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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 17:12

Par CAPJPO-EuroPalestine mardi 25 décembre 2012

Sepp Blatter, président de la fédération internationale de football (FIFA), a promis lors d’une émission transmise par la BBC qu’il allait reconstruire le stade de foot de Gaza. Dans la même logique que les gouvernements qui financent des infrastructures en Palestine, qui sont ensuite détruites par Israël sans qu’aucune sanction soit envisagée ? Et avec quel argent ?

(Ashraf Amra / APA images)

Sepp Blatter s’est déclaré affecté par l’attaque d’un symbole tel que le football. Mais pas au point d’annoncer la moindre sanction contre Israël.

Laisser la prochaine compétition internationale de football (celle des moins de 21 ans) se dérouler en Israël en juin prochain serait pourtant un encouragement à perpétrer de nouveaux massacres et commettre de nouvelles destructions, y compris dans le domaine du sport.

Que fait Monsieur Blatter des sportifs palestiniens tués, blessés ou "simplement" empêchés quotidiennement par Israël de s’entraîner, de participer à des compétitions, de se déplacer ?

Que fait-il des deux footballers de l’équipe nationale palestinienne toujours incarcérés en Israël sans inculpation, ni procès ?

Et dans quelles poches compte-t-il prendre l’argent de la reconstruction du stade de Gaza détruit par Israël ? Pourquoi la FIFA ne demande-t-elle pas à Israël de payer pour cette reconstruction ?

 

 

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 11:57

L'Arabie Saoudite finance en Belgique "une dizaine d'écoles" où l'on enseigne la langue arabe et une version radicale de la religion islamique, selon la ministre de la Justice Annemie Turtelboom (Open Vld), dans le journal De Tijd. Marie-Dominique Simonet demande plus de précisions.


Belga Mis à jour le mardi 21 août 2012 à 9h27

"Dans certains cas, les écoles sont créées à la demande expresse du régime grâce à des fonds provenant d'Arabie Saoudite", indique la ministre. "Cela correspond à la volonté affichée par les autorités de ce pays de diffuser la forme officielle de l'islam en vigueur là-bas, le wahhabisme. Cette doctrine se base sur une interprétation stricte de la religion islamique, comme elle était enseignée du temps du prophète".

La Sûreté de l'Etat (services secrets belges) ne peut pas fournir de chiffre exact à propos du nombre d'élèves fréquentant ces écoles. "Nous estimons qu'il doit y en avoir quelques dizaines", précise la ministre Turtelboom. "En investissant dans ce type d'écoles, le régime espère ainsi recruter des étudiants pour ses universités afin qu'ils y poursuivent leur enseignement religieux. L'objectif est qu'ils puissent à leur tour enseigner et diffuser le wahhabisme". La Sûreté de l'Etat estime que ces écoles ne sont pas sans danger. Elles constituent un problème dans le cadre de la lutte contre le radicalisme.

Marie-Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire en Communauté française, demande plus de précisions "sur ce qui est visé et les régions concernées".

L'enseignement organisé ou subventionné par la Communauté française est en effet soumis à une inspection qui exclut en théorie un enseignement religieux radical en classe. Restent, en dehors du système scolaire, certaines écoles ou associations privées, liées à des lieux de culte, sur lesquelles l'inspection n'a pas prise.

La volonté du cabinet Simonet d'obtenir plus d'informations auprès d'Annemie Turtelboom - et de la Sûreté de l'Etat - est liée à la crainte que des familles puissent sortir l'enfant du système scolaire obligatoire.

Il existe en Fédération Wallonie-Bruxelles deux écoles libres de confession musulmane, soumises à l'inspection puisque subventionnées.

Des cours de religion islamique sont aussi dispensés - de même que des cours d'autres confessions ou de morale - dans plusieurs écoles de l'enseignement officiel subventionné ou organisé par la Communauté française.

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 17:51
Entretien avec Mustapha Bouchachi, président de la LADDH
Par Ahmed Selmane

Mustapha Bouchachi, président de la Ligue Algérienne de défense des droits de l’homme dresse dans cet entretien une autopsie saisissante du système judicaire et de ses acteurs révélatrice d’une régression générale. Cet homme qui ne croit pas que le changement par la violence soit nécessaire souligne que l’Algérie fait l’objet d’une entreprise de destruction des consciences d’une extrême gravité. Il appelle les élites à sortir de leur silence… De leur connivence…
Comment expliquez-vous la tendance de plus en plus forte au sein de la société à résoudre les problèmes à travers les institutions sociales traditionnelles ? N’est-ce pas un indice de l’aggravation de la crise de confiance à l’égard de l’appareil judiciaire ?
Le métier d’avocat et la magistrature sont à l’image de la société. Ce système est corrompu et la plupart des institutions sont sans crédibilité ; et cela ne se limite pas aux seules institutions de l’Etat. Je crois que le plus grave et le plus dangereux est qu’il existe un plan pour détruire la nation dans sa conscience même. Ma fonction d’enseignant et d’avocat me permettent de constater que la corruption est générale. La question qui se pose est la suivante : est-ce une corruption programmée ou est-elle spontané ? Je ne crois pas à cette dernière éventualité car nous sommes face à un Etat et à un régime qui dispose de tous les laboratoires. Il est difficile de croire que ce qui se passe se limite à des simples erreurs de gestion. Il y a au contraire une entreprise de destruction des institutions de l’Etat et en même temps un anéantissement de la conscience chez les gens de ce pays. Cela concerne toutes les institutions de l’Etat et toutes les professions.

