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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 17:33

 

 

Repris de http://cocomagnanville.over-blog.com/


Par Philippe Jérome, correspondant régional de L'Humanité.

MOBILISATION jamais vue à Nice-Matin.

Très chaude ambiance hier au siège que veut vendre le Groupe Hersant Média.

 

C'est un tapis de roses rouges avec épines et une floraison de banderoles de l'intersyndicale qui attendaient, hier Philippe Hersant à l'entrée du siège de Nice-Matin que le patron du groupe Hersant Médias ( GHM ) s'est résolu à vendre avec, apprenait-on hier, celui du journal La Provence à Marseille....

 

Le comité d'accueil du conseil d'administration était comosé de centaines de salariés grévistes, actionnaires minorotaires dans la société à participation ouvrière.

La plupart portaient un T-shirt marqué de : " faï de ben a Hersant, ti lou rende en cagan !...."

( NDLR blog, traduction de ce proverbe provençal : fait du bien à Hersant il te le rendra en ch... L'original étant : " faï de ben a Bertran ti lou rende en cagan " )

 

La rupture est-elle iirémédiable entre GHM financièrement aux abois et un personnel qui se sent trahi et s'oppose spectaculairement à cette vente à la découpe de son outil de travail ?...

 

Gérard Pitochi, de la CGT, rappelle en tout cas que " depuis deux ans les salaires ont été gelés, 180 emplois sacrifiés et le pacte d'actionnaires modifié en faveur d'Hersant, en contre partie de quoi de nouvelles rotatives devaient être installées. "

 

Aujourd'hui Hersant veut-il bazarder ce projet ?..." S'il vend à un agent immobilier c'est, dans deux ans notre fin assurée ", s'indigne Jean-François Roubaud du SNJ.

 

D'où cette mobilisation, du jamais vu en 65 ans d'existence du quotidien régional.

 

 

 


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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 17:17


Plus d’un siècle après le début de la lutte pour l’instauration de la journée de huit heures, mesure qui a sans doute sauvé plus de vies que le ministère de la Santé, notre devoir est de poursuivre et d’intensifier le combat pour le respect de l’ensemble de la main d’œuvre mondiale.

 

 

Par Michel Chartrand 

Huit heures de travail, huit heures d’éducation et huit de repos. En 1884, au congrès de Chicago, il a été résolu par la Federation of Organized Trades and Labor of United States and Canada que huit heures de travail constituent, à partir du premier mai 1886, la durée légale de la journée de travail normale.

« Nous recommandons aux organisations syndicales de ce pays de promulguer des lois conformes à cette résolution, à partir de la date convenue », propose G. Edmonston de Washington, appuyé par Thomas J. Doran, de Chicago.

Il faut être redevable aux ouvriers américains d’avoir inauguré la série des manifestations du Premier Mai. En fin d’après-midi du 3 mai 1886, environ sept à huit mille grévistes se rendent à Chicago pour manifester à la sortie de l’usine Cyrus McCormick. La compagnie vient de renvoyer 1200 travailleurs pour les remplacer par des scabs, des jaunes et des voleurs de travail.

Ils sont accueillis à coups de revolver par les agents de la firme Pinkerton et à coups de fusil à répétition par les policiers d’État. Six morts, 50 blessés. Des accusations sont portées. Le 8 août 1886, huit ouvriers sont condamnés à la pendaison. Le 4 novembre 1887, on pend Parson, Spies, Engel et Fisher.

Alors, les éditorialistes comme toujours occupés à lécher la main qui les nourrit, écrivent que « le travailleur devrait se guérir de son orgueil et être réduit au rôle de machine humaine ». On pousse même le cynisme jusqu’à prétendre que le plomb « est sans doute la meilleure nourriture qu’on puisse donner aux grévistes ». Le Chicago Times ose également écrire « La prison et les travaux forcés sont la seule solution possible à la question sociale. Il faut espérer que l’usage en deviendra général. »

Depuis 1969, le Québec préfère célébrer la Fête des travailleurs le premier mai plutôt que la Fête du travail le premier lundi de septembre. La preuve en est que le 1er mai 1969, des petits groupes socialistes et de gauche célèbrent la Fête internationale des travailleurs et des travailleuses à la salle St-Stanislas à Montréal. Le 1er mai 1972, la fête est célébrée par le Comité intersyndical de Montréal (CRIM), le Conseil du travail (FTQ), le Conseil central de Montréal (CSN), ainsi que par l’Alliance des professeurs de Montréal (CEQ), le tout se déroulant au Centre Paul-Sauvé.

D’année en année, la fête des travailleurs et des travailleuses a pris de l’ampleur. Mais la plus grande victoire des syndicats est encore d’avoir arraché aux exploiteurs dans plusieurs pays la reconnaissance d’un congé férié, le Premier Mai.

 

Source : L'AUT' JOURNAL (Québec)


 

 


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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 20:40

 

 

Triste spectacle que celui de séparatistes flamands prenant en otage le Parlement, sans réaction de son président.  Triste image que celle d’élus flamands cédant quasi dans leur ensemble au jeu de la surenchère nationaliste. Triste image aussi que ce nième gouvernement Leterme volant en éclat pour les mêmes trois lettres, BHV. Triste pays dont l’élite politique se montre incapable de surmonter un différend institutionnel et renonce à résoudre les vrais problèmes de la population.

 

 

 

 

Par le Parti communiste de Belgique

Car dans le même temps, un million et demi de nos concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté (record absolu), la pension légale est attaquée, les licenciements collectifs se multiplient  et le chômage s’envole.  S’attaquer à ces problèmes n’est manifestement pas la priorité de nombreux élus au Nord du pays, sinon pour renforcer encore les politiques ultralibérales. De même au Sud, de nombreux élus, en particulier au sein d’un MR aiguillonné par le FDF, entendent tirer profit électoralement de cette sempiternelle querelle communautaire.

Le PC a toujours plaidé pour la solidarité entre tous les travailleurs, qu’ils soient du Nord ou du Sud du pays.  Comment parler de solidarité européenne ou mondiale si l’on n’est même pas capable de s’entendre dans ce pays ?  C’est pourquoi, sans nostalgie pour la « Belgique de papa », nous continuons à plaider pour un pays avec une véritable solidarité fédérale, s’appuyant sur trois régions aux pouvoirs étendus et plus clairement définis. C’est de ce fédéralisme là que les partis traditionnels n’ont pas voulu. Ils portent ensemble une lourde responsabilité dans le blocage, voire l’impasse actuelle.

Mais pour que ce pays ait encore un sens, il faut être deux.  Aujourd’hui, on doit bien constater  que le cœur n’y est plus côté flamand, et moins après chaque crise communautaire  du côté francophone. Est-ce uniquement la faute du monde politique ou des médias ?  Nous ne le pensons pas. Il existe une véritable césure dans les opinions publiques.  Wallons, Bruxellois et Flamands ont-ils encore le même projet de société ?

Cette crise nous montre encore une fois combien manque une gauche qui fait de la solidarité un véritable enjeu et non un slogan politique à géométrie variable. Le PC reste présent afin de faire entendre cette voix, avec vous.

 

 

 


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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 00:37


Rassemblement le 28 avril 2010, de 13h30 à 16h30 devant le parlement européen à Bruxelles Pour Cuba et contre la résolution du 11 mars 2010.

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 03:09


En France et ailleurs, certaines pratiques des musulmans semblent contestables ou dérangent. Ces pratiques sont elles l’Islam "véritable " ? De partout fusent des réponses approximatives ou tout à fait erronées. Les prises de position se multiplient ; souvent l’ignorance habite les esprits.

