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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 11:28

Le magazine Marianne raconte comment l'émir du Qatar arrosait la famille Ben Ali, et singulièrement Slim Chiboub, époux de Dorsaf, une des trois filles du premier mariage de l'ex président tunisien

Par Nicolas Beau

Les policiers de d'Office de répression contre la grande délinquance ont fait de jolies découvertes sur les biens des Ben Ali en Europe. Trois jours seulement après le départ de l'ex Président tunisien, le 14 janvier 2011, un de ses gendres, Slim Chiboub, donne mandat à son homme de main en France de négocier la vente rapide de ses nombreux chevaux. on ne perd pas de temps! Dès le 2 mars, la banque de Slim Chiboub à Paris transfère 400000 euros de ses comptes français vers un discret établissement à Abou Dhabi, où réside désormais parfois le gendre

Et ce n'es tpas tout. Le Parquet de Bruxelles, saisi par Paris, a découvert que six sociétés, cinq belges et une anglaise, représentaient à la fois l'Emir du Qatar et Slim Chiboub. Lorsque ce dernier et son épouse Dorsaf acquièrent un bel appartement à Paris, avenue Kléber, c'est le généreux émir sui signe le chèque de 1, 25 million d'euros.Un beau geste, explique le gestionnaire de fortune de Chiboub, pour remercier ce derneir de tout le travail bénévole effectué pour aider l'Emir dans ses projets bélnéaires à Gammarth.

Il est vrai que Slim Chiboub, aidé de l'hommes d'affaires et ami de MAM, l'ex ministre française de la défense, ont veillé de près à la construction d'une belle marina à Gammarth. Les parents de MAM devaient aussi y avoir leur pied à terre, si le régime avait duré.

Entre Bruxelles, Paris, Gammarth et le Qatar, les montages du clan étaient particulièrement sophistiqués.

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 16:01

 Gilles Jacquier est mort mercredi à Homs en Syrie. Un autre journaliste présent sur place raconte le drame.


Gilles Jacquier travaillait pour France 2
Gilles Jacquier travaillait pour France 2 DR

Publié le 12 janvier 2012 à 06h54

Gilles Jacquier était accompagné à Homs. Ainsi, Joseph Eid, photographe de l'AFP raconte jeudi comment le grand reporter de la chaîne de télévision France 2 est mort dans le centre de la Syrie, devenant le premier journaliste occidental à trouver la mort dans ce pays depuis le début de la révolte il y a dix mois.

« Nous sommes arrivés à Homs encadrés par les représentants du gouvernorat. Tous les journalistes ont insisté pour se rendre sur le terrain. Les autorités ont décidé de nous emmener à Hadara, un quartier alaouite », la communauté religieuse du président Bachar al-Assad, a raconté Joseph Eid. « Un premier obus est tombé sur un immeuble, alors que nous étions en train d'interviewer des manifestants pro-Assad qui nous ont suivis vers cet immeuble », a-t-il poursuivi. « Nous sommes montés sur le toit. Entre-temps un second obus est tombé sur l'immeuble et en redescendant, j'ai vu des morts à terre et j'ai commencé à les photographier », explique-t-il. « Les autres journalistes sont descendus pour voir ce qui ce passait et ceux qui sortaient de l'immeuble ont reçu de plein fouet le troisième obus » poursuit-il.

Un autre journaliste blessé

« Devant l'immeuble, les militants pro-Assad ont également été touchés. En redescendant, j'ai vu Gilles qui gisait dans une mare de sang. Une ambulance est arrivée, j'ai sauté dedans. A l'hôpital, c'était le chaos et l'hystérie totale, toutes les cinq minutes un nouveau blessé arrivait », a-t-il ajouté. Un photographe indépendant néerlandais Steven Wassenaar a été blessé aux yeux par des éclats d'obus. La compagne de Gilles Jacquier se trouvait aussi sur les lieux. Selon Joseph Eis, l'ambassadeur de France à Damas, Eric Chevallier, s'est rendu à l'hôpital où se trouvait le corps de Gilles Jacquier.

La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a exigé elle aussi une enquête, de même que l'organisation de défense de la presse, Reporters sans Frontières. Gilles Jacquier était grand reporter pour France 2 depuis 1999. Il a en particulier couvert l'Irak, l'Afghanistan, le Kosovo et Israël. Il a réalisé de nombreux reportages pour l'émission Envoyé Spécial.


 

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 23:17

YougoSLAVIE... Yougo... slave ! Alliée des Russes ! Alors l'OTAN, l'Organisation Terroriste Anti-Nations, met en scène des massacres ethniques, et déclare la guerre avec les bons zamis européens. Voici la Yougoslavie bombardée, le Kosovo déchiqueté, et le nouveau Kosovo (vous savez, celui de la Mafia) reconnu par l'Occident - qui y implante la plus grande base US de la région. Pour quoi faire, ensuite ? Pour mieux cerner la Russie, et l'attaquer ! Adieu la base russe en Yougoslavie, voici la base US au Kosovo ! Car la Yougoslavie est désintégrée, réduite en morceaux plus ou moins antagonistes, et l'Occident usraélien y règne en maître en prévision de ses futures guerres nucléaires impériales de dépopulation, de contrôle, de prédation !  

