Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 16:02

Par Badia Benjelloun


Il est une contrée où se décident les destinées des peuples du monde, c’est un pays puissant qui aime à se donner comme un exemple à imiter par le reste du monde.
Ce pays aime l’ordre.
 
Il le prise tellement qu’il emprisonne tous ceux qu’il considère comme dérangeants.
 
Entre 1970 et 2005, sa population carcérale s’est accrue de 700%.
 
Actuellement, plus de deux millions de personnes derrière les barreaux et cinq millions sont en "liberté surveillée", probatoire ou conditionnelle.
Ce pays est vraiment le champion incontesté dans cette discipline, car pour moins de 5% de la population du globe, il détient plus du quart des prisonniers dans le monde et cela dans des conditions de surpopulation incompatibles avec la dignité humaine.
 
Une année de prisonnier coûte six fois celle d’un étudiant.
 
Les ressources allouées pour le système carcéral représentent souvent une part plus importante du budget que celles consacrées à l’enseignement supérieur (1), en Californie 11%  pour les prisons contre 7,5 % accordés à l’éducation.
 
Cette tendance s’aggrave comme en Arizona où les fonds dédiés aux prisons a augmenté de 75% tandis que ceux versés pour l’éducation ont décliné de 11%.
Cette contrée qui voit le nombre de ses actifs sans emploi grimper depuis 2008 sans discontinuer occupe utilement ses détenus à travailler pour moins d’un dollar (60 cents, oui vous avez bien lu) par jour pour différentes compagnies. McDonald’s fait ainsi fabriquer ses uniformes et certains ustensiles en plastique, d’autres secteurs d’activité aussi variés que les télécommunications, le textile comme la coupe et la couture des jeans, l’assurance y ont recours.
 
Le complexe industriel pénitentiaire est assuré de ne pas manquer de bras.
Il est alimenté  par une source inépuisable qui est la prohibition. 50% des occupants des prisons fédérales et 20% des prisons des états provinciaux sont détenus pour commerce illicite de drogue. Ce pourcentage s’élèverait considérablement s’il était tenu compte des crimes et délits accomplis pour obtenir de la drogue.
 
Deux boucles à rétroaction positive se signalent dans cette production de mise à l’ombre.
Plus l’économie génère de chômeurs, plus de délits se commettent et un nombre grandissant de  prisonniers travaillent quasi-gratuitement, renforçant le nombre d’inoccupés "libres".
Plus la répression de l’usage de la drogue et de son commerce est rigoureuse, plus le prix de celle-ci s’élève et plus les toxicomanes seront induits à commettre des délits pour s’en procurer et se feront incarcérer.
 
Cette contrée dont les responsables s’imaginent que le reste du monde envie ou hait leur système vient de révéler au monde un autre mécanisme de son fonctionnement.
La banque britannique HSBC (dont l’existence remonte à la période où le soleil ne se couchait pas sur l’Empire Britannique qui possédait des comptoirs à Hong Kong et à Shangaï) a été invitée à payer une amende de 1,9 milliards de dollars au Trésor étasunien. HSBC avait continué ses transactions financières avec l’Iran malgré l’interdiction des US(a) qui ont condamné ce pays à être banni du commerce mondial.
HSBC avait également recyclé de l’argent des narcotrafiquants mexicains pour au moins 7 milliards de dollars.
Aucun dirigeant de cette institution financière ne sera jugé.
La banque ne sera pas frappée d’interdiction d’exercer.
Cette amende est la bienvenue pour renflouer un Trésor qui ne parvient plus à placer ses bons chez les Chinois (3) alors que dans le même temps la dette fédérale atteint les 100% du PIB même si celle-ci n’est pas chère à financer.
L’appareil répressif ne se montre diligent qu’avec les usagers et les petits trafiquants.
Les facilitateurs de l’importation massive sont considérés comme essentiels à l’économie mondiale et ne peuvent donc être punis ni mis dans l’incapacité de poursuivre leur négoce.
Se dessinent les frontières des zones de non droit où ne pénètre ni juge d’instruction, ni meutes de policiers à la gâchette facile avec armes de poing et menottes.
HSBC avait nommé en janvier 2012 Stuart Levey (5), l’architecte des sanctions contre l’Iran, comme responsable de son département juridique. La transnationale avait alors intégré à temps un agent modulateur orientant vers l’atténuation la punition financière qui allait retomber sur elle. Stuart Levey avait servi le Trésor entre 2004 et 2011 comme sous-secrétaire au terrorisme et au renseignement financiers avec le zèle inlassable d’un sioniste.
Il fut largement félicité par l’American Jewish Committee en 2009 pour avoir perduré dans sa fonction après l’élection d’Obama. Il a pu avoir accès et consulter sans restriction la base des données de SWIFT système de compensation interbancaire comme l’autorisait à le faire la modification survenue au lendemain du 11 septembre et exercer son rôle de gendarme financier du monde. Les institutions financières ont pourtant horreur de ce type de curiosité.
Voici donc le conte nouveau pour Noël.
Il sera offert dans les étrennes pour les enfants petits et grands qui se rangent le soir venu dans des boîtes empilées faites pour dormir loin des centres urbains, dans des lieux de bannissement. Il les édifiera sur le montant à partir duquel le dealer de cannabis ou de cocaïne ne risque pas de se faire poursuivre ni enfermer.
Un petit voile a été levé sur la responsabilité des services de renseignement étasuniens qui se sont adonnés au trafic de drogue pour déstabiliser tout l’arrière continent à son midi. (4) Il achèvera de déciller la caillera et complètera en appendice l’enseignement qui lui sera délivré par les éducateurs commis dans les ZEP.
L’exemplaire contrée a magnifié sa puissance en fournissant au monde des fictions sur son origine. Chaque enfant a rêvé être un garçon vacher poursuivant à cheval le natif amérindien et l’abattant de son bâton à feu car il ne peut être que le méchant. Le défilement de plusieurs dizaines images à la seconde fascine et suggestionne, véritable narcolepsie.
Quelle légende fondatrice peut-elle être maintenant formulée pour que soit attractive pour un enfant de ZEP la tuerie de cibles lointaines, sans nom et sans visage, par drone interposé ?

Repost 0
11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 10:44

La désinformation partiale sur la soi-disant nouvelle fourniture d’hélicoptères russes à la Syrie et les eulogies sur le décès du prince héritier du royaume d’Arabie saoudite (pourtant un fondamentaliste rabique) est à peine tombée qu’on se retrouve devant un autre échantillon d’information nourrie de préjugés.

 
 Par Lode Vanoost
Assange aurait fait un choix ‘bizarre’ en cherchant l’asile politique en Equateur. Ah bon ? La vérité est une fois de plus un peu plus nuancée
 
Julian Assange demande l’asile politique en Equateur, un choix ‘ironique’ selon les grands médias qu’il critique si violemment, pourtant un choix très logique selon ceux qui cherchent à s’informer par eux-mêmes.
 
Radio au petit déjeuner
 
Le matin du 20 juin 2012, je me suis presqu’étranglé en déjeunant quand vers 8.15 heures, j’entendais le journaliste de la radio flamande du VRT Geert Spillebeen discuter avec son collègue Bert Rymen la nouvelle que Julien Assange, le créateur de Wikileaks - qui attend pour le moment à Londres son extradition vers la Suède - se trouverait à l’ambassade de l’Equateur à Londres où il aurait demandé l’asile politique.
 
Apparemment la VRT avait cherché en vain un expert juriste pour l’éclairer sur le droit d’asile. Il n’était pas disponible. On a donc fait recours à la formule classique de la ‘conversation improvisée‘ entre collègues où l‘un des deux avait la tâche de donner l‘impression d‘en savoir un peu plus sur le sujet.
 
