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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 21:04


« Mon cœur abrite toute la tristesse d’une vie entière
Mais si j’me laisse faire , c’est un aller direct au cimetière
 »

MANU KEY : « Dans nos têtes et dans nos coeurs »


 

Par Mohamed Belaali
Ali Ziri 69 ans, Mohamed Boukrourou 41 ans, Abou Bakari Tandia 38ans, Pascal Taïs 32 ans, Abdelkarim Aouad 30 ans, Wissam El-Yamni, 30 ans, Mohammed Saoud 26 ans, Abdelilah El Jabri 25 ans, Malik Oussekin 22 ans, Hakim Ajimi 22 ans, Zied et Bouna 17 et 15 ans … La liste des hommes morts dans les commissariats, ou lors des interpellations policières est longue, trop longue. Et il ne s’agit là que de quelques noms des victimes connues et répertoriées. D’autres morts viendront, hélas s’ajouter à cette interminable liste macabre. Car la police n’est qu’un instrument parmi tant d’autres que la bourgeoisie utilise pour asseoir sa domination de classe. L’ordre bourgeois, défendu par les forces de l’ordre, a constamment besoin pour se maintenir d’inventer des boucs émissaires. Chaque période, chaque crise produit ses propres victimes. Aujourd’hui en France, les enfants et les petits-enfants des travailleurs immigrés parqués dans des ghettos entourant les grandes métropoles industrielles sont l’une des cibles privilégiées de la classe dirigeante, ce qui lui permet de mieux masquer son désastre économique, social et politique.
La brutalité exercée sur cette partie de la population fragilisée par le chômage de masse (1) n’est pas seulement le fait de la police. La propagande médiatique présente souvent les jeunes des quartiers populaires comme des « voleurs », « dealeurs », « violeurs » etc. Cette stigmatisation généralisée facilite par la suite la tâche des hommes politiques en mal de voix d’une frange de la population élevée dans la haine de l’autre. Il faut nettoyer au « Kärcher » les cités de ces « sauvageons » et de cette « racaille » qui troublent la paix des « honnêtes gens ». Il faut reconquérir ces « zones de non droit ».
Les tribunaux, où les verdicts sont connus d’avance, prennent la relève des hommes politiques. La présomption d’innocence est rarement respectée. Les peines d’emprisonnement ferme et les comparutions immédiates où les droits de la défense sont moins garantis, restent largement supérieures à la moyenne nationale (2). La rapidité avec laquelle les jeunes des quartiers ouvriers sont jetés en prison n’a d’égale que la lenteur des procédures impliquant des policiers. En France, il est difficile pour cette partie de la population d’obtenir la condamnation d’un policier. C’est une constante inscrite non pas dans un quelconque code, loi ou constitution, mais dans les faits. « Il vaut mieux être policier que simple citoyen. Ils sont couverts » disait Boubaker Ajimi, père d’Hakim Ajimi mort, victime des violences policières(3). Amnesty International constate les faits suivants : « Insultes racistes, recours excessif à la force, coups, homicides illégaux – telles sont les allégations de violations des droits humains commises par certains policiers français ». L’organisation dénonce « un système qui favorise l’impunité des policiers accusés de ces actes » (4). Il s’agit d’une véritable justice de classe. L’indépendance de la justice est une chimère que le discours dominant a du mal à masquer.
Police, justice, médias et hommes politiques sont ainsi unis, sans jamais le reconnaître, dans leur croisade contre les jeunes des cités populaires. Ce sont eux qui attisent la haine entre citoyens pour mieux les diviser en jouant sur les préjugés nationaux, raciaux et religieux. Ce sont eux qui fabriquent des coupables en utilisant la délation rémunérée. Et ce sont toujours eux qui présentent les jeunes des cités comme responsables des malheurs de la France pour mieux masquer la faillite économique, sociale et morale de la bourgeoisie qu’ils servent.
Paupérisés, marginalisés et méprisés par une bourgeoisie qui n’a plus besoin de leur force de travail, les jeunes des cités se révoltent à intervalles réguliers. Leur rage et leur colère jaillissent, comme les flammes des voitures qu’ils brûlent, des conditions matérielles d’existence inhumaines. Leur révolte n’est pas dirigée uniquement contre les brutalités policières ; elle embrasse l’ensemble des symboles et institutions de l’ordre bourgeois qui les opprime au quotidien à commencer par l’école. Celle-ci n’est que le reflet d’une société de classe. Le tri, le classement, la hiérarchisation et la sélection restent, pour l’essentiel, son mode de fonctionnement. L’école broie celles et ceux qui ne possèdent pas ou qui ne maîtrisent pas les codes culturels eux-mêmes déterminés par le milieu social malgré le courage et le dévouement de ses personnels qui travaillent dans des conditions difficiles. Même les experts d’une organisation libérale comme l’OCDE le reconnaissent : « En France plus qu’ailleurs, la réussite dépend du milieu économique » (5).
La révolte des cités n’est pas seulement le fait des jeunes. Nombre d’adultes témoignent de leur solidarité à l’égard des émeutiers, sans parler des familles qui soutiennent leurs enfants, car elles subissent les mêmes problèmes et les mêmes humiliations.
Ces humiliés ont montré à plusieurs reprises qu’ils sont capables de se mettre en colère, de se révolter et de se dresser contre un ordre injuste contrairement à un lumpenproletariat qui se trouve souvent du côté de la classe dominante. Leur révolte est un acte social et politique dirigé contre un État policier qui opprime et punit les plus fragiles de la classe ouvrière même si l’on s’obstine à ne pas le reconnaître. Pour la classe dirigeante, il ne s’agit que de « voyous » et de bruleurs de voitures organisés en bandes qui troublent l’ordre public et qu’il faut impitoyablement réprimer. « le rétablissement de l’ordre public était un préalable (...) Nous faisons face à des individus déterminés, à des bandes structurées, à de la criminalité organisée, qui ne recule devant aucun moyen pour faire régner le désordre et la violence » déclarait Dominique de Villepin dans un ton aristocratique devant un hémicycle de l’Assemblée Nationale comble (6).
« La racaille » va alors payer cher son audace et son insolence à vouloir secouer cet ordre qui l’humilie et la méprise en permanence. Après les émeutes de 2005, la police a procédé à des milliers d’interpellations et les tribunaux ont distribué des années de prison ferme. Le gouvernement a même proclamé l’état d’urgence et le couvre-feu qui l’accompagne ; décision rare dans l’histoire récente de la France. En fouillant dans son passé, la République bourgeoise a trouvé une loi, celle 1955, conçue pour imposer l’ordre colonial en Algérie. Cinquante ans après, elle l’exhume pour mater la révolte des enfants et des petits-enfants des travailleurs immigrés ! Aux problèmes sociaux et politiques, l’État français répond par des mesures guerrières !
Cet État qui mobilise des moyen répressifs extraordinaires pour briser les révoltes d’une population qui n’aspire qu’à vivre dignement, montre une grande faiblesse complice face par exemple aux marchés financiers qui détruisent l’économie de tout un peuple ! La bonne société bourgeoise qui s’indigne tant de la violence des jeunes des quartiers ouvriers s’accommode très bien de la brutalité autrement plus profonde des vautours de la finance internationale. Cette révolte a eu au moins le mérite de montrer au grand jour la lâcheté de la bourgeoisie et les valeurs hypocrites de sa République.
Les forces du progrès ne doivent pas abandonner les habitants des ghettos-cités aux forces obscures et réactionnaires. Les travailleurs immigrés, leurs enfants et leurs petits-enfants qui sont nés sur le sol de ce pays font partie intégrante, pour la grande majorité d’entre eux, de la classe ouvrière. Ils subissent plus que les autres les ravages du chômage, de la précarité et les affres des humiliations en tout genre. Cette insécurité et cette violence permanentes exercées sur cette fraction vulnérable et fragile de la société par une bourgeoisie arrogante et brutale, montrent à l’évidence que leur révolte est légitime. Ses morts, nombreux et anonymes, ne sont pas reconnus et encore moins décorés par la République.
Leur combat doit être celui de toutes les forces qui s’opposent à cet ordre injuste. Prolétaires, précaires et chômeurs de tous les quartiers unissez-vous contre votre ennemi commun, la bourgeoisie.
Mohamed Belaali
(2) Voir l’intéressante étude de Fabien Jobard et Sophie Névanen « La couleur du jugement » http://www.cairn.info/revue-francaise-de-sociologie-2007-2-p...