 

 

La vérité sur les événements au Kosovo, ou, comme disent les Serbes, dans la province du Kosovo et Metohija est rarement révélée au grand public en Occident. L’un des rares qui se soit engagé à dire la vérité sur le sort difficile des Serbes du Kosovo est Kristian Kahrs, un Norvégien d’origine. Retour sur son histoire :

Il était une fois un membre de la KFOR. Comme  officier du contingent norvégien, il a travaillé dans le service d’information des forces internationales. Après sept mois au Kosovo, Kahrs a terminé son travail en tant que major de la KFOR, et ne voulait plus renouveler son contrat. Une des raisons pour laquelle il aurait quitté la KFOR est notamment la dissimulation de l’information sur la persécution des Serbes. Aujourd’hui, il admet qu’il a été très naïf en 2000, lorsque l’OTAN a attaqué la Serbie. A cette époque, il croyait toujours que l’OTAN avait recouru à de telles mesures pour protéger les droits de l’homme au Kosovo et Metohija.

Après avoir terminé son travail dans le service d’informations de la KFOR, Kristian Kahrs a été actif pendant de nombreuses années comme correspondant de guerre en ex-Yougoslavie et dans d’autres points chauds à travers le monde. Il vit aujourd’hui en Serbie, qu’il considère comme sa seconde patrie.

“En tant qu’ancien officier de l’OTAN, je dois m’excuser auprès du peuple serbe, parce que nous n’étions pas en mesure de protéger les minorités au Kosovo et Metohijia”, a-t-il indiqué dans un enregistrement de télévision célèbre en Serbie.

“Sous la résolution 1244 de l’ONU et l’accord technico-militaire nous devrions protéger les Serbes de représailles des Albanais, mais nous y avons complètement échoué”, a déclaré Kahrs.

Je savais que la mafia albanaise était impliquée dans le commerce de la drogue, des armes et des personnes, mais je ne m’attendais pas à une telle haine de leur part. En outre, il y avait une campagne albanaise pour la purification ethnique des Serbes. Par conséquent, je m’excuse. J’ai été trop naïf et j’ai cru que nous pouvions créer une société multiethnique.

À propos du développement actuel des événements dans le nord du Kosovo Kristian Kahrs n’est pas surpris : “C’est un résultat direct de la politique occidentale dans les Balkans, qui n’accepte que l’indépendance du Kosovo et n’offre aucune autre solution. La division possible de la province serbe méridionale de Kosovo et Metohija n’est pas imaginable pour eux.”

Kristian Kahrs travaille sur un livre dont le titre provisoire est “Désolé Serbie. Un ancien officier de l’OTAN s’excuse” – avec l’espoir qu’il puisse au moins réveiller la responsabilité morale de ceux qui ont pris les décisions politiques sur le Kosovo et Metohija.

Rencontre avec son auteur

• Derrière ce livre, quelle est votre intention ?

Les peuples de l’ex-Yougoslavie, les Serbes, Albanais, Croates, etc, sont à maintes et maintes reprises interpellés par la communauté internationale afin de contribuer à la réconciliation et au pardon, mais on entend en revanche très rarement l’OTAN et l’Occident  s’excuser pour les erreurs qui ont été faites ici. Présenter des excuses au peuple serbe et admettre que nous avons été incapables de protéger les minorités au Kosovo était pour moi une réelle préoccupation et c’est ce que je souhaite faire passer dans mon livre. Si je peux amener certains de nos politiciens à réfléchir la prochaine fois avant de s’engager dans une guerre dévastatrice, alors le livre aura atteint son but.

• Comment êtes-vous devenu un officier de presse de la KFOR ?

J’ai travaillé comme officier de presse au siège de la KFOR de janvier à juillet 2000.

En fait, j’ai été appelé comme réserviste dans un exercice, à savoir l’exercice de l’OTAN “Bataille Griffin” en février et mars 1999. Je suis devenu officier de presse parce que j’avais auparavant travaillé comme pigiste pour l’agence Associated Press (AP) et parce que je parlais anglais.

J’ai été envoyé au commandement de la KFOR à Pristina. Initialement, il avait été prévu que je sois nommé porte-parole de presse, mais  cette position a été prise par mon commandant allemand, le colonel Horst Pieper et on m’a finalement délégué la responsabilité de la construction du site web officiel de la KFOR et du service de nouvelles en ligne.

Mon travail consistait principalement à défendre les positions de la KFOR et l’OTAN dans l’opinion publique et à répondre aux questions des journalistes .