Mais quel serait le but d’une telle entreprise de destruction ?
C’est une question légitime et nous devons la poser et l’examiner. Ceux qui planifient la destruction, le font-ils pour leur profit ou pour le profit d’autres ? C’est une question à laquelle je ne suis pas en mesure de répondre car je ne connais pas les centres de prise de décision et on ne peut les personnifier et les évaluer ; mais ce qui est certain est que la destruction de l’université, de la magistrature, de la profession d’avocats et d’autres institutions n’est pas une opération spontanée mais planifiée.

Ne pensez-vous pas que ce qui se passe aujourd’hui dans la région arabe avec les appels de certaines élites et de certaines catégories de la population à demander une intervention de l’occident contre les régimes est un effet de cette destruction que vous évoquez ?
Il y a des régimes dictatoriaux dans la région qui œuvrent à assurer leur pérennité mais en même temps il existe des dictatures qui ont une certaine vision. Ce sont bien des dictatures mais elles veulent créer des institutions et développer la société afin d’entrer dans l’histoire sous cet aspect.

Quelles sont ces dictatures ayant une certaine culture de l’Etat ?
En Tunisie, malgré la dictature et la corruption, le régime à essayé de s’inscrire dans l’histoire à travers certains projets, en Algérie la dictature est sans programme, elle est sans but ; c’est une dictature sans vision, une dictature qui gère le pays au jour le jour ; une dictature où le régime entreprend de détruire les cadres compétents et à les éloigner des centres de décisions économiques, culturels et sociaux. Le régime n’est même pas en mesure de travailler pour lui-même, c’est une situation qui laisse perplexe. Je ne pense pas que les hauts responsables eux-mêmes soient en mesure d’être fiers même vis-à-vis de leurs enfants de ce qui se passe en Algérie. Aussi je dis que les régimes arabes ont des similitudes mais le régime algérien est le plus sordide dans le domaine de la destruction de la conscience de la nation et des institutions.

Le paradoxe est que l’Algérie est un pays d’une grande révolution. Comment est-on arrivé jusqu’à la destruction de la conscience de la nation et des institutions ?
La réponse à cette question nous amène à soulever des interrogations. Détruit-on cette nation ? Détruit-on cet héritage révolutionnaire au profit de tiers ? Et qui sont ces tiers ? Voilà de grands points d’interrogations. Mais je ne peux pas spéculer et dire que le régime politique sert tel ou tel Etat. La seule chose certaine est qu’il existe un plan pour détruire la nation dans ses institutions et dans sa conscience. Le résultat que l’on voit est cette tendance forte à l’égoïsme, à l’individualisme ; il n’existe pas au sein de la société de lutte pour les principes, pour l’Etat de droit, pour la justice et la liberté. Il y a des luttes sociales pour des revendications matérielles pour un secteur ou pour une catégorie. Cela vaut également pour la profession d’avocat qui en tant qu’institution de défense doit normalement mettre fin à une situation où le pouvoir judiciaire est entre les mains d’un régime. Dans cette profession, au cours de la dernière décennie, on ne s’est pas insurgé quand des affaires de tortures ont été posées, quand des citoyens ont été tués dans des prisons, quand les tribunaux spéciaux ont été mis en place. Durant toute cette période, cette profession a été absente mais elle s’est subitement manifestée quand a été soumise la loi régissant la profession d’avocat. Soyons clairs, les revendications des avocats sont légitimes mais leur acceptation de la situation qui a prévalue, leur acceptation de se transformer en pur décor, sont des indices de situation de destruction des consciences.

Mais l’Algérie a perdu durant les deux décennies les catégories sociales – médecins, professeurs et autres intellectuels – qui pouvaient réellement soulever les questions des libertés et des droits collectifs. N’est-ce pas cet exil massif qui explique que cette revendication est entravée ? Les questions des libertés peuvent-elles aujourd’hui être prises en charge d’un point de vue plus large ?
Il est certain que l’hémorragie qu’a connue la classe moyenne a eu une incidence négative sur le parcours des luttes. Mais cela est insuffisant pour expliquer la situation. Prenons l’exemple du Pakistan qui subit ce qu’on appelle le terrorisme. Quand le régime a commencé à porter atteinte aux droits de l’homme et a eu recours à la torture, le pouvoir judiciaire incarné par le président de la Cour suprême a convoqué le premier responsable de la sécurité au Pakistan qui avait le grade de général. Une situation qui avait poussé le président du Pakistan à le démettre et à mettre fin à ses fonctions. Les avocats sont alors sorti dans des manifestations et ont exercé des pressions sur le président jusqu’à le pousser à la démission. Ce sont des magistrats et des avocats du Pakistan… La même situation prévaut en Algérie mais je ne connais pas un seul juge qui a la capacité ou le courage moral de convoquer un responsable, sécuritaire ou non sécuritaire. Au cours des deux dernières semaines, dans le cadre du procès des cadres de la sureté nationale parmi lesquels se trouve M.Oultache, les avocats ont demandé un document établi par l’administration de la sûreté nationale soulignant la légalité des contrats conclus. Il n’aurait pas été honteux si le juge demande le document et que l’administration de la sureté nationale refuse de le transmettre. Mais le plus grave est que le juge qui est tenu par la Constitution, laquelle souligne qu’il n’est soumis qu’à la loi et à conscience, n’a pas osé demander ce document !
Ce juge algérien pourra-t-il convoquer un général alors qu’il n’a même pas osé demander un document…. ?