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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 17:33

RDC : série de viols commis sous les yeux de l'ONU

Plus de 300 femmes, enfants et hommes ont été violés en 4 jours dans l’est

 

Par Djamal Benmerad

L’ONU vient de faire état d’au moins 303 viols commis en quatre jours (235 femmes, 13 hommes, 52 filles et 3 garçons) dans 13 villages du Nord-Kivu en République démocratique du Congo, s’alarmant d’une série d’actes «effrayants» qui «dépassent l’entendement» sur le territoire de Walikale, riche en sites miniers exploités par les groupes armés. Le rapport préliminaire avait également indiqué que quelque 260 viols supplémentaires avaient aussi été perpétrés en août dans d’autres villages du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

L'ONU a "oublié" de signaler les viols commis sur des mineures par certains fonctionnaires...de l'ONU à Kinshasa.


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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 20:42

Le 8 novembre dernier policiers et gendarmes marocains en tenue anti-émeute ont démantelé par la force un campement (Gdeim Izik) de quinze mille personnes installées à Laâyoune (El Ayoun), la capitale du Sahara occidental, qui demandaient des logements sociaux, un revenu minimum pour les familles dans le besoin, des embauches dans la fonction publique pour les jeunes diplômés. L'intervention des policiers a suscité une émeute, et des affrontements ont eu lieu. Le bilan officiel fait état de douze morts, dix parmi les forces de l'ordre et deux civils, ainsi que d'une centaine d'arrestations. Le Polisario évoque un grand nombre de blessés, sans les identifier. En outre, selon ministère sahraoui de l’Information, plus de deux mille personnes ont été emprisonnées.

Par Frédéric Delorca
La ministre des affaires étrangères espagnole a rappelé que l'Espagne, ancienne autorité coloniale du Sahara occidental, soutient le droit à l'autodétermination du peuple Saharaoui, mais les activistes à Madrid accusent le gouvernemet de JL Zapatero de n'avoir rien fait pour empêcher la police marocaine d'intervenir. En outre le PSOE au pouvoir s'est désolidarisé de la résolution proposée par sa députée Fátima Aburto qui condamnait la violence au Sahara occidental. Les activistes ne sont pas les seuls à attaquer l'inertie de Madrid sur ce sujet, puisque le leader du PPMariano Rajoy a accusé le gouvernement madrolène "d'abdiquer ses responsabilités", ce qui d'ailleurs lui a valu une réaction birulente du premier ministre marocain lui reprochant de porter "atteinte à l'intégrité territoriale" du Maroc.

Maja Kocijancic, porte-parole de la haute représentante de l'Union européenne Catherine Ashton a simplement indiqué que l'UE suivait "de près" la situation.

Aux Etats-Unis la U.S. Western Sahara Foundation a aussi interpelé le président Obama, sans résultat.

Le président Hugo Chavez quant à lui a condamné la répression marocaine à Laâyoune. L'Union africaine a appelé le Maroc à éviter le recours à la violence.

Une pétition pour la mise en œuvre d’une enquête internationale sur les événements qui se déroulent depuis le 8 novembre à El Ayoun occupée, suite à l’assaut des forces de l’ordre marocaines contre le campement de civils sahraouis de Gdeym Izik a été lancée par des associations solidaires avec le peuple sahraoui et soixante organisations membres du Comité international du Forum  social mondial. L’eurodéputée Nicole Kiil-Nielsen, députée européenne  Europe écologie, membre de la sous-commission des droits de l’homme du parti des Verts suisses, a estimé samedi que «la répression a révélé malheureusement le vrai visage du régime marocain.»

En France les députés communistes ont demandé à Paris de réagir d'autant qu'un des leurs, Jean-Paul Lecoq (Seine-Maritime) s'est vu interdire de quitter l'aéroport de Casablanca de même que le député européen communiste espagnol Willy Meyer alors que tous deux souhaitaient se rendre à Laâyoune. Depuis le second mandat de Jacques Chirac la France est clairement alignée sur la position marocaine en ce qui concerne le Sahara occidental, position confirmée par  Nicolas Sarkozy en octobre 2007.

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 01:03

 

Déclaration commune relative aux derniers événements dramatiques de Laâyoune

Ce lundi 8 novembre 2010, les autorités marocaines ont procédé, par l'emploi de la force, au démantèlement du campement de tentes « Gdim Izik » implanté aux faubourgs de Laâyoune au Sahara.