Le service de nouvelles en ligne que j’ai lancé a été un  succès et a donné un visage différent à la KFOR, parce que beaucoup de choses pouvaient être représentés efficacement avec un impact public avec le site Web. Le premier message que nous avons publié était celui d’une attaque contre un bus serbe qui était en route entre la ville divisée de Mitrovica, au nord du Kosovo, et Pec, à l’ouest, et qui a été attaqué par des extrémistes albanais dans une embuscade avec des grenades propulsées par des roquettes . L’escorte française avait alors été incapable de prévenir l’attaque et ne pouvait pas suivre les criminels albanais, parce qu’ils étaient couverts par des champ de mines. Quand j’ai fini mon service en juillet 2000, nous avons compté, sur kforonline.com, 130 000 visites tous les jours.

Il était naturellement assez clair que je ne pouvais pas me comporter ici comme un journaliste indépendant, que je ne pouvais pas développer ma propre opinion. Cela a  eu pour conséquence de m’empêcher la critique nécessaire à évaluer l’activité de ma propre organisation. À cette époque, j’ai donc défendu le bombardement de la Yougoslavie par l’OTAN, et j’ai attribué le blâme exclusif  à Slobodan Milošević. Quand je repense aujourd’hui aux déclarations que j’ai faites comme officier de presse, elles me semblent avoir été trop optimistes mais c’était juste mon travail de présenter tous les événements dans une lumière aussi favorable que possible.

Aujourd’hui, je souhaiterais n’avoir pas été aussi naïf et optimiste pour croire en la possibilité d’une société multi-ethnique au Kosovo.

• Quelles ont été les erreurs de la KFOR?

De mon point de vue, nous avons commis deux erreurs majeures dans la KFOR :

1) Nous aurions dû appliquer la loi martiale dès le premier jour où nous sommes arrivés au Kosovo, c’est à dire à partir de 12 juin 1999. Là, il n’y aurait pas eu de discussion possible à propos de notre responsabilité. Quiconque se serait montré dans la région après la nuit  aurait été arrêté et enfermé dans un camp avec des barbelés pour une ou deux semaines, indépendamment du fait qu’il soit serbe, albanais, ou autre. Cependant, nous étions beaucoup trop soucieux de jouer le rôle de libérateurs envers les Albanais.

2) Nous avons été trop laxistes avec la soi-disant Armée de libération du Kosovo (UÇK) qui  s’est intégrée en août 1999, initialement dans le Corps de protection du Kosovo, puis dans la Police du Kosovo (Kosovo Police Service, KPS). Des éléments criminels de l’UÇK ont donc acquis une légitimité au sein des institutions officielles du Kosovo. Le gouvernement serbe a très bien enregistré ces faits dans son Livre blanc sur la criminalité organisée et le terrorisme au Kosovo-Metohija. Parmi les officiers KFOR il y en avait beaucoup qui étaient opposés à ce développement, mais nous lui avons finalement donné libre cours pour protéger nos propres forces de l’attaque par des extrémistes albanais.

• Quel est le Livre blanc serbe sur le terrorisme et le crime organisé au Kosovo, que vous publiez sur votre site Web?

Ce Livre blanc a été initialement publié en Septembre 2003 par le gouvernement serbe. Le document est très complet, et aussi loin que je puisse dire, l’information est factuelle, même si bien sûr seul le point de vue serbe est présentée.

J’ai publié ce document pour la première fois en 2005, quand il y avait très peu d’informations concrètes sur le Kosovo y compris dans les milieux du renseignement occidental, alors que les forces de sécurité serbes possédaient naturellement une très longue et bonne expérience dans la région.

Il faut accepter le document pour ce qu’il est : une information très unilatérale. On ne peut pas l’utiliser pour une légitimation de la politique serbe contre les Albanais kosovars dans les années 90 et les crimes commis à cette époque. Le document y décrit toutes les activités de la soi-disant Armée de libération du Kosovo (UÇK) comme relevant du terrorisme, bien qu’il ai eu, pendant ce conflit, des activités terroristes émanant de toutes les parties impliquées. Il n’y a donc aucune excuse pour l’ancien dirigeant serbe Slobodan Milošević et sa tentative en 1999 de faire un nettoyage ethnique parmi la population albanaise du Kosovo.

Je ne pense pas que l’on puisse regarder l’UÇK comme un mouvement de libération, même si peut-être certaines de leurs activités peuvent être interprétées comme une lutte de libération contre un régime serbe d’oppression. Le Livre Blanc serbe a démontré très bien que derrière l’UÇK se trouvaient des intentions clairement criminelles, avec des liens vers le haut de la politique kosovo-albanaise et les institutions officielles d’aujourd’hui telles que le Corps de protection du Kosovo et la Police du Kosovo. Le crime organisé est l’un des plus grands problèmes au Kosovo et le restera à l’avenir.

Il ne faut pas négliger que le Livre Blanc serbe est obsolète d’une certaine façon, et qu’à ce jour, beaucoup de matériaux nouveaux et intéressants ont été dévoilés comme les études de Dick Marty sur le trafic d’organes humains au Kosovo. Il a travaillé en étroite collaboration avec les agences de renseignement occidentales et a des informations très récentes. Je recommande la lecture de cet entretien avec Dick Marty, Witness Safety Could Hamper Kosovo Organ Trafficking Investigation (“Les services de protection des témoins sont susceptibles d’affecter l’enquête sur le trafic d’organes au Kosovo”).