La conversation qui suivit enchaînait un exposé erroné à une reproduction déformée des faits, entremêlés de demi-vérités et de commentaires suggestifs déguisés en ’petits faits’ qui devaient donner l’impression d’une analyse objective.
 
Mais de quoi s’agissait-il ?
 
Le début de leur conversation était assez neutre. Rymen et Spillebeen rappelaient d’abord les éléments de l’affaire Assange. Ils se trompaient toutefois de terminologie juridique. Assange n’est en effet pas ’inculpé’ de faits de mœurs ; ni en Suède ni en Grande-Bretagne. Aucune plainte n’est déposée contre lui. 
 
Il est seulement ‘recherché’ par la Suède pour être interrogé dans le cadre d’éventuels faits de mœurs, à la suite de quoi il sera décidé s’il y aura procès oui ou non. Ceci n’est pas un détail négligeable, cela signifie qu’Assange est poursuivi en justice depuis plus d’un an sans inculpation officielle, un des principaux arguments de ses défenseurs, élément apparemment superflu pour les journalistes de la VRT.
 
Drôles d’oiseaux, ces fans d’Assange
 
Selon les journalistes en question, tout cela n’est clairement pas trop sérieux, car Assange est surtout soutenu par des ’milieux artistiques’ de ‘tendance de gauche’ qui trouvent sa ‘rébellion’ assez sympathique. Spillebeen confond à ce propos Mick Jagger et Bianca Jagger et cite la somme de 100.000 livres de caution alors qu’il s’agit de 240.000 livres. Bon, il fallait faire vite et l’essentiel, ce ne sont pas ces détails. L’idée que le multimilliardaire Mick Jagger aurait des sympathies à gauche est en tout cas une révélation pour moi.
 
The Guardian, source au-dessus de tout soupçon
 
Il s’avère que le journaliste Spillebeen s’est basé presqu’uniquement sur un article du site web du journal britannique The Guardian. C’est sur le sujet une source très suspecte, car le journal mène depuis des années une campagne hargneuse contre Assange et Wikileaks.
 
Mais même les journalistes de la VRT ne sont pas exempts de quelques parti pris. Le milieu feutré de leur conversation diffuse une désapprobation d’Assange à peine dissimulée.
 
Assange est en effet quelqu’un qui perce à jour le mythe de médias critiques et objectifs. En fait le travail de détective de Wikileaks dévoile la faillite du journalisme d’investigation. Bien des journalistes ont donc des raisons de ne pas apprécier Assange, surtout parce que celui-ci n’épargne pas les critiques à l’endroit de ces mêmes médias.
 
Parti-pris sélectif
 
La désapprobation de Spillebeen et Rymen apparaît entre autres dans le choix des termes et des exemples. Ils citent à l’appui d’Assange Mick - il s’agit en fait de Bianca - Jagger mais non John Pilger, peut-être le journaliste investigateur le plus connu au monde, ni Michael Moore qui ont fait de la question Assange une affaire personnelle.
 
En outre Bianca Jagger peut bien être l‘héritière d‘une famille nicaraguayenne millionnaire, dont le père a été aux côtés du dictateur Somoza, elle défend depuis des années des causes progressistes partout dans le monde et n‘est donc certes pas une nouvelle venue dans cette affaire.
 
Bianca Jagger n‘a pourtant jamais exprimé rien de plus que de la sympathie et n‘a pas participé au versement de la caution, bien Pilger et Moore, qu’il serait donc plus logique de citer.
 
Si, les ‘faits’ méritent bien une enquête
 
En outre la façon de présenter les choses dans cet entretien de la VRT suggère que cette sympathie fait bon marché de la gravité des accusations. Quelqu’examen de sources démontre que tous ceux qui soutiennent Assange estiment que les faits sont assez graves pour exiger une enquête sérieuse.
 
A leurs expressions de soutien, ils ajoutent toujours qu’au départ Assange était resté plusieurs semaines en Suède après les premières accusations portées peu après les faits, s’est tenu ouvertement à la disposition de la police et que durant son séjour le juge d’instruction n’avait pris aucune disposition pour qu’il soit interrogé.
Après que finalement il ait quitté le pays, l’affaire avait même été classée puis rouverte.
 
Une commission rogatoire
 
Assange et ceux qui le soutiennent ont toujours estimé que les autorités suédoises ont le droit et le devoir de l’interroger. Cela pourrait se faire très simplement en appliquant une procédure existante qui est souvent suivie et qui est même la plus courante pour enquêter sur des délits qui vont bien plus loin que dans ce cas-ci. Il s’agit de ce que l’on appelle une commission rogatoire.
 
La Suède peut toujours envoyer une équipe de juges d’instruction à Londres pour l’y interroger. Les porte-parole d’Assange n’ont cessé de le répéter. Le pays peut même encore le faire maintenant en concluant un accord juridique à ce sujet avec l’Equateur. Ce que les autorités suédoises ont toujours refusé de faire.
 
Innocent ou non, là n’est pas la question
 
Last but not least, ses porte-parole n’affirment pas qu’Assange est innocent mais font remarquer que jusqu’ici aucune plainte officielle n’a été formulée et que malgré cela il est depuis près de deux ans poursuivi. Ils y ajoutent que certaines choses laissent supposer qu’un autre agenda se cache derrière les procédures actuelles à son encontre. La supposition qu’il s’agit seulement pour les autorités suédoises de l’avoir en Suède est confortée par tous ces éléments.
 
C’est en tout cas une tout autre histoire que ce qu’en font les journalistes de la VRT. Une fois que dans leur discours il s’agit de l’Equateur, leur parti pris analogue à celui du Guardian est évident.
 
 Un prêté pour un rendu ?
 
Assange a récemment interviewé le président de l’Equateur Rafael Correa dans son programme ‘The World Tomorrow’ pour la chaine Russia Today. Spillebeen ne mentionnait que ‘une station russe en langue anglaise’. Je ne puis imaginer que Spillebeen parlerait d’un ’programme d’une station anglaise’ s’il s’agissait de la BBC.
 
Dans son programme Assange avait présenté Correa comme un ’populiste de gauche’ qui aurait changé l’image de son pays de façon positive.
 
Il est clair pour Spillebeen qu’Assange attend quelque chose en retour. C’est naturellement pure spéculation et donne une impression de conspiration. Spéculer n’est pas informer. On peut d’ailleurs aussi bien spéculer que c’est le contraire.
 
Il y a deux ans, l’Equateur avait déjà déclaré qu’Assange serait le bienvenu s’il voulait émigrer chez eux, mais le pays avait renoncé à sa proposition parce qu’à ce moment il n’était pas tout à fait clair si Assange et Wikileaks avaient ou non contrevenu à un certain nombre de règles internationales.
 
L’Equateur, un choix logique
 
Il est plus que vraisemblable que d’autres contacts ont suivi. Il serait donc tout à fait possible que l’inverse se soit produit, c’est-à-dire qu’Assange ait ’donné quelque chose en retour’ à Correa par son interview sur Russia Today et non l’inverse. Ceci est bien sûr aussi pure supposition. Au moins je ne veux pas le faire passer pour autre chose.
 