Pourquoi les magistrats algériens sont si timorés, selon vous ?
Pour la simple raison que les appareils sécuritaires sont au-dessus des institutions et que la magistrature en Algérie est une fonction. Le juge ressent qu’il est un fonctionnaire révocable à tout moment et qu’il est sans protection. Il peut être mis à ses fonctions par un simple fax. Aussi n’ose-t-il pas convoquer un responsable d’une institution. Peut-être qu’on ne lui a pas demandé de ne pas le faire, mais il ne le fait de lui-même, par peur… Le ministère de la justice n’a plus besoin de faire usage du téléphone pour demander aux juges ce qu’ils doivent faire. Ces juges connaissent les tendances du régime. Et la tendance en vigueur est que plus vous êtes durs et plus vous êtes en phase avec le régime. Et plus vous êtes en phase et moins vous avez de craintes pour votre carrière professionnelle. Et plus vous cherchez à appliquer la loi et à agir selon la conscience, plus vous avez des raisons d’avoir peur pour votre carrière. C’est ainsi que nait une autocensure…

Ce sont ces juges qui superviseront les prochaines élections !
Une journaliste m’a dit que le ministre (de la Justice) défiait quiconque de lui citer un seul exemple d’une ingérence du ministère dans le travail des juges. Je lui ai répondu : j’aurais souhaité que le ministre prenne quotidiennement son téléphone pour parler aux juges afin qu’il leur dise que telle ou telle affaire a un lien avec l’image de l’Etat et de ses intérêts et qu’ils doivent veiller à appliquer la loi afin que les algériens ne soient pas ridiculisés. Le problème est qu’ils ont poussé les magistrats à s’adapter et à se normaliser et à suivre le régime sans qu’il ait besoin de le leur demander. Prenons l’exemple des évènements de janvier 2011. En une semaine, il y a eu des centaines de jeunes arrêtés, 1200 jeunes ont été poursuivis et 600 ont été condamnés et emprisonnés pour l’accusation d’avoir commis des infractions d’incendie, de destruction…. Une semaine plus tard, tous les détenus, de Bir Al Ater à Maghnia ont été élargis. L’affaire ne concernait pas un seul tribunal mais tous les tribunaux et cela est affligeant. Du point de vue social, nous avons accueillis de manière positive l’amélioration des rémunérations des juges. On se disait qu’ils ont ainsi les moyens de ne pas se soumettre aux pressions du pouvoir exécutif, mais rien de tel n’est arrivé car nous ne sommes pas dans un Etat de droit. Quand le ministre de l’intérieur clame qu’il n’agréera pas des partis, on donne une idée de la manière dans les affaires publiques sont gérées. Et on fabrique des hommes et des femmes qui ne croient pas à l’idée de la loi. Je vous cite un exemple que peu osent évoquer. Je reçois, en tant que président de la Laddh, des lettres d’algériens qui ont quitté l’Algérie en 1966 et qui sont accusés d’être des harkis. Ils me disent qu’ils sont interdits de passeport et interdit de se rendre en Algérie. On leur dit qu’ils sont sur une « liste noire ». La question qui se pose est : qui a établi cette liste noire ? Et qu’elle est la place de la loi dans cela ? Existe-t-il un droit de recours contre cette liste ? Dans un Etat de droit, on doit connaître l’institution qui a établi cette liste et sur quelle base et si ceux dont le nom est cité ont un droit de recours. Il n’existe aucune institution qui peut corriger cette situation. Il est incroyable que la loi soit si peu présente à ce point ! C’est ce qui démontre bien qu’il y a une destruction de la conscience morale et professionnelle. Et du moment que nous parlons de la supervision des élections par les juges, je vous rappelle que cela n’a rien de nouveau. Je vous donne un exemple. Un confrère avocat dans une des wilayas du pays a présenté une liste électorale pour les élections. La liste a été rejetée par la Wilaya. L’avocat fait un recours devant le tribunal administratif. La wilaya a présenté le dossier des services de sécurité au tribunal administratif. La loi oblige qu’une copie soit donnée à la partie adverse mais le juge a refusé de le faire sous le prétexte que le dossier comporte des enquêtes sécuritaires. L’avocat qui aurait dû se retirer ne l’a pas fait. Il est arrivé à l’idée que l’Etat est au-dessus de la loi. Et c’est une idée qui s’est ancrée dans la société.

On a donc créé une sacralisation des rapports des services de sécurité ?
De fait, car ces rapports sont pris en haute considération par l’appareil judiciaire. Je vous cite le cas d’une affaire de douaniers. Quand des accusés viennent devant le juge et disent qu’ils ont fait des déclarations sous la torture qui a été pratiquée contre eux par les services de sécurité, normalement le procureur de la république ouvre une enquête sur ces accusations. D’autant que l’Algérie a ratifié les accords internationaux contre la torture. Il n’en est rien.