Il nous a semblé important d’interroger un spécialiste de l’Islam, le Professeur Mahmoud Azab, pour qu’il nous éclaire sur l’Islam en nous donnant des indications historiques et académiques sur le texte fondateur de la religion. Il nous explique la doctrine religieuse et son évolution qui sont, bien différentes des pratiques populaires de l’Islam.


 


Entretien réalisé par  Arthur Nourel 

Arthur Nourel : Monsieur le Professeur, avant d’aborder directement la question du voile des femmes dans l’Islam, y - t - il un contexte global de la situation de la femme que vous souhaiteriez exposer afin que nos lecteurs puissent nous accompagner dans le voyage historique et textuel que nous leur proposons ?


Professeur Mahmoud Azab : Pour traiter le sujet du voile dans l’Islam, il faut d’abord connaître le statut de la femme arabe dans la société ante islamique et le comparer au statut de la femme dans la société judéo chrétienne biblique ainsi qu’à celui de la femme dans les cultures grecque et égyptienne. C’est en examinant l’histoire et le contexte sociologique que l’on peut expliquer et comprendre la position du Coran et de l’Islam, à l’époque, en ce qui concerne la femme.

La femme dans la société grecque, par exemple, n’était pas regardée comme « objet de désir ». La relation de plaisir était glorifiée entre les hommes. Chez les Grecs, la femme avait un statut très largement inférieur à celui des hommes. Les philosophes grecs sont tous des hommes.

Examinons le statut de la femme dans la société de la péninsule arabique ante islamique à une période historique très éloignée de celle de l’apparition de l’Islam. Nous apprenons que les femmes avaient globalement une position très forte ; une liberté et des droits plus importants que ceux de l’homme. Une femme avait le droit de répudier son mari. L’inverse était interdit. Souvenez vous de Belkis, la Reine de Saba. L’ancien testament et le Coran (Sourate des fourmis) l’évoquent dans une position dominante : belle, forte, intelligente. Attention, tout ceci remonte très loin avant dans l’histoire avant l’apparition de l’Islam !


AN : Cette « liberté » des femmes était applicable dans tous les domaines ou y avait-il des restrictions ?


MA : Une autre tradition est rapportée par les historiens de l’époque ante islamique et qui atteste de la liberté de la femme. Lorsque, de retour chez lui, un homme trouvait la porte de sa tente verso vers l’extérieur, (inversée donc par rapport à son sens normal d’accrochage), cela voulait dire que l’entrée lui était interdite, provisoirement ou définitivement. A cette époque, une femme avait le droit de coucher avec les hommes de son choix avant le mariage. Lorsqu’elle tombait enceinte et avant même la naissance de l’enfant, elle choisissait parmi ceux qui avaient été ses amants celui qui allait assumer la paternité de l’enfant, peut être conçu par un autre. Bien entendu, elle choisissait le plus fort ou le plus riche ou le plus adroit etc.


AN : Est ce que ce ne sont pas là des construction théoriques et à posteriori pour justifier les règles strictes que l’Islam apporte au sujet des femmes ?


MA : Non. Beaucoup de scientifiques, sociologues et historiens regardent le Coran comme un document qui relate une époque et témoigne de la vie quotidienne plus que comme un livre religieux. Et ils remarquent, à juste titre, que souvent le texte musulman insiste sur des interdits. Lorsque le texte dit « ne faites pas », cela veut dire que cette pratique, désormais interdite, était répandue avant l’apparition de l’Islam. Par exemple, il était de tradition, avant l’apparition de l’Islam, que les hommes et les femmes effectuent nus le pèlerinage païen autour de la Kaaba. Pour cette raison, l’Islam interdit la nudité pendant la prière et le pèlerinage. Comme toujours, pour comprendre une règle, il est important de se pencher sur le contexte socioculturel, spirituel et économique de la formation de cette nouvelle communauté que l’on a appelé les « musulmans ».


AN : C’est ainsi que l’on explique l’interdiction, faite par l’Islam, d’enterrer les filles (vivantes) à la naissance ?


MA : Oui. C’était une pratique répandue avant l’apparition de l’Islam et que le texte vient interdire de manière formelle et définitive. J’ajoute que si la punition qui accompagne l’interdiction est forte, cela veut dire que l’acte désormais prohibé était très répandu.


AN : Vous nous dites que les femmes disposaient de plus de droits que les hommes et étaient plus libres et indépendantes qu’eux, et pourtant, les filles étaient enterrées vivantes à la naissance, considérées comme inutiles. N’est ce pas contradictoire ?


MA : Ce que je vous raconte sur la très grande liberté des femmes concerne une époque très éloignée de l’apparition de l’Islam. Mais privés de droits, les hommes commencèrent à en revendiquer et inversèrent le cours de l’histoire en changeant progressivement de condition. Parallèlement et en conséquence, la condition de la femme s’est dégradée et l’homme eut le dessus d’une manière tellement totale qu’elle ressemble à une revanche. C’est une manifestation du dialogue de l’histoire semblable à un mouvement de balancier. Plus nous nous rapprochons de l’apparition de l’Islam, moins le statut de la femme est enviable.


AN : A la veille de l’apparition de l’Islam, le statut de la femme s’était donc gravement détérioré par rapport à ce qu’il était quelques siècles auparavant. En quoi se manifeste cette dégradation ?


MA : De plusieurs manières. Nous avons évoqué déjà l’ensevelissement des nouveaux nés de sexe féminin. La répudiation d’une femme par son époux la laisse sans droits et sans recours. C’est une autre conséquence visible de la détérioration de la condition féminine. Lorsqu’on regarde la société ante islamique, mais dans un temps rapproché de l’apparition de l’Islam, c’est à dire à une époque où les femmes étaient dominées par les hommes, l’on se rend compte qu’un homme épousait à sa guise et en même temps le nombre de femmes qu’il voulait ; et qui dépendaient souvent de lui pour survivre ; de la même manière, il pouvait aussi en répudier autant qu’il voulait, sans avoir d’obligations légales vitales vis à vis d’elles. Assez vite, ces femmes répudiées qui dépendaient des époux pour vivre, se retrouvaient dans la misère. Lorsqu’elles ne tombaient pas en esclavage dans le strict sens du mot, elles se livraient à la prostitution qui est une forme terrible d’esclavage. Et pour attirer l’attention, elles avaient souvent la poitrine nue, à l’image des prostituées sacrées, connues en Mésopotamie et en Inde, régions avec lesquelles la péninsule arabique commerçait et avait des échanges culturels et humains intenses.


AN : C’est donc aux femmes « dans la misère » et « nues » que le Coran demande de porter le voile ?


MA : Le voile se généralise avec l’Islam comme symbole d’une dignité retrouvée, à l’époque. La religion demande aux femmes qui se convertissent de se voiler afin d’être distinguée des esclaves ; comme une manière de dire pour chacune : « nous n’avons plus besoin de nous vendre (d’être des esclaves) ; la nouvelle religion nous apporte un statut et désormais nous avons des droits. Nos maris ne peuvent plus nous répudier à tort ou à raison et si le divorce est prononcé, nous conservons des moyens de subsistance ».

Ainsi donc le voile à de l’importance uniquement en fonction du contexte socioculturel dans lequel il apparaît. Il n’est donc pas un principe fondamental de l’Islam.