Le choix de l’Equateur serait donc "ironique", d’après Spillebeen. Il a sans doute repris cela à José Miguel Vivanco, le directeur de Human Rights Watch qui déclare que ‘l’Equateur a - après Cuba - la plus mauvaise réputation de la région en matière de liberté d’expression à cause de la pratique d’y poursuivre les journalistes locaux lorsque leurs déclarations ou leurs enquêtes dérangent…’
 
L’Ambassade des Etats-Unis sur la brèche pour la démocratie
 
The Guardian apparaît encore plus clairement comme la seule source d’information quand Spillebeen ajoute qu’en avril 2011 le Président Correa avait fait expulser l’ambassadrice des Etats-Unis Heather Hodger parce qu’il apparaissait dans les révélations de Wikileaks que celle-ci déclarait l’Equateur ‘un pays très corrompu’. Elle aurait marché sur les pieds sensibles du Président, ainsi raisonne la VRT. 
 
Une fois de plus, la vérité est bien plus nuancée. Dans ce fameux télégramme du 10 juin 2009, l’Ambassadrice n’avait pas du tout déclaré que l’Equateur serait un pays corrompu mais bien plus spécifiquement que le chef de la politique équatorienne Jaime Alequilino Hurtado ne devrait pas obtenir de visa pour les Etats-Unis parce qu’il utiliserait sa fonction pour ‘extorquer de l’argent liquide et des propriétés, faire un mauvais usage de fonds publics, faciliter la traite d’êtres humains, empêcher des enquêtes et des poursuites concernant des collègues corrompus’. En outre il se serait agi de ‘corruption systématique dans la politique équatorienne depuis les années’’90.
 
Le Président Correa connaît très bien la répression en Equateur
 
Donc, selon la VRT, Correa se fâcha parce que le télégramme suggérait qu’il était au courant et ne voulait rien faire. Alors qu’il a fait de la lutte contre la corruption dans la politique et dans l’appareil judiciaire gangrenés depuis des années par ses prédécesseurs une de ses priorités et a déjà introduit dans ce but la modification de la loi fondamentale qu’il avait promise.
 
Cette nouvelle loi fut présentée ici dans les médias exclusivement comme une tentative d’acquérir plus de pouvoir personnel. Correa en fut très irrité parce que ce sont justement la police et l’armée, qui pendant des années ont été dans la dépendance des Etats-Unis, qui fermaient les yeux sur les liens de leurs membres avec les trafiquants de drogues, cela parce qu’ils étaient leurs alliés pour le maintien de gouvernements répressifs qui ont tenu le pays dans une poigne de fer jusqu’à l’arrivée de Correa.
 
 
Corruption, oui, mais pourquoi seulement maintenant ?
 
L’accusation portée par l’ambassadrice américaine contre le commissaire politique Hurtado était particulièrement hypocrite parce qu’avant l’élection d’un président de gauche l’ambassade des Etats-Unis n’avait jamais vu de problème dans la corruption flagrante des prédécesseurs de Hurtado.
 
C’était en outre une décision très hypocrite de ne plus accorder de visa alors que pendant toutes ces années avant l’arrivée au pouvoir de Correa l’ambassade américaine en avait accordé un à tous ses prédécesseurs en sachant qu’ils étaient corrompus.
 
Que le Président Correa ait fait fermer la base militaire américaine en Equateur est une raison de plus pour donner mauvaise réputation à son régime. Bon, il consentait à ce qu‘ils restent s‘ils payaient une location (ils occupaient la base gratuitement) et s’il pouvait lui aussi installer une base équatorienne en Floride ...
 
Le chat, je veux dire la CIA, qui revenait sept fois
 
L’Equateur peut tabler sur une expérience massive de l’ingérence du grand frère du nord.Dans le livreThe CIA Diary de l’ex-agent Philip Agee, on peut lire comment l’ambassade des Etats-Unis en Equateur a fonctionné pendant des années comme centre de coordination pour infiltrer les partis de gauche, les syndicats et organisations populaires, pour financer des transfuges et traîtres, semer la discorde, et commettre des assassinats.
 
Apparaît aussi dans ce livre la collaboration de l’ambassade des Etats-Unis avec les médias commerciaux équatoriens, notamment pour discréditer toute opposition par des informations tendancieuses. Ces mêmes médias commerciaux sont toujours actifs, maintenant au service de l’opposition à Correa.
 
En outre les documents Wikileaks sur l’Equateur montrent que la police et l’armée, que l’ambassade accuse maintenant de corruption, avaient été financées pendant des décennies par la même ambassade états-unienne. Une des premières décisions du Président Correa a précisément été de mettre un terme à ce financement de la police par l’ambassade des Etats-Unis.
 
Et enfin encore ceci : les documents de Wikileaks révèlent que les Etats-Unis sont bien contrariés parce que Correa ‘est le président le plus populaire de l’histoire de l’Equateur’.
 
Tout ceci est naturellement sans intérêt pour la VRT pour comprendre l’attitude du Président Correa à l’égard de l’ambassadeur des Etats-Unis et de Wikileaks.
 
Il apparaît que les ’réactions’ datent de deux ans
 
Selon le journaliste Spillebeen bien des organisations de défense des droits humains
ont été surprises par la décision récente d’Assange. Il cite, comme on peut lire dans l’article d’Esther Adley et Beatrice Woolf du Guardian Reporters Sans Frontières, le Comité de Protection des Journalistes et Amnesty International. Il apparaît toutefois qu’aucune de ces organisations n’a réagi aux évènements récents mais que leurs déclarations sur l’Equateur datent d’il y a deux ans.
 
Il y a cependant bien une réaction directe, celle du directeur de Human Rights Watch. Cette organisation place l’Equateur en deuxième position après Cuba en ce qui concerne l’absence de liberté d’expression ’dans la région’. Le caractère tendancieux des rapports de Human Rights Watch est bien connu et appelle au moins une comparaison avec d’autres rapports ; c’est en tout cas particulièrement ’ironique’ car dans ses rapports il s’agit de journalistes qui avaient été poursuivis en Equateur pour avoir critiqué la répression sous les prédécesseurs de Correa.
 
Pour résumer : une organisation états-unienne des droits de l’homme critique la répression des médias dans un pays où cette répression frappe des médias qui avaient pris position contre les régimes soutenus par le gouvernement des Etats-Unis.
 
Cette organisation de défense des droits de l’homme utilise alors cette critique pour attaquer le premier président du pays qui agit contre cette répression dont il a d’ailleurs été personnellement victime. On bondirait pour moins que cela.
 
On peut donc plutôt estimer que le choix de l’Equateur est une décision rationnelle mûrement réfléchie. C’est frappant comment la soi-disant pression du temps et d’autres facteurs agissent toujours dans l’autre sens pour la VRT.
 
Ceci n’est qu’un exemple
 
Bien sûr les journalistes concernés ne sont pas les pires. Et la VRT elle-même permet parfois la nuance. Ce ne serait dons pas correct de montrer du doigt seulement ces deux journalistes. Le manque de temps est souvent un réel problème et on ne peut toujours être parfaitement au courant de tout.
 
L’entretien radio dont il est question ici est pourtant symptomatique de ce qui ne va pas dans les grands médias de ce pays et du reste du monde. Le journalisme d’investigation est mort depuis un certain temps et déclaré démodé. Des intérêts commerciaux et idéologiques prévalent.
 
Le filtre principal est idéologique
 
Les médias (avant c’étaient surtout des journaux) ont toujours été partisans. Ils présentaient une version des faits colorée idéologiquement. Tout n’était pas parfait, mais les médias d’alors avaient un avantage : le lecteur était au courant de ce qu’ils représentaient.
 
On a remplacée cette structure de médias clairement et ouvertement idéologiques par d’autres structures médiatiques commerciales. De plus ces anciens médias existaient dans un contexte d’une société de progrès social. Maintenant il n’y a que ‘déglingue sociale’ (la terminologie du jour est ‘austérité’).
 