Cela signifie que la justice n’a pas de sens et que les rapports sécuritaires sont essentiels.
C’est juste. Le danger est que nous tous, citoyens ou professionnels du secteur de la justice, nous en arrivons à banaliser la torture

Les victimes elles-mêmes ont tendance à penser que ce qui leur arrive est normal...
Je ne fais pas de reproche au citoyen ordinaire. Le plus grave est la situation de démission collective des avocats, journalistes, intellectuels et élites au sens large. La loi ne peut s’appliquer que dans un Etat réellement démocratique où la séparation des pouvoirs est une réalité.

Mais dans le cas des affaires de corruption, le problème ne réside-t-il pas aussi dans un problème de spécialisation des juges ?
Il y a des juges spécialisés même si leur formation n’est pas parfaite. Mais le problème n’est pas dans la formation. Je pense que la véritable corruption n’arrive pas devant les tribunaux. Dans l’affaire des cadres de la sureté nationale, le contrat conclu avec la société ABM est bien meilleur que les autres contrats. Mais ceux-ci sont poursuivis, comme d’autres, de manière sélective qui ne convainc ni les juges, ni la défense. Comme vous le savez, les poursuites relèvent du procureur général et du procureur de la république, tous deux sont soumis au pouvoir exécutif. Le plus grand exemple a été l’affaire Khalifa. C’est une seule affaire dans laquelle certains ont été poursuivis et d’autres non. Or les faits se rapportant à ceux qui n’ont pas été poursuivis sont plus graves que ceux pour lesquels les autres ont été poursuivis. Qui donc décide qui doit être poursuivi et qui ne doit pas l’être ? Le régime, le pouvoir exécutif, bien sûr ! Quand le dossier arrive chez le juge, ceux qui ont été désignés par le régime sont poursuivis, ceux qui ont été exclus des poursuites par lui ne le sont pas. L’odeur de la politique et de règlement de comptes domine à l’ombre de cette gestion sélective. En outre, la loi anticorruption qui a été promulguée encourage la corruption. Je vous donne un exemple. Un tribunal à Alger a condamné une dame travaillant dans le service des impôts à deux ans de prison ferme pour avoir dilapidé 1400 dinars. A l’opposé, il y a quelques jours un autre tribunal a condamné à trois ans de prison ferme une personne accusée d’avoir détournée 60 milliards de centimes ! Pourquoi ? Parce que la loi met sur le même pied d’égalité celui qui vole un dinar et celui qui vole tout un pays ! Ceux qui pillent un pays sont ceux qui sont à des postes de haute responsabilité et après ce pillage, la pire des sanctions est de 10 ans de prison. Le résultat est que la corruption est encouragée puisque que voler un téléphone portable et voler 100 millions d’euros revient au même ! La législation a donc été mise en place avec une intention malsaine et non pour lutter contre la corruption. Notre grand problème est que nous avons démissionné ! Nous avons acquis la conviction que nous ne pouvons rien faire et c’est une erreur. Les luttes menées par les gens le sont, souvent, pour des calculs mesquins… Je milite pour devenir députés, pour obtenir ceci ou cela… Même dans le langage social on dit un « tel règle » les affaires, un tel est une « charika guadra »…. Au plan social, ceux qui sont honnêtes sont à la marge.

Comment un juge qui est censé assurer la protection du citoyen par la loi peut-il le faire alors qu’il n’a aucune garantie professionnelle et qu’il est révocable à tout moment. Comment la loi peut-elle régner dans tel pays ?
Au cours des 20 dernières années, on a connu un véritable problème de formation qui a nui à la classe moyenne et aux intellectuels. Les universités ne sont plus un lieu de réflexion et de luttes, mais des centres de formation professionnelle. Quand le titulaire d’une licence en psychologie, en sociologie ou en droit aborde les choses avec la même logique de celui qui est sans instruction, il y a un problème. La seule différence est que celui qui a un diplôme connait des articles de lois, mais cela en fait un technicien, pas un universitaire. Le mal est profond. Au moment des évènements de janvier 2011, j’ai adressé une lettre au bâtonnier national dans laquelle je faisais valoir que les jeunes poursuivis sont des pauvres qui n’ont pas pu exprimer leurs préoccupations de manière pacifique et qu’ils sont des victimes d’un régime autoritaire. J’ai appelé à ce que le syndicat constitue des groupes d’avocats pour les défendre. Le bâtonnier ne m’a pas répondu. Il a déclaré cependant à la presse : « nous on ne se mêle pas de politique ». Une attitude qui est tout le contraire de ce qui s’est passé après les évènements d’octobre 1988. Le syndicat des avocats s’était constitué au niveau national pour défendre toutes les victimes. Il y a une régression grave dans les professions juridiques, dans les universités et ailleurs.

Le changement est-il possible en Algérie ?
Il est possible ! Mais les élites doivent sortir de leur silence. Quand le président décide quatre mois avec l’élection de changer la constitution sans que les enseignants universitaires, les professeurs de droit et de sciences politiques, ne bougent pour dire que cela ne se fait pas, cela nous donne une idée de l’état de démission collective de la classe instruite dans ce pays.