• Quelles sont les conséquences à long terme de la reconnaissance du Kosovo comme un Etat indépendant (2008)?

Le dernier chapitre de ce drame se déroulera en Bosnie-Herzégovine, et ce chapitre n’est pas encore écrit. L’indépendance du Kosovo n’était certainement pas une bonne chose pour la stabilité dans les Balkans, et je pense qu’une des conséquences principales sera la croissance des mouvements séparatistes dans tout le monde.

• Avez vous eu écho des  derniers convois d’aide humanitaire envoyés par la Russie et par l’ONG française “Solidarité Kosovo”?

Je suis impressionné de voir que il y a des gens en dehors de la Serbie qui veulent aider la minorité serbe du Kosovo. Il me semble que la tâche la plus importante est de trouver une solution supportable pour les deux-tiers des Serbes qui vivent au sud du fleuve Ibar. Cette région est de facto sous le contrôle du gouvernement de Pristina, ce qui signifie que les convois humanitaires doivent mener systématiquement des pourparlers avec les autorités locales afin d’être en mesure d’entrer dans cette région, indépendamment de la position qu l’on prend sur la question de l’indépendance du Kosovo.

• De nombreux partis identitaires européens soutiennent la Serbie . Êtes vous surpris par l’ampleur de ce soutien ?

Mon impression est que de nombreux européens, comme beaucoup de Serbes, sont sceptiques quant aux institutions européennes, qui apportent, à leurs yeux, une restriction de l’autodétermination nationale. Il est évident que la Serbie se trouve mise sous pression par l’UE sur la question du Kosovo, bien que cette dernière ne puisse pas demander officiellement une reconnaissance formelle d’un Kosovo indépendant, car cinq Etats membres de l’UE n’ont pas encore reconnu le Kosovo.

Si le peuple serbe veut que la Serbie adhère à l’UE, alors ce doit être après un débat libre et démocratique sur les avantages et les inconvénients d’une adhésion à l’UE, mais pas par une décision des politiciens serbes. Il doit s’agir d’un référendum. En Croatie, par exemple, il n’y a pas eu de débat sur les avantages et les inconvénients de l’adhésion à l’UE et je crains donc que le peuple croate n’ai pas pleinement conscience des conséquences de l’adhésion à l’UE. Au printemps, il y aura des élections parlementaires en Serbie et il sera intéressant de voir quel rôle jouent les perspectives européennes dans cette élection. Je ne pense pas qu’on donnera à la Serbie le statut de pays candidat à l’UE en 2012 ce qui augmentera le scepticisme des serbes sur la question.  Je crois que sur ces questions, le peuple serbe et les partis identitaires européens ont beaucoup de positions communes.

 


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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 00:29
L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

Un tribunal belge vient d'autoriser la compagnie low-cost irlandaise Ryanair à continuer d'employer son personnel belge selon les conditions du droit du travail irlandais, beaucoup plus souples. Mais pour le quotidien Le Soir du 13 août, obliger Ryanair à respecter le droit du travail des différents Etats européens serait compatible avec le modèle économique de la compagnie : "Pour sa défense, Ryanair avance souvent l'argument… social : grâce à elle, des personnes qui, jusque-là, ne pouvaient voyager sillonnent aujourd'hui l'Europe. C'est vrai, mais il ne fait pas l'ombre d'un doute que Ryanair pourrait parfaitement continuer à servir ces nobles desseins autoproclamés sans imposer ces contrats indignes. … Enfin, elle perdrait également si peu en s'abstenant de déclarations provocatrices malfaisantes, comme cette volonté de faire payer deux sièges aux personnes en surpoids. Ces réformes, que l'Europe ou les Etats, dont la Belgique, devront imposer si la compagnie ne plie pas, laisseront le modèle Ryanair intact. Mais qu'attendent-ils pour bouger ?" (http://www.lesoir.be/debats/editos/2011-08-13/mais-qu-attend-ryanair-pour-voler-plus-haut-856457.php ) Ce que l'éditorialiste du Soir n'a toujours pas compris, c'est que les libertés fondamentales de circulation, celle des services en l'occurence et la liberté d'établissement, proclamées et mises en oeuvre par l'Union européenne (directive "Services" ex Bolkestein, Arrêts Laval & Viking de 2007 notamment) impliquent que tout prestataire peut s'établir où il veut au sein du marché intérieur sans subir "d'entraves" telles que droit du travail du pays "d'accueil".


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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 21:04

Par Syndicat CNE

Cinq employés et ex-employés de la compagnie aérienne Ryanair ont dénoncé les conditions de travail au sein de la compagnie low-cost lors d'une conférence organisée par notre syndicat  mardi à Charleroi.

Cinq membres d'équipages attachés à la compagnie aérienne Ryanair ont témoigné, lors d'une conférence de presse organisée par le syndicat CNE mardi à Charleroi, des conditions de travail en vigueur au sein de la compagnie irlandaise. Certains des employés présents travaillent encore pour la compagnie. Les autres l'ont quittée récemment en raison des habitudes de travail au sein de la société.    