Ce campement mis en place dès le 19 octobre abrite des milliers de familles. Il est présenté par ses initiateurs comme une forme de protestation de la population locale pour alerter sur la détérioration de ses conditions de vie. Il va vite cristalliser l'attention de l'opinion publique et constituer un point d'achoppement du conflit.

Si le campement a été le lieu d'expression des revendications sociales et contre l'injustice, pour certains, cette manifestation est un « acte politique » significatif visant à mettre en avant les thèses des défenseurs de l'autodétermination du Sahara. Pour d'autres, ce campement est devenu « le refuge de repris de justice qui prenaient en otage des familles ».

En dépit des négociations ouvertes sur les revendications de la population du campement et la formulation de quelques premières propositions de solutions, la tension était vive. C'est ainsi que dès le dimanche 24 octobre, un jeune de 14 ans, Najem ELgarhi, a été tué et 5 autres blessés suite à « un échange de tirs au moment où leur voiture voulait forcer un barrage ».

La situation s'est fortement envenimée au matin du lundi 8 novembre, lorsque les forces de l'ordre marocaines (police, gendarmerie, forces auxiliaires) ont investi le campement et ont procédé à son évacuation et à sa destruction. Une opération périlleuse, puisqu'elle a donné lieu à de graves accrochages avec les contestataires et à de violents affrontements notamment dans les quartiers de la ville de Laâyoune. Le bilan est accablant. Selon les autorités marocaines, il y aurait 11 personnes mortes dont 10 parmi les forces de l'ordre et l'arrestation de 163 personnes. D'autres sources parlent de plus de victimes parmi les civils, de centaines de blessés et de plusieurs disparitions. Certaines images démontrent le niveau de la violence meurtrière et la brutalité des affrontements.

Un blocus a été organisé sur la région puisque de nombreux journalistes et observateurs internationaux ont été empêchés de s'y rendre dans l'immédiat.

Pour nous, associations et organisations signataires qui mettons au cœur de nos actions la défense de la dignité et de la vie humaine, nous ne pouvons que :

- dénoncer l'usage de la violence et de la brutalité qui aboutissent à la mort d'êtres humains et ce d'où qu'elles viennent.

- réaffirmer notre attachement à la prise en compte des revendications sociales des populations qui se plaignent de la détérioration de leurs conditions de vie ;

Tout en présentant nos sincères condoléances aux familles endeuillées par la mort brutale de leurs proches, nous souhaitons un prompt rétablissement aux personnes blessées, et en attendant les rapports des acteurs de la société civile marocaine qui se sont rendus à Laâyoune, nous exigeons des autorités marocaines :

- de permettre aux ONG et observateurs nationaux et internationaux de mener leurs propres missions d'investigations sur ces événements aussi bien tragiques que condamnables ;

- de procéder à la libération immédiate des personnes arrêtées et, s'il devait y avoir un procès, de faire bénéficier ces personnes de leurs droits, notamment de celui de la présomption d'innocence jusqu'à preuve de leur culpabilité et celui des garanties nécessaires à leur défense ;

Nous, associations signataires, restons, comme de nombreuses organisations partenaires et amies, préoccupées par la tension qui règne aujourd'hui au Sahara.

Cette situation nous interpelle et exige de nous plus de vigilance et de détermination pour poursuivre le travail initié depuis de longues années au sein des structures telles que le FSMAG (Forum Social Maghrébin) et la CMODH (Coordination Maghrébine des Organisations des Droits Humains).


Nous nous attachons à œuvrer en commun et en concertation avec l'ensemble des acteurs de la société civile de la région pour réclamer la résolution pacifique et démocratique du conflit su Sahara sous l'égide de l'ONU. Ce conflit n'a que trop duré avec son train de drames dont souffrent les peuples de la région. Il constitue une entrave réelle à l'édification de l'unité du Maghreb, tant souhaitée et attendue par nos peuples et l'ensemble de la communauté internationale.

Paris, le 12 novembre 2010



Premiers signataires :

AMF (Association des Marocains en France)
ASDHOM (Association de Défense des Droits de l'Homme au Maroc)
ATF (Association des Tunisiens en France)
ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France)
FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives)
IDD (Immigration Développement Démocratie)
CRLDHT (Comité pour le Respect et des Droits d e l'Homme en Tunisie)
Na'oura (Groupe de Solidarité Belgique – Maroc)
UTIT-SPIF (Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens –Paris Ile de France)

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 19:10
Par Romain Blachier (son site) samedi 13 novembre 2010

Je m’appelle Asia Bibi , j’ai 37 ans et deux enfants. J’ai été violée et condamnée à mort pour mes convictions

J’avais parlé il y a quelques temps du triste sort des chrétiens du Pakistan dans un billet qui avait fait un peu de bruit . L’actualité nous montre toujours de mauvaises nouvelles...

Nous sommes en été 2009 au Pakistan, pays à forte majorité musulmane mais où existe une minorité chrétienne. Asia Bibi est une chrétienne de 37 ans mère de deux enfants qui travaille dans les champs avec des collègues musulmanes. Il fait chaud. Très. Il fait soif. Très. Alors Asia va chercher de l’eau pour tout le monde.

Mais quand elle revient, personne ne veut boire. L’eau est impure, elle a été touchée par une chrétienne. Dangereuse et erronée extension du hallal et du harâm. Dans certaines régions, des chrétiens du Pakistan sont morts pour avoir osé boire dans le verre d’un musulman un peu trop restrictif.

S’ensuit une discussion où Nisa est prise à partie et sommée de se convertir à l’Islam. Sur 1500 habitants du village seules trois familles sont restées chrétiennes....La paysanne répond, elle est habituée au harcèlement constant sur sa foi et fini par dire " Le Christ est mort pour nos pêchés, qu’a fait Mahomet pour nous en délivrer ? ". Au lieu de continuer la discussion, le groupe de femmes musulmanes se met dans une colère noire.

Les faits relatés dans le paragraphe qui suit ont été abondamment relatés par la presse internationale mais bizarrement "oubliés" par Le Figaro, seul média français, à part l’Afp,  à avoir évoqué le cas d’Asia (Pour une fois que la presse ne passe pas complétement ce genre de chose sous silence) et dont l’article a pourtant été écrit en simple reprise de médias étrangers.

Asia est d’abord tabassée par les autres femmes avant d’être enfermée par les hommes du village. Selon les témoignage Asia est ensuite promenée sur un âne le visage noirci. Elle aurait été battue et violée par un groupe d’hommes dont des imams, en public devant ses enfants qui sont tabassés également.La mère est en sang, blessée, salie, humiliée, violée...