Existe-t-il une possibilité de changement de régime ou bien ce changement va être reporté et ne viendra que de manière violente ?
Je crois en la mort naturelle d’un régime corrompu. J’aurais souhaité que ceux qui sont en charge de la gestion de ce régime permettent sa mort naturelle et aillent vers un transfert pacifique du pouvoir. Malheureusement, les indices vont dans le sens contraire. Je pense que les lois qui ont été adoptées et les partis qui ont été agréées confirment que le régime est dans une stratégie d’autoperpétuation. C’est grave pour le pays. C’est même dangereux pour eux peut-être… Car si le changement pacifique n’a pas lieu, l’explosion viendra. Et si l’explosion a lieu, cela veut dire de la violence et des destructions. J’ai la conviction que tous les changements violents ne mènent pas nécessairement à la démocratie. Ceux qui disposent de la légitimité des armes se donnent la légitimité… et notre expérience depuis l’indépendance pourrait se répéter. Aussi, j’espère qu’ils penseront à leurs propres enfants et auront peur pour leur avenir.
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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 20:49

À New York, nouvelle palabre mondiale autour de la misère et de la faim. Les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ne seront évidemment pas atteints. Sarkozy va au restaurant et pérore. Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU, montre en toutes lettres son abyssale ignorance. Y a de la joie.

Comme c’est ennuyantà écrire ! Comme j’aimerais écrire autre chose ! Énième raout, dix millième embrassade, mille millionième entretien avec l’un des supposés grands de ce monde. À propos de la faim et de l’abjecte misère qui l’accompagne. Au sujet de la mort programmée, froidement assumée, de millions d’êtres aussi intéressants que vous et moi. Vous le savez, 192 chefs d’État et de gouvernement se sont réunis à New York pour un sommet censé faire le bilan des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) annoncés en 2000 par l’ONU. Il s’agit, il s’agirait, il se serait agi de « réduire de moitié la pauvreté extrême dans le monde d’ici 2015 ». Et tant qu’on y est, de combattre le sida, favoriser l’éducation, promouvoir l’égalité entre les sexes, réduire la mortalité infantile, et faire du shopping à New York.

Ce dernier point est à peine inventé. Notre illustrissime Sarkozy est arrivé deux jours avant la grande réunion avec madame, et l’on a pu les voir sortant du restaurant français Amaranth où, comme par hasard, des photographes les attendaient. Madame adore positivement New York, où elle est parvenue à entraîner son cher mari plusieurs fois depuis leur mariage. C’est magnifique. Comme il se doit, ragaillardi par l’ambiance locale, Sarkozy est allé faire son discours préfabriqué par quelque sbire. Je vous recommande chaudement la lecture du papier du Figaro (ici), dont le titre est déjà une merveille : « Sarkozy mobilise l’ONU contre la pauvreté ». Eh bien, quelle fierté dans notre petit cœur national. La France va une nouvelle fois terrasser le dragon. Notre président propose une taxe mondiale sur les transactions financières. Hi, hi ! Je n’ai pas même la force de rappeler toutes ses fadaises, notamment sa si forte volonté de moraliser le capitalisme et de faire disparaître en fronçant les sourcils les paradis fiscaux. Je n’ai pas davantage d’énergie pour rappeler les mots de la droite, la sienne, contre la taxe Tobin, imaginée dès 1972, avant d’être reprise par les altermondialistes en 1998. Bah, vous savez, tout.

Bien évidemment, cette réunion de New York est une immense foutaise. Les pauvres, les vrais miséreux de ce monde atroce, vont continuer à crever la gueule ouverte. J’ajouterais qu’il existe un consensus caché, car inavouable, et même impensé, sur la question de la faim. Je ne dis pas que tous le partagent. Je dis, au risque de choquer, que seul un racisme des profondeurs permet de comprendre un peu moins mal pourquoi rien n’est fait. De vous à moi, et je préfère ne pas insister, laisserions-nous mourir de faim des millions de gosses blancs ? Tant que nous n’aurons pas examiné jusqu’au tréfonds des consciences ce qui a pu fonder l’esclavage et les conquêtes coloniales, nous en resterons là. Et nous en restons donc là. Un mot sur la situation en cours. L’accaparement de millions d’hectares de terres agricoles pour le besoin d’États solvables ou de transnationales, dans les pays les plus pauvres, ne peut qu’aggraver la faim. Le boom écœurant des biocarburants, qui consiste à changer des plantes alimentaires en carburant, ne peut qu’aggraver la faim. Le reste n’est que foutue hypocrisie. Ne me dites pas que vous l’ignorez.

Je viens de lire une tribune de l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, dans le journal Libération (ici). Misère ! Quelle nullité crasse ! Je pioche au milieu du néant. Premier extrait : « Je crains que ces obstacles transforment le sommet sur les OMD en un exercice futile, ponctué de grands discours et de promesses soigneusement formulées, mais suivi de peu d’actions significatives. Plusieurs donateurs importants ont déjà revu leurs engagements ou ont relâché leurs efforts, invoquant une gamme de raisons allant des doutes sur l’efficacité de l’aide au besoin d’un accord global providentiel ». Ô le bel arnaqueur ! Il a dirigé l’ONU entre 1997 et 2006, et il n’aura rien vu venir ? Et il n’aura rien dit. Cette connerie d’OMD, mais c’est SA chose. C’est sous son règne que l’ONU a inventé cette bluette censée calmer notre si sincère conscience. Deuxième extrait : « Le message doit être clair. Réaliser les OMD n’est pas une option, mais bien une nécessité. Celle d’investir pour un monde plus sûr, plus humain et plus prospère ». Même commentaire, auquel j’ajoute que la langue bureaucratique est en soi un mensonge.

