam dans un article paru le 27 décembre et la télévision israélienne a interviewé un directeur de la société qui a confirmé qu’Abdulmutallab avait été soumis à un contrôle de sécurité.
Des articles sont parus par la suite dans les journaux et ont été mis en ligne sur le Web en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Espagne et en Italie. Mais rien ne figurait dans les principaux journaux américains, rien dans le New York Times, le Washington Post, le Wall Street Journal ou n’importe quel autre quotidien, et rien sur aucune des chaînes de télévision ou de réseaux câblés d’information.
Le contraste entre le traitement médiatique en Europe et en Amérique est un signe que le rôle de l’ICTS n’est pas simplement un détail futile. Clairement, le mot a été donné de se taire sur le sujet soit sous forme d’ordre direct des services américains de sécurité soit indirectement par système d’autocensure des médias qui n’en est pas moins efficace pour être « volontaire ».
Quelle raison pourrait-il y avoir de dissimuler le rôle joué par l’ICTS ?
D’abord, quelques faits pertinents : l’ICTS assurait la sécurité à l’aéroport Paris Charles de Gaulle lorsque l’« homme au soulier » (« Shoe Bomber ») Richard Reid [qui avait dissimulé un explosif dans sa chaussure] était monté à bord d’un avion à destination des Etats-Unis le 22 décembre 2001. La société assurait également la sécurité du système de bus londoniens au moment des attaques suicide du 7 juillet 2005. Et l’ICTS partageait la responsabilité de la sécurité le 11 septembre 2001 à l’aéroport de Boston Logan d’où étaient partis deux des quatre détournements d’avions suicide à l’origine des attentats.
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a d’étranges coïncidences, compte tenu notamment de la prétendue expertise des services israéliens de sécurité à identifier et à prévoir des attaques terroristes. Le personnel de l’ICTS était présent sur place à l’occasion de quatre des attaques terroristes les plus tristement célèbres de ces dix dernières années et, à chaque fois, ils n’avaient pas réussi à faire quelque chose pour stopper les terroristes.
En 28 ans de service, l’ICTS s’est installée dans 22 pays pour assurer la sécurité dans les aéroports en France, en Grande-Bretagne, en Espagne, en Hongrie, en Roumanie et en Russie, en employant plus de 11.000 agents de sécurité. La société détenait des contrats dans plusieurs aéroports américains jusqu’au 11 septembre où le filtrage des passagers fut retiré des mains du privé pour être confié à l’Administration de la Sécurité des Transports (TSA) nouvellement créée.
Le silence sur le rôle joué par l’ICTS n’est que l'aspect le plus étrange de la décision plus générale des médias de ne pas faire de reportages sur le contexte de la tentative d'explosion à bord du vol Northwest 253. Il y avait déjà eu la volonté de se distancer d’une enquête sur l’incident survenu le jour de Noël avant que ne survienne le séisme en Haïti et qui, légitimement, est le principal sujet auquel les médias consacrent leur attention.
L’histoire officielle du vol Northwest 253, telle qu’elle a été présentée par la Maison Blanche d’Obama et les agences américaines de renseignement, est tellement incroyable qu’il semble y avoir eu un effort concerté pour laisser tomber le sujet et détourner l’attention du public dans d’autres directions. Dans ce contexte, le silence total sur le rôle de la société israélienne de sécurité soulève encore plus de questions quant au rôle joué par les agences de renseignement américaines ou autres durant la période précédant l’incident du jour de Noël et qui a failli coûter la vie à quelque 300 personnes.


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