La police intervient, après avoir été prévenue par les chrétiens du village...et arrête Asia pour blasphème. La sentence est tombée il y a peu : Asia Bibi est condamnée pour avoir débattu et défendu ses convictions, à mort et sa famille à payer l’équivalent de 2 ans et demi de salaire d’un travailleur non qualifié...Pour l’instant la seule réaction internationale est celle du ministre Italien des affaires étrangères qui a demandé la grâce de la jeune femme.

C’est la triste histoire que me racontait hier ma copine Natalia Trouiller alors que nous manifestions pour d’autres chrétiens martyrisés, ceux d’Irak...

P. S. : une pétition existe pour plaider la cause de Asia Bibi. Il est possible aussi d’écrire à votre député ou au Ministre des Affaires Etrangères pour le sensibiliser à la cause.


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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 18:27

 

Jeudi 11 novembre 2010

Les autorités marocaines doivent ouvrir une enquête indépendante sur les événements qui ont fait un certain nombre de morts et de blessés à Gadaym Izik, camp de protestataires situé près de Laayoune, au Sahara occidental, a déclaré Amnesty International ce jeudi 11 novembre 2010.

D’après le gouvernement, neuf personnes ont été tuées au cours des opérations menées lundi 8 novembre et dans les jours qui ont suivi, dont huit membres des forces de sécurité. Des militants locaux des droits humains ont raconté à Amnesty International que des témoins ont vu 11 habitants du camp allongés sur le sol, blessés. Certains saignaient, tandis que d’autres souffraient de brûlures.

Selon certaines informations, des milliers de Sahraouis ont été expulsés de force de ce camp de fortune par les forces de sécurité marocaines.

« Il est clair que nous sommes face à un événement très grave, qui menace d’attiser de nouvelles tensions au Sahara occidental, a expliqué Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

« Les autorités marocaines doivent ouvrir sans délai une enquête indépendante afin de faire toute la lumière sur ce qui s’est passé et envisager de demander leur aide aux Nations unies.

 « Nous devons savoir ce qui a déclenché cette opération et si la force utilisée était raisonnable et proportionnée ou excessive. En cas de recours à une force excessive, les responsables doivent rendre des comptes. »

D’après les témoignages qu'a reçus Amnesty International, les habitants n’ont appris l’action imminente des forces de sécurité que vers 6 heures du matin, lundi 8 novembre, lorsqu’un hélicoptère s’est mis à survoler le camp et qu’on leur a ordonné de quitter les lieux.

Quelques minutes plus tard, les forces de sécurité auraient pénétré de force dans le camp, frappant les habitants et faisant usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau chaude pour les contraindre à sortir de leurs tentes, qui ont ensuite été incendiées ou rasées.

Les autorités marocaines affirment que l’opération s’imposait afin de libérer des personnes retenues dans le camp contre leur gré. Elles ajoutent que les forces de sécurité ont rencontré une forte résistance.

Selon l’agence de presse marocaine officielle, cinq policiers ou agents des forces de sécurité ont été tués et trois autres ont succombé à leurs blessures le lendemain, tandis qu’un Sahraoui a été tué accidentellement par une voiture de police qui circulait à vive allure à Laayoune. Une enquête a été ouverte sur sa mort, selon les autorités.

Cependant, peu d’informations ont filtré de la part des personnes se trouvant dans le camp, qui ont été contraintes de partir. Le site a véritablement été bouclé par les forces de sécurité marocaines.

À Laayoune, à quelques kilomètres à l’ouest du camp, des manifestants auraient attaqué et endommagé des bâtiments publics, des banques, des magasins et d’autres biens au lendemain de l’opération menée par les forces de sécurité.

Gadaym Izik est un campement composé de tentes et d’abris de fortune où se sont installés à la mi-octobre des milliers de Sahraouis, pour protester contre la marginalisation dont ils s’estiment victimes de la part des autorités marocaines. Ils demandent du travail et des logements convenables.

Les Sahraouis estiment que, bien que natifs du Sahara occidental, ils ne reçoivent pas une part équitable des bénéfices tirés des ressources naturelles et des terres de la région. En outre, les autorités locales ne prêtent pas l’oreille à leurs revendications concernant l’amélioration de leurs conditions socio-économiques.

Les violences commises lundi 8 novembre ont coïncidé avec l’ouverture de nouvelles discussions informelles sur l’avenir du Sahara occidental entre les autorités marocaines et le Front populaire pour la libération de la Saguia el Hamra et du Rio de Oro (Front Polisario), qui appelle de ses vœux l’indépendance du Sahara occidental et dirige un gouvernement autoproclamé en exil – la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Ces pourparlers ont été organisés à New York à l’instigation de l’envoyé spécial des Nations unies pour le Sahara occidental, Christopher Ross.

« Ces derniers événements illustrent une fois encore qu’il est indispensable d’inclure un volet de surveillance des droits humains dans le mandat de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO), organe chargé de surveiller l’application du cessez-le-feu signé entre le Maroc et le Front Polisario il y a près de 20 ans, en 1991, a confié Malcolm Smart.

« L’absence d’un tel volet a miné l’efficacité de la MINURSO et permis que des atteintes aux droits humains soient perpétrées sans faire l’objet d’enquêtes adéquates. »

 

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 01:00

 

 

http://indianvanguard.files.wordpress.com/2010/07/a-decades-old-picture-of-azad-from-the-police-files.jpg?w=170&h=214

 

Mardi 6 juillet 2010

Le 1er juillet, le Camarade Azad, membre du Bureau Politique et porte-parole du PC d'Inde - maoïste, ainsi que le Camarade Hem Pandey, ont été assassinés par les forces armées de l'Etat indien.

 

La police affirme que c'était un "affrontement". Nous ne connaissons que trop bien les soit-disant "affrontements" entre les dirigeants révolutionnaires et la police qui se terminent toujours par la mort des révolutionnaires une balle dans la tête ou dans le dos...

 

Nous nous associons à tout le peuple opprimé de l'Inde en souvenir du Camarade Azad et du Camarade Hem Pandey.

 

Vive les martyrs Camarade Azad et Camarade Hem Pandey !

 

Vive la révolution indienne !

 

 

http://indianvanguard.files.wordpress.com/2010/07/azad_s-body-is-carried-at-his-funeral-in-adilabad-on-sunday.jpg

 


PARTI COMMUNISTE D'INDE (MAOÏSTE)


COMITÉ CENTRAL



Déclaration de presse


Ce n'est pas du tout un affrontement ! C'est un meurtre de sang froid par la police d'Andhra Pradesh ! 