AN : Vous nous dites qu’aux premiers jours de l’Islam, le voile était recommandé comme un signe ostensible de « libération » de la femme. Y a t il d’autres éléments du texte sacré qui attestent de cette volonté de l’Islam de libérer la femme et la rendant l’égale de l’homme ?


MA : Dans les deux autres religions monothéistes révélées, le judaïsme et le christianisme, la femme est rendue seule responsable de l’expulsion du paradis. Dans l’ancien testament, c’est Eve la responsable du Péché. Le serpent séduit Eve qui séduit l’homme. C’est pourquoi dans la Genèse, Dieu punit chacun ; il condamne le serpent à ramper et à manger de la terre et la femme est condamnée à accoucher dans la douleur et à être « soumise » à l’homme.

Dans le Coran, Dieu s’adresse « aux deux » protagonistes du paradis (Adam et Eve). Il use de la forme grammaticale du duel. Le texte met l’homme et la femme à totale égalité dans la responsabilité. Mais hélas, les interprétations coraniques qui sont souvent faites par des hommes, seront manipulées et l’on entendra dire que c’est Eve qui a incité Adam à manger du fruit de l’arbre défendu. Le Coran dit le contraire. « Satan les a séduits tous les deux." Si j’insiste sur cette histoire biblique ET coranique, c’est pour dire qu’elle a une influence à travers les siècles sur les consciences et les imaginations des peuples et non pas pour juger les textes sacrés. Je reviens vers la Bible pour dire simplement l’évolution d’éléments communs dans les cultures sémitiques monothéistes.


AN : Comment le voile est-il évoqué dans le texte du Coran ?


MA : Le terme « voile » en français, celui que l’on porte sur la tête, est utilisé comme traduction du mot arabe « hijab ». Et du point de vue du linguiste, cette traduction est un glissement de sens. Le thème du hijab est abordé huit fois dans le Coran. Et pas une seule fois pour désigner l’habit dont la femme devrait se couvrir la tête.


AN : Pouvez vous nous donner les références des huit Sourates en question ?


MA : Dans la Sourate 7, verset 46, le texte, qui évoque l’au-delà dit : « Un voile épais est placé entre le Paradis et la Géhenne (.). » Là, le mot hijab en arabe prend clairement le sens de rideau de séparation, comme dans les sept autres Sourates, même si le contexte est différent.

La Sourate 17, verset 45 aborde la protection « virtuelle » que Dieu apporte à Son Prophète lorsqu’il lit le Coran : « Quand tu lis le Coran, nous plaçons un voile épais entre toi et ceux qui ne croient pas à la vie future ».

La Sourate 19 verset 17 le mot voile est utilisé pour figurer la distance géographique que l’on met volontairement entre soi et d’autres : « (V16) Mentionne Marie, dans le Livre. Elle quitta sa famille et se retira en un lieu vers l’Orient. (V 17) Elle plaça un voile entre elle et les siens.

Dans la Sourate 33, verset 53, le texte indique à ceux qui sont invités à entrer dans la demeure du Prophète et éventuellement à y prendre un repas, la conduite qu’ils doivent y avoir. La Sourate leur recommande de ne pas s’attarder après avoir mangé et de se retirer sans entreprendre de conversations familières après le repas. Et ajoute : « Quand vous demandez quelque objet aux épouses du Prophète, faites le derrière un voile. Cela est plus pur pour votre cour et pour le leur ». Là aussi, le mot hijab à le sens de rideau et non pas celui du voile que l’on veut poser sur les têtes des femmes. Et ce n’est qu’en s’adressant aux épouses du Prophète que l’on doit le faire derrière un voile.

Dans la très poétique Sourate 38, le verset 33 évoque le hijab dans le sens de « crépuscule » : « Quand un soir on lui présenta de nobles cavales, il dit : « j’ai préféré l’amour de ce bien au souvenir de mon seigneur, jusqu’à ce que ces chevaux aient disparu derrière le voile. Ramenez-les-moi. » il se mit alors à leur trancher les jarrets et le cou ».

La Sourate 41, verset 5 évoque ceux qui se détournent de l’appel du Prophète : « Ils disent : « Nos cours sont enveloppés d’un voile épais qui nous cache ce vers quoi tu nous appelles ; nos oreilles sont atteintes de surdité ; un voile est placé entre nous et toi. Agis donc, et nous aussi nous agissons » ». Nous voyons bien là combien le voile (hijab) peut être positif (pour préserver le croyant qui risquerait de succomber aux charmes des épouses du Prophète, ou négatif puisqu’il empêche certains d’entendre l’appel de la nouvelle foi.

La sourate 42, verset 51 aborde la parole que Dieu transmet à l’homme. « Il n’a pas été donné à un mortel que Dieu lui parle si ce n’est par inspiration ou derrière un voile ou encore, en lui envoyant un Messager à qui est révélé, avec sa permission, ce qu’il veut. Il est très haut et sage ».

Dans la Sourate 83 verset 15, enfin, le Texte prévient les incroyants de leur sort : « Non ! Ils seront, ce Jour-là, séparés de leur Seigneur, puis ils tomberont dans la fournaise. On leur dira alors : « Voici ce que vous traitez de mensonge ! » ». (NDLR La traduction utilise le mot « séparation » pour restituer le mot arabe lamahgouboun construit sur la base de hijab).


AN : Vous nous dites donc que les musulmans qui utilisent le mot « hijab » pour désigner le voile qui couvre la tête des femmes commettent un contre sens ?


MA : Oui. Ils commettent un contre sens linguistique par rapport au vocabulaire coranique. Et les femmes musulmanes qui disent que le hijab est cité dans le Coran se trompent sur le sens du mot. Elles doivent comprendre le sens donné au mot.


AN : Au delà de ce contre sens de mot, ceux qui incitent les femmes à se voiler, ne commettent-ils pas d’autres contre-sens ?


MA : Au contre sens-linguistique, il faut ajouter un contre sens de but.

Le contre sens de but est le suivant : le voile devait désigner les femmes libérées de l’esclavage , parce qu’elle rejoignent la nouvelle religion. La communauté prendra désormais en charge les besoins de celles qui ne parviennent pas à subvenir à leurs propres besoins seules. C’est donc une « libération » à l’époque. J’insiste sur le mot « à l’époque ». parce qu’aujourd’hui, dans beaucoup de cas, le voile apparaît comme un asservissement de la femme. Ainsi donc il produit un effet contraire à celui qu’il doit atteindre. Que faut il alors privilégier ? Le voile coûte que coûte ou sa portée symbolique ? Faut il vouloir la forme plus que la liberté ?

La question que nous posons en réalité est celle de l’historicité du texte. La révélation se fait tout de même sur vingt trois ans de vie prophétique. Durant cette période, le Prophète fait bien entendu appel à sa raison pour mettre en adéquation la révélation, qu’il ne conteste pas, avec la réalité.


AN : Est-ce que le Coran recommande à toutes les femmes de se couvrir la tête et les épaules ? Et dans quel vocabulaire le fait-il ?


MA : Le Coran ne traite les habits de la femme que dans le large contexte de la vie sociale, de l’éducation et de la famille. Il incite à la « pudeur ».


AN : Vous dites « pudeur », et ce mot, très employé notamment par les femmes qui portent le voile, à aujourd’hui une nette connotation sexuelle. N’y a t il pas en français une mauvaise traduction du sens du mot « ihticham » ? Ne faut-il pas plutôt parler de la « bienséance » plutôt que de la pudeur ?