Frais de formation à charge du personnel

L'application à leur statut du droit social irlandais a été pointée par les cinq employés comme la source de beaucoup de leurs problèmes. Ils ont affirmé gagner 16,20 euros brut par heure de vol. De ces horaires rémunérés sont exclues les heures prises par le briefing, le travail au sol ou d'éventuels retards ou avaries, ont affirmé les employés. Ils dénoncent également le règlement prévu en cas de maladie.

Après trois jours d'absence, les travailleurs de Ryanair sont obligés de se présenter auprès d'un responsable de la compagnie pour évoquer leurs problèmes de santé, ont affirmé les cinq employés.Selon eux, les frais liés à la formation sont aussi à charge du personnel. Ce dernier les rembourse souvent par petites mensualités déduites de son salaire.

Réponse politique ?

La CNE a affirmé réfléchir à une réponse aux problèmes abordés. Elle se fera sur le terrain juridique et politique. En septembre, la CNE devrait également mener une action de sensibilisation sur le site de l'aéroport de Charleroi qui sert de base continentale à la compagnie Ryanair.



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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 14:02
Ryadh prêt à livrer Ben Ali, selon l'ambassadeur saoudien à Alger 
« L’Arabie Saoudite est prête à livrer le président déchu Ben Ali aux autorités tunisiennes dès que celles-ci en feraient la demande ». C’est ce qu’a affirmé l’ambassadeur saoudien à Alger dans une interview au journal algérien El Fajr. Le diplomate a ajouté que les séjours de Ben Ali et du Yéménite, Abdallah Salah en Arabie doivent  être considérés comme une simple villégiature et que son pays soutenait les droits des peuples et leur volonté d’instaurer la justice  même si cela devait aboutir à traduire leurs anciens gouvernants en justice pour rendre compte de leurs actes.

 


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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 00:19
Par N.T (avec Xinhua) -  http://www.mediaterranee.com/20110314178985/Turquie/Politique/La-Turquie-opposee-a-l-intervention-militaire-de-l-OTAN-en-Libye.html
Le premier ministre turc (Photo: DR)

Le premier ministre turc (Photo: (DR)

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré lundi qu'il s'opposait à l'intervention militaire de l'OTAN en Libye, estimant que l'action militaire ne contribuait pas à résoudre les problèmes dans ce pays d'Afrique du Nord.

Le chef du gouvernement turc a fait cette déclaration devant un millier de personnes au cours d'une rencontre de deux jours rassemblant les dirigeants du Sommet du Changement, qui s'est ouvert lundi au Centre des conférences d'Istanbul.

"Nous voyons que l'intervention extérieure, notamment l'intervention militaire, ne permettrait pas de résoudre le problème. Au contraire, elle aggrave la situation"
, a-t-il martelé.

"Une intervention de l'OTAN en Libye ou celle de tout autre pays sera inefficace" et "même dangereuse", a-t-il averti.

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 00:11

Par Djamal Benmerad

Vous n'allez pas, Mr Obama, nous demander d'avaler cette couleuvre-là, elle est trop grosse !

Nous avons du mal à comprendre comment vos troupes spéciales ont pu tuer le fantôme d'un Ben Laden mort en 2001, puisque c'est sa propre famille qui l'a annoncé à l'époque. Quelques jours auparavant, sa mort fut annoncée par feue Mme Benazir Bhutto qui, concédez-le, connait un peu mieux que la CIA l'islamisme que ses géniteurs de la CIA. Cependant, on aura remarqué que quelques jours avant votre annonce vous étiez au plus bas dans les sondages et qu'après cette annonce vous étiez remonté de 11 points !
Par ailleurs, nous tenons à préciser aux rares lecteurs qui ne le savent pas que Ben Laden n'a JAMAIS été le chef des Talibans qui était Abdallah Azzam, qu'il n'a commis aucun attentat - encore mois celui du WTC ! - et qu'il n'a jamais mis les pieds en territoire afghan, qu'il a été envoyé au Pakistan - plus précisément à Peshawar - en 1979 pour servir d'oeil de l'Arabie saoudite qui voulait savoir comment étaient gérés les dollars qu'elle envoyait pour lutter contre "les infidèles athées communistes" soviétiques (les USA n'ont, de 1979 jusqu'à 1989, pas dépensé un cent en Afghanistan).

P. S. Je suis en train d'achever la rédaction d'un ouvrage intitulé "L'Islam otage de l'islamisme". Il traite en détail de la question afghane. Sitôt publié je me ferais un plaisir de vous l'envoyer en recommandé à Washington, capitale mondiale du mensonge.