Saluts Rouges aux Martyrs Camarade  Azad (Cherukuri Rajkumar) et Camarade Hem Pandey (Jitender) ! !


Vengeons les massacres des camarades bien-aimés par les troupes fascistes kaki du gouvernement d'Andhra Pradesh ! !

 

Azad a été arrêté à Nagpur le 1er juillet avec le Camarade Hem Pandey


Le 1er juillet, la Branche Spéciale de Police d'Andhra Pradesh, notoire pour ses enlèvements et les meurtres de sang froid, ont arrêté le Camarade Azad, membre du Bureau Politique et porte-parole du PCI (maoïste), et le Camarade Hem Pandey, un camarade de niveau de comité zonal dans la ville de Nagpur autour de 11h alors qu’ils allaient rencontrer un camarade qui été censé les accueillir de la zone de Dandakarnaya. Camarade Azad a atteint Nagpur vers 10h du matin le jour fatidique avec le Camarade Pandey, après un long voyage. Grâce à une information spéciale, les miliciens sans foi ni loi de l’APSIB les ont enlevés, peut-être emmené dans leur hélicoptère, jusque dans les jungles d'Adilabad près de la frontière du Maharashtra et les ont tués sur le coup et de sang froid.


Nous rendons notre hommage rouge à nos camarades bien-aimés et nous nous engageons à nous venger de ces tueurs.


La vie du Camarade Azad


Camarade Azad est un des aînés des dirigeants du PCI (maoïste). Il est dans le district de Krishna en Andhra Pradesh, dans une famille confortable. Il a fait son éducation à l'école de Sainik, à Korukonda dans le district de Vizianagaram. Le Camarade Surapuneni Janardhan, un camarade légendaire du mouvement d'étudiant, a amené le Camarade Raj Kumar dans le RSU [Radical Student Union] en 1974. Un étudiant brillant à l'Université Régionale de Technologie, qui est devenue célèbre en tant qu'Université Radicale de Technologie en ces jours, il a fini son Mtech [Master Technologique] en Génie Chimique et s'est rendu à Vishakhapatnam en accord avec la décision du Parti. Il fut le deuxième président du RSU d'Andhra Pradesh jusqu'en 1984. Il était le catalyseur derrière les nombreux mouvements étudiants et populaires d'Andhra Pradesh de cette période. Il est devenu membre du comité de district de l'unité vizag du PCI (ML) (Guerre Populaire). Il a parcouru l'Inde en long et en large pour organiser la Conférence sur la question Nationale tenue à Madras (maintenant Chennai) en 1981. Il a été déplacé au Karnataka en 1982 et le Camarade Azad devint l'un des membres fondateur du Parti au Karnataka et travailla en tant que secrétaire du Comité d'Etat du Karnataka. Il fut pris dans le Comité Central, après l'Assemblée Plénière Centrale en 1990. Il fut élu membre du CC lors de la Conférence Nationale en 1995 et depuis lors il a accompli son service au CC et au Bureau Politique. Il a continué à ces postes après la formation du PCI - maoïste en 2004. Il était le porte-parole du CC depuis lors.


Connu pour sa vie simple et son dur labeur ; ses lectures vorace et ses brillantes analyses des situations, sa logique et son articulation limpides et pointues, et ses fines qualités d'organisation, il a contribué largement au mouvement révolutionnaire dans de nombreuses  sphères. Il a écrit à profusion dans People’s March, People’s War (organe théorique du PCI -maoïste), et dans le Bulletin d'Information Maoïste. Il a écrit une fine critique des intellectuels d'Andhra Pradesh, qui furent désillusionnés et perdirent la foi dans le mouvement révolutionnaire après les événements de 1990 de l'effondrement de l'impérialisme soviétique et de ses régimes satellites.


Dans sa mort, le mouvement révolutionnaire indien a perdu un camarade exemplaire et une étoile brillante, qui ont servi le mouvement plus de trois décennies et demies.


Juste avant son dernier voyage, il a reçu des questions pour une interview dans un magazine bien connu. Il a répondu qu'il était en voyage et enverrait les réponses dès que possible.


Ce n'est pas Sukhdev, mais le Camarade Hem Pandey d'Uttarakhand qui a été tué par l’APSIB.


Le Camarade Hem Pandey, 30 ans, venait d’un village voisin de la ville de Pithoragarh de l’état d'Uttarakhand. Il a fait son Master d’histoire à l'université de Nainital et s'est inscrit pour un Doctorat. Tandis qu'il était à l'université, il était membre actif de l’AISA, et réalisant progressivement le caractère pseudo révolutionnaire de la politique de l'AISA, il s'est tourné vers les groupes radicaux, plus tard en 2001 il a rejoint le PCI (ML)(Guerre Populaire). Il a organisé la paysannerie dans les villages montagneux du district d'Almora, prenant en main d’innombrables problèmes de la paysannerie, y compris les problèmes provenant du Sanctuaire de Binsar. A la voix calme et posée, portant des lunettes, maigre et énergique, le Camarade Hem a gagné l'amour des personnes de cette région. Il fut transféré vers des travaux plus importants en 2005. Il avait réalisé ses nouvelles tâches avec patience et endurance. Son appétit pour apprendre de nouvelles choses, lisant de plus en plus, et son ardeur pour écrire ses pensées sont des choses pour l'émulation de tous les révolutionnaires. Il a écrit divers articles aux magazines sous divers noms de plume. Nous invitons les organisations de droits civiques à exiger que la police d'Andhra Pradesh envoie le corps du Camarade Hem Pandey à sa mère qui est à Haldwani, état d'Uttarakhand, qui est son unique parent survivant.


APSIB- l'avatar indien du Mossad


Le Bureau Spécial d'Espionnage d'Andhra Pradesh [APSIB], qui a été partiellement formé par le Mossad, a acquis la notoriété de son maître entraîneur-le Mossad- en Inde. Il se déplace à travers les frontières d'état, et mène des enlèvements et des meurtres de sang froid en toute impunité. Ceci se produit avec les bénédictions claires de Manmohan-Sonia et Chidambaram. Cette troupe fasciste a établi ses tentacules dans toute l'Inde, recourant au massacre des révolutionnaires, raillant le jugement récent de la Cour Suprême d'Andhra Pradesh que tous les affrontements doivent être d'abord enregistrés en tant que meurtres sous l’IPC 302. Finalement ces tueurs seront pris à la tâche par les masses révolutionnaires.