MA : Vous avez probablement raison. Le Coran vise d’abord à la préservation sociale. Et dans cette lecture, il invite plus à la bienséance qu’à la pudeur avec sa connotation sexuelle, du moins lorsqu’il traite des habits. Mais les injonctions qui visent à la bienséance vestimentaire ne concernent pas que la femme ! Et c’est là une erreur majeure commise par les interprètes qui n’ont pas assez étudié. A chaque fois que le Coran parle de la tenue vestimentaire, il parle aux deux sexes.


AN : Par quel mot en arabe le Coran désigne-t-il ce que les femmes doivent rabattre sur leurs poitrines ?


MA : La Sourate « Al Nour » que nous venons de citer nous donne le mot « Khimar ». « Wa liyadrabna bi khumurihenna ala jouyoubihenna ». Se demander ce que sont les « khumurs » ouvre une discussion déjà importante : la traduction du mot la mieux admise indique que c’est un vêtement large. Le mot « jouyoub » veut dire « poches » en arabe moderne. Mais un poète ante islamique, parlant de la beauté d’une belle, évoque ses « jouyoub » et nous apprend que la belle laissait « nue », c’est dire visible, sa poitrine. Le texte sacré invite donc les femmes à ne pas montrer leurs seins et à rabattre leurs amples vêtements sur leurs poitrines ; à ne se dévoiler que devant les leurs ; à ne pas avoir de conduite provocatrice. rien que de très banal en somme comme recommandation. Et cette invitation à la mesure se retrouve dans les trois religions monothéistes. En Islam, cette invitation s’adresse aussi bien aux femmes qu’aux hommes.


AN : Faut-il donc comprendre de votre propos que le « khimar » est plus un vêtement sur les épaules qu’un voile qui partirait de la tête, la couvrant ainsi que la poitrine. ?


MA : Absolument. Les commentateurs anciens, comme Al Tabari par exemple, étaient peut-être plus proches du sens exact du texte parce qu’ils savaient à quoi le texte faisait allusion avec précision et quelle était la situation préalable au texte et que le texte sacré allait donc modifier. Comme avant l’apparition de l’Islam, certaines femmes avaient les seins nus pour les raisons déjà évoquées, alors le texte vient corriger les effets d’une situation préjudiciable aux droits de la femme. Ainsi donc, la démarche essentielle du texte, le propos principal, n’est pas de voiler ou non la tête ou les seins des femmes, mais de leur apporter liberté et protection par rapport au contexte dans lequel elles se trouvent. Et si aujourd’hui le contexte dans lequel elles se trouvent perçoit le voile comme une soumission, alors elles peuvent, pour dire leur liberté acquise par l’Islam, se montrer tête nue.

Le Coran prévoit une solution presque « technique » pour atteindre l’objectif (le stable). La solution technique à la soumission des femmes, à l’époque, est le voile. Le stable est donc la liberté des hommes et des femmes et leur égalité. Alors, il est nécessaire de ne retenir que le stable. Le voile est un moyen. Ce n’est pas un but. C’est du variable. C’est ce que nous disent les commentateurs anciens lorsqu’ils nous expliquent que le Coran doit être compris par rapport à ce qui le précède et à son contexte. Le statut des femmes tout à fait médiocre dans un temps rapproché de l’apparition de l’Islam et que l’Islam vient améliorer. Si la situation des femmes se détériore à nouveau, aujourd’hui par exemple, l’esprit du Coran, doit primer sur l’interprétation. Cet esprit est de libérer les opprimées. C’est la part stable du message. Le moyen employé est variable.


AN : A qui s’adresse les injonctions vestimentaires du Coran et quelles en sont les contours ?


MA : Dans la Sourate 32, verset 59, le Coran nous donne une liste précise de ce qu’il faut faire et à qui cela s’adresse.

« Ô Prophète, dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants, de se couvrir de leurs « voiles » (il faut comprendre ici le mot voile dans le sens de vêtements) : c’est pour elle le moyen le meilleur moyen de se faire connaître et de ne pas être offensée. Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux ».

Précisons tout de suite que le mot traduit par « voile » dans beaucoup de traductions de qualité est en réalité, en arabe, « jalbibihenna », qui est un possessif féminin pluriel de djellaba (galabeyya en égyptien). Il est donc manifeste que ce n’est pas d’un voile sur la tête qu’il est question mais d’un vêtement dont on se couvre. « Se couvrir de leurs voiles », n’indique donc en rien que la tête doit être couverte. La couverture de la tête à plus de rapport avec des habitudes de commodité qu’avec un symbole religieux quelconque.

Il suffit de voir une femme (ou un homme !), en occident ou en orient musulman, aux champs, dans le désert ou en mer, pour comprendre que l’on travaille plus confortablement avec les cheveux ramassés et la tête protégée du soleil. De plus, le Coran n’invite pas à se « cacher » en se couvrant, mais à se « désigner aux autres comme un être libre ».

L’objet de cette sourate n’est pas de « camoufler » d’éventuels charmes féminins mais de permettre aux femmes, anciennement objets de convoitises réductrices de leur liberté, d’affirmer qu’elles sont désormais libres. C’est cela qu’il faut retenir. Et je répète : si le voile aujourd’hui indique la soumission d’une femme, alors il est urgent que les femmes s’en défassent. Pour pouvoir répondre à cette question, demandons nous si l’Islam invite à la soumission ? et à qui ? à l’homme ou à Dieu ? Dans ce cadre, la « couverture » s’adresse à toutes les femmes ; épouses et filles du prophète, épouses des croyants. Cela veut dire que l’Islam rend libre toutes celles qui l’embrassent.


AN : Comment distinguer dans le texte entre ce qui s’adresse aux épouses du prophète et ce qui s’adresse à toutes les croyantes ?


MA : Sourate 32 verset 32 et 33 : Ô vous les femmes (Epouses NDLR) du Prophète ! Vous n’êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne vous rabaissez pas dans vos propos afin que celui dont le cœur est malade ne vous convoite pas. Usez d’un langage convenable. Restez dans vos maisons, ne vous montrez pas dans vos atours comme le faisaient les femmes au temps de l’ancienne ignorance (Jahiliyya) ». En arabe cela donne : Yanissa’a al Nabi lastunna ka’ahad minal nisa. » Tabari nous explique que le sens du texte est que les femmes ne ressemblent pas, en sortant de leurs demeures, aux esclaves. La liberté apportée aux femmes dont la condition était mauvaise, voilà le sens profond et aujourd’hui perdu du texte.


AN : Ce qui concerne les épouses du Prophète, présentées comme une sorte de modèle de la femme, peut-il s’appliquer à toutes les femmes musulmanes soucieuses de tendre vers la perfection ?


MA : Ma réponse doit être en deux temps : Pour parler des croyants des deux sexes le Coran fait usage du mot mou’menina et mou’menati : « qul lelmou’menina (…) wa qul lelmou’menati ». « Dis au Croyants (…) et dis aux croyantes ». Lorsqu’il parle des épouses du Prophète, il utilise les mots épouses. De plus, la Sourate 32 verset 32 explique bien que « les épouses du Prophète ne sont comparables à aucune autre femme ». Le Coran ne demande pas aux femmes de la communauté de ressembler aux épouses du Prophète. Cependant, comme cela n’est pas formellement interdit, les femmes musulmanes peuvent chercher dans les épouses du Prophète un modèle à suivre. Mais il est important qu’elles suivent l’exemple de la spiritualité et de la liberté des épouses du Prophète, et non pas qu’elles cherchent à les imiter sans comprendre les raisons des gestes des épouses du Prophète. La recherche et l’affirmation de la liberté doivent primer.