Lisant ce si vilain papier signé Annan, je suis tombé sur une invraisemblable erreur. Une erreur qui en dit si long sur l’ignorance du grand personnage. Citant quelques progrès malgré tout obtenus, Annan écrit : « Nous avons vu les taux d’inscription à l’école pratiquement doubler en Éthiopie et en Tanzanie, et des pays comme le Malawi et l’Algérie passer du statut d’importateurs de produits alimentaires à celui d’exportateurs ». J’ai aussitôt bondi, car si je ne sais à peu près rien du Malawi, je connais assez la situation de l’Algérie pour avoir immédiatement saisi que Kofi Annan racontait n’importe quoi. Lisez plutôt ce qui suit (ici), qui date de 2008 : « L ’Algérie est aujourd’hui le premier importateur africain de denrées alimentaires, avec 75% de ses besoins assurés par les importations. L’insuffisance de la production agricole algérienne, couplée à une demande massive et croissante de produits agroalimentaires, fait de l’Algérie un pays structurellement importateur. De façon générale, les importations algériennes ont augmenté de 42% en 2008 par rapport à 2007. Dans le même temps, les importations alimentaires ont affiché une croissance supérieure à 55%, pour atteindre 7,7 Mds USD, soit le 3ème poste d’importation de l’Algérie en 2008 ».

Il est vrai qu’entre janvier et mai 2010, les importations alimentaires de l’Algérie ont baissé, mais à la suite de mesures étatiques et douanières. Lesquelles ne changent rien au fait que l’Algérie est et restera un importateur massif de nourriture. Donc, Annan déconne, à pleins tubes, à propos d’un pays majeur de la scène internationale. Que peut-il en être, dans ces conditions, du Malawi ? Je pose respectueusement la question. Et au-delà, je crois devoir écrire que je ne donnerai plus jamais ma voix à qui ne mettrait pas en avant, comme priorité absolue, la lutte véritable contre la misère. Oui, je pense au milliard d’humains qui n’ont rien à manger sur une terre où tant se goinfrent. J’y pense en me rasant. J’y pense quand je ne me rase pas. 


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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 20:28

Par Djamal Benmerad - http://barricades.over-blog.com/

L’Occident chrétien est ému ! Il a fallu pour cela qu’un lâche attentat fasse exploser une église en Irak.

Un laïc doublé d’un internationaliste comme moi trouve que cet Occident-là a mis du temps pour s’émouvoir du terrorisme islamiste. Des décennies d’un silence aussi lâche que cet attentat. Mais il faut rappeler une situation similaire : la destruction, en Afghanistan, des Bouddhas par les Talibans… armés et entraînés par les a CIA. A cette occasion, on a assisté à une hystérie planétaire qui n’avait d’équivalent qu’un autre silence tout aussi lâche : le silence fait quant au sort des femmes iraniennes par les Talibans. Il est vrai que les statues des Bouddhas sont plus esthétiques que les Afghanes flagellées, fouettées, martyrisées par les Talibans.

 

L’Occident chrétien ne s’est pas ému – et ne s’émeut toujours pas - des dizaines de milliers de musulman(e), dont des intellectuels de notoriété mondiale, que l’islamo-terrorisme a assassiné(e)s et continue d’assassiner en Algérie depuis 1989 à demain…Comme il ne s’est pas ému - et ne s’émeut toujours pas -  et ce n’est pas fini -devant les centaines de milliers de musulman(e)s assassinés dans des pays musulmans?

L’Occident chrétien ne s’émeut pas devant les assassinats commis par les islamo-terroristes  contre les Coptes Egyptiens.

L’Occident chrétien ne s’est pas ému des assassinats de chrétiens Palestiniens à Gaza.

 

Pour cet Occident-là, il est des vies qui valent plus que d’autres.

 

Il est certain(e)s qui, à contre-courant de leur opinion nationale et de leur hypocrite gouvernement ont soutenu et continue de soutenir les peuples en butte à l’islamo-terrorisme. Mais ils ne se sentaient pas, à travers leur solidarité, Occidentaux, ni chrétien. Ils étaient plus que ça : ils étaient et sont des Hommes.

 

Voyons à présent les choses sous un autre angle.

Nous serions reconnaissants à nos lecteurs de nous expliquer pourquoi n’y a-t-il jamais eu d’attentat en Irak - seul pays laïque dans le monde musulman - avant l’occupation de ce pays par les premiers terroristes du monde : les Etats Unis d’Amérique.

 

Saddam Hussein, mort par pendaison à la grande joie de l’Occident chrétien qui se lamente sur le sort de Sakineh prisonnière de la théocratie Iranienne, a fait que les différentes religions présentes en Irak, dont la religion chrétienne, soient subventionnées par le budget de l’Etat.