Est que Chidambaram s'attend à ce que le PCI (maoïste) vienne à des négociations avec le sang des Camarades Azad et Hem Pandey sur ses mains ?


Le PCI (maoïste) n'a jamais contesté ou a soulevé d’objection dans le cas de vrais affrontements. La police d'Andhra Pradesh a recourt aux mensonges goebbelsiens, que même les crédules ne croient pas. Le PCI (maoïste) s’est toujours tenu du côté de la vérité et de la responsabilité envers le peuple, et a toujours énoncé les faits. Il n'y a aucun programme tel que Azad allant à la forêt de Sarkepally d'Adilabad. Azad allait discuter avec nos camarades, entre autres, des propositions concrètes de personnes bien intentionnées comme Swamy Agnivesh au sujet de dates particulières pour le cessez-le-feu mutuel. Il transportait la lettre confidentielle de Swamy Agnivesh écrite à Azad datée du 26 juin 2010. Est que Chidambaram s'attend à ce que le PCI (maoïste) vienne à des négociations avec le sang des Camarades Azad et Hem Pandey sur ses mains ? Il nous appelle à plusieurs reprises à arrêter la violence ? Tuer des camarades désarmés par la police d'Andhra Pradesh avec vos bénédictions - n'est ce pas comme des diables chantant des écritures saintes ?


Mensonges pieux de la police d'Andhra Pradesh


Alors qu’il n’y a aucun mouvement et organisation à Adilabad, quelle est la nécessité d'Azad d’y aller ? Que la police ait trouvé un AK47 est encore un pieux mensonge. Il est descendu d'un train vers 10h du matin avec le Camarade Hem Pandey dans la gare de Nagpur, et a été arrêté par l'APSIB sans armes. Le gouvernement suit-il sa propre constitution, article 21 ? Le gouvernement suit-il le cœur de la convention de Genève que « des personnes sans défense » ne devraient pas être attaquées ? N'est-ce pas une hypocrisie totale et un canular que d'un côté le gouvernement mette en place la loi de prévention de la torture et que de l’autre la police recoure chaque minute à la torture des détenus ? C'est une histoire inventée d’affrontement répétée jusqu’à la nausée par la police d'Andhra Pradesh, reprise à tambour battant par les médias. Le droit à la vie, garanti par la constitution, est raillé et le droit d'être produit dans un délai de 24 heures après l'arrestation métamorphosé en droit de tuer dans les 24 heures après l'arrestation, de sorte qu'il n'y ait aucune place pour une demande de réparation par leur proche et cher.


Nous faisons appel aux organisations de droits civiques, aux démocrates, aux patriotes de prendre pour l'occasion l’étude approfondie de ce faux affrontement comme exemple des nombreux meurtres extra-légaux qui se produisent dans ce pays et d’amener la vérité devant le peuple.

 

 

Ajay, Porte-parole du PCI (maoïste)

 

 

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 15:33



« …Les prostituées de la propagande israélienne peuvent cracher leur bile abjecte tout leur saoul, les commandos sont des meurtriers, nous sommes des défenseurs, et cependant nous avons combattu. Nous nous sommes battus non seulement pour sauver nos vies, non seulement pour notre cargaison, non seulement pour le peuple de Palestine, nous nous sommes battus au nom de la justice et de l’humanité. Nous avions entièrement raison de le faire… »


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Par Paul Woodward - NewsOfTomorrow.org 

Ce sont les mots de Ken 0’Keefe un ancien Marine US qui vient juste d’être déporté d’Israël après avoir survécu au massacre du Mavi Marmara.

En 2002, O’Keefe a pris l’initiative de ce que d’aucun considérait comme un effort donquichottesque : un effort pour empêcher la guerre en Irak en positionnant des volontaires occidentaux comme boucliers humains sur des sites stratégiques en Irak. L’action Vérité Justice Paix (Truth Justice Peace - TJP) a échoué mais la passion d’O’Keefe pour suivre ce que lui dictait sa conscience a continué de se manifester avec la même vigueur.

 

Ci-dessous un extrait d’une déclaration faite par O’Keefe lors de son arrivée à Istanbul vendredi après avoir été expulsé d’Israël.

« Je me souviens qu’on m’a demandé lors de l’action du TJP en Irak si j’étais un pacifiste j’ai répondu par une citation de Gandhi en disant que je ne suis pas passif. Au contraire je crois en l’action, et je crois aussi dans l’auto défense, 100%, sans aucune réserve. Je serai incapable d’être témoin passif du massacre de ma famille par un tyran, et l’attaque du Mavi Marmara c’était comme une attaque sur ma famille palestinienne. Je suis fier d’avoir été épaule contre épaule avec ceux qui refusent de laisser l’armée israélienne de voyous exercer son pouvoir sans lutter. Et oui nous nous sommes battus.

Quand on m’a demandé, au cas ou il y aurait une attaque israélienne contre le Mavi Marmara, est ce que je me servirais de la caméra, ou bien est ce que je défendrais le bateau ? Je me suis engagé avec enthousiasme à défendre le bateau. Bien que je soutienne beaucoup la non violence, en fait je crois que la non violence doit toujours être la première option. Cependant je me suis joins à la défense du Mavi Marmara comprenant que la violence pourrait être utilisée contre nous et que nous serions obligés d’utiliser la violence comme moyen d’auto défense.

J’ai dit cela directement aux agents israéliens, probablement du Mossad ou du Shin Bet, et je le redis encore maintenant, le matin de l’attaque j’ai été directement impliqué dans le désarmement de deux commandos israéliens. C’était un acte par la force et non négociable pour enlever leurs armes aux commandos qui avaient déjà tué deux frères que j’avais vus ce jour là. L’un des frères a reçu une balle mortelle directement dans le front dans ce qui s’apparente à une exécution. Je savais que les commandos étaient entrain d’assassiner quand j’ai retiré un pistolet de calibre 9mm de l’un d’entre eux. J’avais cette arme dans mes mains et en tant qu’ex Marine US avec l’expérience de l’usage des armes c’était totalement en mon pouvoir d’utiliser ce pistolet contre le commando qui était peut être le meurtrier de l’un de mes frères. Mais ce n’est pas ce que j’ai fait ni ce qu’ont fait les autres défenseurs du navire. J’ai mis l’arme de côté, enlevé les balles, de véritables balles de plomb, je les ai séparées de l’arme et j’ai caché celle-ci. J’ai fait ceci dans l’espoir que nous repousserions l’attaque et pour pouvoir montrer cette arme comme preuve lors d’un procès criminel pour assassinat de masse contre les autorités israéliennes.