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 15:36
Par Tariq Shadid
Tariq Shadid est un chirurgien palestinien, qui travaille actuellement comme chef de service dans un hôpital au Moyen-Orient. Il est né et a grandi aux Pays-Bas, et a écrit de nombreux articles d'analyse politique pour "Palestine Chronicle" dans les premières années de l'Intifada Al Aqsa, qui sont maintenant regroupés dans le livre "Understanding Palestine", disponible sur Amazon. Pendant plusieurs années, il a fait activement partie du conseil d'administration de l'organisation néerlandaise "de Bezetting Stop" (Stop à l'occupation), dirigée par l'éminente militante pro-palestinienne Gretta Duisenberg. Pendant presque cinq ans, il a été le porte-parole officiel pour les médias du conseil d'administration de la Communauté Palestinienne aux Pays-Bas (PGN), et est devenu un défenseur bien connu de la cause palestinienne dans les médias nationaux néerlandais tels que la télévision, la radio et les journaux. Chanteur-auteur-compositeur prolifique, il produit des chansons sur la cause palestinienne, qu'on peut trouver sur son site internet DocJazz.
Réfléchissons un instant au sens de "fuir". Quand quelque chose fuit, on comprend habituellement qu'une substance fluide supposée couler dans une certaine direction s'échappe de sa trajectoire prévue à cause d'un défaut de la structure construite pour la guider. Habituellement, si un tuyau fuit dans votre circuit d'eau, votre problème principal est que vous ne parvenez pas à contrôler son débit, et l'eau va dans des directions où vous ne voulez pas qu'elle aille.


Toutefois, la définition du "Wikileaking" semble suivre des lois naturelles entièrement différentes. Bien sûr, les informations fuient des conduites secrètes où elles s'écoulaient avant. Cependant, ce qui est étrange au sujet du "Wikileaking", c'est qu'Israël, pays bien connu pour ses tractations secrètes et son service de renseignement rusé, parvient à garder les pieds au sec, en dépit de l'inondation politique massive soi-disant provoquée par le père fondateur de Wikileaks, Julian Assange. La perte de contrôle qui est si typique des autres formes de "fuites" ne semble pas s'appliquer au Wikileaking – au lieu de cela, les fuites semblent être sous contrôle parfait, et soigneusement guidées de telle façon qu'elles ne servent les intérêts que d'un seul Etat, à savoir celui d'Israël.

Assange pisse, le monde bondit

Pratiquement aucun pays au monde activement impliqué au Moyen-Orient et autres affaires internationales, soit par choix soit par situation géographique, n'a été épargné par les dernières ouvertures de la boîte de Pandore de révélations d'Assange. Difficile de parcourir une source d'information, ces jours-ci, sans que le mot "Wikileaks" ne vous saute aux yeux au moins une fois, révélant quelque combine scandaleuse de coulisses, accord secret ou relation cachée embarrassante entre gouvernements qui, en surface, semblent être diamétralement opposés les uns des autres dans le paysage politique.

Depuis que la liste des pays confrontés à ces embarras inclut les Etats-Unis d'Obama, beaucoup d'activistes anti-impérialistes du monde entier attendent anxieusement les dernières fuites, et se lancent maintenant dans des discussions sur les implications de nombre de ces révélations prétendument fracassantes. Julian Assange est salué dans le monde entier par des gens qui critiquent leurs gouvernements comme l'activiste qui a été capable d'embarrasser des gouvernements, seulement aidé par un petit groupe de supporters indépendants. Son étoile s'élève rapidement, et bien qu'on puisse entendre ça et là quelques notes cyniques, le bruit retentissant omniprésent dans les cercles progressistes est celui d'applaudissements fournis pour ce "champion de l'homme ordinaire" tant attendu.

Ce que beaucoup semblent ne pas remarquer cependant, c'est que bien que la liste des pays qui ont été douloureusement embarrassés par la publication de leurs câbles secrets et notes de réunions, comprennent l'Autorité Palestinienne, l'Arabie Saoudite et autres Etats du Golfe, l'Egypte et les Etats-Unis – où Obama souffre de graves problèmes à cause d'une réunion du "Tea Party" où il n'a pas été invité – un des principaux acteurs du jeu politique peu ragoûtant des animosités et alliances du Moyen-Orient reste complètement indemne : Israël.

Beaucoup de bruit pour de vieilles nouvelles

Que nous dit Wikileaks ? Que l'Arabie Saoudite a versé de l'huile sur le feu contre l'Iran ? Nous le savions déjà. Que l'administration d'Abbas, comme le gouvernement égyptien, était parfaitement au courant de l'attaque militaire génocidaire d'Israël sur Gaza l'hiver 2009 ? Il n'y a rien de neuf là non plus. La liste s'allonge encore et encore, et les principales victimes de l'embarras sont les dirigeants des gouvernements arabes. Mais qu'est-ce que tout ceci a de bien neuf ? Est-ce que chaque arabe dans le monde qui lit les journaux et a un certain niveau de compréhension des politiques moyen-orientales, ne connait pas déjà l'étendue et la portée des relations secrètes dans la région ? Même les gens qui vivent en dehors du monde arabe sont largement au courant de tout ceci.