‘Commercial’ égale ‘néolibéral’
 
Ce qu’on a maintenant, ce sont des médias qui affichent l’illusion de la neutralité et de l’objectivité mais qui en sont loin. Il y a un agenda idéologique caché. Si c’était vraiment la pression du temps et des facteurs analogues, on pourrait s’attendre à ce que le résultat aille un peu dans toutes les directions. Ce n’est pas le cas. Les tendances vont toujours dans le même sens.
 
C’est aussi le cas ici. Les informations concernant Assange sont constamment négatives, dévalorisantes et/ou pas intéressées. Il n’y a pas de contexte, pas d’arrière-plan, pas d’antécédents et évidemment pas d’analyse.
 
Assange est celui qui a révélé les crimes de guerre des USA et de l’Otan en Afghanistan et en Irak, entre autres avec des images de tueries. Les mêmes médias qui exhibent sans hésiter d’horribles photos de massacres en Syrie (que personne ne nie) refusent systématiquement depuis des années de publier des photos, bien plus nombreuses, des tueries en Afghanistan et en Irak.
 
Le résultat est ce qu‘on peut attendre. Toutes les enquêtes montrent que la crédibilité des grands médias n‘a jamais été aussi faible. Cette situation ne s’améliore pas. La question est seulement si nous devons continuer à l‘accepter. 
 
 
Traduit du néerlandais par Annette Pagnoulle pour Investig'Action

Repost 0
20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 16:02
Par Oscar Fortin - Québec, le 19 août 2012
Depuis que le gouvernement de l’Équateur a accepté la demande d’asile politique de Julian Assange, beaucoup se mobilisent pour soutenir cette décision qui repose sur le droit constitutionnel de l’Équateur et sur le droit international. Il faut savoir que la Grande-Bretagne a déclaré ne pas reconnaître cette décision d’asile politique et elle a menacé d’investir l’Ambassade équatorienne pour se saisir de Julian Assange et le remettre aux autorités suédoises
Déjà, les pays membres de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), lors d’une rencontre toute récente, ont apporté leur plein soutien à la décision souveraine du gouvernement de l’Équateur et ont exigé que la Grande-Bretagne se conforme aux dispositions du droit international.
Quant à l’Organisation des États américains (OEA), elle s’est réunie, jeudi et vendredi dernier pour discuter de cette question et trouver la meilleure voie pour aider à résoudre les difficultés que représente le transfert sécuritaire de M. Assange en Équateur. Après deux jours de discussions, les membres n’ont pu faire consensus sur la manière de contribuer à la solution des problèmes posés. Ce fut par un vote majoritaire (23-pour, 3-contre et 7 abstentions) que les membres ont décidé de renvoyer cette question aux ministres des Relations extérieures de chacun des pays membres. Ces derniers doivent se réunir vendredi prochain (le 24 août) pour décider d’une position commune. Les pays qui ont voté contre cette rencontre des ministres sont les États-Unis, le Canada et Trinidad et Tobago.
Ce matin, 19 août, Julian Assange s’est adressé directement à la communauté internationale, à partir d’un balcon de l’ambassade. Quelques extraits :
« WikiLeaks est menacé, et la liberté d’expression et la bonne santé de toutes nos sociétés également...
“Le gouvernement américain va-t-il retourner aux valeurs révolutionnaires sur lesquelles il a été fondé et les réaffirmer, ou va-t-il sombrer dans le précipice, nous entraînant dans un monde dangereux et oppressif dans lequel les journalistes se taisent de peur d’être poursuivis et les citoyens doivent murmurer dans l’obscurité ?
Le président Obama doit faire le bon choix et les États-Unis renoncer à leur chasse aux sorcières contre WikiLeaks… Qu’on mette fin à cette "guerre" américaine contre ce type de médias en général…
M. Assange a par ailleurs demandé la libération de Bradley Manning, le soldat américain emprisonné sous le soupçon d’avoir fourni à WikiLeaks les câbles diplomatiques américains publiés par le réseau en 2010, au grand embarras de Washington.
Il l’a décrit comme "un exemple pour nous tous", rappelant qu’il avait passé mercredi "son 815e jour en détention sans procès, alors que le maximum légal est de 120 jours".
Dans la même journée de ce dimanche, les pays regroupés dans UNASUR ont apporté un soutien ferme au droit de l’Équateur d’accorder l’asile politique à Julian Assange et ont condamné, par la même occasion, en des termes sans équivoque, les menaces de Grande-Bretagne d’envahir l’ambassade. Ils apportent tout leur appui aux initiatives qui permettront, dans le respect du droit international, de résoudre diplomatiquement ce différend.
Tout ceci pour dire que la communauté internationale est en droit de s’attendre à ce que la Grande-Bretagne et ses principaux alliés que sont les États-Unis, le Canada et l’Union européenne respectent cette décision de l’Équateur et fassent le nécessaire pour que M. Assange puisse rejoindre son nouveau pays d’accueil.
Je me souviens d’avoir lu ou entendu quelque part ce jeu de mots avec le nom d’Assange : l’AS des Anges. Et, quant à y être, pourquoi ne pas relever certains extraits de propos tenus il y a deux mille ans qui donnent à ce que nous vivons un éclairage bien particulier ?
Pour qui s’intéresse aux Évangiles, certains passages projettent un éclairage bien contemporain sur ce qui se passe actuellement dans le monde des communications et de l’information. En effet, n’en sommes-nous pas à l’étape où nous mettons au grand jour ce qui était caché et ne vivons-nous pas à grande échelle la diabolisation de ceux et celles qui sont engagés à en finir avec ces mises en scène hypocrites, trompeuses et criminelles ?
Dans une conversation avec ses disciples, le Nazaréen des Évangiles leur rappelle que "le disciple n’est pas au-dessus du maître, ni le serviteur au-dessus de son patron" (Mt. 10, 24) et, pour illustrer son propos, il leur raconte l’anecdote où lui-même a été traité par ses adversaires de chef des démons. (Mt. 12, 25) Dans ce contexte, il leur donne la consigne de ne pas les craindre, car "rien, en effet, n’est voilé qui ne sera révélé, rien de caché qui ne sera connu." (Mt. 10, 26)
Avis donc à ceux et celles qui se croient encore à l’abri des murailles qui protègent leurs secrets criminels. Le temps semble arrivé où tous et toutes devront marcher à visage découvert. Des moments dévastateurs pour les hypocrites, les menteurs, les manipulateurs et les professionnels de la désinformation.
Il y a, évidemment WikiLeaks, les Anonymous, mais plus que tout, il y a l’éveil de la conscience humaine.
Repost 0
13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 17:39
Alors que Mahmoud Abbas devait déposer à l'ONU une demande de reconnaissance d’un État palestinien, 110 parlementaires français de gauche comme de droite, réputés pour leur position pro-israélienne ont écrit à Nicolas Sarkozy en affirmant clairement leur opposition à cette initiative diplomatique : "Nous nous opposons à la stratégie de contournement des négociations visant à imposer la reconnaissance unilatérale d’un État palestinien lors de la session de septembre de l’Assemblée générale des Nations Unies."