 

Celui qui fut le n°2 Irakien, après Saddam Hussein, est chrétien.

Il s’appelle Tarek Aziz. Aujourd’hui il est condamné à mort.

Pourquoi l’Occident chrétien ferme-t-il sa gueule sur ce cas ?

Parce que le régime qui a condamné à mort le chrétien Tarek Aziz a été mis en place par les maîtres de cet Occident : les Etas Unis d’Amérique.

 

En attendant le prochain attentat et la prochaine prise d’otage, plantons une question dans le nombril de l’Occident.hypocrite : pourquoi n’y a-t-il jamais eu d’attentat islamiste dans le monde contre un sioniste ?

Lorsqu’on répondra à cette question, on saura pour qui roule ce qu’on appelle Al Qaïda.

 

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 02:33

 

Par Djamal Benmerad

Suite aux inondations survenues au Pakistan, des ONG demandent aux citoyens du monde d'"Aider" le Pakistan". Moi je veux bien, à condition de commencer par la bourgeoisie cupide (quel pléonasme !) pakistanaise, les planteurs de pavot, les seigneurs de guerre, et de leur demander de donner à l'Etat pakistanais une part de ce qu'il donnent aux Talibans de Peshawar, ainsi qu'à l'Otan qui est partie là-bas en mission de paix armée

Dj. B.

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 17:21
Alors que l’Église catholique est mise à mal par une succession de scandales de pédophilie, des manifestants ont réclamé la destitution du pape Benoit XVI. Est-ce seulement possible, conformément aux lois qui régissent l’institution ?
Que dit le droit canon ?
Par Amara MAKHOUL-YATIM

Selon le droit canon, le pape "possède dans l'Église, en vertu de sa charge, le pouvoir ordinaire, suprême, plénier, immédiat et universel qu'il peut toujours exercer librement" (canon 333).
Il est précisé au canon 1404 que "le premier Siège n'est jugé par personne", et qu’en cas de violation de cette règle "les actes et les décisions sont tenus pour nuls et non avenus".
Le droit canon ne prévoit donc pas la possibilité de destituer le pape.

Il ne prévoit pas non plus de démission en tant que telle. Car, explique Odon Vallet, historien des religions, "le pape est élu par les cardinaux, c’est une manifestation du Saint-Esprit, il n’est donc pas question qu’il remette sa démission dans les mains de qui que ce soit".

Que se passe-t-il en cas de maladie grave ?

En cas de maladie grave empêchant le pape d’exercer son ministère, il est prévu que le pape puisse renoncer à sa charge. Ce recours a par exemple été évoqué peu avant la fin du pontificat de Jean-Paul II, qui souffrait depuis le milieu des années 1990 de la maladie de Parkinson.
L’article 332 du droit canon précise qu’"il est requis pour la validité que la renonciation soit faite librement et qu'elle soit dûment manifestée", afin d’éviter qu’elle soit le résultat d’une quelconque pression. Dans le passé, celles des dirigeants européens étaient choses courantes. L’empereur Napoléon Ier a, notamment, gardé prisonnier le pape Pie VII pendant deux ans au château de Fontainebleau.

Dans l’histoire, un pape a-t-il déjà renoncé à sa charge ?

En plus de 2 000 ans, seuls deux papes ont renoncé à leurs fonctions. En 1294, Célestin V abandonne sa charge, ne se sentant pas à la hauteur. Il aurait été influencé par son successeur Boniface VIII. Grégoire XII est poussé à renoncer à sa tiare pontificale en 1415 pour mettre fin au grand schisme, lors du concile* de Constance qu’il avait lui-même convoqué. Il le fait par la voix de son légat.

Qu’en est-il du dogme de l’infaillibilité pontificale ?

L’idée communément véhiculée est qu’on ne peut rien reprocher au pape, qui est infaillible. Le concile Vatican I, en 1870, a adopté ce dogme pour mieux asseoir l’autorité de l’Église, et en garantir l’unité. Il affirme ainsi la supériorité du Saint-Père sur le concile. L’infaillibilité ne porte cependant que sur les dogmes qu’il pourrait promulguer et non sur ses opinions ou prises de position. Depuis 1870, l’infaillibilité papale ne s’est appliquée qu’une seule fois, en 1950, lors de l’adoption par le pape Pie XII du dogme de l’Assomption de la Vierge Marie.

Que pourrait-il arriver en cas d’une vive pression de la rue ?

"Au vu de l’histoire pour le moins conflictuelle de l’Église, il semble que si un concile poussait le pape à renoncer à sa charge, il pourrait être obligé de se retirer", estime Odon Vallet, qui fait notamment référence au cas de Grégoire XII cité plus haut.
Cependant sachant que tout concile doit être convoqué par le souverain pontife et que ce dernier doit en ratifier les décisions, la marge de manœuvre est quasi inexistante.

En outre, compte tenu du fait que le Pape n’est pas tenu de justifier son renoncement, on peut supposer qu’il choisisse de se retirer pour des raisons autres que la maladie, dans le cas par exemple où, contesté de l’intérieur, il jugerait ne plus être à même de supporter la charge de son poste.