Oana Lungescu, porte-parole de l'OTAN, a dit le 29 novembre que les révélations de Wikileaks sur la présence de missiles nucléaires américains en Europe – principalement aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne – étaient "dangereuses". Pourquoi exactement quelque chose serait dangereux, si c'est un fait bien connu qui n'a été confirmé encore qu'une fois ? Si des révélations antérieures n'ont eu aucun effet, pourquoi ces nouvelles en auraient ? Est-ce que le fait qu'Obama, Sarkozy et les dirigeants chinois aient tous condamné Wikileaks et son créateur fait une différence significative ? La réponse à ces questions est : oui, ces révélations provoquent bien sûr des situations internes désagréables dans le monde entier, et créent des problèmes électoraux et des embarras politiques pour les gouvernements partout – sauf dans un endroit, Israël.

Pas de soucis : Assange vous dira à qui faire confiance

Julian Assange, le "maître en révélation" des conspirations internationales, semble être hautement irrité par les gens qui remettent en question les événements du 11 septembre. Dans un entretien avec le Belfast Telegraph, le 19 juillet 2010, interrogé sur l'attaque du 11/9, il a répondu : "Je suis toujours agacé que des gens soient distraits par de fausses conspirations comme le 11/9, quand nous fournissons des preuves de conspirations réelles, sur la guerre ou sur des fraudes financières massives."

Apparemment, Julian "Robin des Bois" Assange trouve l'histoire de pilotes qui ont foncé, avec leur avion directement dans un gratte-ciel gigantesque plein de citoyens sans méfiance, juste parce qu'un pirate de l'air hystérique tenait un cutter contre leur veine jugulaire parfaitement crédible. Il croit aussi, semble-t-il, que lorsque vous éventrez en avion les étages supérieurs d'un des plus grands immeubles du monde, à l'horizontale, le bâtiment ne va pas seulement s'effondrer spontanément sur son socle, à la verticale, mais sera aussi bien sûr transformé en menue poussière, ne laissant pas même un morceau de débris plus gros qu'une pointe de stylo à bille – à part bien sûr le passeport intact d'un des soi-disant pirates de l'air, qui a été miraculeusement trouvé intact dans les ruines du World Trade Center.

A moins que vous aussi, cher lecteur, ne croyiez aux contes de fée, cela devrait certainement vous faire vous poser quelques questions. Tant pis pour votre crédibilité, M. Assange.

Cui Bono ?

En politique, il y a une règle d'or pour comprendre ce qui peut être la force motrice qui se cache derrière des événements mystérieux et inattendus. Cette règle est connue sous le nom de "Cui Bono", en latin "bon pour qui" ["A qui profite le crime ?", ndt].

Naviguez à travers toutes les sources d'information disponibles sur les dernières révélations de Wikileaks, et essayez de trouver une seule révélation qui fasse réellement du tort à Israël, alors même que tant de documents révélés sont directement ou indirectement reliés aux politiques du Moyen-Orient, et, dans une large mesure, aux affaires israéliennes. Avez-vous trouvé le moindre document qui crée des difficultés au gouvernement de l'entité sioniste, ou même l'embarrasse légèrement ? Réfléchissez, et vous vous rendrez compte que la réponse est un très simple "non".

Ne trouvez-vous pas intéressant ou remarquable que beaucoup des révélations concernant les affaires du Moyen-Orient bénéficient directement à Israël ? Si ça ne vous a pas frappé, relisez-les et pensez-y.

Cui bono ? Israël. Par conséquent, qui est le premier suspect derrière le phénomène "Julian Assange" ? Dites-le moi, ou prouvez-moi juste que je me trompe en me montrant un document Wikileaks qui feraient s'arracher les cheveux à Benjamin Netanyahu et à ses compagnons voyous , ou même les mettraient légèrement mal à l'aise. Mes soupçons se renforcent chaque jour, et l'annonce d'Interpol du 1er décembre selon laquelle Julian Assange est recherché pour une affaire de harcèlement sexuel en Suède ne les écarte pas. Il est évident qu'il est l'homme qui a provoqué la colère de beaucoup de gens au pouvoir, indépendamment du fait qu'il est ou non coupable dans cette affaire de harcèlement. Le problème cependant est qu'aucun de ces personnages au pouvoir n'est israélien, ce qui en dit long. Vous ne mordez pas la main qui vous nourrit, n'est-ce pas, Julian ?

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 15:30

Par http://www.resistance-politique.fr/

Eric Cantona Il est quand même sympa, ce Cantona ! Avec son air de gros macho, il a quand même mis un beau tir au but !

Tu as raison, grand-mère ! Ce qui est stupéfiant, ce sont les réactions de tous ces réactionnaires, amis des banques, qui se sont franchement affolés. Et avec ce ton bien a eux, moraliste, hautain et méprisant. Christine Lagarde gagne la palme en essayant de renvoyer Cantona dans ses 18 mètres: à chacun son métier, explique-t-elle. Elle ferait mieux de jouer au foot, elle serait peut-être bonne ?