Attention tout de même à l’idée qui consiste, pour certaines femmes, à appliquer à elles-mêmes ce qui n’est exigible que des épouses du Prophète. Il leur était interdit, par exemple, de se remarier après la mort du Prophète. Est-ce qu’une femme musulmane veuve trouverait salutaire, parce qu’elle généralise les conditions imposées aux seules épouses du Prophète, que les veuves musulmanes ne puissent pas se remarier ?


AN : Pourquoi les femmes musulmanes, dans les pays musulmans, se voilent - elles ?


MA : Il faut effectuer cette recherche à plusieurs niveaux : fouiller l’histoire, les traditions, les cultures des peuples. Lorsqu’on se trouve dans un champs strictement religieux, au niveau du « sacré », lorsqu’on recherche les devoirs des croyants, le licite et l’illicite, la punition, nous devons absolument rechercher « l’esprit du texte », c’est à dire la part stable de celui ci.

En ce qui concerne le voile, il y a une tendance aujourd’hui à tout vouloir mélanger. C’est un comportement souvent lié à l’ignorance et à lecture du texte à un seul niveau, c’est à dire sans lui accorder de profondeur historique. Le message de l’Islam est intemporel. Comme d’ailleurs celui des deux autres religions monothéistes. Mais il n’est compréhensible que s’il l’on se reporte au contexte dans lequel le Coran à été délivré. C’est exactement ce que ne font pas (ne font plus), les musulmans aujourd’hui. Ainsi, certains fous, certains fondamentalistes, mus par des mobiles qui n’ont rien à voir avec la foi, présentent aux masses ignorantes et analphabètes une lecture limitée et orienté du texte. Pour avoir le courage de la discuter, il faut avoir la culture de la discussion et du débat. Cela s’apprend dans les familles et dans les écoles et ce n’est pas le cas dans la très grande majorité des pays musulmans (et non musulmans !) aujourd’hui. Alors les femmes se voilent. Les hommes cherchent refuge dans un ailleurs meilleur que leur environnement immédiat qui est celui de la misère économique et l’indigence sociale et culturelle. Et progressivement, cet ailleurs s’est transformé en un « après » marchandé. Comme la vie ici bas est difficile et misérable, l’on se réserve un après meilleur. Et l’on donne à Dieu « des gages » de sa bonne conduite sur terre, et appliquant ce qui est présenté par les manipulateurs et les hypocrites comme étant la foi musulmane, déviée de son sens initial et « vendue » aujourd’hui sous la seule lecture de l’intégrisme qui voile les femmes et hurle sa haine de « l’Occident » en particulier et de « l’autre » en général. La lutte des classes qui se déroulait au sein d’un même pays, au sein d’une même société, est devenue une lutte des régions au sein d’un même monde globalisé. Et cela s’exprime, entre autres, par le biais d’un Islam détourné de son sens, sous l’influence d’ignorants riches et marchands de pétrole, dans le monde musulman et ailleurs.


AN : Que dites-vous aux femmes et aux filles musulmanes qui se voilent en France ?


MA : D’abord, si elle veulent se dire musulmanes, je leur demande de bien connaître leur religion. C’est à dire le texte et son histoire. Connaître avant de choisir. Connaître et débattre. ET choisir lorsqu’elles sont adultes, en âge et en savoir. Ensuite, je les invite à dire leur liberté.

La liberté ce n’est pas de se voiler si elles le veulent. C’est de s’affirmer comme libre dans une société qui leur ouvre les voies de la liberté. Elles sont françaises. Elles sont donc une partie de la société française. Si le voile est un obstacle à leur liberté, c’est à dire à leur immersion totale dans leur société, alors elles doivent réfléchir et chercher à s’approprier les valeurs de la société française qui est la leur. Les filles musulmanes doivent chercher et parler des valeurs coraniques qui s’adressent à l’humanité toute entière. Elles ne doivent pas se focaliser sur le voile ou d’autres sujets semblables qui dépendent plus d’un contexte variable que d’une vision sttable du monde.


N.B. Pour les citations du Coran, la traduction utilisée est celle de Denise Masson, Essai d’Interprétation du Coran Inimitable, Dar Alkitab Allubnani, Beyrouth, Liban.

 


 

 

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 14:03

 

 

Les grandes multinationales américaines n’investissent plus en Belgique, selon les chiffres de la Banque nationale publiés mercredi dans De Morgen. Pour la première fois depuis de nombreuses années, elles n’injectent plus d’argent dans leurs filiales belges. Plus encore : elles rapatrient des milliards d’euros vers les Etats-Unis.

 

 

Par Belga

Alors que 4 milliards d’euros nets étaient encore injectés dans les filiales belges il y a deux ans, la même somme a été désinvestie l’an dernier. Les groupes américains font de plus en plus l’impasse sur la Belgique, préférant investir dans les entreprises des pays voisins.

En outre, un certain nombre d’investisseurs américains quittent effectivement le pays, selon De Morgen. Le quotidien fait notamment référence à Chiquita, Procter & Gamble et Samsonite. Le flux d’investissement négatif est accueilli par AmCham, la chambre américaine du commerce en Belgique, comme une désagréable surprise. « Nous avons constaté une importante baisse de 2007 à 2008, ainsi que pour la première moitié de 2009. Selon les statistiques américaines, cette tendance se serait ensuite inversée. Selon nous, il y a probablement une tendance à la baisse, mais je pense qu’elle n’est pas assez importante pour que le flux soit négatif », explique le directeur d’AmCham, Marcel Claes.

Selon les spécialistes, la crise économique mondiale ne peut pas être invoquée comme excuse. La position concurrentielle de la Belgique perd donc vraisemblablement du terrain.

Les chiffres d’investissement de la Banque nationale ne tiennent pas compte des bénéfices réalisés par la filiale belge et réinvestis par celle-ci dans ses activités propres. 

 

 

 

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 11:04

 

 

Jean-Claude Lefort
Député honoraire

à

M. Bertrand Delanoë
Maire de Paris
Hôtel de ville
75196 Paris

 

 

 

Par Jean-Claude Lefort - mardi 5 avril 2010

 

 

Monsieur le Maire,

 

J’apprends que vous allez bientôt à Tel-Aviv et à Jérusalem-Ouest pour présenter, pour la première fois en Israël, un Festival de films français intitulé « Portait cinématographique de Paris ».

En soi la chose n’est pas choquante mais ce qui l’est c’est que désormais, de manière répétée et systématique, vous multipliez, contre tout bon sens et toute efficacité, les gestes à l’endroit d’un seul pays de cette région, un pays qui est en guerre avec les Palestiniens et qui multiplie les violations au droit international ainsi que des initiatives majeures tournant le dos à la paix.

La liste est longue maintenant de cette politique partisane qui est suivie par les autorités parisiennes, par vous spécialement, concernant cette région du monde.

Après l’inauguration d’une plaque à la mémoire de Herzl, un square baptisé Yitzhak Rabin et bientôt une « Esplanade Ben Gourion », vous multipliez les « gestes » unilatéraux tandis que, par ailleurs, vous avez refusé de donner le nom d’un lieu de Paris portant le nom de Yasser Arafat ou bien encore vous vous êtes refusé à prendre une simple et minimale délibération pour Salah Hamouri qui, bien qu’âgé de 25 ans seulement, est aujourd’hui le plus « vieux » prisonnier politique Français dans le monde, puisqu’il est en prison depuis plus de 5 ans dans les geôles israéliennes.

Votre rencontre avec ses parents et votre message à Salah ne font pas le poids comparativement, d’autant plus qu’ils sont restés largement méconnus.