Voici la liste des signataires :
Claude Goasguen, Union pour un Mouvement Populaire, Député, ancien ministre
Jean-Pierre Plancade, Rassemblement Démocratique et Social Européen, sénateur
Jean-Michel Baylet, Président du Parti Radical de gauche, sénateur, ancien ministre
Patrick Beaudoin, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire
Herve Mariton, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire, ancien ministre
Yvon Collin, Président du groupe du Rassemblement démocratique et social
européen(RDSE), Sénateur
Michel Hunault, Nouveau Centre, Député
Didier Quentin, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-président de la commission desAffaires européennes, ministre plénipotentiaire, Député-maire
Stéphane Demilly, Nouveau Centre, Vice-président de la commission du développementdurable et de l’aménagement du territoire, Député-maire
Monique Iborra, membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Vice- président du conseil régional de Midi-Pyrénées, Députée
Jean-Marie Le Guen, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche,adjoint au maire de Paris, Député
Sylvie Desmarescaux, non affiliée, sénatrice-maire
Jean Lasalle, Vice-président du Modem, Député
Raymond Couderc, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire
Jean-Marie Bockel, Rassemblement Démocratique et Social Européen, sénateur, ancien ministre
Serge Blisko, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Député
Emile Blessig, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire
Paul Giaccobi, Apparenté groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Président
duConseil exécutif de l’Assemblée de Corse, secrétaire de l’Assemblée nationale, Député
Eric Raoult, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire, ancien ministre20)
Madec Roger, Membre du groupe socialiste, sénateur-maire
Jacques Remiller, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire
Jean-Pierre Leleux, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire
Faucaunier Alain, Membre du groupe socialiste, Sénateur-Maire
Herbillon, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, Député-maire
Yves Dauges, Membre du groupe socialiste, sénateur
Marie-Louise Fort, Union pour un Mouvement Populaire, Députée
Yvan Lachaud, Président du groupe Nouveau Centre, à l’Assemblée Nationale, Député
Jean-Luc Préel, Nouveau Centre, Vice-président de la commission des affaires sociales,Député
Étienne Mourrut, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire
George Paul-Langevin, Vice-présidente du Groupe socialiste, radical, citoyen et diversgauche, Députée
Jacques Gautier, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire
Philippe Gosselin, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire
Nicole Bricq, membre du groupe socialiste, Vice-présidente de la commission des finances,sénatrice
Philippe Vitel, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-président de la commission de ladéfense nationale et des forces armées, Député
Philippe Cochet, UMP.
Joëlle Garriaud-Maylam, Union pour un Mouvement Populaire, secrétaire de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, Vice-présidente de lacommission sur la dimension civile de la sécurité au sein de l’Assemblée parlementaire del’OTAN, sénatrice
Daniel Mach, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire
Jean-François Mancel Union pour un Mouvement Populaire, Député
Valéry Boyer, Union pour un Mouvement Populaire, Députée
Michel Voisin, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire, Vice-président de
la commission de la défense nationale et des forces armées, Député
Paul Jeanneteau, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire
Mélot Colette, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-présidente de la commission de laculture, de l’éducation et de la communication, sénatrice
Simon Sutour, Membre du groupe socialiste, Vice-président de la commission des Affaires européennes, sénateur
Arlette Grosskost, Union pour un Mouvement Populaire, Députée
Rudy Salles, Vice-président du Nouveau Centre, Vice-président de l’Assemblée nationale,Député
Anne Grommerch, Union pour un Mouvement Populaire, Députée
Herve Maurey, Union centriste, sénateur-maire
Bernard Debré, Union pour un Mouvement Populaire, Député, ancien ministre
Isabelle Vasseur, Union pour un Mouvement Populaire, Députée-maire
Jean-François Humbert, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur
Dominique Tian, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire
Françoise Branget, Union pour un Mouvement Populaire, Députée
Éric Straumann, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire
Richard Dell’Agnola, Union pour un Mouvement Populaire, Député
Marcel Bonnot, Union pour un Mouvement Populaire, Député
Jacques Grosperrin, Union pour un Mouvement Populaire, Député
Gilbert Barbier, Rassemblement Démocratique et Social Européen, Vice-président de lacommission des affaires sociales, sénateur
Laurent Béteille, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire
Serge Lagauche, Membre du groupe socialiste, Vice-président de la culture, de l’éducationet de la communication, sénateur
Bernadette Dupont, Union pour un Mouvement Populaire, sénatrice
Olivier Dassault, Union pour un Mouvement Populaire, Député
Armand Jung, membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Député
Pierre-Christophe Baguet, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire
Jacques Kossowski, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire
Geneviève Lévy, Union pour un Mouvement Populaire, Députée
Brigitte Baragès, Union pour un Mouvement Populaire, Députée-maire
Françoise Hostalier, Union pour un Mouvement Populaire, Députée
Marc Bernier, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire
Michel Sordi, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire
André Schneider, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-Président de la délégation française à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, Député
Lionnel Luca, Union pour un Mouvement Populaire, Co-président de la Droite populaire Député
Roland Blum, Union pour un Mouvement Populaire, Premier Adjoint au Maire de Marseille, Député
Bruno Gilles, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire
Richard Mallié, Union pour un Mouvement Populaire, Questeur de l’Assemblé enationale, Député
Hoffman-Rispal Danièle, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche,Députée
Jean-Claude Guibal, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire7
Colette Giudicelli, Union pour un Mouvement Populaire, sénatrice
Marie-Françoise Pérol-Dumont, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Présidente du conseil général de Haute-Vienne, Députée
Georges Mothron, Union pour un Mouvement Populaire, Premier Vice-président du
conseilgénéral du Val d’Oise, Député-maire
Paul Durieu, Union pour un Mouvement Populaire, Député
Jean-Christophe Lagarde, Président exécutif du Nouveau centre, Vice-président
del’Assemblée nationale, Député-maire
Dino Cinieri,Union pour un Mouvement Populaire, Député
Daniel Spagnou, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire
Francis Grignon, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur
René Beaumont, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur
Jean-marc Lefranc, Union pour un Mouvement Populaire, Député
Guy Teissier, Union pour un Mouvement Populaire, Président de la commission de ladéfense et des forces armées, Député-maire
Jean-Jacques Urvoas, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Vice- président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Député
Jean-Marie Sermier, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire
Non-notifié
Bernard Deflesselles, Union pour un Mouvement Populaire, Député
Christian Kert, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-président de la commission desaffaires culturelles et de l’éducation, Député
Jérôme Chartier,Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire
Claude Gatignol, Union pour un Mouvement Populaire, Député
Nicolas Forissier, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire, ancien ministre
Jean-Marc Roubaud, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire
David Habib, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Député-maire
Henriette Martinez, Union pour un Mouvement Populaire, Présidente déléguée de la section
française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie, Députée
Françoise de Panafieu, Union pour un Mouvement Populaire, Conseillère de Paris, Vice- président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, ancienne ministre, Députée
Michèle Tabarot, Union pour un Mouvement Populaire,Présidente de la commissiondes affaires culturelles de l’Assemblée Nationale, Députée-maire
Jean René Lecerf , Union pour un Mouvement Populaire,Vice-Président de lacommissiondes lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d’administrationgénérale, Vice-Président du conseil général du Nord, sénateur-maire
Patrick Bloche, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Conseiller de
Paris, Député-maire du 11ème arrondissement de Paris
Jean-Luc Bennahmias, Vice-président du Modem, Député européen
Alain Moyne-Bressand, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire
Christophe-André Frassa, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur
Valérie Rosso-Debord, Union pour un Mouvement Populaire, Députée
André Vallini, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Conseiller de Paris, Porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Député-maire
Guénhaël Huet, Union pour un Mouvement Populaire, Député
François Pupponi , Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche,Conseiller de Paris, Député-maire.
Repost 0
21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 18:32

De Gandrange à Florange en passant par la permanence du candidat président français...