 

 

*Dans l'Église romaine, le mot "concile" désigne la réunion de l'ensemble des évêques convoqués à Rome. Le pape convoque un concile lorsqu’une réforme est nécessaire et que d’importantes décisions doivent être prises, notamment. Le concile Vatican I a, par exemple, défini l’infaillibilité pontificale. De Vatican II, on retient surtout la modernisation de la liturgie.

 

 

 


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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 22:09


Ali Soumaré n'est pas le seul à avoir eu des démêlés avec la justice. Revue des candidats passés par la case tribunal.

 


Par David Servenay Rue89 | 22/02/2010

 

 

Le Parti socialiste s'est-il planté en confiant la tête de liste aux régionales dans le Val-d'Oise à Ali Soumaré, un candidat ayant eu affaire à la justice ?

En fin de semaine dernière, le maire UMP de Franconville, Francis Delattre, traitait Ali Soumaré de « délinquant multirécidiviste » dans un communiqué, l'accusant d'avoir eu plusieurs fois affaire à la justice. S'il a effectivement déjà été condamné, Ali Soumaré conteste une partie des accusations par la voix de son avocat.

Cette affaire n'est pourtant pas un cas isolé. Sans revenir sur le passé d'Alain Juppé, quels sont les candidats aux régionales qui ont eu affaire à la justice ?


A gauche

Au PS, les commentaires sur le cas Ali Soumaré sont prudents. Et pour cause : la récente condamnation du président sortant du conseil régional d'Ile-de-France a divisé le parti.

En appel, Jean-Paul Huchon avait échappé à la peine d'inéligibilité.

Des militants, comme ceux de l'association Anticor, estiment que tout élu condamné devrait être banni de la vie politique.


Jean-Paul Huchon (tête de liste PS en Ile-de-France) : 6 mois de prison avec sursis, 60 000 euros d'amende, mais sans peine d'inéligibilité pour « prise illégale d'intérêts », pour avoir passé des contrats entre la région et trois sociétés qui employaient sa femme, alors qu'il présidait la collectivité locale.

Ségolène Royal en meeting à La Rochelle, le 16 janvier (Regis Duvignau/Reuters)

Ségolène Royal (tête de liste PS en Poitou-Charentes) : 

en 2008, après douze ans de procédure, l'ex-députée du Poitou a été définitivement condamnée à indemniser deux anciennes attachées parlementaires qu'elle n'avait pas payées pendant plusieurs semaines au moment des législatives de 1997.


Maxime Gremetz (Pcf) (tête de liste Colère et Espoir en Picardie) :

A droite

A l'UMP, les instances dirigeantes semblent avoir été plus circonspectes dans leur sélection de candidats pour les régionales. Condamné dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris, Alain Juppé n'est pas tête de liste en Aquitaine. Pas plus que Jacques Chirac, toujours sous la menace d'un procès pour la même affaire.

 


Le parti présidentiel a pourtant pris le risque de désigner André Santini comme tête de liste dans les Hauts-de-Seine, là où il s'est fortement démarqué de l'ancien ministre UMP de Guyane, toujours en détention provisoire pour une affaire de marchés truqués.


André Santini (tête de liste UMP dans les Hauts-de-Seine) : mis en examen pour « prise illégale d'intérêts », « faux et usage de faux », et « détournements de fonds publics » dans le dossier de la Fondation Hamon, il a négocié avec la juge d'instruction pour ne pas être entendu pendant la campagne électorale.


Léon Bertrand (en 3e position sur une liste divers droite en Guyane) : incarcéré en Martinique depuis fin novembre 2009, après avoir été mis en examen pour « favoritisme et corruption passive » dans une affaire de marchés publics. Il est présent sur une liste divers droite, l'UMP ayant donné son investiture à la liste emmenée par le maire (ex-PS) de Cayenne.


Bien sûr, le PS et l'UMP n'ont pas l'apanage des élus condamnés. Le Front national a une longue expérience en la matière, à la fois pour avoir gagné beaucoup de procès intentés aux journalistes, mais aussi parce que son candidat en région Paca a été condamné à plusieurs reprises… et pas seulement pour des délits relevant de ses écarts de langage.


Jean-Marie Le Pen (tête de liste FN en Paca) :

  • 10 000 francs d'amende pour outrage avec le jeu de mots « Durafour crématoire », visant le ministre de la Fonction publique en 1990
  • 3 mois de prison avec sursis, 8 000 francs d'amende et un an d'inéligibilité pour violences sur personne dépositaire de l'autorité publique contre une députée PS des Yvelines
  • 10 000 euros d'amende pour provocation à la discrimination raciale, pour des propos tenus sur les musulmans, en 2004 dans le journal Rivarol : « D'autant que quand je dis qu'avec 25 millions de musulmans chez nous, les Français raseront les murs, des gens dans la salle me disaient, non sans raison : “'Mais M. Le Pen, c'est déjà le cas maintenant”. »
  • 3 mois avec sursis et 10 000 euros d'amende pour « complicité de contestation de crimes contre l'humanité », pour avoir dit dans un entretien à Rivarol en 2005, que l'occupation allemande en France n'avait « pas été particulièrement inhumaine ».




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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 19:07



Par Dj. B.


Le voile était prescrit par le Coran aux femmes du prophète pour les  différencier des autres femmes.
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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 15:18
« C'est aujourd'hui que commence le reste de ta vie ». (Dale Carnegie)
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