Cette attitude témoigne d’un penchant qui n’est même pas « équilibré » de la démarche qui est systématiquement la votre dans cette région du monde mais elle reflète, de manière incontestable, un parti-pris qui est politiquement condamnable et pratiquement contreproductif, voire risqué.

Elle est aussi à contre temps total des évolutions politiques actuelles et aussi, pour tout dire, incompréhensible venant d’un homme de gauche.

Je ne sais pas qui vous conseille sur ce « dossier » du Proche-Orient mais je peux vous assurer qu’une erreur est plus importante qu’un crime. Rien ne peut justifier pareil parti-pris. Rien. Surtout aujourd’hui, notamment après le rapport Goldstone qui a placé Israël dans un isolement que votre attitude cherche, c’est son objet, à contrebalancer.

L’association que je préside vient d’ailleurs de réaliser tout juste un sondage qui montre que l’électorat de gauche en général, du Parti socialiste en particulier, et d’une partie non-négligeable de la droite n’est pas du tout dans l’état d’esprit qui est le votre.

M. Goasguen n’est pas le seul à droite, sachez-le ! Et ses excès ne vous servent pas à vous aligner sur ses positions.

Je tiens à vous faire part de ma réaction négative sur cet ensemble de faits qui ne contribuent pas à donner de Paris une image qui devrait être sienne dans le monde ni à donner à son Maire, par des attitudes qui seraient non unilatréales, une assisse porteuse d’universalité sur les questions internationales.

Je vous prie de croire que toute évolution de votre part serait appréciée largement au-delà de nous. Nous les attendons. Nous les guettons même.

Pour l’heure un tropisme domine votre action qui n’est pas des meilleurs et qui, si c’était le cas, serait effrayant : on ne peut imaginer, encore moins accepter, des positions électoralistes sur pareil sujet douloureux et majeur pour la stabilité mondiale.

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, en mes sentiments distingués.

 

Jean-Claude Lefort
Député honoraire
Président de l’Association France-Palestine

 

 



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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 10:40

 


L’avenir de Jérusalem Est n’est pas comme Tel-Aviv, mais comme Ramallah et Nablus !

 

La Ville de Ramallah a accueillicette semaine une rencontre entre des leaders du Parti communiste d’Israël et du Parti des Palestiniens. La rencontre a été consacrée à une discussion sur les derniers événements politiques et avait pour but de renforcer les liens bilatéraux entre les deux partis.

 

La délégation du Parti communiste d’Israël avait à sa tête le Secrétaire général du Parti Mohammed Naffa ‘ et les membres de la délégation étaient les Membres de Politburo Issam Makhoul, Tamar Gozansky, Abdullah Abu Ma’rouf et Aida Touma. La délégation de Parti des Palestiniens avait à sa tête le Secrétaire général Bassam Al-Salhi, et des membres de Politburo Hanna Amireh, Afaf Ghatasheh, Rida Nateel et Fadwa Khader.

 

 

 

Transmis par le Parti Communiste israélien, traduit de l’anglais par Danielle Bleitrach

Les deux partis ont condamné avec force l’escalade israélienne, menée par le gouvernement d’extrême-droite dirigé par Benjamin Netanyahu, contre les Palestiniens et les mesures actuelles, et les campagnes d’implantation dans la ville de Jérusalem et dans la Cisjordanie et les attaques contre les sites saints, dans la Mosquée Al-Aqsa particulière à Jérusalem. Ils ont aussi condamné l’acte d’armée d’occupation de mise à mort de sang-froid de quatre jeunes hommes palestiniens dans le quartier de Nablus et d’autres mesures.

Les deux partis  ont dénoncé le siège criminel israélien qui est toujours imposé à la Bande de Gaza et qui pèse de manière  tragique sur le bien-être des gens vivant là. Ils ont considéré que le siège est une forme criminelle de punition collective imposée au peuple entier et une violation flagrante des lois fondamentales de la communauté internationale et des Conventions de Genève. Les deux partis ont exigé de la fin immédiate du siège et ont promis de continuer à lutter pour la réalisation de cet objectif.

Les deux partis sont tombés d’accord sur les dangers de la division interne palestinienne qui est exploitée pour faire avancer les projets secrets de la plus nuisible des occupations  avec l’aide des  États-Unis. La conspiration aspire à en finir avec les droits nationaux des Palestiniens, principalement le droit à l’autodétermination et àl’indépendance. Les deux partis ont affirmé que la questionde la division n’est pas une affaire privée entre deux partis palestiniens, mais un danger qui pèse sur l’avenir  des Palestiniens et leur stratégie pour leu libération. Ils ont exigé que l’unité politique et géographique soit rétablie entre les deux parties de la patrie et que soit signé le pacte de réconciliation nationale, qui a été formulé par l’Egypte, et qui représente une étape juste pour réaliser l’unité pour contrecarrer les plans des ennemis des Palestiniens et ceux qui comptent sur la division pour réaliser leurs plans expansionnistes et liquider le projet national palestinien.

Le Parti communiste d’Israël insisté sur la relation organique existant entre l’occupation et l’oppression d’un autre peuple et les attaques contre des libertés à l’intérieur d’Israël, en indiquant que la politique d’expansion et l’occupation augmente la tension et les signes de racisme contre les citoyens arabes à l’intérieur d’Israël. Le Parti communiste d’Israël a ajouté que ces actes intensifient les attaques et les violations contre les forces démocratiques juives qui luttent pour en finir avec l’occupation, arrêter les implantations et en finir avec toutes les mesures d’agression contre les droits des Palestiniens. Le parti des Palestiniens  recommande au Parti communiste israélien et à ses alliés dans le Front Démocratique pour la Paix et l’Égalité et aux Israéliens arabes et aux forces juives qu’ils s’opposent à l’occupation comme ils sont engagés dans une lutte continue et déterminée à côté de la résistance populaire inflexible contre le Mur d’Apartheid dans Bil’in et Ni’lin, qui est devenu un modèle unique et un symbole de la lutte.
 
Les deux partis en confirmant leur position historique qui stipule que la solution juste et permanente de la cause palestinienne passe par la reconnaissance du droit d’autodétermination pour les Palestiniens et leur droit dans la création de leur état national avec leur souveraineté sur tous les territoires palestiniens qui ont été occupés en 1967 avec Al-Quds comme capitale et le soutien de la cause de réfugiés palestinienne conformément à la Résolution de L’ONU 194. C’est le chemin unique pour aboutir à la deux solution de deux état où les deux états peuvent vivre dans la paix et la stabilité. Les deux partis ont souligné qu’en essayant de contourner la  solution de deux états comme mentionné ci-dessus, mènera seulement à la consolidation de l’état d’occupation et le dénni des droits des Palestiniens dans l’autodétermination peu importe la manière dont cette solution peut sembler radicale.
 
Dans ce contexte, les deux partis rejettent la demande de l’établissement israélien pour reconnaître la Judéité de l’état israélien; ils envisagent cette demande comme un instrument d’exclusion de la minorité nationale arabe en Israël et refuser leurs droits civils et nationaux d’une part; et  pour en arriver à cela créer un champ de mines politique raciste sur le chemin de n’importe quel progrès politique et pour trouver une juste solution à la cause de réfugiés palestinienne d’un autre côté. Les deux partis ont dit que cette demande ne peut pas être acceptée et ils ont souligné le besoin de lutter et d’exposer clairement ses contenus et les contrecarrer.