J’ai également aidé physiquement à enlever à un commando son fusil d’assaut qu’un autre frère a jeté à la mer. Moi et des centaines d’autres connaissons la vérité qui tourne en dérision l’armée israélienne brave et morale. Nous avions entre nos mains trois commandos complètement désarmés et impuissants. Ces gars étaient à notre merci ils étaient hors d’atteinte de leurs compagnons meurtriers à l’intérieur du navire et entourés de 100 hommes voire plus. J’ai regardé dans les yeux de ces trois gars et je peux vous dire qu’ils avaient en eux la crainte de Dieu. Ils nous ont regardés comme si on était eux et je n’ai aucun doute qu’ils ne croyaient pas qu’ils survivraient ce jour là. Ils avaient l’air d’enfants apeurés face à un père abusif.

Mais ils n’ont pas eu à affronter un ennemi aussi cruel qu’eux. Au lieu de cela une femme leur a apporté les premiers soins et finalement ils ont été relâchés, meurtris et blessés c’est sûr, mais vivants. Pouvant vivre un autre jour. Capable de sentir le soleil au dessus de leur tête et l’étreinte de ceux qui les aiment. Pas comme ceux qu’ils ont assassinés. Malgré la tristesse d’avoir perdu des frères, ressentant de la colère pour ces types, nous les avons laissé partir. Les prostituées israéliennes propagandistes peuvent cracher leur bile abjecte tout leur soul, les commandos sont des meurtriers, nous sommes des défenseurs, et cependant nous avons combattu. Nous nous sommes battus non seulement pour sauver nos vies, non seulement pour notre cargaison, non seulement pour le peuple de Palestine, nous nous sommes battus au nom de la justice et de l’humanité. Nous avions entièrement raison de le faire.

Alors que j’étais emprisonné en Israël, moi et les autres nous avons été soumis à des abus sans fin et des actes flagrants de manque de respect. Des femmes et des personnes âgées ont été physiquement agressées. On nous a refusé la nourriture l’eau et l’accès aux toilettes. Des chiens ont été utilisés contre nous, nous-mêmes nous avons été traités comme des chiens. Nous avons été maintenus en plein soleil dans des positions de stress les mains attachées à tel point que le sang n’y circulait plus. Ils nous mentaient en permanence, en fait je suis impressionné par leur capacité à mentir avec désinvolture et routine, c’est vraiment remarquable. Nous avons été abusé de toutes les façons imaginables, et moi-même j’ai été battu et secoué au point que j’ai perdu connaissance… et j’ai été de nouveau battu en prison.

Dans tout cela ce que j’ai le plus remarqué c’est que c’étaient des lâches... Et pourtant je vois aussi en eux des frères. Parce que peu importe ce que sont les agents israéliens et leur gouvernement, ils restent mes frères et mes sœurs et pour l’instant j’ai seulement pitié d’eux. Parce qu’ils renoncent à la chose la plus précieuse qu’a un être humain, leur humanité.

Pour conclure : Je voudrai lancer un défi à tous ceux qui se référent à Gandhi, toute personne qui pense qu’elle le comprend, qui le considère comme l’une des plus grandes âmes de notre temps ( en gros presque tous les dirigeants occidentaux ), je lance un défi sous la forme d’une question. S’il vous plaît expliquez moi comment nous, les défenseurs du Mavi Marmara, ne sommes pas l’exemple moderne de la nature même de Gandhi ? Mais d’abord lisez les mots de Gandhi lui-même.

« Je crois vraiment que, là ou il n’y a que le choix entre la lâcheté et la violence, je conseillerai la violence… Je préférerai que l’Inde aie recours aux armes pour défendre son honneur plutôt qu’elle devienne lâchement le témoin impuissant de son propre déshonneur ». Gandhi.

Et finalement je lance un défi de plus. Je défie tout critique de mérite, de discuter publiquement avec moi sur une grande scène de nos actions ce jour là. J’aimerai tout spécialement discuter avec un dirigeant israélien qui nous accuse d’avoir mal agi, cela me ferait un immense plaisir de me confronter à vous. Tout ce que j’ai vu en Israël ce sont des lâches avec des fusils, donc je suis prêt à vous voir dans un nouveau contexte. Je veux discuter avec vous sur une scène la plus grande possible. Prenez le comme un défi ouvert et voyons jusqu’à quel point les dirigeants israéliens sont courageux. »

Je doute qu’il n’y ait un seul responsable israélien qui ait suffisamment de tripes pour relever le défi de 0’Keefe. Au lieu de cela l’armée israélienne a publié une affirmation risible :

« Ken O’Keefe ( né en 1969) un citoyen américain et britannique, est un activiste radical anti israélien et un agent de l’organisation terroriste du Hamas. Il a essayé d’entrer dans la Bande de Gaza pour former et entraîner une unité de commandos pour l’organisation terroriste palestinienne. »

L’armée israélienne a épelé correctement son nom et donné sa bonne date de naissance - mais ensuite il y a des erreurs et de fausses accusations. O’Keefe a renoncé à sa citoyenneté américaine en Mars 2001. Il est maintenant citoyen irlandais et palestinien bien que se décrivant comme « en vérité un citoyen du monde ».

Si l’armée israélienne avait ne serait que la plus petite preuve qu’O’Keefe allait à Gaza pour entraîner une unité de commandos du Hamas, je suis sûr qu’il ne serait pas actuellement à Istanbul mais dans une prison israélienne en attente de son procès. (Lors d’une interview sur Al Jazeera qui se trouve sur le site anglais de l’article d’origine, il réfute effectivement les affirmations d’Israël)

Mais quand O’Keefe dit que tout ce qu’il a vu en Israël ce sont des « lâches et des fusils » il fait remarquer une vérité fondamentale révélant la nature de l’état juif.

En tant que nation qui se délecte à écraser ses opposants, Israël agit avec l’état d’esprit de tout tyran : il ne se sent convaincu de sa force que quand il a en face de lui un opposant faible.

Manquant de courage pour se considérer comme d’égal à égal, Israël agit dans un monde caractérisé par la domination et l’oppression.



 

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 00:25

 


Ces allégations rappellent les mauvais traitements infligés en 2004 par une unité de l'armée américaine dans la prison d'Abou Ghraïb (ci-dessus), près de Bagdad, et qui avaient révulsé l'opinion publique internationale.