Et les arguments les plus farfelus sont donnés : « les bandits vont attendre à la porte de la banque pour vous dévaliser », « c’est jouer contre les plus pauvres qui ne pourront plus avoir de crédits », etc.

Mais la vérité, c’est que Cantona tape effectivement là où ça fait mal !

 

Et tu crois alors que ça pourrait marcher ? On retire tous notre argent, et c’est la grande chute ?

Oui, et c’est tellement vrai que les banques ont pris des mesures pour se protéger. Les salaires sont versés par virement bancaire, et les achats de plus de 3.000 € doivent se faire par chèque et non en espèce. De plus, ta banque peut t’imposer un délai pour un retrait qu’elle jugera important. Mais, une file d’attente à l’entrée d’une banque peut réellement créer un mouvement de panique et la faillite de la banque : ça c’est déjà produit.

Mais l’essentiel n’est pas là. Cantona a eu le mérite d’exprimer l’hostilité croissante de la population à l’égard des banques.

 

Ben oui, les banques spéculent avec notre argent !

Exact, mais ça n’a pas toujours été comme ça. Après la grande crise financière des années trente, il a été imposé aux banques de choisir leur métier : ou elles étaient banques de dépôts, ou elles étaient banques d’affaires ; elles ne pouvaient pas faire les deux. Une loi a été prise dans ce sens aux Etats-Unis en 1933. Mais elle a été abrogée en 1999 ! En effet, les banques d’affaires se plaignaient de ne pas avoir assez de liquidités pour se lancer dans les spéculations les plus folles, alors que les banques de dépôts en regorgeaient. Depuis cette date, l’argent des dépôts, le tien par exemple, a pu être utilisé pour spéculer. Moins de 10 ans plus tard, ça a donné la crise des subprimes, comme je te l’ai déjà expliqué.

 

En France, la même banque a une branche pour les dépôts, et une branche pour les « affaires ». Evidemment, si les « affaires » rapportent de l’argent, ce n’est pas pour autant que ton dépôt va en profiter ! Mais si elle perd de l’argent parce qu’elle a fait des investissements stupides, elle menace de se mettre en faillite et exige de l’Etat, qui est à sa botte, de rembourser les sommes perdues. C’est la règle du capitalisme de « privatisation des profits et de socialisation des pertes ». Comme ça, les banques peuvent rétablir leurs comptes. Mais si l’État qui a renfloué la banque n’a plus les liquidités pour faire face à ses dépenses courantes (payer les salaires des fonctionnaires par exemple), la même banque a le culot de lui imposer des taux d’intérêts exorbitants, sous prétexte « qu’il y a un risque » ! C’est ce qui c’est passé en Grèce, en Irlande et maintenant au Portugal. Et cela arrivera certainement en France.

Alors, ça s’appelle l’austérité pour le peuple, l’opulence pour les banques !

 

Mais ça devrait être interdit de faire ça.

Je suis bien d’accord avec toi. Le problème, c’est qu’en France, une loi a été votée en 1973 (c’est Pompidou qui était Président de la République) portant sur le statut de la Banque de France, et qui dit que « le Trésor public peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ». Avant cette loi terrible, et qui, à l’époque est passée assez inaperçue, l’État pouvait emprunter de l’argent à la Banque de France, et sans intérêts.

L’État remboursait au fur et a mesure de ses recettes, en particulier les rentrées d’impôts. Au pire, il demandait à la Banque de France de fabriquer des billets de banque en plus, ce qui pouvait entraîner une dévaluation du franc.

Mais maintenant, si l’État veut emprunter de l’argent, il ne peut le faire qu’auprès de banques privées, et en payant des intérêts, et même beaucoup d’intérêts !

 

Mais c’est quand même bizarre qu’un gouvernement vote une loi qui le pénalise à ce point !

C’est sûr, que c’est bizarre ! La question à se poser est : qui a le pouvoir ? Est-ce le gouvernement issu d’élections qu’on dit démocratiques, ou est-ce justement le capital bancaire qui lui dit : toi, tu ramasses les impôts, et nous, on les encaisse !

 

Et alors, on fait comment ?

Le programme est simple. Il est nécessaire de revenir à la séparation entre banque de dépôts et banques d’affaires. Et d’imposer à ces banques d’affaires d’assumer leurs propres risques.

C'est-à-dire leur interdire la spéculation, et ne leur laisser que la possibilité de faire du crédit productif. Bien sûr, il faut recréer une Banque de France indépendante, chargée de la monnaie nationale et de la stratégie financière. Donc, en gros, c’est nationaliser les banques ! Et comme les actionnaires ont multiplié plusieurs fois leur mise depuis trente ans, il n’est même pas nécessaire de les indemniser !

 

Oui, mais ça va être dur ! Bruxelles ne sera jamais d’accord ! Surtout que, quand tu parles de monnaie nationale, tu parles du franc, pas vrai ?

Exact. Donc il faut sortir de l’Europe. Et discuter de tout ça avec tous les gens qui sont d’accord avec nous pour sortir de l’Europe, même s’ils ne sont pas communistes. C’est la grande alliance, grand-mère !


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