Les positions des deux partis se sont rejointes sur le fait de l’inutilité  de n’importe quelles négociations directes ou indirectes, tant que le gouvernement d’extrême-droite actuel  continue ses campagnes d’implantation provocatrices sur les Territoires palestiniens Occupés, particulièrement à Jérusalem Est Occupé.Les deux partis ont affirmé que Jérusalem Est Occupé n’est pas comme Tel-Aviv, comme l’a revendiqué Netanyahu, mais ressemble à Ramallah, Nablus et le reste des villes palestiniennes et des villages sous l’occupation et ce qui s’applique au reste de la Cisjordanie et territoire de Gaza s’applique à Jérusalem Est Occupé. Les deux partis ont dit qu’il n’y a aucune sens d’exiger le retour des Palestiniens à la table de négociations sans conditions préalables; les deux ont souligné qu’il est futile de retourner aux négociations sans conditions préalables qui mèneraient à la fin de l’occupation et àla libération des Palestiniens et leur indépendance et mise en oeuvre des résolutions qui sont légitimées au plan  international.

Les deux partis ont aussi tombé d’accord sur la nécessité  d’exiger en préhalable des bases obligatoires de référence pour les négociations basées sur le retrait final aux frontières 1967 et à l’arrêt total et complet des implantations comme une condition pour entrer dans  n’importe quelles négociations. Les deux partis ont aussi convenu de la nécessité d’apporter des explications complètes au niveau international pour pousser Israël vers l’observation aux résolutions reconnues internationalement. Ils ont souligné que tabler sur la médiation unique américaine n’est pas utile à cause du partenariat stratégique entre Israël et les États-Unis . Les deux partis ont indiqué que selon eux cette option unique de négociations a épuisé ses buts et qu’il est nécessaire maintenant d’activer et de développer d’autres points forts   palestiniens, en particulier la montée de la lutte populaire et de la résistance et de placer la communauté internationale et le Conseil de sécurité et les diverses organisations internationales en face de leurs responsabilités pour exercer une  pression sur Israël pour qu’il termine son occupation et se soumette aux résolutions légale sur le plan international. Ils ont souligné que l’appui du  Parti communiste d’Israël et ses alliés dans leur bataille doit faire que la paix se déplace dans la rue israélienne qui s’oppose à l’occupation, aux implantations et aux  provocations dans  Jérusalem Est Occupé, comme ce qui est arrivé dans le Scheik Jarrah récemment.

À la fin de la rencontre, les deux partis sont tombés d’accord sur le fait qu’il y aurait par la suite d’autres rencontres régulières et sur la coordination et la coopération dans divers domaines politique, le syndicalisme, les étudiants, les femmes et d’autres domaines populaires et ont décidé de former des commissions pour donner suite à ces questions.

 

 

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 01:28

 

 

Les syndicats dénoncent le déménagement de 4.000 salariés à Massy (Essonne). Un "plan social masqué",qui pourrait concerner cinq cents d’entre eux.

 

Par Le Journal Du Dimanche

Le ton monte entre la direction de Carrefour et les syndicats maison. Premier sujet de discorde: le regroupement de 4.000 salariés des sièges de Levallois-Perret, Les Ulis et Evry sur un site unique à Massy (Essonne). Pour les syndicats, ce déménagement à grande échelle qui s’échelonnera jusqu’en 2013 est un "plan social masqué". Selon une estimation obtenue par le JDD, environ 500 salariés devraient quitter le groupe.

Carrefour qui ne commente pas ce nombre évoque la nécessité de rapprocher les équipes dispersées sur plusieurs lieux. L’enseigne qui souffre de la crise veut aussi réduire les coûts d’infrastructures. Selon le cabinet AOS Studley, le déménagement à Massy générera 10 millions d’euros d’économies.

A défaut de contrer le projet, les syndicats négocient des compensations : prime de regroupement, aides à la vente du logement, développement de crèches, covoiturage… 

Il reste encore trois réunions jusqu’au mois de juin pour se mettre d’accord alors que la méfiance divise les interlocuteurs. "Carrefour devra construire des bureaux à Massy. La coïncidence est frappante : Colony Capital, actionnaire de Carrefour, gère justement des terrains à Massy", s’insurge un syndicaliste de l’enseigne.


Un proche du fonds Colony Capital (13% de Carrefour via Blue Capital avec Groupe Arnault) met cartes sur table: "Entre 40.000 et 80.000 m2 de bureaux sont en cours de développement sur un espace de 6 hectares. Le site pourrait accueillir Carrefour. Rien n’est encore décidé et encore moins signé."

En plus du déménagement, Carrefour doit gérer le dossier explosif des salaires. Mardi 13 avril, une ultime réunion est prévue entre partenaires sociaux et direction. La proposition d’augmentation de 1% est jugée "misérable" par la CGT. Et la nouvelle "prime d’absentéisme" suscite un tollé. Carrefour propose de verser 100 euros brut à chaque salarié à condition que le taux d’absentéisme diminue dans son équipe. "Un tel système incite les salariés à dénoncer celui qui fait perdre la prime aux autres en raison de son absence. C’est un pur scandale", dénonce la CGT. La direction s’exprimera à la fin des négociations.

A défaut de consensus, Dejan Terglav, secrétaire fédéral FO, brandit la menace de la grève: "Nous allons tout droit vers une situation du type Ikea. Le contexte actuel ne doit pas tout excuser. Il ne faut pas que la direction prenne l’habitude de pénaliser les salariés." La politique sociale de Carrefour a longtemps été considérée comme exemplaire. Plus maintenant. Jeudi, quelque 1.500 salariés ont réclamé le paiement de leur temps de pause devant les prud’hommes. Selon la CFDT, 4,5 millions d’euros sont en jeu. 

 

 

 


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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 22:12


 

Le constat de L’Humanité, basé sur les chiffres, est implacable : "Sans la progression de l’extrême droite, Silvio Berlusconi ne serait pas sorti vainqueur des régionales italiennes. Sa formation, le Peuple de la liberté (PDL), n’obtient que 26,7%, soit 6,6 points de moins qu’aux législatives de 2008. Mais la progression de son alliée, la Ligue du Nord (LN), lui assure la victoire dans les régions septentrionales. Cette formation xénophobe et séparatiste pèse aujourd’hui 12,7% des voix, contre 9,5% en 2008." Libération confirme : "la Ligue du Nord sort grande gagnante du scrutin", comme L’Express, qui la qualifie de "grand vainqueur des élections italiennes".


Vent mauvais sur l’Italie


Par Olivier Bonnet
Ainsi, derrière Silvio Berlusconi s’avance l'extrême droite. Avant de lui passer devant, comme sur la photo ci-dessus où le tribun de la Lega Nord, Umberto Bossi, figure au premier plan, avec un cavaliere tout sourire derrière lui ? "C’est moi, l’arbitre de la situation", triomphe Bossi. A la faveur de ces élections, son parti "obtient pour la première fois de son histoire les présidences régionales de la Vénétie et du Piémont", expose Le Monde. Le riche Piémont, dont Turin est la capitale, avec ses 25 400 km² pour 4 291 000 habitants - dixit Wikipedia - est la deuxième plus grande région d’Italie (après la Sicile) ! Parlant de "triomphe", le quotidien évalue l’ensemble des forces de la formation d’extrême droite : "La montée en puissance de la Ligue, forte d’une soixantaine de députés, de 350 municipalités et de 14 provinces, lui a déjà valu quatre ministères lors de la formation du gouvernement, en 2008. Force d’appoint des victoires du PDL, la Ligue est devenue une formation pilier." Grâce à sa victoire aux régionales, elle revendique désormais la mairie de Milan. Xénophobe, séparatiste et populiste sont les termes couramment utilisés pour la qualifier. Mettons les points sur les i : il s’agit de fous furieux !

