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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 18:56


La Fédération internationale des journalistes (FIJ) a fait part aujourd’hui de son indignation concernant  l’attitude du directeur général de l’Entreprise Nationale de la Radiodiffusion Sonore pour avoir  porté plainte contre sept journalistes grévistes  de la chaine radio de la capitale Alger, El Bahdja au motif d’«occupation illégale d'un lieu public et empêchement du fonctionnement du service publique ».

« La raison invoquée  pour motiver la plainte contre nos confrères n’a aucun fondement, » a déclaré Aidan White, Secrétaire général de la FIJ. « La chaîne El Bahdja continue à diffuser normalement des programmes que nos collègues en grève ont eux même contribué à préparer il y a quelques jours».

La FIJ fustige le mutisme inexpliqué de la tutelle, représentée par le Ministère de la Communication,  face à une injustice qui préoccupe les journalistes en Algérie ainsi que les animateurs de la sphère syndicale, nombreux à manifester leur solidarité.

Selon la presse locale, les grévistes ont décidé d’organiser le samedi 13 mars 2010 un rassemblement devant le siège de leur radio. Un appel a été lancé pour une large mobilisation. La FIJ soutient cette action qui représente un sursaut pour la dignité, une contestation d’une situation de non droit condamnant  des journalistes, reconnus comme  que tels par leur travail condamnés à rester des eternels cachetiers et réduits pratiquement à la clandestinité.

La FIJ a déjà interpellé les hautes autorités du pays contre toutes représailles qu’exercerait  l’administration de l’ENRS a l’encontre des journalistes grévistes et déplore la décision du  directeur général de l’ENRS, M.Toufik Kheladi. Pourtant au deuxième jour de la grève, ce dernier avait déclaré au journal El Khabar que « 900 cachetiers exercent dans une situation non-conforme à la réglementation en vigueur », ajoutant qu’il « envisage leur régularisation ».

La Fédération internationale des journalistes dénonce la duplicité de ce discours.  

« Un discours qui ne profite ni à la profession ni au journaliste,  seul garant de l’essor de l’entreprise médiatique et de son épanouissement », a déclaré Nadir Benseba, coordinateur chargé des programmes au centre d’Alger de la Fédération internationale des journalistes.

La FIJ, dans le soucis d’un règlement adéquat et définitif de cette crise, continue de plaider pour une ouverture des médias publics en Algérie en vue d’asseoir une meilleure gestion et appelle les plus hautes autorités du pays à accéder à la demande légitime des journalistes à travailler dans des conditions décentes.

Pour plus d’informations, merci de contacter le Centre d’Alger de la Fédération internationale des journaliste au : + 213 21 67 36 61 / + 213 662 02 15 57


La FIJ représente plus de 600 000 journalistes dans plus de 125

 

 

 

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