Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 22:09


Ali Soumaré n'est pas le seul à avoir eu des démêlés avec la justice. Revue des candidats passés par la case tribunal.

 


Par David Servenay Rue89 | 22/02/2010

 

 

Le Parti socialiste s'est-il planté en confiant la tête de liste aux régionales dans le Val-d'Oise à Ali Soumaré, un candidat ayant eu affaire à la justice ?

En fin de semaine dernière, le maire UMP de Franconville, Francis Delattre, traitait Ali Soumaré de « délinquant multirécidiviste » dans un communiqué, l'accusant d'avoir eu plusieurs fois affaire à la justice. S'il a effectivement déjà été condamné, Ali Soumaré conteste une partie des accusations par la voix de son avocat.

Cette affaire n'est pourtant pas un cas isolé. Sans revenir sur le passé d'Alain Juppé, quels sont les candidats aux régionales qui ont eu affaire à la justice ?


A gauche

Au PS, les commentaires sur le cas Ali Soumaré sont prudents. Et pour cause : la récente condamnation du président sortant du conseil régional d'Ile-de-France a divisé le parti.

En appel, Jean-Paul Huchon avait échappé à la peine d'inéligibilité.

Des militants, comme ceux de l'association Anticor, estiment que tout élu condamné devrait être banni de la vie politique.


Jean-Paul Huchon (tête de liste PS en Ile-de-France) : 6 mois de prison avec sursis, 60 000 euros d'amende, mais sans peine d'inéligibilité pour « prise illégale d'intérêts », pour avoir passé des contrats entre la région et trois sociétés qui employaient sa femme, alors qu'il présidait la collectivité locale.

Ségolène Royal en meeting à La Rochelle, le 16 janvier (Regis Duvignau/Reuters)

Ségolène Royal (tête de liste PS en Poitou-Charentes) : 

en 2008, après douze ans de procédure, l'ex-députée du Poitou a été définitivement condamnée à indemniser deux anciennes attachées parlementaires qu'elle n'avait pas payées pendant plusieurs semaines au moment des législatives de 1997.


Maxime Gremetz (Pcf) (tête de liste Colère et Espoir en Picardie) :

A droite

A l'UMP, les instances dirigeantes semblent avoir été plus circonspectes dans leur sélection de candidats pour les régionales. Condamné dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris, Alain Juppé n'est pas tête de liste en Aquitaine. Pas plus que Jacques Chirac, toujours sous la menace d'un procès pour la même affaire.

 


Le parti présidentiel a pourtant pris le risque de désigner André Santini comme tête de liste dans les Hauts-de-Seine, là où il s'est fortement démarqué de l'ancien ministre UMP de Guyane, toujours en détention provisoire pour une affaire de marchés truqués.


André Santini (tête de liste UMP dans les Hauts-de-Seine) : mis en examen pour « prise illégale d'intérêts », « faux et usage de faux », et « détournements de fonds publics » dans le dossier de la Fondation Hamon, il a négocié avec la juge d'instruction pour ne pas être entendu pendant la campagne électorale.


Léon Bertrand (en 3e position sur une liste divers droite en Guyane) : incarcéré en Martinique depuis fin novembre 2009, après avoir été mis en examen pour « favoritisme et corruption passive » dans une affaire de marchés publics. Il est présent sur une liste divers droite, l'UMP ayant donné son investiture à la liste emmenée par le maire (ex-PS) de Cayenne.


Bien sûr, le PS et l'UMP n'ont pas l'apanage des élus condamnés. Le Front national a une longue expérience en la matière, à la fois pour avoir gagné beaucoup de procès intentés aux journalistes, mais aussi parce que son candidat en région Paca a été condamné à plusieurs reprises… et pas seulement pour des délits relevant de ses écarts de langage.


Jean-Marie Le Pen (tête de liste FN en Paca) :

  • 10 000 francs d'amende pour outrage avec le jeu de mots « Durafour crématoire », visant le ministre de la Fonction publique en 1990
  • 3 mois de prison avec sursis, 8 000 francs d'amende et un an d'inéligibilité pour violences sur personne dépositaire de l'autorité publique contre une députée PS des Yvelines
  • 10 000 euros d'amende pour provocation à la discrimination raciale, pour des propos tenus sur les musulmans, en 2004 dans le journal Rivarol : « D'autant que quand je dis qu'avec 25 millions de musulmans chez nous, les Français raseront les murs, des gens dans la salle me disaient, non sans raison : “'Mais M. Le Pen, c'est déjà le cas maintenant”. »
  • 3 mois avec sursis et 10 000 euros d'amende pour « complicité de contestation de crimes contre l'humanité », pour avoir dit dans un entretien à Rivarol en 2005, que l'occupation allemande en France n'avait « pas été particulièrement inhumaine ».




Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Barricades
  • Barricades
  • : C'est l'espace (un de plus mais il n'y en a jamais assez) des sans-voix, des opprimés, mais aussi celui des femmes et des hommes qui agissent pour le plus grand bien de la Révolution.
  • Contact

Recherche

Archives

Pages