Il y a quatre ans, dans Berlusconi : les liaisons dangereuses, tirant la sonnette d’alarme, nous posions la question suivante : "Qui sont-ils vraiment, ces partenaires [d’extrême droite] qu’ Il cavaliere veut inviter à diriger l’Italie à ses côtés ?" En voici un extrait significatif : « Mussolini n’a jamais tué personne ! Tout au plus, il se contentait d’envoyer des opposants en vacances... » Qui est l’auteur de cette invraisemblable citation, qui balaie d’un revers du coude les milliers de militants politiques et syndicalistes victimes du fascisme, emprisonnés, blessés ou assassinés ? Qui est ce révisionniste à l’italienne ? Silvio Berlusconi lui-même ! En septembre 2003, il accordait une interview conjointe à l’hebdomadaire britannique The Spectator et au quotidien La Voce di Rimini et répondait ainsi aux journalistes qui lui suggéraient un parallèle entre la dictature du Duce et celle de Saddam Hussein. « J’ai accordé une interview qui devait être relue et amendée, j’ai parlé à bâtons rompus », se justifiera Il cavaliere. Un peu court. Mais ce n’est pas d’hier que Berlusconi montre sa sympathie envers l’extrême ubdroite. Lorsqu’elle remporte les législatives de 2001, sa coalition s’appuie entre autres sur la Ligue du Nord d’Umberto Bossi, ce dernier étant nommé ministre de la Réforme du premier gouvernement Berlusconi de l’histoire, poste qu’il occupera jusqu’en juillet 2004, lorqu’il est victime d’un accident cardiaque. La Ligue du Nord revendique l’autonomie régionale d’une région mythique baptisée Padanie, pour éviter que ne soient versées des aides au Sud du pays, qualifié de "véritable Tiers-Monde italien". Xénophobe obsédé par l’immigration, Bossi a proposé l’érection d’un mur le long des côtes italiennes, pour empêcher les clandestins d’arriver. Ses troupes en chemises vertes, la "garde nationale padane", diffusent des tracts au contenu sans équivoque : lega_nord1"Usines de la Padanie, n’embauchez pas de Méridionaux". Bossi lui-même vitupère le "nazisme rouge né de l’alliance entre banquiers et francs-maçons [qui] tient l’Europe avec le lobby des gays". Marqué par un nouveau souci de santé, un accident cérébral, il a pourtant fait son retour sur la scène politique à la fin de la campagne, pour tenter d’apporter à Berlusconi les 4% de voix que peut mobiliser la Ligue, ce qui lui vaudrait de conserver des ministères."

Parenthèse avant de poursuivre la citation de notre billet d’avril 2006 : notons que les 4% sont aujourd’hui devenus 12,7% ! Où s’arrêtera une formation berlu teeshirtcapable de plus que tripler son score en quatre ans ? En s’alliant à l’extrême droite dès 2001, Berlusconi n’a-t-il pas joué à l’apprenti sorcier ?

"Dans le gouvernement sortant lui appartenaient en effet les portefeuilles du Travail, de la Justice et de la Réforme, du moins jusqu’à la démission du titulaire de ce dernier, Roberto Calderoli. Ce roi de la provocation proposait l’année dernière : "Pour chaque journée de captivité d’un otage italien, il nous faut expulser et renvoyer chez eux mille musulmans vivant en Italie et originaires des États voyous." Le 16 février, un ultime dérapage entraîne son départ du gouvernement : il ouvre sa chemise pendant le "20 heures" de la première chaîne de la RAI pour montrer un tee-shirt qu’il s’est fait confectionner, représentant les fameuses caricatures de Mahomet.calderoli Le lendemain, en Lybie, se déroule une violente manifestation devant le consulat d’Italie de Benghazi, qui est incendié, et les affrontements entre protestataires et policiers font onze morts. Berlusconi lui demande sa démission le soir-même et il obtempère le 18 février."

Les sinistres membres de la Ligue du Nord aujourd’hui, qui vont gouverner deux régions italiennes, sont loin de s’être calmés. En témoigne l’opération suivante, à laquelle Celestissima consacrait un billet le 19 mars dernier : "Toujours à l’avant-garde de la xénophobie (et pourtant la concurrence est rude) la Lega Nord a inventé une nouvelle ignominie. Dans la province d’Arezzo, ses militants distribuent aux passants des échantillons de savon liquide en leur recommandant de les utiliser après avoir touché un (ou une) immigré(e). Indigné, à juste titre, Alfio Nicotra, chef de file de la Fédération de gauche et membre de Rifondazione Comunista s’est étonné que Maroni, le ministre de l’Intérieur, n’intervienne pas pour lutter contre cette « apologie du racisme » : « Ce qui se passe dans la Province d’Arezzo est très grave (…) le message délivré est dévastateur : il signifie que, parce qu’ils sont étrangers, des êtres humains sont sales et porteurs de maladies. N’ayant pas la moindre proposition politique pour combattre la crise qui frappe aussi dans notre région et dont le gouvernement Berlusconi est responsable, les dirigeants de la Ligue du Nord, qui appartiennent au gouvernement, préfèrent distraire l’opinion publique en prenant des initiatives répugnantes qui doivent être immédiatement et sans restriction, condamnées par toutes les forces politiques. Qu’attend le ministre de l’Intérieur qui doit appliquer la loi interdisant l’apologie et la diffusion du racisme pour alerter les montageforces de l’ordre afin de mettre fin à cette honte ?" Un coup d’oeil au journal ou à la propagande électorale de la Ligue du Nord parachève la démonstration : l’extrême droite italienne décomplexée est encore pire que notre Front national ! Il faut se souvenir qu’au plus fort de sa puissance, ce dernier n’a jamais contrôlé "que" quatre ville du Sud de la France (terre de racisme), avec des scores électoraux comparables au plan national - voire plus élevés. La leçon à en tirer nous semble claire : voilà où conduit l’alliance entre droite parlementaire et extrême droite. A méditer du côté de l’UMP, si jamais la minorité présidentielle, de plus en plus aux abois, cédait d’aventure à la tentation, hypothèse qui ne paraît pas invraisemblable. L’autre enseignement concerne l’opposition, parfaitement résumée par le patron du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, s’exprimant à propos des primaires proposées par le PS : "Si c’est pour régler le problème de la diversité à gauche par un système de primaires, les socialistes ne se rendent même plus compte de l’énormité de leur prétention ! Une élection se gagne par des dynamiques, pas par des procédés administratifs. Pas question qu’une toute petite partie de l’opinion fixe le plus petit commun dénominateur des forces de gauche avant même qu’ait commencé une campagne contre la droite. On a vu le résultat tragique de cette méthode en Italie : toute la gauche officielle a rendu les armes au centre gauche, qui les a rendues à la droite. Résultat, il n’y a plus un élu de gauche au Parlement. Le but des socialistes, c’est de niveler autour d’eux ; le nôtre, c’est d’additionner." Nous l’écrivions encore récemment et la situation italienne l’illustre à merveille : face à la droite et plus encore à son extrême, l’alliance au centre est une impasse. Pour mettre fin notamment à l’hémorragie du vote ouvrier, il convient d’afficher haut et fort ses couleurs et de défendre ses valeurs : à gauche toute !


http://www.plumedepresse.net

 

 

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