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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 22:29

communiqué

du Syndicat National des Journalistes-CGT

Le SNJ-CGT  est aux côtés des photographes de 20 Minutes rémunérés à la pige de LILLE, NANTES, STRASBOURG, BORDEAUX, LYON, et TOULOUSE.

 

La section syndicale du journal gratuit du SNJ CGT de 20 minutes appelle à la « grève des boitiers » et au refus de voir utiliser les archives des photographes, à compter du 8 février sachant que le 11 est la date avancée par la direction pour répondre à une proposition de poste inique.

 

Cette proposition s'inscrit dans une restructuration générale amorcée par le journal depuis  le début de cette année.

           

Pourtant, alors que les photographes discutaient avec la direction depuis des mois sur cette restructuration, et que la direction semblait ouverte sur une régularisation contractuelle de leurs situations, les photographes de 20 minutes rémunérés à la pige ont appris par mail que la décision a été prise de ne garder que 6 d'entre eux sur 12 actuellement.

 

Non plus sur la base de leur mission actuelle (reportages photos), mais sur une base élargie à des missions nouvelles iconographie + infographie + mise en page de leurs photos dans la maquette), pour une rémunération inférieure et des conditions de cession de droits invraisemblables.

 

De surcroît, la direction tente de diviser les photographes. Lorsqu'ils sont plusieurs à travailler dans une ville, elle les met en concurrence en ne proposant qu'un seul contrat à temps complet, et met la pression en imposant la date du  11 février 2010 comme échéance.

 

Dans le même temps, la direction refuse d'assumer ses responsabilités sociales vis à vis de photographes en arrêt maladie.

 

Les photojournalistes de 20 minutes rémunérés à la pige refusent cette méthode  et de voir 6 d'entre eux perdre ainsi leur emploi après plusieurs années de collaboration sans incident.

 

Pour information, depuis 4 à 6 ans (en fonction des entrées de chacun), voilà de façon non exhaustive la liste des problèmes recensés dans la collaboration des photographes de 20 minutes rémunérés à la pige:

 

-  Pas de prime de matériel (matériel personnel de chaque photographe).

-  Pas de rémunération pour les postproductions du traitement numérique des images.

-  Pas de prise en charge des frais de bouche.

-  Pas de rémunération des photos diffusées sur le Web / Absence d'accord de reprises.

-  Pas d'ancienneté carte de presse et d'ancienneté maison prises en compte dans les revenus.

-  Pas de visite auprès de la médecine du travail.

-  Pas de Mutuelle et  de prise en charge lors d'arrêt maladie.

-  Pas d'assurance professionnelle (véhicules, matériel, responsabilité civil).

-  Pas de publicité et de participation à l'élection des délégués du personnel et membres du comité d'entreprise.

-  Pas d'accord sur la déduction des cotisations sociales réalisé par l'employeur

 

 

Les photographes de 20 minutes rémunérés à la pige réclament maintenant :

 

une réelle négociation répondant à toutes leurs demandes: paiement des arriérés (salaires, primes, etc.. ), accord sur l'utilisation des archives, passage à une relation contractuelle de travail pour ceux qui le souhaitent, en fonction de leur situation actuelle ( plein temps ou temps partiel), sur la base de revenus réactualisés et du respect du droit du travail, du droit d'auteur, et de la convention collective des journalistes,  enfin l'ouverture d'un guichet de départ pour ceux qui souhaitent quitter l'entreprise.

dans le cas contraire, les photographes de 20 minutes rémunérés à la pige n'hésiteront pas à engager une procédure judiciaire.

les photographes de 20 minutes rémunérés à la pige ne sont pas opposés à la réorganisation des méthodes de travail et sont motivés pour améliorer la qualité du processus de production de l'information délivrée par le quotidien 20Minutes, aux côtés de la SDJ du titre.

 

Seulement, ils souhaitent le faire, comme toujours, dans le cadre respectueux de la loi, de la convention collective des journalistes et le respect de leurs droits.

 

 

 

 

Montreuil, le 8 février 2010

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