 

Par Jacques Cotta

Environ 150 salariés de l'aciérie ArcelorMittal de Florange ont fait le déplacement de la Moselle pour se rendre à Paris, jeudi 15 mars, afin de manifester devant le siège de campagne de Nicolas Sarkozy. Au cœur de leur démarche, la question du travail, thème toujours exploité par le candidat président, leur volonté d’échapper à la logique terrible du capital qui casse l’emploi, rejette au chômage, lamine les salaires et en conséquence l’ensemble des acquis sociaux, propose dans le meilleur des cas « Un CDD sinon Rien »… Les ouvriers ont été chassés par les CRS, les boucliers et le gaz lacrymogène. Un comité d’accueil qui suscite quelques questions de première importance sur l’orientation politique du candidat président…



A l’Elysée pour parler emploi…

L’intention des ouvriers qui ont fait le déplacement était claire : débattre avec le sommet de l’état de l’avenir des hauts-fourneaux de Florange à l'arrêt depuis plus de six mois.

Après Gandrange où des engagements avaient été pris par le président de la république avant d’être abandonnés, les ouvriers de la sidérurgie présents à Paris comptaient exploiter la période électorale comme un moyen de pression sur le candidat encore président.

« A froid, il s’engage, puis se dédit sans conséquence » lâchait un des sidérurgistes présents. « Vous vous souvenez de Gandrange » ajoutait un autre. « Mais là, avec la pub de la campagne électorale, si on obtient un mot, il ne pourra plus faire machine arrière, on le poussera jusqu’au bout ! », concluait un troisième… « Et quel que soit l’élu, il devra respecter les engagements pris… ».

Désillusion

Rappel des faits présents dans la mémoire sidérurgiste : Alors que les salariés demandent que le groupe s'engage à redémarrer les deux hauts-fourneaux de Florange, éteints depuis juillet et octobre, et à pérenniser ce site de 2.700 employés - plus de 4.000 en comptant intérimaires et sous-traitants, le président de la république est monté en première ligne le 1er mars pour annoncer que « Arcelor Mittal redémarrerait l'un des hauts-fourneaux de Florange d’ici le second semestre de 2012 ». Mais quelques jours plus tard, le leader mondial de l’acier précisait que rien n’était moins sûr, conditionnant tout redémarrage à la reprise économique… Dans le contexte actuel, la douche froide était glacée…

Après l’intervention des CRS ce 15 mars devant le local du candidat UMP, les ouvriers étaient fous de rage. Quelques réflexions laissaient paraître l’ampleur de la colère…

« Nous on se lève tôt le matin, et on nous reçoit comme ça ! Mais on vient juste pour pas crever, et lui il s’en fout ! » clamait un qui pour la première fois avait fait ce type de déplacement.

« Ça fait quatre semaines qu'on fait grève, on n'a agressé personne et lui il nous gaze, le candidat du peuple!", déclarait un autre…

« Il nous fait dire rendez-vous lundi… Et puis quoi ! S’il voulait répondre il aurait été là. Quelle meilleure démonstration il pouvait faire de son attachement au monde ouvrier que de nous recevoir et nous répondre… » concluait un autre.

La justification présidentielle

En déplacement à Suippes, dans la Marne, Nicolas Sarkozy a accusé la CGT, en particulier, d'avoir voulu une opération politique et a dénoncé une « petite manœuvre ». « Les gaz lacrymogènes, ce n'est jamais bien, mais je ne suis pas décidé à laisser casser qui que ce soit. Dans la République, on se comporte comme des républicains », a-t-il dit à la presse.

Mais qui voulait casser ?

Demander une entrevue pour défendre son emploi, son statut, son salaire, est-ce une démonstration de casse quelconque ?

Vouloir s’opposer à la casse du travail, de la sidérurgie notamment, parce que le groupe Mittal considère plus rentable pour lui, sa famille et ses actionnaires de fermer Gandrange en jetant des centaines d’ouvriers et leur famille dans la misère, est-ce faire preuve de violence ?

La violence qu’il faudrait combattre n’est-elle pas précisément celle qui rejette dans bataillons de travailleurs pauvres ces ouvriers qui n’ont que leur travail pour vivre ?

Salauds de pauvres, salauds de syndicalistes, salauds, salauds, salauds…

Assumant les coups portés contre les ouvriers sidérurgistes, le président candidat s’en est pris violemment aux organisations syndicales, dégageant une orientation précise.

 

·      ->   Aujourd’hui, il déclare «  vous avez le cœur du problème français. Les syndicalistes devraient défendre les intérêts de salariés, pas faire de la politique. En agissant ainsi, ils font de la politique »

Il considère donc que la volonté de débattre et de poser des questions non écrites d’avance, sur la simple question de l’emploi, c’est faire de la politique…

« Si on est inquiet pour un site industriel, on vient pour parler, on ne vient pas pour casser », a ajouté le président-candidat avant de vouloir diviser le front ouvrier en assurant « les vrais salariés de Florange, ceux qui travaillent", qu'il était à leur disposition « pour les voir quand ils le souhaitent ».

Ainsi donc, à la violence physique vient s’ajouter la violence verbale. Comment en effet les ouvriers concernés peuvent-ils comprendre une telle conclusion sinon comme la preuve d’un cynisme terriblement agressif ?

 

·         -> Mais les CRS en action contre les ouvriers et les propos présidentiels qui leur sont opposés font suite à un évènement passé inaperçu, pourtant de première importance.

Au meeting de Villepinte, pour une des toutes premières fois dans notre histoire récente, le président candidat à la tribune est parvenu à faire huer les pauvres, les smicards, les bénéficiaires de RSA qui par définition sont « responsables de leur sort » par des dizaines de milliers de ses partisans.

Le climat nous ramène quelques décennies en arrière, du temps d’un maréchal qui n’hésitait pas à faire à la fois des syndicats et des ouvriers, pour peu qu’ils aient fait preuve d’indépendance et de détermination pour la défense de leurs intérêts de classe, l’ennemi à combattre…

 

Sur le terrain politique, cela dégage une orientation qui dépasse les petites phrases, la course à l’échalote avec l’extrême droite pour de simples préoccupations électorales.

Sur le plan électoral, l’UMP compte sans doute sur le basculement à l’extrême droite de couches sociales démoralisées qui se sentent à la fois délaissées, méprisées, et trahies.

Mais sur le plan de la vie, de la lutte des classes, nul ne peut dire… Parmi les forces en présence, le Front de gauche qui a fait des usines sa cible, contre l’emprise de l’extrême droite et à travers elle de la droite sur le monde ouvrier au nom de « la valeur travail », a vu juste…

Il s’agit en réalité de la part du candidat président et des forces sociales qu’il représente d’une tentative de remodelage des relations sociales qui mérite la plus grande vigilance dés lors que prime l’attachement à la démocratie, au dialogue, au respect des valeurs sociales, dont le travail au premier titre, la défense des salaires, de la protection sociale et des acquis sociaux arrachés de longue lutte par les générations antérieures…
Repost 0
21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 13:22

Coincé entre Al Qaïda et les Armes de Destruction Massive (ADM) fictives de Saddam Hussein, Bush décide, en toute « légitime défense », d’attaquer l’Irak. Derrière les bombardiers US suivaient les jets des multinationales du pétrole, dont celui du Carlyle Group.

Qui est Carlyle ?