Ces allégations rappellent les mauvais traitements infligés en... (Photo: Reuters)
Photo: Reuters
 


Ecrit par AFP- Publié par Suzannah Horowitz

Des détenus ont été violés, torturés à l'électricité et frappés dans une «prison secrète» à Bagdad, qui a ensuite été fermée, a affirmé mercredi dans un rapport l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW).

Ces allégations rappellent les mauvais traitements infligés en 2004 à des prisonniers irakiens par une unité de l'armée américaine dans la prison d'Abou Ghraïb, près de Bagdad, et qui avaient révulsé l'opinion publique internationale. HRW indique avoir interviewé 42 hommes récemment transférés de la «prison secrète» vers le centre de détention de Roussafa, dans l'est de Bagdad, après des informations faisant état de mauvais traitements dans cette prison.

«L'horreur que nous avons découverte laisse à penser que la torture était la norme à Mouthana», centre de détention situé dans l'ancien aéroport de Mouthana, dans l'ouest de Bagdad, affirme Joe Stork, directeur adjoint du département Moyen-Orient de HRW.

Selon HRW, durant les interrogatoires, les enquêteurs pendaient par les pieds les prisonniers, les frappaient, les fouettaient et leur mettaient un sac en plastique sur le visage pour les empêcher de respirer.

«Quand ils s'évanouissaient, ils étaient ranimés par des chocs électriques sur leurs parties génitales et sur leur corps», ajoute le rapport.

Des détenus ont affirmé que les enquêteurs et les services de sécurité les sodomisaient avec des manches à balai ou avec leur pistolet.

Certains ont dû faire des fellations aux interrogateurs et aux gardes, assure le rapport. Les détenus étaient fouettés avec des câbles, brûlés à l'acide ou avec des cigarettes et ont eu les dents cassées.

Un détenu a raconté qu'un autre prisonnier décrit comme un médecin avait réclamé des soins d'urgence pour un codétenu victime d'une hémorragie cérébrale après avoir été torturé.

«Les gardiens ont sorti l'homme torturé de la cellule, et l'y ont ramené (peu après) disant qu'il allait bien. Il est mort une heure plus tard», a-t-il dit.

Interrogés le 26 avril dans le centre de détention de Roussafa, les détenus, originaires de la province de Ninive (nord) et soupçonnés d'être des insurgés, ont été arrêtés en 2009, selon le rapport.

«Le gouvernement doit poursuivre en justice tous les responsables de ces brutalités systématiques», a réclamé M. Stork, appelant à une enquête indépendante.

Après la révélation par le Los Angeles Times le 19 avril de mauvais traitements dans cette prison, le premier ministre irakien Nouri al-Maliki avait annoncé sa fermeture.

Un porte-parole du ministère irakien des Droits de l'Homme avait indiqué vendredi dernier que ce centre avait été fermé vers la mi-avril, à la suite d'une enquête du ministère ayant révélé des mauvais traitements.

Le 19 avril, Amnesty International avait demandé aux autorités irakiennes d'enquêter sur les informations du Los Angeles Times.

 

 

 


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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 13:08

 

 

Afghanistan / vendredi 9 avril Le 12 février en Afghanistan, à Gardez dans la province de Paktia, des militaires américains ont tué lors d’un raid cinq civils, dont trois femmes. Un journaliste a démonté le mensonge de l’Otan et du Pentagone.

 


Par Doug Ireland
 

C’est l’histoire d’une atrocité étouffée : le 12 février en Afghanistan, à Gardez dans la province de Paktia, des militaires américains, membres d’un commando de l’élite « Forces Spéciales, » ont tué lors d’un raid cinq civils, dont trois femmes : deux enceintes et une adolescente de 16 ans.

Le QG de l’Otan à Kaboul et le Pentagone prétendaient que les hommes tués étaient des « terroristes » et que les militaires avaient découvert les trois femmes « ligotées et baîllonnées » et « déjà mortes », victimes d’un « crime d’honneur » perpétré par les Taliban.

Presque tous les médias américains, de CNN au New York Times, au lieu de faire du reportage, ont simplement retransmis la version du raid du Pentagone sans le questionner. Mais un reporter intrépide, Jerome Starkey, correspondant en Afghanistan du Times de Londres, est allé sur place et a découvert que la version de l’Otan était inventée de toutes pièces : les deux hommes tués n’étaient pas des « terroristes » mais des fonctionnaires loyaux du gouvernement afghan, et les soldats avaient été vus en train d’ôter leurs balles des corps des femmes avec des couteaux.

Quand Starkey a publié son reportage un mois plus tard, l’Otan l’a nommément attaqué et dénoncé son article comme « catégoriquement faux ». Mais cette semaine, une enquête du gouvernement afghan a confirmé les informations de Starkey et le Pentagone a finalement admis que leurs boys avaient tué les cinq innocents, y compris les femmes,

«  par erreur ».


Cette histoire confirme, encore une fois, ô combien les médias américains acceptent de manière irréfléchie la propagande du Pentagone et ainsi dupent nos citoyens. Dans un article pour Nieman Watchdog, bulletin de la prestigieuse Fondation Nieman pour le Journalisme de l’université d’Harvard, Starkey détaille comment l’Otan tente systématiquement d’intimider, de censurer, et de punir les journalistes qui osent faire des reportages contraires aux prétentions de l’Otan. Et sur l’incident de Gardez, il écrit que « ce n’est pas la première fois que je découvre que l’Otan a menti, mais c’est peut-être la plus atroce. »

Les soldats de l’Otan ont tué au moins 30 civils afghans et blessé 80 autres depuis l’été lors de tirs depuis des convois ou des postes de contrôle. Cela, sans compter le nombre de civils tués par des convois « privés » surveillés par des mercenaires payés par les entrepreneurs sous contrat avec le Pentagone. Et selon le New York Times du 26 mars, le commandant américain en Afghanistan, le Général Stanley McChrystal, lors d’une conférence vidéo avec ses soldats pour discuter des victimes civiles, a lâché cet aveu époustouflant : « Nous avons abattu un nombre impressionnant de personnes, mais à ma connaissance, aucune ne s’est jamais révélée être une menace » !

Dans la même vidéoconférence, un officier supérieur a rapporté que la plupart des détenus de la prison de la base aérienne de Bagram avaient rallié l’insurrection parce que certains de leurs proches ont été victimes de tirs : « C’est ainsi que ces gens sont transformés en insurgés. » Ce n’est guère surprenant…

 

 

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