Le Groupe Carlyle, contrairement aux Armes de Destruction Massives de Saddam Hussein, n’est pas un mythe. C’est une société d’investissement américaine fondée en 1987. Basé à Washington D.C., il est présent dans de nombreux domaines d’activités, comme l’aéronautique, la défense, l’industrie automobile et des transports, l’énergie, les télécommunications et les médias. Ses investissements sont essentiellement situés en Amérique du Nord, en Europe et en Asie du Sud-Est. Le groupe possède 89,3 milliards de dollars de capitaux propres et il emploie plus de 515 professionnels de l’investissement dans 21 pays. Les différentes entreprises de son portefeuille emploient, quant à elles, plus de 286 000 personnes dans le monde et Carlyle a environ 1 100 investisseurs répartis dans 31 pays à travers le monde.

Le groupe Carlyle compte parmi ses membres actifs l’ancien Premier ministre britannique JohnMajor, James Baker, ancien secrétaire d’État américain, George Bush père, ancien directeur de la CIA et ancien président des États-Unis, Frank Carlucci, ancien directeur de la CIA et secrétaire à la Défense américain, Karl Otto Pöhl, ex-président de la Bundesbank, la famille Ben-Laden et plusieurs chef d’État et de gouvernement.

Nous supposons que ce n’est pas un scoop que de signaler, au passage, que c’est Carlyle Group qui a installé Hamid Karzaï comme président d’Afghanistan. Karzaï. Avant de devenir président d’Afghanistan, Karzaï était un employé salarié... de Karlyle Group.

Le groupe Carlyle n’est pas coté en Bourse, et n’est donc non tenu de communiquer à la Securities and Exchange Commission (la commission américaine chargée de veiller à la régularité des opérations boursières) le nom des associés, des actionnaires, pas plus que le nombre de leurs parts respectives.

 

Carlyle est: premier groupe de pression aux Etats-Unis, avant l’AIPAAC, lobby sioniste. Tout candidat à la présidence des Etats-Unis doit faire allégeance, et ce bien avant les Primaires, à ces deux lobbys. Cala n’empêche pas des passerelles entre ces deux groupes.

C’est le même Carlyle Group qui a décidé de l’invasion de l’Irak. Les bénéfices qu’il y a récoltés semblaient assez justifiés par rapport au prix,  dérisoire aux yeux de l’establishment américain, de 1 million de civils irakiens morts durant cette guerre.

Ce même groupe a joué un rôle décisif dans la décision du Prix Nobel Obama de faire la guerre, à travers le servile Qatar et  la France "américain" du tout aussi sevile de Sarkozy,  à la Libye souveraine.


Repost 0
13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 17:26

 Les anticommunistes retirent à Zbigniew Wiktor son titre de  Professeur*

 Traduction : Jean Bonhomme

 

 Par Amicale Révolutionnaire Ernst Thälmann

Dans les années qui ont suivi 1989, lorsque le pouvoir juridique ne rencontrait encore aucune entrave en Pologne, les universitaires de gauche n’étaient absolument pas rares. C’est ainsi que le Docteur Zbigniew Wiktor de l’Université Karl-Marx de Leipzig fut habilité en 2003 à enseigner en qualité de Professeur émérite à l’Université de Wroclaw. Il y enseignait à l’Institut d’Etudes Politiques.

A cette époque, il n’y avait apparemment aucun problème à ce qu’il fût le cofondateur et chef de la Fédération des Communistes Polonais. Zbigniew Wiktor est connu par les lecteurs et les membres de l’Association Front Rouge à travers ses exposés et ses articles  engagés et il a la réputation d’être un homme fort sympathique. En Pologne, il fut particulièrement remarqué par l’excellente analyse qu’il fit dans son livre sur la Chine. Toutes les tentatives précédentes de l’évincer échouèrent  en raison de sa réputation de scientifique et de sa popularité auprès des étudiants.

Avec l’arrivée au pouvoir des frères d’extrême droite Kaczynski en 2005, la situation changea du tout au tout. A partir de cette époque, la chasse aux sorcières anticommuniste prit en Pologne des proportions jusqu’alors inconnues. Avec la loi du 14 juin 2010, ce ne furent pas seulement les symboles communistes, mais aussi toute prise de position en faveur du peuple polonais qui furent interdits et condamnés. On assiste ainsi dans les Grandes Ecoles au « nettoyage » des militants de gauche. Tous les Professeurs éminents durent se plier à une  parodie de contrôle.

Le Professeur Wiktor se vit refuser sa chaire de Professeur au mépris de ses travaux de chercheur. La raison invoquée est grotesque : on mit en cause ses aptitudes en raison  de ses « réalisations scientifiques de qualité moyenne». La plupart de ses publications révèleraient des « lacunes méthodologiques ». En clair : on lui reproche en tant que marxiste de « ne pas être en mesure de réaliser un travail scientifique ». On lui reproche par ailleurs de ne pas avoir publié d’articles dans des revues universitaires.

Tout cela est inexact. Le Professeur Wiktor a écrit dix ouvrages et publié plus de deux cents articles dans des périodiques scientifiques réputés. Peu de monde est en mesure de le rivaliser sur son cursus : il a exercé comme professeur d’enseignement supérieur dans les Universités de Wroclaw, Moscou, Leipzig, Illinois (USA), et Wuhan (Chine). Au cours de quarante-six années de carrière, il a dirigé plus de trois cents diplômes et de nombreuses thèses de doctorat. Cela suffirait à lui conférer le titre de Professeur.

La procédure à l’encontre de Zbigniew Wiktor est en contradiction avec l’esprit de la constitution et les statuts de l’Université de Wroklaw. Devant cette situation, ses adversaires politiques, si prompts par ailleurs à se réclamer de l’état de droit et de la tolérance, restent de glace.

Une comparaison : le Président polonais Lech Kaczynski qui a péri lors d’un accident en 2010 - il fut l’inspirateur de cette action indigne contre les Universitaires de gauche – reçut en 1996 le  titre de Professeur d’Université, alors que ses travaux scientifiques sont totalement inconnus.

Le Président

Dr. Bernhard Majorow

Adresser la pétition à : jeanbonhomme38@free.fr avec, en objet :

"Le professeur polonais Zbigniew Wiktor doit être rétabli dans ses droits universitaires"

 

*Rotfuchs N° 167 / décembre2011 


Repost 0
10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 18:46

 

Par Djamal Benmerad (avec Al Oufok)

Servant en Afghanistan, ces "valeureux" soldats nord-américains ont fièrement posé à côté d'un drapeau SS ( Al-Oufok ) . L’armée a été avertie de l’existence de cette photo en novembre dernier, après une série de protestations. Le cliché avait été mis en ligne, en mai 2011, sur le site d’une société d’armement. Au gand dam de nombreuses associations, l'armée américaine n'a pas sanctionné ces hommes qui, selon elle, ignoraient la signification historique de ce symbole.


Conclusion n° 1: l'armée américaine recrute des ignorants, alors que presque tous les enfants du monde connaissent  les symboles nazis.

Conclusion n° 2 : Pourquoi ces tueurs ont-ils choisi délibérement de poser devant ce symbole, puisqu'ils en "ignoraient la signification" ?

Conclusion n° 3 : L'état-major de l'armée US est plus c... que son armée.

Photo : Associated press)


Repost 0
24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 16:51

Par Teddy Bear (son site) mardi 24 janvier 2012

Le rapport d'information pour la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale remis par le député Jean Glavany, décrit la question de l'eau comme "révélatrice d'un nouvel apartheid au Moyen-Orient"et provoque un tollé en Israël. Le porte-parole du ministère israélien des affaires étrangères Ygal Palmor, le dénonce et s'étrangle à la lecture « d'un verbe emprunt de propagande vicieuse, bien éloignée de l'esprit critique professionnel[...] sans prévenir ses collègues". Interrogé par Le Monde.fr, qui publie un article, son rapporteur, qui se dit ami d'Israël, nie avoir ajouté ce terme au dernier moment, mais de l'avoir fait en connaissance de cause et souhaite parler "du fond et pas de la forme du mot".

Effaçons par bienséance ce mot et trouvons lui un synonyme, pourra-t-il permettre de contredire ce constat ?. Certainement pas et ce pour la bonne raison que le problème du partage des eaux est un scandale qui est connu depuis fort longtemps. Dès le début des premières colonies juives en Palestine. Evidemment publier un état de fait que tout le monde connaît sans que personne, pour des raisons politiques, ne réagisse, suscite du Quai d'Orsay une bien grande timidité,"nous n'avons pas l'habitude de commenter le contenu des rapports parlementaires"

Sur le fond donc, note le député, "Il faut savoir, par exemple, que les 450 000 colons israéliens en Cisjordanie utilisent plus d'eau que 2,3 millions de Palestiniens"et « environ 70 millions de m3 d'eau contre 222 millions de m3 pour les colons Israéliens".

Une ONG « Friends of the Earth Middle East  » (qui rassemble Jordaniens, Israéliens et Palestiniens), n'hésite pas à dire et redire qu "Israël ne partage pas l'eau de façon équitable avec les Palestiniens". Elle parle également des graves problèmes sanitaires dus à la mauvaise qualité de l'eau non municipale :, "il n'existe pas de contrôle : [elle] peut être contaminée, avec des conséquences pathologiques »  D’autre part, Stéphanie Oudot (1) décrit l'image : "des piscines et des jardins arrosés du côté des colons, tandis qu'à côté, les Palestiniens se rendent au puits ». Elle cite également la question du Jourdain, détourné en amont par Israël, "ce qui rend les Palestiniens très dépendants d'Israël en eau potable" dit- elle.** Ceci est corroboré par Pierre Berthelot (2) qui n'hésite pas à dire : "Les Israéliens considèrent l'eau comme une question relevant de la sphère militaire, ce qui rend presque impossible les débats [...]. En effet , experts et ONG s'accordent pour considérer l'eau comme "un outil militaire" pour Israël comme l'affirme Mark Zeitoun,(3).

Dans le territoire de Gaza c'est bien plus grave, les gazaouites peuvent forer librement certes et sont nombreux à creuser leur puits, mais Israël étant en amont, les Israéliens pompent à tour de bras, il y a donc une surexploitation réelle" Les palestiniens pompent alors de l'eau rare, c'est de l'eau salée qui sort ici de terre et ne peuvent plus boire l'eau du robinet. Selon la Banque mondiale, à Gaza "seule 5 % à 10 % de l'aquifère correspond aux standards de qualité" Il ne reste comme solution que le dessalement des eaux, technologie plus qu'onéreuse pour le gouvernement de Gaza et que pratique Israël sur son territoire..

Abandonnons donc ce vilain mot et parlons de ségrégation de la distribution de l'eau comme le titre d'un post de mon blog. http://palestineconflit.hautetfort.com/archive/2009/10/09/la-segregation-institutionnelle.html où certains détails historiques de cette discrimination sont détaillés.

Les Israéliens, qui je le rappelle, sont victimes eux-aussi du sionisme, oblige ses gouvernements à se conduire ainsi pour survivre dans un environnement hostile, tant politique qu'écologique. Les richesses naturelles appartiennent donc au plus fort et là aussi dans ce domaine la force prime le droit « au nez et à la barbe » du monde entier. Dans ces conditions, puisque rien ne bougera, le rétablissement de l'équité dans tous les domaines aux Proche-Orient et surtout dans les territoires occupés n'est pas pour demain. La Palestine à l'Unesco n'y changera rien.

*Anecdote.

Herzl proposa “ingénument” comme terre d’accueil de la diaspora la presqu’île du Sinaï. Le gouvernement britannique engagea des pourparlers facilitant le travail d’une commission sioniste chargée d’obtenir du gouvernement égyptien l’autorisation nécessaire. L’Egypte, sous occupation britannique, est incapable de refuser les propositions des autorités occupantes. Néanmoins Boutros Ghali pacha, ministre des Affaires étrangères de l’époque, parvient à refuser cette concession en terme diplomatique. En voici l’esprit : “Nous avons étudié attentivement le rapport de la commission chargée de faire des investigations pour l’établissement d’une colonie israélite dans la péninsule du Sinaï. Selon l’opinion qui ressort, cette région, celle de la plaine de Péluse, dans les conditions actuelles est inapte à une colonisation d’européens.”

Les conditions exigées, en matières de santé (paludisme) et d'hygiène prévoyaient l’envoi pour des travaux préliminaires, de fellahs plus aptes à supporter le climat que les Européens. !! Ces travaux consistant d’après la commission à conduire l’eau du Nil par un siphon construit sous le canal de Suez. Cette proposition était inacceptable. “ Je regrette de vous informer que, pour toutes ces raisons, le Gouvernement de Sa Hautesse ne peut donner une réponse favorable à votre proposition qui doit être considérée comme définitivement écartée.”

*

 *    *

Dans une de mes études sur ce problème je notais en 2003 ceci : Israël recherche d’autres sources (illicites) d’approvisionnement, par exemple le siphonnage de la nappe phréatique cisjordanienne, et va encore plus loin, en effet il prend chaque année 100 millions de m³ d'eau du fleuve Yarmouk qui trouve sa source sur les hauteurs du Golan. Il détourne le Jourdain en amont du Lac de Tibériade, laissant seulement un filet d'eau polluée en aval.

(1) Adjointe au département eau et assainissement à l'Agence française du développement. Cette spécialiste des questions d'eau a travaillé pendant sept ans comme chef de projet dans la région.

(2) Chercheur associé à l’Institut français d’analyse stratégique (IFAS),Chargé du séminaire géopolitique du Proche et Moyen‐Orient àl'Institut d'études européennes (Paris VIII)

(3) Chercheur à l'université d'East Anglia en Grande-Bretagne

 

 

Repost 0
15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 18:44

 

28-2901-copie-2.jpg Mme la Maire de la commune française de Valenton, Françoise Baud, a condamné l’emprisonnement injuste des 5 antiterroristes cubains aux Etats-Unis et elle s’est prononcé pour leur libération immédiate.

Au cours d’un meeting qui s’est tenu dans cette localité, Françoise Baud a appelé toutes les personnes présentes à écrire au Président Barack Obama afin qu’il fasse libérer les 5.

Le Conseil Municipal de Valenton, situé dans le département de Val-de-Marne a adopté deux motions en faveur de la libération de Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, Ramón Labañino, Fernando González et de René González.

Les 5 cubains ont été condamnés à de lourdes peines de prison  dont deux perpétuités au terme d’un procès truqué à Miami. Ils ont été accusés de conspiration afin d’espionner. Ils n’avaient pourtant fait que surveiller les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible. René González, qui a déjà purgé sa peine doit passer encore trois ans aux Etats-Unis sous un régime de liberté surveillée.

Au cours de la cérémonie, l’Ambassadeur de Cuba en France, Orlando Requeijo, a expliqué les détails de l’affaire. Il a mis l’accent sur les nombreux témoignages de solidarité que nos compatriotes reçoivent du monde entier.

Orlando Requeijo a reçu des mains d’une jeune de la localité un tableau sur les 5 peint par elle.


Repost 0

Présentation

  • : Barricades
  • Barricades
  • : C'est l'espace (un de plus mais il n'y en a jamais assez) des sans-voix, des opprimés, mais aussi celui des femmes et des hommes qui agissent pour le plus grand bien de la Révolution.
  • Contact

Recherche

Archives

Pages